Gordes

Infos
Gordes (Gòrda en provençal selon la norme classique et Gordo selon la norme mistralienne) est une commune française située dans le département de Vaucluse, région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il fait partie des villages les plus visités du parc naturel régional du Luberon. Perché sur un rocher, le village est classé parmi les plus beaux villages de France grâce à son patrimoine riche et varié : deux abbayes, de très nombreux hameaux anciens, plu
Gordes

Gordes (Gòrda en provençal selon la norme classique et Gordo selon la norme mistralienne) est une commune française située dans le département de Vaucluse, région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il fait partie des villages les plus visités du parc naturel régional du Luberon. Perché sur un rocher, le village est classé parmi les plus beaux villages de France grâce à son patrimoine riche et varié : deux abbayes, de très nombreux hameaux anciens, plusieurs moulins à eau et à vent et plusieurs centaines de cabanes en pierre sèche ou bories. Ses habitants sont appelés les Gordiens.

Géographie

Vue générale de Gordes.

Situation

Gordes est situé dans le centre du département de Vaucluse, sur le flanc sud des monts de Vaucluse, dominant du haut d'un piton rocheux la vallée du Calavon et faisant face à la montagne du Luberon. La commune de Gordes est limitrophe de celles de Venasque et Murs au nord, Joucas et Roussillon, à l'est, Goult, Saint-Pantaléon, Beaumettes et Oppède au sud et Cabrières-d'Avignon et Saumane-de-Vaucluse à l'ouest. Elle se situe à mi-chemin de la route menant de Cavaillon à Saint-Saturnin-lès-Apt.

Topographie

Située à cheval entre deux ensembles géographiques, Gordes est une des communes les plus étendues de la région avec . Le nord de la commune est formé par les monts de Vaucluse. C'est là que se situe le point culminant de la commune à 635 mètres d'altitude, à proximité de la « Pouraque » et des « Trois Termes ». Le sud de la commune est formé de la plaine du Calavon (dite aussi « vallée Nord Luberon ») et des collines du secteur dit de la « Garrigue » où se trouve le point le plus bas de la commune à 111 mètres d'altitude, au sud-ouest de la municipalité, au niveau du « plan de l'Alba ». Le village de Gordes se trouve quant à lui à la limite entre ces deux reliefs, sur un promontoire calcaire des monts de Vaucluse, dominant la plaine du Calavon de 120 mètres en culminant à 370 mètres d'altitude. Vue panoramique du village de Gordes.

Hydrographie

Gordes est en partie situé sur les monts de Vaucluse, connus pour être riches en eau (Fontaine-de-Vaucluse se trouve à quelques kilomètres à l'ouest seulement). Plusieurs cours d'eau parcourent la commune, aussi bien en surface que sous terre . Les deux principaux cours d'eau superficiels de Gordes ont joué un rôle primordial dans la vie et l'implantation des sites. La Sénancole, située à l'ouest de la commune, est à l'origine du choix du lieu d'implantation de l'abbaye de Sénanque. La Véroncle, située à l'est de la commune, a permis par un système de barrages et de canaux de diriger l'eau jusqu'à des moulins afin d'actionner des meules et développer l'activité économique du secteur. Mais la modernisation et les nombreux tremblements de terre (dont celui du qui détruisit, entre autres, le barrage principal) ont eu raison de cette activité. Le cours d'eau est depuis en partie souterrain. La Véroncle rejoint en bordure est de la commune, venant de Joucas vers Goult, le Carlet qui, comme la Roubine, se jette dans l'Imergue. Les cours d'eau souterrains de Gordes sont nombreux. Certains, comme dans le « vallon » au nord du village, avaient même été canalisés pour permettre à de plus grandes quantités d'eau d'arriver vers les lieux de vie.

Géologie

Avec une forte variation du relief, la géologie des sols de la commune se divise en plusieurs zones distinctes. Ainsi, il existe au nord, sur les monts de Vaucluse, des sols datant principalement du Jurassique supérieur composés de calcaires à faciès urgonien et de calcaires argileux. On trouve aussi, en très faible proportion et très localisé au-dessus de Sénanque, un sol datant de l’éocène–oligocène composé de calcaires, de sables et d'argiles. La géologie au sud du village est plus complexe avec la plaine sous Gordes (sud-est) composée de sols datant du quaternaire (dépôts fluviatiles, colluvions et éboulis) et de sols du jurassique supérieur–crétacé (calcaires argileux et marnes bleues aptiens) ; les collines du secteur de « la garrigue » (au sud du village) composées de sols datant du crétacé–paléocène (calcaires gréseux, calcaires lacustres, sables argileux bariolés, sables blancs et ocrés ainsi que quelques cuirasses ferrugineuses) et du miocène (molasses calcaires, sables et marnes) ; enfin le sol du territoire descendant vers la plaine du Calavon avec une partie légèrement plus en hauteur datant du miocène (molasses calcaires, sables et marnes) et une plus basse du quaternaire (dépôts fluviatiles, colluvions et éboulis).

Climat

Gordes est situé dans la zone d'influence du climat méditerranéen. Orienté au sud et subissant les effets du Mistral qui souffle presque un tiers de l'année dans le Vaucluse, le village bénéficie d'un ensoleillement particulièrement élevé avec environ 300 jours par an (298 jours en 2006Informations recueillies par le personnel de mairie du village des bories en 2006 et compilées pour ) avec un faible nombre de jours nuageux ou pluvieux (quarante jours nuageux et 26 jours pluvieux en 2006). Sur les journées de précipitations, certaines le sont lors d'orages estivaux (huit en 2006) qui apportent parfois de la grêle (une journée en 2006). De plus, la neige est assez rare avec moins de trois jours par an (un jour en 2006). La pluviométrie annuelle est ainsi de 678, 4 mm/an (moyenne sur vingt ans, 504, 3 mm/an en 2006) ce qui est plus faible que la moyenne nationale (770 mm/an). En période estivale, les températures élevées associées à la faiblesse des précipitations créent une période de sécheresse de un à deux mois selon l'indice de Gaussen (températures en degrés Celsius deux fois supérieures aux précipitations en millimètres). Ces chiffres montrent une très forte pluviométrie en juillet 2006 avec 88, 5 mm de précipitations (la moyenne sur vingt ans n'était que de 26 mm) due à une succession d’orages assez exceptionnelle. La répartition des pluies a été fortement inégale sur la commune comme le montrent les relevés du tableau ci-dessousBulletin municipal de décembre 2006 :

Zones protégées, faune, flore

La plupart des espaces naturels, qui occupent plus de la moitié de la commune, sont formés de forêts méditerranéennes et notamment des chênaies situées dans les monts de Vaucluse. Ces espaces naturels sont en grande partie protégés par leur classement en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1 et de type 2 Détails de la ZNIEFF sur l' ou en secteur de valeur biologique majeure (SVBM) de 703, 523 hectares à « La Sénancole » et de 235, 195 hectares dans les secteurs de la Combe de Véroncle et du bois d'Audibert. La faune est elle aussi protégée comme les grands rapaces du Luberon (arrêté de protection de biotope du 25 avril 1990). Une zone de nature et de silence d'une superficie de est aussi en vigueur.

