Honda Racing F1 Team

Infos
Image:Logo Honda F1 Racing Team.gif Honda Racing F1 Team est une écurie de Formule 1, appartenant au constructeur automobile japonais Honda. Présente en Formule 1 de 1964 à 1968, l'écurie Honda a fait son retour dans le championnat du monde en 2006, suite au rachat de l'équipe britannique BAR.
Honda Racing F1 Team

Image:Logo Honda F1 Racing Team.gif Honda Racing F1 Team est une écurie de Formule 1, appartenant au constructeur automobile japonais Honda. Présente en Formule 1 de 1964 à 1968, l'écurie Honda a fait son retour dans le championnat du monde en 2006, suite au rachat de l'équipe britannique BAR.

Historique

1964-1966: Débuts et première victoire

C'est en 1963 que Soichiro Honda, dont la marque bénéficie déjà d'une notoriété mondiale pour ses motos, décide de se lancer en Formule 1 afin de promouvoir son offensive sur le marché de l'automobile. Dans un premier temps, Honda souhaite se lancer en F1 en tant que motoriste. Pour cela, des contacts sont noués avec les certaines des meilleures écuries du plateau, dont Lotus. Le projet Lotus-Honda apparaît comme très avancé lorsque Colin Chapman rompt soudainement les négociations avec Honda début 1964. Honda prend alors la décision de concevoir son propre châssis. Honda RA271 de Ronnie Bucknum, 1964 La première Honda F1 de l'histoire, la Honda RA 271, œuvre de l'ingénieur Yoshio Nakamura, fait son apparition seulement quelques mois plus tard, à l'occasion du GP d'Allemagne 1964. Elle est confiée à Ronnie Bucknum, un pilote américain spécialisé dans les épreuve de type « sport » et sans grandes références internationales. Les débuts sont logiquement très laborieux. En 1965, l'équipe Honda est renforcée par un autre pilote américain, Richie Ginther. À l'inverse de Bucknum, il s'agit d'un pilote réputé, auteur de belles saisons chez Ferrari et BRM. S'il lui manque peut-être la hargne qui fait les grands champions, il est par contre connu pour sa science de la course et son esprit analytique. Honda RA272 de Richie Ginther, 1965La Honda RA 272 qui effectue ses débuts au GP de Monaco 1965 se montre loin du niveau de ses rivales au niveau du châssis, mais bénéficie par contre du moteur le plus puissant du plateau, même si d'une fiabilité souvent aléatoire. À Mexico, pour le dernier GP d'une saison globalement décevante, Richie Ginther fait charger toute la cavalerie de son V12, et offre à Honda sa première victoire en GP à l'issue d'une course parfaite. Malheureusement pour Honda, cette première victoire en F1, qui doit surtout à la qualité du moteur, n'est pas source d'espoirs. Le GP du Mexique 1965 était en effet la dernière épreuve disputée sous la réglementation 1500 cm³. Pour 1966, Honda doit quasiment tout reprendre à zéro et concevoir un moteur répondant à la nouvelle règlementation 3000 cm³. La Honda RA 273 de 1966 s'avère rapidement être un cuisant échec technique, tant et si bien que Honda se contente cette année-là de quelques piteuses apparitions en Grand Prix.

1967-1968: La Honda « anglaise »

Honda RA300 de 1968 (John Surtees)Pour aborder la saison 1967, Honda décide de complètement remettre à plat la philosophie de son engagement en F1, en recrutant à la place de Ginther et Bucknum le pilote britannique John Surtees (connu pour être un féru de technique) et en acceptant de sous-traiter la préparation de ses voitures au Britannique Eric Broadley, fondateur et directeur technique de Lola Cars. Mais même après passage entre les mains expertes de Broadley et Surtees, la RA 273 reste toujours aussi désespérement lente, et il faut des exploits de Surtees au volant pour glaner quelques points. Le potentiel de la RA 273 est si faible que Broadley et Surtees décident de se lancer en cours de saison dans la conception d'une toute nouvelle voiture. Officiellement dénommée Honda RA 300, cette Honda « made in England » ne tarde pas à être surnommée Hondola (contraction de Honda et de Lola). Dès sa toute première apparition en course à Monza, la Hondola fait forte impression, et à l'issue d'un sprint final resté fameux face à l'Australien Jack Brabham, John Surtees offre à Honda sa deuxième victoire en Formule 1. Mais en 1968, la Honda RA 300 (puis son évolution RA 301) peine à confirmer la belle impression de Monza. Les Japonais décident donc de reprendre la main et de concevoir à leur tour une toute nouvelle voiture (la Honda RA 302), équipée d'un V8 (et non plus d'un V12) à refroidissement par air, et d'une carrosserie en magnésium pour diminuer le poids de la monoplace (qui était jusque là un des principaux handicaps des monoplaces antérieures). Honda RA301 de 1968 (ex-John Surtees n°5)Surtees préférant piloter « sa » RA 301, les débuts en compétition de la nouvelle RA 302 sont confiés à l'occasion du GP de France au populaire pilote français Jo Schlesser. Mais pour Schlesser, dont ce sont à 40 ans les débuts en F1, la fête tourne rapidement au drame. Dès le troisième tour, il perd le contrôle de sa voiture sur une piste rendue glissante par la pluie. Après avoir heurté le talus, la RA 302 en magnésium s'embrase instantanément et ne laisse aucune chance à son pilote, prisonnier des flammes. Le projet RA 302 est abandonné, et Surtees poursuit la saison avec la RA 301. Une pole à Monza, ainsi que deux podiums au Mexique et aux États-Unis prouvent que l'écurie Honda prend progressivement son rythme de croisière. Mais cela n'empêche pas Soichiro Honda de mettre un terme à l'activité de l'écurie à la fin de la saison, préférant investir l'argent de la marque dans le développement de nouvelles automobiles routières.

