Sébastien Japrisot

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Jean-Baptiste Rossi, plus connu sous le pseudonyme de Sébastien Japrisot, anagramme de son vrai nom, né le 4 juillet 1931 à Marseille, décédé le 4 mars 2003 à Vichy en France, est un romancier, scénariste, traducteur, réalisateur et parolier. Écrivain rare - tant par la qualité et l'originalité de sa plume que par la relative minceur de son œuvre - scénariste, réalisateur, auteur dramatique, Sébastien Japrisot n'a négligé aucun art et excella
Sébastien Japrisot

Jean-Baptiste Rossi, plus connu sous le pseudonyme de Sébastien Japrisot, anagramme de son vrai nom, né le 4 juillet 1931 à Marseille, décédé le 4 mars 2003 à Vichy en France, est un romancier, scénariste, traducteur, réalisateur et parolier. Écrivain rare - tant par la qualité et l'originalité de sa plume que par la relative minceur de son œuvre - scénariste, réalisateur, auteur dramatique, Sébastien Japrisot n'a négligé aucun art et excellait dans tout. En virtuose des jeux de narration, il a su abolir toutes les conventions de la fiction et a marqué tant l'histoire du 7 art que de la littérature. Pour un auteur aussi apprécié du public, Japrisot était paradoxalement peu connu, ne donnant presque pas d'interviews, sauf au moment de la sortie des livres ou des films auxquels il avait contribué. Japrisot était un écrivain en quête permanente d'un équilibre entre la technique du roman policier efficace et la pure sensibilité littéraire.

Biographie

Sébastien Japrisot, parfaite anagramme de son nom - que choisira de signer Jean-Baptiste Rossi ses deux premiers romans policiers Compartiment tueurs et Piège pour Cendrillon, écrits à la suite en quelques jours, sans imaginer un seul instant le succès qu'ils allaient avoir, sans penser qu'il deviendrait le "Marienbad du roman policier" et que le cinéma s'emparerait de ses livres.

Jeunesse marseillaise (1931-1948)

Né le , à Marseille, dans une famille d'origine italienne, Jean-Baptiste Rossi vit dans le quartier de la Belle-de-Mai. Son père disparaît alors qu'il a sept ans. Son grand-père participe à son éducation en le conduisant souvent au cinéma. C'est dès cette époque que remonte son besoin de raconter des histoires, résumant devant ses camarades les films qu'il a vus, brodant, inventant des épisodes... : .Sébastien Japrisot, cité in Le Monde des livres, . Premier en français et possédant une mémoire phénoménale, sa mère insiste pour qu'il fasse ses études chez les jésuites au collège Saint-Ignace. Il est renvoyé pour indiscipline. Entre temps, la mère de Jean-Baptiste avait refait sa vie avec un camionneur au grand cœur qui, de son propre aveu, fut son seul "vrai papa".

Premiers écrits (1948-1952)

Il suit donc sa classe de philosophie au lycée Thiers, et c’est pendant les cours de physique et de chimie qu’il entreprend, pour tromper l’ennui, à dix-sept ans, d’écrire Les Mal partis. Il noircit en douce des pages et des pages, laissant courir son imagination, pour conter les amours passionnées d’un collégien et d’une religieuse. Monté à Paris à la rentrée suivante pour s’inscrire à la Sorbonne, Jean-Baptiste Rossi n’a qu’un but : faire publier son roman, trouver un éditeur. Une amie lui recommande un bureau de dactylographie au Quai de l’Horloge, pour y faire taper la première partie des Mal partis. Ce n’était pas vraiment la bonne adresse, mais un service destiné aux avocats et aux médecins sans secrétaire. Germaine Huart, une dactylo s’apercevant de son désarroi, lui propose de taper son manuscrit en dehors des heures de travail. Elle est petite, timide et mignonne. Il a le coup de foudre. Cette jeune fille deviendra sa femme. Tout en vivant avec cette dernière, il écrira la deuxième partie des Mal partis. Ne connaissant pas le monde de l’édition, c’est par hasard, parce que la couverture des volumes de la collection "Pavillons" lui avait attiré l’œil à la vitrine de la librairie Gibert, qu’il tente sa chance auprès de Robert Laffont. Sans se rendre compte que la collection en question n’abrite que des auteurs étrangers. Il demande à voir personnellement le patron pour lui remettre en main propre l’exemplaire unique de son manuscrit. Il fait le siège plusieurs jours. Robert Laffont, Marseillais comme lui, accepte aussitôt de publier cette histoire malgré le sujet sulfureux, les avis défavorables de son comité de lecture – à l’exception de Robert Kanters –, et les menaces des Jésuites. On est en février 1950, Rossi n’a alors que dix-neuf ans. Ce livre lui vaut un succès d’estime en France, une belle auréole au Quartier Latin auprès de ses aînés comme Roger Nimier qui déclara : « Jean-Baptiste Rossi est très jeune, mais il n’est pas pressé de le démontrer ». Aussitôt traduit à l’étranger, le livre connaît un succès foudroyant aux États-Unis. Rossi décroche un contrat mirifique avec les Pocket Books. Afin de prouver à soi-même qu’il n’est pas l’auteur d’une seule œuvre, il écrit dans la foulée Visages de l’amour et de la haine, longue nouvelle pour le numéro d’octobre 1950 de Réalités, revue dirigée par Marcel Mithois.