Histoire

Origines

L'origine de Gordes est liée à la tribu celte des Vordenses qui érigent un oppidum défensif pour Cavaillon au sommet du roc où se trouve actuellement le village. Le nom de Gordes viendrait de Vordense qui se transforma en Gordenses puis Gordae et enfin GordesGORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 9.. Il reste encore plusieurs traces de l'importante occupation romaineGORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 17 à 24 / "L'époque romaine". comme le passage de la voie romaine de Carpentras à la vallée d'Apt au quartier des « Cousins », les vestiges gallo-romains du quartier des Bouisses (squelettes, amphores, colonnes) ou les substructions gallo-romaines au hameau des Gros. Au , l’abbaye bénédictine de Saint-Chaffret est fondée par des moines de l'abbaye de Saint-Chaffre de Monastier-en-Velay sur les restes d'une ancienne cella détruite lors des invasions arabesGORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 39 à 53 "Histoire de Saint Chaffret". château par le nord permet de voir qu'il ne subsiste pas que la partie Renaissance.

Moyen-Age

Depuis le , la masse impressionnante de son château couronne le village de Gordes. Guillaume d'Agoult, l'un des premiers ancêtres de cette puissante famille féodale qui couvrit de fortifications tous les villages environnants, le mentionne dans une charte datée du (texte original contenu dans le cartulaire de Saint-Victor de Marseille). Ses successeurs le renforcent jusqu'à en faire en 1123 un nobile castrum, le seul ainsi dénommé parmi les très nombreux châteaux avoisinants. Assiégé en vain par le baron des Adrets durant les guerres de religion, il est le fief des marquis de Simiane puis des ducs de Soubise et au des princes de CondéGORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 249 à 253 "Le château de Gordes" puis page 205 à 216 / "Généalogie des familles".. Au , Gordes rallie la maison de Savoie en se mettant sous la protection de Béatrix de Savoie à la suite d'une brouille avec le royaume de France. Celle-ci y établira une garnison (citée en 1258)GORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand.. Au milieu du , tout comme dans les villages environnants, les premiers remparts se dressent au pied des maisons. C'est l'une des répercussions de la peur engendrée par la guerre de Cent AnsGORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 261 à 264 / "Les remparts". François Joseph de Rémerville de Saint-Quentin décrit en 1690 le village en ces termes : « Gordes, gros bourg fermé de murailles ». A la suite de la mort du roi René, le comté de Provence est incorporé au royaume de France sous l'appellation de « province royale française » en 1481. Une insurrection éclate dans les anciens états des d'Agoult-Simiane et l'ancien comté de Forcalquier. Gordes se distingue par une forte opposition au centralisme français mais paie lourdement ses prétentions d'indépendance. Un an plus tard, pour le mariage de son fils, Jacques Raybaud de Simiane prend le titre de « Baron de Gordes ». Par la suite, l'ensemble de sa descendance garde ce titre sans qu'aucun texte connu ne parle d'une transformation de la seigneurie en baronnie.

Renaissance

En 1544, des Vaudois incendient le monastère de Sénanque, abbaye cistercienne fondée en 1148 lors du mouvement de renaissance spirituelle et religieuse qui touche la région aux et sPour plus de détails :GORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 57 à 69 "Les Vaudois".. Gordes est l'un des premiers villages à accepter la Réforme protestante, choix très osé à l'époque vu la proximité d'AvignonLa présence de l'église réformée est affirmée sur le site avant . Voir . En 1615, Gordes est érigé en marquisat par Louis XIII en faveur de Guillaume de Gordes Simiane. En 1709, plusieurs documents attestent d'un hiver très rude qui a fortement pénalisé la population en détruisant récoltes (dont les oliviers), pots de stockage, cuves en pierre, etcGORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 89 "L'hiver de 1709".. En 1720, la peste arrive à Marseille, l'année suivante, elle frappe déjà toute la Provence et arrive en Comtat VenaissinGORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 91 et 92 "La peste de 1920"..

Modernisation

Dans la deuxième moitié du , l'entretien des remparts qui entourent le bourg est peu à peu abandonné. L'un des cimetières est transféré en dehors de l'enceinte en 1755 à son emplacement actuel mais il n'est solennellement béni que le . À la suite du décret du , le département de Vaucluse est créé le . Il est alors constitué des districts d'Avignon et de Carpentras mais aussi de ceux d'Apt (dont Gordes fait partie) et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes. De la fin du à la deuxième moitié du , l'activité économique autour de Gordes est forte et la commune est alors bien peupléeGORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 161 à 166.. Dans le domaine de la production agricole, on note la culture de la garance, l'oléiculture ou encore la culture des figues et des amandes. Il y a aussi l'élevage de vers à soie servant pour l'artisanat. Dans le domaine de la production artisanale, il y a le travail du cuir par des tanneurs et de très nombreux cordonniers. À l'époque, une chaussure était un modèle unique pour les deux pieds et c'est l'idée (trouvée et exploitée ailleurs) que l'on pouvait différencier la forme de la chaussure mise à droite de celle mise à gauche qui fit perdre le marché militaire au village et entraîna la chute de cette activité. On note aussi le tissage de la soie dont Gordes était un centre important avec deux filatures. Enfin, plusieurs carderies de laine ainsi que la confection de « cadis » (lainages et draps grossiers). Concernant la production de matières premières, c'est avant tout pour ses pierres que Gordes est connu. Deux variétés ont fait sa renommée : la « molasse » qui fut utilisée dans la construction et la « pierre de Gordes » résistant au feu et utilisée pour les fours et les cheminées. Il y eut aussi des mines de fer, une mine de charbon sur la colline de Roques et même une mine de soufre au bas du village. Le mardi gras de 1886, la filature de Fontaine basse est détruite par un incendie. Cette catastrophe économique oblige les « fileuses » à trouver du travail ailleurs. Elles vont devoir faire plus de trois heures de marche pour rejoindre Fontaine-de-Vaucluse. Le chemin qu'elles empruntèrent est depuis appelé le « chemin des fileuses ». De la fin du au début du , plusieurs tremblements de terre se produisent en Luberon. Celui du ébranle même le clocher et détruit plusieurs maisons ainsi que tout un secteur de l'activité gordienne en rendant souterrain la Véroncle et privant ainsi d'énergie ses cinq moulins. Celui de 1909 détruit d'autres maisons encore. En outre, les froids rigoureux de 1890 et 1892 endommagent profondément les productions agricoles. En 1914, on recense dix-huit moulins à vent sur la commune. Ceux-ci ont petit à petit remplacé les anciens moulins à eau.

Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Gordes est un important lieu de Résistance, ce qui vaudra au village de recevoir la Croix de guerre avec étoile d'argent. Le , une semaine après le débarquement sur les côtes de Provence, une patrouille ayant été durement accrochée par le maquis, le village dès le lendemain est victime de violentes représailles. Le 22 août, les Allemands font rentrer dans les maisons les rares habitants qui n'ont pu se mettre à l'abri, tirant sur ceux qui s'attardent; puis, ayant installé des canons en face sur le rocher de Bel Air, ils bombardent le village, y détruisant une douzaine de maisons, tandis que plusieurs autres sont dynamitées puis incendiées, principalement aux entrées de la cité pour obstruer les carrefours et ralentir ainsi d'éventuels poursuivants. Au total, vingt immeubles ont été détruits par représailles ou par faits de guerre. La milice avait aussi été active à Gordes et de nombreux immeubles furent, en invoquant cette raison, pillés et incendiés à la Libération, dont la maison du notaire Villevieille qui contenait les archives notariales du village. Toutes ces destructions valurent à la commune le triste privilège de figurer parmi les trois « villes sinistrées » du département de Vaucluse. Au total, treize personnes sont tuées ou exécutées pendant la Seconde Guerre mondiale et c'est l'intervention d'un moine de l'abbaye de Sénanque auprès de la Kommandantur qui permet d'éviter des sévices encore plus graves. Vingt habitants sont tombés sous les balles ennemies et cinq d'entre eux ont été emmenés en terre étrangère. À la suite de ces heures tragiques, la ville est citée à l'ordre de la division, le . La Croix de guerre avec étoile d'argent lui est attribuée avec la citation suivante : « Ville martyre qui fut sous l'Occupation un des centres les plus actifs de la Résistance ».

De nos jours

Depuis l'après-guerre et la nécessaire période de reconstruction, le village attire de plus en plus d'artistes dont Marc Chagall ou encore Jean Deyrolle qui découvre le village en 1947 et y entraîne nombre de ses amis (Serge Poliakoff, Vasarely, Dewasne, etc). Plus récemment, les principales activités sont liées au tourisme (dont l'hôtellerie, les santons, les tissus, l'art, etc) et à l'immobilier (vente, construction, décoration, etc). Plusieurs galeries d'expositions sont également installées dans le village.

Démographie

Colors= id:lightgrey value:gray(0.9) id:darkgrey value:gray(0.7) id:sfondo value:rgb(1, 1, 1) id:barra value:rgb(0.6, 0.7, 0.8) ImageSize = width:850 height:350 PlotArea = left:50 bottom:50 top:30 right:30 DateFormat = x.y Period = from:0 till:3100 TimeAxis = orientation:vertical AlignBars = justify ScaleMajor = gridcolor:darkgrey increment:5000 start:0 ScaleMinor = gridcolor:lightgrey increment:1000 start:0 BackgroundColors = canvas:sfondo BarData= bar:1793 text:1793 bar:1800 text:1800 bar:1806 text:1806 bar:1821 text:1821 bar:1831 text:1831 bar:1836 text:1836 bar:1841 text:1841 bar:1846 text:1846 bar:1851 text:1851 bar:1856 text:1856 bar:1861 text:1861 bar:1866 text:1866 bar:1872 text:1872 bar:1876 text:1876 bar:1881 text:1881 bar:1886 text:1886 bar:1891 text:1891 bar:1896 text:1896 bar:1901 text:1901 bar:1906 text:1906 bar:1911 text:1911 bar:1921 text:1921 bar:1926 text:1926 bar:1931 text:1931 bar:1936 text:1936 bar:1946 text:1946 bar:1954 text:1954 bar:1962 text:1962 bar:1968 text:1968 bar:1975 text:1975 bar:1982 text:1982 bar:1990 text:1990 bar:1999 text:1999 PlotData= color:barra width:10 align:left bar:1793 from:0 till: 2807 bar:1800 from:0 till: 2812 bar:1806 from:0 till: 3010 bar:1821 from:0 till: 2956 bar:1831 from:0 till: 2848 bar:1836 from:0 till: 2867 bar:1841 from:0 till: 2891 bar:1846 from:0 till: 3008 bar:1851 from:0 till: 2948 bar:1856 from:0 till: 2899 bar:1861 from:0 till: 2937 bar:1866 from:0 till: 2805 bar:1872 from:0 till: 2594 bar:1876 from:0 till: 2512 bar:1881 from:0 till: 2204 bar:1886 from:0 till: 2010 bar:1891 from:0 till: 1767 bar:1896 from:0 till: 1638 bar:1901 from:0 till: 1562 bar:1906 from:0 till: 1447 bar:1911 from:0 till: 1360 bar:1921 from:0 till: 1057 bar:1926 from:0 till: 1069 bar:1931 from:0 till: 1111 bar:1936 from:0 till: 1165 bar:1946 from:0 till: 953 bar:1954 from:0 till: 1075 bar:1962 from:0 till: 1363 bar:1968 from:0 till: 1536 bar:1975 from:0 till: 1574 bar:1982 from:0 till: 1607 bar:1990 from:0 till: 2031 bar:1999 from:0 till: 2092 PlotData= bar:1793 at: 2780 fontsize:S text: 2807 shift:(-3, 5) bar:1800 at: 2905 fontsize:S text: 2812 shift:(-8, 5) bar:1806 at: 3030 fontsize:S text: 3010 shift:(-10, 5) bar:1821 at: 2950 fontsize:S text: 2956 shift:(-10, 5) bar:1831 at: 2846 fontsize:S text: 2848 shift:(-10, 5) bar:1836 at: 2890 fontsize:S text: 2867 shift:(-10, 5) bar:1841 at: 2990 fontsize:S text: 2891 shift:(-10, 5) bar:1846 at: 3090 fontsize:S text: 3008 shift:(-10, 5) bar:1851 at: 2990 fontsize:S text: 2948 shift:(-10, 5) bar:1856 at: 2895 fontsize:S text: 2899 shift:(-10, 5) bar:1861 at: 2960 fontsize:S text: 2937 shift:(-10, 5) bar:1866 at: 2805 fontsize:S text: 2805 shift:(-10, 5) bar:1872 at: 2594 fontsize:S text: 2594 shift:(-10, 5) bar:1876 at: 2512 fontsize:S text: 2512 shift:(-10, 5) bar:1881 at: 2204 fontsize:S text: 2204 shift:(-10, 5) bar:1886 at: 2010 fontsize:S text: 2010 shift:(-10, 5) bar:1891 at: 1767 fontsize:S text: 1767 shift:(-10, 5) bar:1896 at: 1638 fontsize:S text: 1638 shift:(-10, 5) bar:1901 at: 1562 fontsize:S text: 1562 shift:(-10, 5) bar:1906 at: 1447 fontsize:S text: 1447 shift:(-10, 5) bar:1911 at: 1360 fontsize:S text: 1360 shift:(-10, 5) bar:1921 at: 1057 fontsize:S text: 1057 shift:(-10, 5) bar:1926 at: 1069 fontsize:S text: 1069 shift:(-10, 5) bar:1931 at: 1111 fontsize:S text: 1111 shift:(-10, 5) bar:1936 at: 1165 fontsize:S text: 1165 shift:(-10, 5) bar:1946 at: 953 fontsize:S text: 953 shift:(-10, 5) bar:1954 at: 1075 fontsize:S text: 1075 shift:(-10, 5) bar:1962 at: 1363 fontsize:S text: 1363 shift:(-10, 5) bar:1968 at: 1536 fontsize:S text: 1536 shift:(-10, 5) bar:1975 at: 1574 fontsize:S text: 1574 shift:(-10, 5) bar:1982 at: 1607 fontsize:S text: 1607 shift:(-10, 5) bar:1990 at: 2031 fontsize:S text: 2031 shift:(-10, 5) bar:1999 at: 2120 fontsize:S text: 2092 shift:(-10, 5) TextData= fontsize:S pos:(30, 20) text:source Mairie de Gordes Selon une enquête du diocèse de CavaillonGORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 169 réalisée en 1597 et qualifiant Gordes d'« important village », la population de l'époque était de habitants alors que celle de Cavaillon n'était que de habitants à la même époque. Ce chiffre de habitants semble être proche de la valeur moyenne jusqu'aux années 1860–1870, début de la dépopulation du secteur. La commune a de plus en plus de soucis économiques. Le feu a détruit la filature de Fontaine basse, les anciens moulins à eau ne peuvent plus fonctionner, les inventions (la garance est remplacée par des colorants synthétiques à l'aniline) et les rigueurs climatiques nuisent aux activités artisanales et agricoles de la commune. Les lieux commencent à être désertés jusqu'aux environs de 1920. Au-delà de cette période, la population croît de nouveau jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale qui fait chuter celle-ci. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la population s'accroît avec une progression plus forte entre 1982 et 1990, correspondant au résultat d'un long travail de valorisation de l'immobilier local, à un nouveau plan d'occupation des sols en 1984 (toujours en vigueur) favorisant la conservation de la qualité du site, au développement des autoroutes et à l'arrivée du TGV.