1983-1992: Simple motoriste

Honda effectue son retour à la Formule 1 en 1983, mais uniquement en tant que motoriste de la modeste équipe britannique Spirit. Puis, avec les équipes Williams, Lotus et McLaren. De 1986 à 1991, que ce soit sous la réglementation turbo (avec un V6) ou atmosphérique (avec un V10 puis un V12), Honda domine outrageusement la Formule 1, avant de se retirer fin 1992, vaincu par Renault.

1993 et 1999: Retours avortés

Fin 1993, à peine un an après avoir officiellement quitté la F1 (Honda est en fait toujours présent via sa collaboration avec la firme Mugen, dont les moteurs sont d'ailleurs badgés Mugen-Honda), Honda présente à la presse une monoplace 100% faite maison et répondant à la réglementation en vigueur en F1. Piloté par le vétéran Satoru Nakajima, cette Honda F1 n'a en réalité pas vocation à être engagée dans le championnat du monde. Il s'agit surtout d'une projet visant à stimuler la créativité des ingénieurs de la marque. Après plusieurs séances d'essais fin 1993 puis en 1994, le développement de la Honda F1 est abandonné. En 1998, Honda envisage un nouveau retour à la Formule 1, cette fois, en tant que constructeur à part entière, comme dans les années 1960. Mais le projet, mené en collaboration avec la firme italienne Dallara, est abandonné au printemps 1999, suite au décès (crise cardiaque lors d'une séance d'essais à Barcelone) de l'ingénieur gallois Harvey Postlethwaite qui en était le directeur technique. Mais avant même la mort de Harvey Postlethwaite, il se murmurait que le conseil d'administration de Honda (à la tête duquel Nobuhiko Kawamoto, très favorable au projet venait d'être remplacé) ne voyait pas d'un très bon œil le projet d'une écurie 100% Honda, en raison de son coût de fonctionnement, et préférait s'en tenir à un rôle plus traditionnel de motoriste.

2000-2006: De BAR-Honda à Honda F1

moteur Honda RA005E 2005 Honda version 2006 Honda effectue bel et bien son retour à la F1 en 2000, mais uniquement en tant que motoriste de la jeune écurie British American Racing, puis de Jordan Grand Prix. Mais c'est avec BAR que les liens sont les plus étroits puisque loin de se contenter d'un simple rôle de motoriste, Honda (qui peut s'appuyer sur les études issues du projet mort-né dirigé par Postlethwaite) assiste l'équipe britannique dans la conception des châssis. En 2004, Honda rentre dans le capital de BAR à hauteur de 45%, avant de racheter la totalité de l'équipe à l'automne 2005, afin de donner naissance en 2006 à l'équipe Honda Racing F1 Team, qui marque donc le retour de Honda en tant que constructeur, 38 ans après la première aventure. Très performante aux mains des pilotes Rubens Barrichello et Jenson Button durant les essais hivernaux, les Honda déçoivent en début de saison (ce qui vaut au directeur technique Geoff Willis de se faire limoger) avant de s'effondrer au début de l'été. Mais au GP de Hongrie 2006, Honda remporte grâce à Jenson Button sa première victoire depuis son retour en tant qu'écurie F1, soit au total la troisième d'une Honda F1.

2007 : commanditaires microscopiques

Par une adhésion payante, au minimum 1£ et au maximum 10000 £, à la fondation "My earth dream" (mon rêve de terre) et un vœu de nature écologique le nom de la personne ira s'inscrire sur un pixel (2mm) des 600 000 de la peinture qui recouvrira les Honda F1. Pour 2008, l'écurie sera renforcée par l'arrivée de Ross Brawn, ancien directeur technique de la Scuderia Ferrari. Le Britannique aura en charge le département technique, mais prendra également la tête de la direction sportive, sous la responsabilité de Nick Fry.

Résultats en F1

Voir aussi

- BAR ==
Sujets connexes
Angleterre   Brackley   Bridgestone   British American Racing   British Racing Motors   Championnat du monde de Formule 1 1964   Championnat du monde de Formule 1 1965   Championnat du monde de Formule 1 1966   Championnat du monde de Formule 1 1967   Championnat du monde de Formule 1 1968   Championnat du monde de Formule 1 2006   Championnat du monde de Formule 1 2007   Christian Klien   Colin Chapman   Dallara   Dunlop   Firestone   Formule 1   Goodyear Tire & Rubber   Grand Prix automobile d'Allemagne   Honda   Honda RA106   Honda RA107   Jack Brabham   Japonais   Jenson Button   Jo Schlesser   Joakim Bonnier   John Surtees   Jordan Grand Prix   Lola Cars   Michelin   Mugen   Nick Fry   Renault Sport   Richie Ginther   Ronnie Bucknum   Ross Brawn   Royaume-Uni   Rubens Barrichello   Satoru Nakajima   Scuderia Ferrari   Soichiro Honda  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^