Marc Seguin

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Marc Seguin Marc Seguin dit l'Aîné, était un ingénieur, inventeur et industriel français, né le 20 avril 1786 à Annonay en Ardèche et mort le 24 février 1875 à Annonay. Il rêve de supprimer les bacs qui servent encore à traverser les cours d'eau importants. Il apporte, ses connaissances pour inventer, créer, de nouvelles conceptions en matière de résistance des matériaux. Ses domaines d'inventions sont nombreux; ponts, bateau à vapeur, locomotives.
Marc Seguin

Marc Seguin Marc Seguin dit l'Aîné, était un ingénieur, inventeur et industriel français, né le 20 avril 1786 à Annonay en Ardèche et mort le 24 février 1875 à Annonay. Il rêve de supprimer les bacs qui servent encore à traverser les cours d'eau importants. Il apporte, ses connaissances pour inventer, créer, de nouvelles conceptions en matière de résistance des matériaux. Ses domaines d'inventions sont nombreux; ponts, bateau à vapeur, locomotives.

Généalogie

Cet homme hors du commun eut 19 enfants et vécut 90 ans. Sa mère était Augustine-Marie-Thérèse de Montgolfier, il est donc par sa mère le petit neveu de Joseph et Etienne Montgolfier les inventeurs des ballons à air chaud. Il épousa à 24 ans en 1810, Augustine Duret d'Annonay qui lui donna treize enfants. A 53 ans, en 1839, il se maria en secondes noces avec sa nièce plus jeune que lui de 33 ans, Augustine de Montgolfier, qui lui donna encore six enfants. Entre l'aînée et la plus jeune de ses dix-neuf enfants, Il y avait 47 ans de différence d'âge. Marc Seguin découvre à Paris grâce à son oncle tout un monde de machines qui le passionne. Il est le grand-père de Louis, Laurent et Augustin Seguin,

Les ponts

Le pont suspendu était connu depuis l'antiquité, mais on ne connaissait comme support que cordes ou chaînes en fer forgé. Ce système ne permettait de franchir que des rivières étroites. Bien avant la fin du XVIIe siècle, le besoin de ponts solides devint nécessaire, mais le coût énorme et les difficultés techniques étaient des obstacles majeurs. La construction de ponts suspendus par Marc Seguin aidé de ses quatre frères (Camille, Jules, Paul et Charles), représente un événement d'importance internationale en matière d'histoire des techniques.
- En 1822, Marc Seguin construit une passerelle de 18 mètres, sur la Cance, petite rivière près d'Annonay en Ardèche. La passerelle mesurait 18 mètres. Il apporta aussi de nombreuses autres inventions dans la réalisation des piles, notamment des premières réalisations en béton coulé sous l'eau. Il concrétisa l'ensemble de ces inventions dans la construction .
- En 1823, il construit son deuxième pont sur la Galaure, près de Saint-Vallier (Drôme) dans la Drôme (département). Ce pont est d'une longueur de 30 mètres, et large de 1, 65 mètre.
- En 1824 il construit son troisième pont, sur le Rhône, entre Tournon et Tain-l'Hermitage. Marc Seguin et ses frères mettent en place le premier grand pont suspendu léger construit en Europe continentale, avec câbles en fils de fer et travées de 85 m dit la "Passerelle".
- Les travaux s'achèvent en 1825, il sera mis en service la même année. Il sera à péage afin de rembourser les frais de construction. Ce pont sera utilisé jusqu'en 1963, date de sa destruction.
- En 1827 le pont d'Andance, près de Serrières en Ardèche, est construit. C'est le plus vieux pont suspendu de France encore utilisé aujourd'hui. Il fut détruit en grande partie, par les troupes d'occupation, le 30 août 1944, pour couvrir leur retraite. Il fut reconstruit et surélevé en 1946 pour permettre le passage des navires à gros tonnage. Ce type de construction sera le prélude à la construction par les frères Seguin, tant en France qu'à l'étranger de 186 autres ponts suspendus sur le même modèle, Tancarville et le Golden Gate Bridge de San Francisco en 1937, en étant les plus fameux descendants. Il participa avec ses frères Camille, Jules, Paul et Charles, à la construction d'un (65 identifiés) en France, mais aussi en Italie, et en Espagne.