Différenciation entre la commune et le bourg

Alors que le village comprenait habitants sur une population totale de (soit 39 %) en 1866, seulement vingt ans plus tard, en 1886, année de l'incendie de la filature de Fontaine basse, la proportion s'est réduite à 651 pour (soit 32 %) sur la communeGORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand, tableau page 170. Un quart de siècle ans plus tard en 1911, elle est de 366 sur soit 27 % seulement. Les gens abandonnent le bourg qui offre de moins en moins de travail. Les hameaux se dépeuplent moins vite car l'activité agricole est facilitée par la proximité des terres cultivables et la création de plusieurs cercles permettant de fournir un emploi aux habitants. Malgré cela, la commune se vide peu à peu. En 1954, la proportion est de 232 sur soit seulement 21 %. La Seconde Guerre mondiale a fait des dégâts : dans le bourg, les maisons qui n'ont pas été détruites par les bombardements l'ont été pour des raisons fiscales (retrait du toit pour éviter la taxe d'habitation) et par manque d'entretien. Mais petit à petit, des gens se prennent d'affection pour la forme particulière du bourg et celui-ci se repeuple. En 1962, on compte 397 habitants dans le bourg pour dans la commune, soit un retour vers les 29 %. Cette proportion a encore augmenté depuis avec un élargissement des limites du bourg ainsi que la reconstruction des anciennes maisons détruites et la création de nouvelles.

Pyramide des âges

La pyramide des âges de la commune démontre que Gordes est une ville nettement plus âgée que la moyenne française et que la part des jeunes adultes ne cesse de reculer. Si la part des enfants n'a pas varié entre les deux recensements de 1990 et 1999 tout en restant largement sous la moyenne du pays (12, 4 % de garçons et 11, 4 % de filles de moins de quinze ans contre 18, 8 % et 16, 9 % en France), la part des adultes de 15 à 44 ans, elle aussi inférieure à la moyenne nationale de trois à sept points, a en revanche reculé de deux à quatre points durant la même période. Les retraités sont surreprésentés, totalisant 28 % de la population contre 18, 2 % en France à l'inverse des jeunes scolarisés qui ne représentent que 16, 5 % des Gordiens contre 25 % à l'échelle nationale. Les tranches des 45 à 95 ans ou plus restent surreprésentées par rapport à la moyenne nationale à raison de huit points supplémentaires pour la tranche des 60 à 74 ans (20, 8 % des hommes et 20, 5 % des femmes à Gordes contre respectivement 12, 9 % et 14, 3 % en France) et le double de la moyenne nationale pour les plus de 75 ans (11, 3 % et 13, 9 % contre respectivement 5, 7 % et 9, 6 % en France).

Environnement

Plusieurs conteneurs permettent aux gordiens de faire un tri sélectif. Un camion passe deux fois par mois pour effectuer gratuitement le ramassage des "encombrants" (sommiers, électroménager, meubles...), cependant la commune ne possède pas son propre centre de traitement des déchets. La déchèterie la plus proche est la déchèterie de Coustellet.

Administration

Gordes est le chef-lieu d'un canton de huit communes totalisant habitants en 1999. Le canton fait partie de la deuxième circonscription de Vaucluse. Gordes fait partie de la juridiction d’instance d'Apt et de grande instance ainsi que de commerce d'Avignon. Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres, proportionnellement au nombre d'habitants.

