Révolution des Tulipes

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La révolution des Tulipes est le nom donné à la « révolution » ou le coup d'État ayant eu lieu 24 mars 2005 au Kirghizistan. Son nom vient de la promesse « de faire plier le président Askar Akaev avant l'éclosion des tulipes ». Ce choix fait suite aux autres « révolutions » colorées : la révolution originelle en Serbie en 2000, la Révolution des roses en Géorgie fin 2003, la révolution orange en Ukraine fin 2004, la Révolution du cèdre au Liba
Révolution des Tulipes

La révolution des Tulipes est le nom donné à la « révolution » ou le coup d'État ayant eu lieu 24 mars 2005 au Kirghizistan. Son nom vient de la promesse « de faire plier le président Askar Akaev avant l'éclosion des tulipes ». Ce choix fait suite aux autres « révolutions » colorées : la révolution originelle en Serbie en 2000, la Révolution des roses en Géorgie fin 2003, la révolution orange en Ukraine fin 2004, la Révolution du cèdre au Liban en 2005. Il n'y a pas eu unanimité des participants concernant cette appellation, puisqu'il était question également de révolution des Citrons ou de révolution jaune ou violette. Ceci reflète le manque d'unité et de préparation de ce mouvement, ce qui le distingue fortement des autres mouvements de protestation de la CEI dont il entendait s'inspirer.

Origines

Voir section : Histoire générale du Kirghizistan. Après sa déclaration d'indépendance le 31 août 1991, qui libère le pays de l'URSS, Askar Akaev conserve le pouvoir. 14 ans plus tard, les législatives de février-mars 2005, remportées par le parti du président, sont dénoncées par l'opposition comme entachées de fraude. L'opposition demande alors sa démission, des milliers de Kirghizes manifestent dans le sud du pays leur mécontentement. Il existe un fort clivage entre les Sudistes et le Nordistes où est située la capitale. À cela s'ajoute le ras-le-bol des commerçants de Bichkek contre la corruption de l'État sous Akaev et l'état déplorable de l'économie kirghiz. Le 24, ils prennent leur « Maison Blanche », siège du gouvernement et de la présidence. Aucun coup de feu n'est tiré, le bâtiment était déserté, le président Askar Akaev et sa famille aurait même déjà quitté le pays (source d'opposition). :« Askar Akaev n’est plus sur le territoire de la République et le Premier ministre, Nikolaï Tanaiev, a donné sa démission » a déclaré un leader de l'opposition. Le changement de pouvoir est assez rapide mais le nouveau gouvernement n'arrive pas à contenir les contingents de Sudistes qu'il a fait monter dans la capitale. Les pillages ont lieu pendant de longues journées dans Bichkek ce qui érode la popularité du nouveau pouvoir et aggrave les tensions entre le Sud et le Nord du pays. Après une séance réunissant sénateurs et députés d'avant les législatives, et nouveaux, cette chambre exceptionnelle et improvisée confie le gouvernement à l'opposition et le président du Parlement, Ichenbai Kadyrbekov, est désigné président par intérim.

Une surprise ?

La situation a tout de même surpris les leaders de l'opposition puisque jusqu'alors, seul le sud se montrait agité.

Conséquences

Le gouvernement de Kourmanbek Bakiev arrive avec un agenda beaucoup plus nationaliste que son prédécesseur. Des critiques se sont faites entendre dès les premiers jours après la « Révolution » : lorsque Bakiev a installé (le 28 mars) ses amis à direction de la télévision et de la radio nationale, les membres du personnel ont dénoncé leur nouvelle dépendance vis-à-vis du nouveau pouvoir exécutif et la nomination d'une nouvelle direction d'idéologie nationaliste. La question nationaliste est une des grandes inconnues du nouveau pouvoir kirghiz. Si les tensions entre le Sud et le Nord du pays sont restées sans grand effet sous Akaev, Bakiev allié pour cette « Révolution » aux barons politiques nationalistes du Sud peut-il maintenir le pays dans le calme ?

Opposition

Il y a quatre chefs :
- Felix Koulov, ancien chef des services de sécurité, libéré un jour plus tôt de prison (24 mars) ;
- Kourmanbek Bakiev, ancien Premier ministre ayant été démis de ses fonctions en 2002 après une répression meurtrière ;
- Roza Otounbaïeva, ancienne ambassadrice kirghize à Londres et à Washington.
- Azymbek Beknazarov, député, leader d'opinion jouissant d'une grande influence dans le sud du pays, au cœur des événements d'Aksy qui avaient ébranlé le régime en 2003.

Lien externe

- Catégorie:Kirghizistan Catégorie:Révolution Catégorie:2005 en:Tulip Revolution es:Revolución de los tulipanes fi:Kirgisian tulppaanivallankumous id:Revolusi Tulip 2005 nl:Tulpenrevolutie pl:Tulipanowa rewolucja w Kirgistanie ru:Тюльпановая революция zh:郁金香革命
Sujets connexes
Felix Koulov   Géorgie (pays)   Kirghizistan   Kourmanbek Bakiev   Liban   Londres   Nikolaï Tanaiev   Premiers ministres du Kirghizstan   Roza Otounbaïeva   Révolution orange   Serbie   Tulipe   Ukraine   Union des républiques socialistes soviétiques  
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