Feu d'artifice

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Feux d'artifices à Epcot Center, Floride, É-U. Feu d'artifice sur Toulon Un feu d'artifice est un procédé pyrotechnique utilisant des explosifs déflagrants visant à produire du son, de la lumière et de la fumée. Les feux d'artifice sont souvent utilisé dans des spectacles pyrotechniques (fêtes nationales, événements, etc).
Feu d'artifice

Feux d'artifices à Epcot Center, Floride, É-U. Feu d'artifice sur Toulon Un feu d'artifice est un procédé pyrotechnique utilisant des explosifs déflagrants visant à produire du son, de la lumière et de la fumée. Les feux d'artifice sont souvent utilisé dans des spectacles pyrotechniques (fêtes nationales, événements, etc).

Historique

La poudre noire a été rapportée en Europe au par Marco Polo, de son long voyage en Chine. Elle a été depuis lors parallèlement utilisée pour la guerre et les fêtes. Jusqu'au et l'avènement de la chimie moderne, les feux d'artifice étaient principalement jaunes ou blancs. En France, le premier vrai feu a été tiré sur la Place des Vosges, à Paris, alors Place Royale, pour le mariage d’Anne d’Autriche avec Louis XIII.

Principes des feux d'artifice

Les feux d'artifice font du bruit lorsqu'ils explosent, mais c'est principalement leur lumière et leur mouvement qui les rendent si attrayants. Le principe de base des feux d'artifice repose sur la combustion pyrotechnique, dérivé de la poudre noire originelle contenant un composé oxydant — nitrate, chlorate, perchlorate — qui libère de l'oxygène et un composé réducteur — le soufre et le carbone en mélange avec des métaux comme le silicium, le bore, le magnésium et le titane — qui sert de combustible. Il y a tout d'abord l'incandescence des particules d'oxyde métallique, formées lors de la combustion, dont l'incandescence va du blanc rouge (aux alentours de 1000°C) jusqu'au blanc éblouissant (vers 3000°C). Cette explosion porte à haute température les composés métalliques qui donnent les couleurs. La technique liée aux feux d'artifice s'appelle la Pyrotechnie. Les pyrotechniciens créent à chaque fois une mise en scène de couleurs et de rythme, avec parfois de la musique, un thème, ou la création d'un paysage de feu. On ajoute parfois des jets d'eau ou des feux de Bengale.

La forme

Le feu d'artifice du 14 juillet à Paris Il existe plusieurs sortes de pièces pyrotechniques, chacune produisant un effet qui dépend de la composition ou de la structure de l'explosif. Les bombes, bouquets, embrasements, cascades, soleils ou le bouquet final, sont tous construits à partir du même principe. Les pièces sont soit propulsées – fusées, à la disposition des amateurs – soit lancées par un mortier – plutôt réservé aux professionnels. La pièce la plus populaire est la bombe. Elle est constituée d'une charge de poudre pour la propulser (la Chasse) et d'un dispositif d'allumage à retardement (l'espolette) et de billes de poudres (les étoiles). La disposition des étoiles autour de l'allumeur produit des effets différents donnant des pivoines, des palmiers, des marrons d'air et même des saules pleureurs. Aujourd'hui, afin que les bombes s'étalent encore plus dans le ciel, les écarteurs sont renforcés d'une charge explosive, expulsant ainsi les étoiles sur un rayon beaucoup plus grand. Il existe aussi des bombes à plusieurs étages ayant chacune leur compartiment de propulsion et d'étoiles. L'explosion de chaque compartiment allume le dispositif à retardement du compartiment suivant, donnant plusieurs explosions successives. Le marron d'air ouvre généralement le spectacle. Il produit surtout un très fort bruit d'explosion. Variante de la bombe, la comète, propulsée à l'aide d'un mortier, produit une traînée incandescente tout au long de sa trajectoire.

Couleurs

En fonction du contenu de la mixture :

Compétitions

Il existe plusieurs compétitions internationales :
- Fêtes de Genève : Devant un peu moins de 2 millions de spectateurs, Le grand feu des Fêtes de Genève est l'un des plus grands feux pyromélodiques du monde, il se déroule chaque année autour du 10 août et cloture les Fêtes de Genève. Il est tiré dans la Rade de Genève (sur le lac, depuis plusieurs radeaux) qui est l'une des plus belles rades au monde, un spectacle unique. Depuis toujours, le feu est un concours entre artificiers ou pays, notamment la maison Italienne "Soldi" ou la maison "Pyrotechnic" de Genève.
- L'International des Feux Loto-Québec (Montréal, Québec, Canada) : Le plus important concours avec 2.9 millions de spectateurs annuellement ;
-Les Grands Feux Loto-Québec (Québec, Québec, Canada);
- World Pyro Olympics : Compétition itinérante. La première édition s'est tenue en décembre 2005 aux Philippines. La seconde édition devrait également s'y tenir en décembre 2006.