Maires

Tendances politiques

Politiquement, Gordes est clairement une commune conservatrice, les électeurs ayant continuellement voté très majoritairement à droite à toutes les consultations électorales depuis plusieurs décennies. Les élections municipales sont remportées depuis 1983 par Maurice Chabert (RPR puis UMP). Au référendum européen sur le traité de Maastricht (scrutin du ), sur inscrits, ont voté, ce qui représente une participation de 79, 14%, soit une abstention de 20, 86%. Il y a eu une légère victoire du oui avec 632 voix (51, 09%) contre 605 voix (48, 91%) qui se sont prononcées pour le non, trente votes (2, 37%) étant blancs ou nuls. À l’Élection européenne de 2004, Françoise Grossetête (UMP) est arrivé en tête avec 28, 15 %, suivie par Michel Rocard (PS) avec 23, 20 %, Thierry Cornillet (UDF) avec 13, 66 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 10, 60 %, Jean-Luc Bennahmias (écologie) avec 7, 18 % et Patrick Louis (MPF) avec 6, 36% ; aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2, 5%Archives municipales de Gordes. right Au référendum sur la constitution européenne (scrutin du ), sur inscrits, ont voté, ce qui représente une participation de 78, 52% du total, soit une abstention de 21, 48%. Il y a eu une victoire du oui avec 716 voix (55, 85%), 566 voix (44, 15%) s'étant prononcées contre et 34 (2, 58%) étant des votes blancs ou nuls. À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer nettement en tête Nicolas Sarkozy (UMP) avec 47, 27%, suivi par Ségolène Royal (PS) avec 16, 56 %, François Bayrou (UDF) avec 16, 12 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 10, 60 % et Philippe de Villiers (MPF) avec 2, 35 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2%. Le second tour a vu arriver largement en tête Nicolas Sarkozy avec 70, 48 % (résultat national : 53, 06 %) contre 29, 52 % pour Ségolène Royal (résultat national : 46, 94 %). Aux élections législatives de juin 2007, les électeurs de la commune, qui fait partie de la deuxième circonscription de Vaucluse, ont largement contribué à faire élire Jean-Claude Bouchet (UMP) avec 69, 86 % des voix contre 55, 6% à l'échelle de la circonscription.

Budget municipal

Le budget municipal de fonctionnement pour 2007 prévoit de dépense pour de recettes, soit un excédent de fonctionnement de . Les trois principaux postes de dépenses sont les « charges à caractère général » , les « autres charges de gestion courante » et les « charges financières » . Le poste de recettes principal concerne les impôts et les taxes avec ; ce poste comprend, entre autres, les impôts locaux (taxe d'habitation, taxe foncière, taxe professionnelle, taxe d'enlèvement des ordures ménagères) mais aussi les taxes de séjour (locations saisonnières, hôtellerie, chambres d'hôtes, etc), les taxes de parking, etc. Suivent ensuite les postes « produit des services du domaine » avec , les « dotations et subventions » pour et les « autres produits de gestion courante » avec , le reste des postes ne dépassant pas les Gordes informations, Bulletin municipal de Gordes, juin 2007, page 7. Plusieurs chantiers publics sont en prévision dont d'importants travaux de réfection de chaussée sur divers chemins (été 2007 à début 2008), un programme de construction et reconstruction de certains murs de soutènement et un aménagement de parkings de délestage à la sortie de Gordes, sur la route de Murs.

Jumelages

Gordes est jumelé avec Annet-sur-Marne (département de Seine-et-Marne) depuis 1985. C'est autour d’un personnage commun, le peintre Victor Vasarely, citoyen d'honneur des deux villages, que ces communes ont décidé de se jumeler en 1985. La cérémonie s’est déroulée dans la salle d’honneur du château de Gordes (voir article ci-contre).

Économie

L'activité économique principale de Gordes est le tourisme. Avec neuf hôtels (dont plusieurs quatre étoiles), de très nombreuses chambres d'hôtes (couvrant l'ensemble des gammes de prix), plusieurs agences immobilières faisant de la location saisonnière, des gîtes et un camping, la commune dispose d'une forte capacité d'accueil. L'activité commerciale est également importante avec des commerces de proximité variés et plusieurs magasins de souvenirs et de vente de produits régionaux (santons, tissus, huile d'olive, miel, etc). Par ailleurs, un marché provençal se déroule tous les mardis matin autour du château. Gordes possède également deux centres de relaxation, de nombreuses piscines et bassins ainsi que plusieurs kilomètres de chemins de randonnée (GR 9, Véroncle, etc). On trouve également dans le village des galeries d'art et lieux d'exposition. La commune de Gordes attire également artisans et commerçants des métiers de l'immobilier : agents, architectes, constructeurs, paysagistes, décorateurs, maçons. Le village se caractérise par une représentation importante des artisans, commerçants et chefs d'entreprise, lesquels constituent pas moins de 18, 1 % de la population active de la commune contre 6, 4 % en moyenne nationale. Par ailleurs, Gordes comptait un taux de chômage de 10, 4 % en 1999 contre 12, 9 % en France. Le revenu moyen par ménage était la même année supérieur à la moyenne du pays avec par an contre par an en France et . La pression fiscale sur les particuliers de la commune est faible : la taxe d'habitation s'élevait en 2006 à 5, 90 % à laquelle il faut ajouter le taux départemental de 7, 20 %. La taxe foncière quant à elle s'élève à 8, 85 % la même année. La part communale est restée stable depuis 2001 pour les deux. Des fiduciaires se sont également installés dans la commune. Enfin, une activité agricole traditionnelle a toujours été présente dans la commune : vergers (oliviers, amandiers, cerisiers), chênaies à vocation truffière, lavandin et vignes (raisin de table et de cuve dont production en AOC Côtes du Ventoux).

Urbanisme

L'Hôtel Simiane, nouveau centre administratif et culturel de Gordes. La commune de Gordes accueille de nombreuses infrastructures de service public : établissements scolaires (une crèche et deux écoles), un hôpital pour personnes âgées, des salles pour les nombreux clubs et associations de la commune, des lieux de culte (une église et un temple protestant), un bureau de poste, une gendarmerie, un centre des impôts et une bibliothèque. La répartition des sols de la commune est la suivante (donnée pour un total de ) : Les zones naturelles sont principalement formées par les forêts méditerranéennes couvrant les monts de Vaucluse. Les zones agricoles sont formées de vergers de fruitiers (oliviers, amandiers, etc), des champs de lavandin, des vignes (AOC Côtes du Ventoux) et des chênaies truffières situées en zones naturelles.

Logement

Gordes comptait logements en 1999. Les constructions anciennes mais également neuves sont bien plus présentes que la moyenne française : en 1999, 13, 0 % des résidences principales dataient de 1990 et plus contre 10, 4 % en France et 38, 1 % dataient d'avant 1949 contre 32, 9 % en France. En revanche, la commune connaît un important déficit de constructions des années 1950 aux années 1970 qui s'explique par l'exode rural, compensé depuis par la construction de résidences secondaires en particulier. Les résidences principales représentent logements soit 54, 9 % du parc, réparties à 98, 5 % en maisons individuelles et à 1, 5 % en appartements (respectivement 56, 8 % et 43, 2 % en France métropolitaine). Les propriétaires de leurs logements constituent 65, 6 % des habitants contre 20, 6 % qui ne sont que locataires (respectivement 54, 7 % et 40, 7 % en France métropolitaine). La commune ne compte par ailleurs aucun logement HLM. En 1968, on comptait 599 résidences principales pour 159 résidences secondaires. En 1982, la proportion est de 605 résidences principales pour 394 résidences secondaires, soit en quatorze ans un nombre à peu près équivalent (plus un point seulement) de résidences principales alors que l’on a une augmentation de presque deux fois et demi le nombre de résidences secondairesGORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand, chiffres en note de bas page, page 170.

