Salle blanche

Infos
Salle blanche de la NASA. Une salle blanche est une pièce ou une série de pièces où la concentration particulaire est maîtrisée afin de minimiser l'introduction, la génération, la rétention de particules à l'intérieur. Les paramètres tels que la température, l'humidité et la pression relative sont également maintenus à un niveau précis. (définition selon la norme ISO 14644-1)
Salle blanche

Salle blanche de la NASA. Une salle blanche est une pièce ou une série de pièces où la concentration particulaire est maîtrisée afin de minimiser l'introduction, la génération, la rétention de particules à l'intérieur. Les paramètres tels que la température, l'humidité et la pression relative sont également maintenus à un niveau précis. (définition selon la norme ISO 14644-1)

Utilité

Les salles blanches sont utilisées dans les domaines sensibles aux contaminations environnementales : les procédés de fabrication des dispositifs à semi-conducteurs, les biotechnologies et d'autres domaines de la biologie, la construction d'engins spatiaux, la construction d'optique ou de micromécanismes, dans les hôpitaux pour les bloc opératoires ou de bactériologie. Dans ces domaines, les objets manipulés ont des tailles de l'ordre du micromètre ou du nanomètre et les particules présentes dans l'air non purifié peuvent être bien plus grosses et se fixer dessus. D'autre part, les expériences chimiques ou bactériologiques effectuées peuvent être dangereuses pour l'homme ou l'environnement. Ces travaux sont susceptibles d'être sensibles aux variations de pression, de température, d'humidité ou à la présence de gaz ou vapeurs chimiques. L'éclairage peut être également contrôlé pour les opérations sensibles aux ultraviolets comme la photolithographie, aux infrarouges ou certaines fréquences du spectre lumineux pour l'optique...

Fonctionnement

L'air entrant dans la salle blanche peut être filtré selon différents niveaux de tailles d'éléments indésirables ; de la poussière, jusqu'à des tailles de trente fois inférieures à une cellule humaine. Pour limiter le colmatage des filtres prématurément (technique et filtrage aéraulique), l'air repris en point bas dans la salle (aspiration), est filtré de nouveau dans une centrale de traitement d'air (CTA) puis renvoyé dans la salle (taux de brassage horaire), la plupart du temps par le haut. Ce flux d'air recyclé du haut vers le bas renouvelle le volume d'air total de la salle jusqu'à 60 fois par heure. Enfin, pour éviter la concentration de CO2 (un scientifique consomme aussi de l'oxygène et rejete du CO2) et compenser les ouvertures de portes de la salle blanche, environ 30 % d'air neuf sont rajoutés chaque heure (taux de renouvellement horaire), filtrés selon un procédé similaire au recyclage. Certaines zones sont en 100 % air neuf... Il faut différencier ensuite deux grands types de salles : les salles en surpression par rapport à la pression atmosphérique pour éviter que divers polluants (poussières, bacteries...) puissent entrer que l'on retrouve principalement dans l'industrie pharmaceutique et électronique les salles en dépression par rapport à la pression atmosphérique pour éviter que divers contaminants (virus, bactéries, spores, ...) ne puissent sortir, dans ce cas l'air vicié extrait, passe à travers un filtre absolu avant d'être évacué vers l'extérieur. ( exemple laboratoire P4 à LYON ) L'entrée et la sortie se font par l'intermédiaire d'un ou plusieurs sas, quelquefois équipés d'une douche à air ou à eau, et de vestiaires. En effet, le corps humain produit une quantité importante de produits contaminants comme les poils, les cheveux, les cellules de peau morte, ... C'est pour cela que les opérateurs qui évoluent dans la salle blanche doivent être vêtus d'un équipement plus ou moins important suivant le degré de contamination et d'empoussièrement toléré. L'équipement peut comporter une combinaison, un couvre cheveux (calotte), des gants, des chaussons, un masque, des sous-vêtements spécifiques, voir un scaphandre complet. Les outils utilisés à l'intérieur sont choisis pour produire le moins de particules possible.

Classification des salles blanches

L'élément le plus importants est la quantité de poussière par unité de volume et c'est le seul paramètre contrôlé pour certaines salles blanches aux critères plus souples. On classifie les salles blanches suivant le nombre de particules par unité de volume. Le standard traditionnel US FED STD 209E utilisait les pieds cube mais il est remplacé par le standard ISO 14644-1 exprimé en mètres cube qui correspond à la norme Européenne. Toutes ces mesures se font à l'aide d'un appareil de mesure : Le compteur de particule qui va compter le nombre de particule dans un volume donné et donc déterminer la classe de votre salle blanche.

Standard ISO 14644-1

Ce qu'il faut retenir : Classe ISO 3 = Classe 1 selon FS 209 Classe ISO 4 = Classe 10 selon FS 209 Classe ISO 5 = Classe 100 selon FS 209 Classe ISO 6 = Classe 1000 selon FS 209 Classe ISO 7 = Classe 10000 selon FS 209 Classe ISO 8 = Classe 100000 selon FS 209 Cette norme européenne annule et remplace la norme NFX 44-101

Voir aussi

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Sujets connexes
Biologie   Bloc opératoire   Concentration massique   Humidité relative   Infrarouge   Micromètre   Photolithographie   Procédés de fabrication des dispositifs à semi-conducteurs   Sas (passage)   Spore   Taux de brassage horaire   Taux de renouvellement horaire   Température   Ultraviolet   Virus  
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