Excursions vers la traduction, la publicité, les courts métrages (1953-1961)

Pour gagner sa vie, alors que ses connaissances en langue anglaise ne vont pas plus loin que celles acquises à l’école, il se met à traduire librement plusieurs romans westerns de Clarence E. Mulford (l’auteur de la série Hopalong Cassidy), sous le pseudonyme de Robert Huart, pour la nouvelle collection "Arizona" de Robert Laffont. On lui confie par la suite en 1953 la traduction de L'Attrape-cœurs de J. D. Salinger, l’histoire d’un adolescent fragile. Mais L'Attrape-cœurs ne rencontre pas la faveur immédiate du public (100 exemplaires vendus) et cela a pour effet de dégoûter le jeune Rossi de la littérature. Il traduit encore en 1956 Mais qui a tué Harry ?, le roman de Jack Trevor Story dont Alfred Hitchcock a tiré son film. Puis il entre comme concepteur et chef de publicité dans deux grandes agences parisiennes, dont Synergies, avec Air France, Rubafix, les vins Postillon, les parfums Houbigant comme principaux clients. Sa vie redevient confortable. Rétrospectivement, il confie : « Je venais de plus en plus tard au bureau et j’étais tellement pressé d’en sortir que le trajet même a fini par me sembler absurde. » À cette époque, vers l’âge de 29 ans, il fait la connaissance du producteur Pierre Braunberger, l’homme des films de la Pléiade, le véritable initiateur de la Nouvelle Vague, le producteur qui a lancé Truffaut, Godard, Resnais, Lelouch. Ce dernier souhaite produire Les Mal partis. Le film ne se fait pas (livre trop difficile à mettre en images) mais Braunberger trouvant à son auteur des dons de metteur en scène, lui demande d’adapter une nouvelle de Maupassant. Rossi lui répondra qu’il aime autant inventer des histoires lui-même. C’est ainsi que Rossi demande un congé de six mois à son agence publicitaire et réalise pour Braunberger deux courts métrages : La Machine à parler d’amour avec Nicole Berger et L’Idée fixe, un film policier où une sourde-muette voit un tueur à l’action. Pouvant enfin donner libre cours à son imagination, Rossi quitte définitivement la publicité, ne lâche plus le cinéma, et travaille comme scénariste pour différents metteurs en scène, notamment Jean Renoir et Marcel Ophuls. Il traduit les Nouvelles de J. D. Salinger en 1961. Et là, belle revanche, Salinger plaît aux Français qui redécouvrent L’Attrape-cœurs. Mais les traductions et le cinéma ne nourrissent pas son homme.

Retour à la littérature et naissance de Sébastien Japrisot (1962-1970)