Architecture

Les normes de construction sont très strictes sur l'ensemble de la commune. La pierre est omniprésente et toute nouvelle construction doit en respecter la mise en œuvre traditionnelle en plus d'enterrer les lignes électriques et téléphoniques. Cette obligation de construire en pierre, tout comme l'utilisation de tuiles canal pour les toits, la forte limitation de la hauteur, le respect de certaines normes de construction parasismique, etc., s'appliquent même dans le cadre de bâtiments agricoles. Murs et murets sont, par tradition, toujours faits de pierres locales. Ils sont dits de « pierre sèche » lorsqu'ils sont sans mortier ou à « joints vifs » lorsqu'ils sont sans joints apparents. Parfois, les pierres de la rangée supérieure sont posées sur la tranche afin de stabiliser les dernières assises (certains murs dépassent parfois les deux mètres de haut) mais aussi de différencier un mur en bordure de propriété d'un simple mur et de délimiter ainsi les parcelles. Enfin, ce dispositif permettait d'écarter certains animaux comme les loups, maintenant disparus, car les pierres ainsi posées sont plus coupantes qu’à l’horizontale.

Transports

La route d'accès principale de Gordes est la route départementale D2 puis la route départementale D15, venant de Cavaillon. C'est de cette route, par dessus le rocher Bel-Air, que l'on peut observer le plus connu et le plus photographié des points de vue sur le village. Gordes se situe à 38 kilomètres à l'est d'Avignon et de sa gare TGV, à 75 kilomètres de l'aéroport de Marseille Provence et à 87 kilomètres de Marseille. Les gares SNCF les plus proches sont à L'Isle-sur-la-Sorgue et Cavaillon.

Culture et patrimoine

La mairie et le village organisent chaque année de nombreuses activités culturelles (concours photographiques, foires, dégustations, etc) ainsi que le festival « Les Soirées d'été » (théâtre, jazz et variétés) chaque première quinzaine d'août aux « Terrasses de Gordes ».

Lieux et monuments

château et l'église de Gordes. La cheminée principale du château de Gordes. Monument aux morts et château de Gordes vu du nord. L'abbaye de Sénanque. Le village des Bories.

Dans le village

Gordes, dont le village est classé parmi les plus beaux villages de France, est très riche en lieux et monuments d'exception. Le monument le plus marquant demeure le château dont la partie la plus visible est de style Renaissance. Érigé au centre du village, cet imposant édifice, reconstruit en 1525, a été classé monument historique le et abrite actuellement un musée de peinture consacré à Pol Mara, artiste belge, ainsi que l'office de tourisme. À l'intérieur, plusieurs cheminées, dont une datant de 1541, ornent les salles. Sur la place au sud du château, une fontaine, déjà citée en 1342, fut pendant longtemps le seul point d'eau de la partie haute du village. Encore plus au sud, en descendant vers le belvédère, se tient l'église Saint-Firmin construite sur les bases d'une ancienne église du , réédifiée au et consacrée à saint Firmin. La tour carrée, qui date probablement du , sert de clocher, sans doute un ancien beffroi, et présente la particularité d'avoir un escalier extérieur qui ne mène nul part, preuve qu'un autre bâtiment lui était autrefois accolé. À son pied se trouve la porte d'une ancienne prison. À côté, accessible par la rue du four, le Palais Saint-Firmin (ancien Hôtel Gaudin-de-Lancier), ses jardins et ses caves (salles troglodytes, citernes, escaliers souterrains, moulins à huile, etc) sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques depuis le . Plusieurs rues en calade (mot provençal pour désigner des ruelles pavées de pierres) partent de cette place au sud du château pour rejoindre les restes des anciennes fortifications dont la Porte de Savoie anciennement Portal de Costubague, déjà citée en 1540, l'Hôtel Pluvinal et la chapelle Pluvinal, édifice religieux du qui doit son nom à sa proximité avec l'Hôtel Pluvinal, la maison André Lhote, dont les façades sont inscrites à l'inventaire des monuments historiques depuis le , et l'aumônerie Saint-Jacques, ancienne hostellerie pour les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle dont les chapiteaux à décor floral sont très semblables à ceux de Sénanque. L'un d'eux présente à ses angles l'illustration des coquilles Saint-Jacques. On date le bâtiment du XIV ou du XV siècle malgré la présence de trois baies de facture romane. Plus bas, au pied du village, dans le quartier dit de « Fontaine basse », se trouvent des anciens lavoirs, un moulin et plusieurs anciennes chapelles dont la « chapelle d'en bas » creusée dans le roc. Depuis la place au nord, là où se trouve le monument aux morts, on accède à l'Hôtel Simiane, ancien hôpital pour personnes âgées devenu centre administratif et culturel de Gordes et abritant l'hôtel de ville, la bibliothèque municipale ainsi qu'une très belle salle d'exposition d'art, et à la chapelle des pénitents blancs, déjà mentionnée dans les archives municipales de 1667 et qui était alors à côté de la Porte de la Frache dont il ne reste aucune trace.

Dans la commune

Dans un vallon à l'ouest du village, au bord de la Sénancole, se trouve l'abbaye cistercienne de Sénanque, fondée le à l'initiative de l'évêque de Cavaillon par des moines cisterciens venant de Mazan-l'Abbaye dans l'Ardèche. L'abbaye est classée monument historique depuis le . Au pied du village, dans la plaine de Gordes, à environ un kilomètre au sud, se trouvent les restes de l’abbaye bénédictine de Saint-Chaffret. Un document de 1738 lui attribue la fondation du village. À trois kilomètres à l'ouest du village, le village des bories est un ancien groupement de cabanes en pierre sèche à vocation agricole et à usage principalement saisonnier constitué depuis trois décennies en musée de plein air, monument historique depuis le . Qu'elles soient isolées ou avec d'autres constructions comme l'ensemble dit "Les Trois Soldats", les bories sont nombreuses sur la commune de Gordes, et certaines (aux lieux-dit « Saint-Eyries » et les « Hauts Rescalets ») ont étés classées à l'Inventaire général du patrimoine culturel. À moins d'un kilomètre à l'est du village, au lieu-dit « Les Cousins », se trouvent treize tombes rupestres de forme trapézoïdale, orientées nord-sud et taillées à même le rocherGORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 25 à 29 "Le haut moyen age Les tombeaux creusés dans le rocher".. À quelques kilomètres du village, toujours sur la commune, on trouve les moulins de Véroncle, ruines d'anciens moulins à eau situés dans un gorge creusée dans le calcaire par la Véroncle à l'est du village, entre Murs et le bas de Gordes. Ces moulins utilisaient la force de l'eau pour activer une meule. Le premier moulin fut construit en 1506 et le dernier cessa de fonctionner en 1910. Plusieurs canaux, conduites, meules, réservoirs à eau, etc., sont encore en place. Un parcours de randonnée pédestre de quatorze kilomètres a été créé pour permettre leur redécouverte par le public. On trouve enfin de nombreux oratoires (Saint-Pons XVII, de la Vierge XVII, Saint-Fabien-et-Saint-Sébastien XVIII, Notre-Dame XIX).