La chaudière tubulaire et les bateaux à vapeur

Par la suite Marc Seguin crée une société de transport fluvial afin d'assurer un service régulier, sur le Rhône, entre Arles et Lyon. En 1824, le premier bateau à vapeur (avec 3 chaudières) conçu par Marc Seguin, le "Voltigeur", sort d'un chantier d'Andance. Ce bateau qui fit plusieurs voyages sur le Rhône entre Vienne et Lyon, permit de valider le principe de la "chaudière tubulaire" que Marc Seguin avait imaginé. Ce procédé décuple la surface de chauffe en faisant passer dans des tubes l'air brûlant issu du foyer ce qui produit une énorme quantité de vapeur. C'est ce procédé qui assura le succès de la locomotive de Stephenson, la "Rocket" ("Fusée") au "Rainhill Trials" du 6 octobre 1829, entre Stockton-on-Tees et Darlington, à la vitesse de 14 miles/h avec une traction de 12 tonnes et une vitesse de 18 miles sans convoi. Seguin appliquera plus tard son invention à la construction des locomotives à grande vitesse.

La chaudière tubulaire et le chemin de fer

Au cours d'un voyage en Angleterre il conçoit l'idée d'un chemin de fer entre St Etienne et Lyon. Ce chemin de fer il l'envisage uniquement comme un complément de son entreprise de navigation. Au début, la voie ferrée est, destinée à relier entre eux les fleuves et les centres industriels. Les chemins de fer sont donc des annexes de la navigation. Pour se procurer les machines nécessaires, Seguin se rend souvent en Angleterre où les trains sont tirés par les locomotives de George Stephenson à une vitesse qui ne dépasse pas neuf kilomètres à l'heure. En mars et avril 1828, il achète aux ateliers Stephenson de Newcastle, deux locomotives "Locomotion" d'occasion modèle 1825, il construit 12 machines dotées de son propre modèle de chaudière tubulaire (1828) et de tirage forcé (passage de la vapeur dans la cheminée, ce qui augmente le tirage), ainsi multiplia par 6 la puissance et augmenta la vitesse de la machine initiale de 6 à 40 km/h. En effet, l'ébullition provoquée par la circulation des gaz issus du foyer dans des « tubes à feu » traversant le corps de chauffe, sextuple la puissance développée par ces machines. La première locomotive de Marc Seguin manœuvra fin 1829, sur une voie d'essai située à Perrache. Une deuxième machine fut achevée 1830. Le 27 mars 1826, Marc Seguin et ses frères (Camille, Jules, Paul et Charles), et Edouard Biot ( le fils de Jean-Baptiste Biot de l'Institut) obtiennent l'adjudication de la ligne de chemin de fer de Saint-Etienne à Lyon pour la "Compagnie du Chemin de Fer de Saint-Etienne à Lyon". Le chemin de fer passe dans la vallée accidentée du Gier, par Saint-Chamond, Rive-de-Gier et Givors, sur une distance de 58 kilomètres. Le tracé comportait un pont sur la Saône, un viaduc, des ponts et quatorze souterrains, dont celui de Terrenoire qui mesurait 1500 mètres. Les voies sont double à l'exception de la traversée des tunnels. Il utilise des rails en fer posés sur des traverses de bois, au lieu des rails en fonte posés sur des cubes de métal ou de pierre. - En 1830, le premier tronçon de ligne de Givors à Rive-de-Gier, est terminé - En juin 1832 le second tronçon de Lyon à Givors est ouvert. - En octobre 1832 le dernier tronçon de Rive-de-Gier à Saint-Etienne, est mis en service. La totalité de la ligne est désormais exploitée. Pour la montée, la pente Rive-de-Gier jusqu'à Saint-Etienne étant trop forte pour la seule énergie dégagée par les chaudières tubulaires d'autres modes de traction seront utilisés selon les difficultés du parcours: chevaux attelés, locomotive à vapeur, treuil à vapeur... Pour la descente, il arrivait que les wagons, par effet de la gravité, soient entrainés par leur propre poids. Heureusement, chaque voiture était équipée d'un frein... toutefois, on poussait à l'épaule pour le démarrage... La solution du problème fut découverte par Claude Verpilleux un ripagérien. C'est lui qui est à l'origine des locomotives à tender moteur de Verpilleux. Son invention permis la suppression totale de la traction à cheval en 1844. Claude Verpilleux inventa également un remorqueur "à grappins" qui fonctionna sur le Rhône entre Lyon et Arles jusqu'à la guerre 14-18. En 1835 Marc Seguin se retire de sa compagnie de chemin de fer.

La retraite

En 1838 il s'installe, avec sa famille (comprenant 25 personnes environ...), à l'abbaye cistercienne désaffectée de Fontenay dans la Côte-d'Or, achetée en 1820 par l'un de ses parents Elie de Montgolfier, descendant des inventeurs des ballons. Il poursuit toutefois ses recherches et publie, en 1839, son ouvrage: "De l'influence des chemins de fer et de l'art de les construire et de les tracer" Il est élu correspondant de l'Académie des Sciences en 1845. Marc Seguin meurt le 24 février 1875 à Annonay.

Hommages

Son nom est inscrit sur la Tour Eiffel. ==
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