Risques, dangers, pollutions, précautions

On a montré (à Montréal) que la fumée d'un feux d'artifice équivalait à une pollution record en particules fines, mais la toxicité de ces fumées pour l'homme, l'enfant ou l'Environnement ne semble pas avoir été étudiée Le rayon bleu matérialise les particules en suspension, contenant une certaines quantité de métaux réputés toxiques Les feux d'artifices sont assimilables à des explosifs. Des accidents parfois mortels sont régulièrement signalés, ainsi que des incendies de forêts ou des dégâts sur des bâtiments ou des camions, trains ou navires ou des locaux de stockage de feux d'artifice. Par exemple le 22 mars 2006, le porte-conteneurs coréen Hyundai Fortune a dû être évacué après un incendie en face du Yémen dans le golfe d'Aden. Quelques conteneurs emplis de feux d'artifices ont explosé suite à un incendie accidentel, produisant une brèche de 12 mètres dans la coque et expulsant d'autres conteneurs à la mer 22/03/2006. Les feux d'artifices contiennent aussi de nombreux produits classés toxiques et/ou polluants. Souvent tirés près de l'eau, leurs fumées pourrait avoir des impacts sur la santé des spectateurs et des écosystèmes, bien qu'il ne semble pas y avoir eu d'études poussées sur cette hypothèse, mais des indices sont apportés par les stations d'alerte et de mesure de la pollution de l'air. Par exemple, l'une des trois plus fortes concentrations horaires (le record) de particules fines (PM) mesurées à Montréal par le RSQARéseau de Surveillance de la Qualité de l’Air (canadien) (162 µg/m3) correspondait à une soirée de l’été 2002, où (à 22h) le vent soufflant dans une direction inhabituelle a poussé la fumée d'un feux d'artifice tiré sur l’île Sainte-Hélène vers une station de mesure de la pollution de l'air située à l’Est de Montréal. CertainsPar , les pêcheurs de la chute Montmorency du Québec où un grand Feu d'artifice a lieu tous les ans craignent que des tirs répétés sur les mêmes sites ne finissent par contaminer les sols ou milieux aquatiques. Hafner Rudolf a en décembre 1989 en Suisse déposé une devant le parlement, rappelant que Certains composants des feux d'artifice appartiennent aux classes de toxicité 2 et 3 et polluent l'air et le sol et demandant des études et plus de précaution ou de réglementation notamment pour les usages de petits feux d'artifice par le grand public. Les feux d'artifice sont aussi à l'origine de nuisances sonores en étant de plus en plus utilisés par des particuliers à d'autres occasions que les grandes fêtes nationales.

Textes réglementaires (en France)

Rappel des principaux textes réglementaires concernant le tir de feux d'artifices :
- du 1 octobre 1990 portant sur la réglementation des artifices de divertissement. Il classe les pièces d'artifice en quatre catégories :
- Groupe K1 : artifices qui ne présentent qu'un risque minime,
- Groupe K2 : artifices dont la mise en œuvre, soit isolément, soit sous forme de pièces d'artifice lorsqu'ils peuvent être mis en œuvre sous cette forme, exige seulement le respect de quelques précautions simples décrites dans une notice d'emploi,
- Groupe K3 : artifices dont la mise en œuvre, soit isolément, soit sous forme de pièces ou de feux d'artifice, peut être effectuée sans risque par des personnes n'ayant pas le certificat de qualification prévu pour les artifices du groupe K4, à la condition que soient respectées les prescriptions fixées dans un mode d'emploi,
- Groupe K4 : artifices dont la mise en œuvre, soit isolément, soit sous forme de pièces ou de feux d'artifice, ne peut être effectuée que par des personnes ayant le certificat de qualification prévu à l'article 16, ou sous le contrôle direct de personnes ayant ce certificat,
- Seuls les artifices du groupe K1 peuvent être achetés par des mineurs ;
- relatif à la qualification des personnes pour la mise en œuvre des artifices de divertissement du groupe K4 ;
- modifiant l'arrêté du 27 décembre 1990 ;
- relatif au stockage momentané de pièces et feux d'artifices en vue d'un tir à proximité du lieu de ce tir ;
-Circulaire n° 86-1 565 du ministère de l'Intérieur.

Autorisations nécessaires (en France)

- Pour un feu d'artifice contenant uniquement des produits K1, K2 ou K3 et dont la quantité de matière active est inférieure à 35 kg :
- La personne qui le met en œuvre doit être majeure,
- Et si le tir se déroule ailleurs que sur votre propriété: demander l'autorisation au propriétaire du terrain.
- Si le terrain est municipal, il faut demander l'accord à la Mairie saisie en sa qualité de propriétaire et non en tant qu'autorisation municipale qui elle n'est obligatoire que pour les feux d'artifice de classe K4.
- Pour un feu d'artifice contenant au moins un produit K4 ou plus de 35 kg de matière active :
- Déclaration au moins 15 jours avant à la préfecture du département ;

Notes

Bibliographie

- , Didier Brunel, CNRS Editions, Paris, 2004.
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Voir aussi

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