Hameaux de Gordes

Autour du village se trouvent de nombreux hameaux anciens. Leurs noms viennent principalement des familles (Gros, Imbert, Martin, Cortasse, etc.) occupant les lieux ou de l'activité pratiquée (les bouillons, les bouilladoires). Les Imberts est le plus gros des anciens hameaux de Gordes. Il est situé dans la plaine directement aux pieds des monts de Vaucluse, à l'ouest de la commune et en bordure de celle de Cabrières-d'Avignon, à l'ancienne frontière entre la Provence et le Comtat Venaissin. Celui-ci possède sa propre église, construite entre 1785 et 1792 après que — fait rare pour une seule et même commune — l'ancienne église du hameau des Imberts eut accédé au statut de paroisse en 1777 sans pour autant qu'il y ait séparation administrative avec le village. Outre cette église, on trouve quelques éléments et façades du XVIII. C'est dans ce hameau que se trouvent les deux stades de football de Gordes, un pour les matchs officiels et un pour l'entraînement, la crèche, une école et des commerces. Les Gros et les Martins sont deux anciens hameaux protestants assez proches l'un de l'autre, entre les Imberts et la commune des Beaumettes. Le hameau des Gros possède un temple protestant du XIX siècle. Son cœur est composé d'un îlot ancien entouré d'une corolle de maisons lui servant de protection. Au hameau des Martins, l'une des maisons a une meurtrière couvrant la rue principale menant au cœur du hameau afin de les protéger des éventuelles attaques des catholiques. À côté des Martins, entre Gordes et les Beaumettes, se trouvent les deux hameaux des Bouilladoires et des Bouillons, lesquels tiennent leur nom du fait qu'on y faisait autrefois bouillir les peaux. Aux Bouillons, deux lieux sont à relever : le musée du vitrail et l'histoire du verre, né de la collection personnelle de Frédérique Durand et retraçant l'histoire du verre et exposant de nombreuses œuvres, et le moulin des Bouillons, moulin à olives construit en 1762 qui fonctionna jusqu'en 1920, classé monument historique depuis le grâce notamment à son pressoir en état. C'est un moulin utilisant une « presse à sang », en raison du fait que ni l'eau, ni le vent mais un être vivant (par exemple un mulet) actionne le mécanisme. Dans la plaine au sud-est du village, les Sauvestres, les Pourquiers, les Marres ou encore les Cortasses (qui tient son nom d'une famille qui demeurait à Joucas dès avant 1432 et qui y possédait de nombreuses terres"GORDES notes d'histoire" par Jean-Louis Morand, page 315) sont d'autres hameaux de Gordes avec en leur cœur des bâtiments dont les origines remontent quelquefois à plusieurs centaines d'années.

Héraldique

Gordes dans les arts

Les maisons de pierres claires et les ruelles en calades de Gordes ont été une source d'inspiration pour de nombreux peintres et photographes (notamment Marc Chagall, Jean Deyrolle et Willy Ronis). Le château de Gordes abritait jusqu'en 1996 un musée didactique comprenant près de 500 œuvres originales de Victor Vasarely. Il a depuis été remplacé par des œuvres de Pol Mara. ; Littérature
- L'ensemble des aventures du Chat Moune de Philippe Ragueneau (de 1981 à 1990)
- Sa Majesté l'argent III, La Comtesse De Gordes de Xavier de Montépin, (1878)
- La vénus de Gordes d'Ernest Daudet
- Une année en Provence de Peter Mayle (1993)
- Les trois Joyaux de Gordes de Marc de Smedt (1988) ; Cinéma Plusieurs films ont été tournés à Gordes, notamment :
- L'Été meurtrier de Jean Becker (1983) ;
- L'Amour en héritage de Kevin Connor ;
- Gazon maudit de Josiane Balasko (1995) ;
- 18 ans après de Coline Serreau (2003) (scènes tournées au village des bories) ;
- Une grande année de Ridley Scott (2006) (tourné principalement à Gordes et à Bonnieux) ;
- Les Vacances de Mr. Bean (2006).

Personnalités liées à la commune

- Georges Borgeaud (1914-1998), écrivain. A passé de très nombreux étés à Gordes où il a écrit « La Vaisselle des évêques ».
- Alain Boublil (1941-), auteur de scénarios et parolier de comédies musicales.
- Marc Chagall (1887-1985) : artiste peintre.
- Jean Deyrolle (1911-1967) : artiste peintre.
- Michel Drach (1930-1990) : réalisateur de films.
- André Lhote (1885-1962) : peintre, sculpteur, etc.
- Léopold Leysen dit Pol Mara (1920-1998) : artiste peintre.
- Cameron Mackintosh (1946-) : producteur de comédies musicales écossais.
- François Mitterrand (1916-1996) puis Mazarine Pingeot, sa fille, (1974-) : propriétaires (par la biais de SCI) de maisons (dont ruines) à Gordes.
- La famille Pluvinel qui compte parmi ses membres Antoine de Pluvinel (1552-1620), écuyer de Louis XIV, rédacteur d'un traité d'équitation, ou encore une Madame de Pluvinel, née Clary et sœur des reines d'Espagne et de Suède.
- Roman Polanski (1933-) et sa compagne Emmanuelle Seigner (1966-) y ont une maison.
- Philippe Ragueneau (1917-2003) : journaliste, écrivain et résistant, et sa première épouse, Catherine Anglade (1929-1994), productrice à la télévision. Le chat Moune, l'un des héros des livres de Raqueneau, a réellement existé.
- France Roche (1927-) : journaliste à la télévision qui a découvert Gordes en couvrant le festival d'Avignon.
- Willy Ronis (1910-) : artiste photographe qui a habité Fontaine Basse. L'une de ses photographies, Le nu provençal, a été prise à Gordes en 1949.
- Walter Salles (1956-) : producteur et réalisateur de films brésilien.
- Victor Spahn (1949-) : artiste peintre.
- Sylvie Tellier (1978-) : Miss France 2002.
- Victor Vasarely (1906-1997) : artiste ayant eu un musée dans les salles du château inauguré en 1970 par Madame Claude Pompidou. On trouve également de nombreuses personnalités du monde des affaires et de la finance.

Annexes

===
Sujets connexes
Abbaye   Abbaye de Sénanque   Abstention   Agriculteur   Agriculture   Alain Boublil (auteur)   Amande   Amandier   Amphore   André Lhote   Aniline   Annet-sur-Marne   Années 1950   Années 1970   Antoine de Pluvinel   Appellation d'origine contrôlée   Après-guerre   Apt (Vaucluse)   Arabes   Architecte   Architecture d'intérieur   Archives   Ardèche   Argile   Armes parlantes   Arrondissement d'Apt   Artisanat   Association à but non lucratif   Autoroute   Avignon   Aéroport de Marseille Provence   Barrage   Beaumettes   Beffroi   Bibliothèque   Bombardement   Bonnieux   Borie   Bouches-du-Rhône   Brésil   Budget   Béatrix de Savoie   Cabrières-d'Avignon   Calade   Calavon   Calcaire   Calebasse   Cameron Mackintosh   Camping   Canal (voie navigable)   Canon (artillerie)   Canton de Gordes   Canton de Sault   Carlet (rivière)   Carpentras   Catherine Anglade   Catholicisme   Cavaillon   Cella (temple romain)   Celtes   Cerisier   Chambre d'hôtes   Chapelle   Chef-lieu   Cheminée   Christianisme   Château de Gordes   Chênaie   Chêne   Cimetière   Circonscriptions électorales (France)   Claude Pompidou   Climat méditerranéen   Clocher   Coline Serreau   Colonne (architecture)   Coloquinte   Colorant industriel   Communauté de communes de Coustellet   Commune française   Communes de Vaucluse   Comtat Venaissin   Conseil municipal   Construction parasismique   Croix de guerre 1939-1945   Crèche (enfant)   Crétacé   Cuir   Côtes du Ventoux   Deuxième circonscription de Vaucluse   Diocèse   Droite (politique)   Duc   Département français   Emmanuelle Seigner   Ensoleillement   Ernest Daudet   Euro   Exode rural   Faune (biologie)   Fer   Festival d'Avignon   Fiduciaire   Fief   Figue   Filature textile   Fontaine-de-Vaucluse   Fontaine (bassin)   Fortification   Forêts, bois et broussailles méditerranéens   Four   France   France Roche   François Bayrou   François Mitterrand   Françoise Grossetête   Front national (parti français)   Garance des teinturiers   Gare   Gaule romaine   Gazon maudit   Gendarmerie nationale (France)   Gentilé   Georges Borgeaud   Goult   Grêle   Guerre de Cent Ans   Guerres de religion (France)   Géologie   Hectare   Histoire de Vaucluse   Houille   Huile d'olive   Héraldique   Hôtel   Hôtel de ville   Imergue   Immobilier   Immortalité   Impôt   Impôts locaux en France   Indice de Gaussen   Jazz   Jean-Claude Bouchet   Jean-Luc Bennahmias   Jean-Marie Le Pen   Jean Becker   Jean Dewasne   Jean Deyrolle   Jonas   Josiane Balasko   Joucas   Kevin Connor   L'Amour en héritage   L'Isle-sur-la-Sorgue   La Poste (France)   La famille des Simiane   Lavande   Lavoir (bassin public)   Le triangle d'or du Luberon   Les Trois Soldats (Gordes)   Les Vacances de Mr. Bean   Les caves du Palais Saint Firmin   Les plus beaux villages de France   Libération (histoire)   Liste des arbres fruitiers   Louis XIII de France   Loup   Mairie   Maison de Condé   Maison de Savoie   Malm   Marc Chagall   Marc de Smedt   Mardi gras   Marseille   Massif du Luberon   Matière première   Mazan-l'Abbaye   Mazarine Pingeot   Maçon   Meule   Michel Drach   Michel Rocard   Miel   Miocène   Miss France   Mistral (vent)   Modernité   Monts de Vaucluse   Monument aux morts   Monument historique (France)   Mortier (matériau)   Moulin   Moulin à eau   Moulin à vent   Mouvement pour la France   Mulet   Mur de soutènement   Murs (Vaucluse)   Musique de variétés   Musée   Mycota   Neige   Nicolas Sarkozy   Norme mistralienne   Nuage   Office de tourisme   Oligocène   Olivier (arbre)   Oléiculture   Oppidum   Oppède   Orage   Orange (Vaucluse)   Oratoire (Édifice religieux)   Ordre cistercien   Ordre de saint Benoît   Organisation juridictionnelle (France)   Paléocène   Parc naturel régional du Luberon   Parking   Parti socialiste (France)   Patrick Louis (homme politique)   Patrimoine (culture)   Paysagiste   Peinture   Peste   Peter Mayle   Philippe Ragueneau   Philippe de Villiers   Photographie   Pierre (matériau)   Piscine (bassin)   Plan d'occupation des sols   Pluie   Pluviométrie   Pol Mara   Population active   Prison   Professeur   Protestantisme   Provence   Provence-Alpes-Côte d'Azur   Provençal   Précipitation   Pyramide des âges   Quaternaire   Raisin   Randonnée   Rapace   Rassemblement pour la République   Recensement   René Ier de Naples   Ridley Scott   Roman Polanski   Rome antique   Roubine   Roussillon (Vaucluse)   Royaume de France   Réforme protestante   Référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe   Région française   Rémerville   Résistance intérieure française   Sable   Saint-Jacques-de-Compostelle   Saint-Pantaléon (Vaucluse)   Saint-Saturnin-lès-Apt   Santon de Provence   Saumane-de-Vaucluse   Seconde Guerre mondiale   Serge Poliakoff   Service public   Société civile immobilière   Soie   Soufre   Squelette   Stade de football   Sylvie Tellier   Sécheresse   Ségolène Royal   Sénancole   TGV   Taux de chômage   Taxe   Taxe d'enlèvement des ordures ménagères   Taxe d'habitation   Taxe de séjour   Taxe foncière   Taxe professionnelle   Température   Thierry Cornillet   Théâtre   Tombe   Tourisme   Tourisme en Vaucluse   Trapèze   Tremblement de terre   Tribunal d'instance (France)   Tribunal de commerce (France)   Tribunal de grande instance (France)   Truffe (champignon)   Téléphone   Une grande année   Union pour la démocratie française   Union pour un mouvement populaire   Urgonien   Vaucluse   Venasque   Ver à soie   Verger   Verre   Victor Spahn   Victor Vasarely   Vigne   Village des bories   Vitrail   Voie romaine   Vordenses   Véroncle   Walter Salles   Willy Ronis   Xavier de Montépin   Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^