En janvier 1962, J.-B. Rossi a un besoin urgent d’argent à la fois pour faire vivre son foyer et pour apaiser son percepteur qui réclame un arriéré impressionnant : 500.000 francs de l’époque. Impôts qu’on lui réclame sur ses gains de publicitaires épuisés depuis longtemps. Son ami et voisin Robert Kanters, à qui il doit en partie la publication des Mal partis et qui dirige la collection policière "Crime Club" de chez Denoël, propose qu’il lui écrive un roman policier. Rossi ne connaît rien aux policiers mais cela ne l’empêche pas, la semaine suivante, de porter à son éditeur son manuscrit Compartiment tueurs pour lequel il touche 250.000 francs d’à-valoir. Il revient huit jours plus tard avec Piège pour Cendrillon, pour toucher la même somme. On le paie mais en le priant de se faire rare quelque temps chez Denoël... Au moment de signer le contrat, il propose Sébastien Japrisot. : (Sébastien Japrisot, cité in Le Provençal, 06/11/1977). Signature autographe de Sébastien Japrisot Il n’imagine pas une seconde qu’il allait devenir prisonnier de ce nom et se découvrir un véritable don, artisanal, de lier les fils d’une intrigue complexe. Compartiment tueurs paraît au mois de mai 1962 suivi un an après de Piège pour Cendrillon qui rafle le Grand Prix de Littérature policière. Ces deux livres qu’il jugeait inavouables rencontrent d’emblée la faveur de la critique et du public. Le cinéma s’en empare aussitôt : Costa-Gavras pour Compartiment tueurs (son premier film, avec Simone Signoret et Yves Montand) et en 1965 André Cayatte pour Piège pour Cendrillon (sur une adaptation signée Jean Anouilh). Deux grands succès. Du coup, les producteurs se traînent à ses pieds. Il devient l’auteur qui écrit facilement pour le cinéma. Pas si facilement, justement... Sébastien Japrisot n’oublie pas Jean-Baptiste Rossi. Sous son vrai nom, il publie un album satirique désopilant illustré par son ami Alain Trez : L’Odyssexe (1965) tiré de leur court métrage réalisé l’année d’avant : L’Homme perdu dans son journal. Les Mal partis obtient lors d’une réédition en 1966 le prix de l’Unanimité (décerné par un jury qui comprend Sartre, Aragon, Elsa Triolet, Adamov, Jean-Louis Bory, Robert Merle). En septembre de la même année, Sébastien Japrisot donne enfin un nouveau roman, plus long que les précédents et qu’il écrit en trois semaines : La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil. Denoël créera une nouvelle collection, "Sueurs froides", pour l’accueillir. L’histoire est celle d’une jeune femme qui emprunte à son patron, sans le lui dire, sa luxueuse voiture pour se rendre sur la Côte d’Azur et qui, en cours de route, est confrontée à des situations de plus en plus hallucinantes. La critique et le public adorent ce livre qui se voit décerner le Prix d’Honneur 1966 et le Best Crime Novel en Grande-Bretagne. Même Simone de Beauvoir en parle. Après bien des tergiversations (Alfred Hitchcock, Jules Dassin, Vadim sont séduits par La Dame dans l’auto), c’est finalement Anatole Litvak qui adapte à l’écran le roman ; et il en fait même son œuvre testament (1969) avec Samantha Eggar dans le rôle titre. Les prétendantes étaient nombreuses : Brigitte Bardot, Michèle Mercier, Elizabeth Taylor, Julie Christie, Jane Fonda...

La tentation cinématographique (1970-1980)

Sébastien Japrisot, dans les années 70-80, écrit directement pour le cinéma et consolide son rayonnement à l’étranger. : S. Japrisot, préface à La Dame dans l’auto, Rombaldi, 1971) Avec Jean Herman (alias Jean Vautrin), il va trouver Serge Silberman, producteur du Journal d’une femme de chambre de Brunel, et du Trou, de Jacques Becker pour lui proposer Adieu l’ami, l’histoire de deux ex-légionnaires emprisonnés dans un coffre-fort, l’un pour le voler, l’autre pour y restituer de l’argent. Le film, réalisé en 1968 avec Charles Bronson et Alain Delon, marche très fort. Serge Silberman le pousse à écrire de nouveau pour lui. Ainsi naît Le Passager de la pluie, mis en scène par René Clément en 1969, avec Charles Bronson et Marlène Jobert. Dans cette lutte entre une femme, victime d’un viol qui a tué son agresseur, et un policier obstiné et imprévisible qui la traque et la malmène, tout est dans la subtilité des relations qui s’esquissent entre eux. Savant dosage de résistance acharnée et d’essai de domination, de douceur ou de brutalité teintée d’érotisme sous-jacent. Japrisot écrit encore pour Silberman et avec à la réalisation le même René Clément, deux ans plus tard, La Course du lièvre à travers les champs. Au début, il s’agissait d’adapter un roman de la "Série noire" Black Friday (Vendredi 13) de David Goodis. Mais très vite, Japrisot s’aperçoit que ça ne marchera jamais, il a envie de raconter une autre histoire. Et de ce fait, La Course du lièvre à travers les champs est l’une de ses œuvres les plus personnelles, qui dégage un charme étrange et poétique. Il conjoint deux histoires : celle d’enfants de Marseille jouant aux gangsters et celle de gangsters en pleine action en Amérique. Serge Silberman le pousse à la réalisation. Sébastien Japrisot tourne ainsi en 1975 son premier long métrage adapté de son roman de jeunesse : Les Mal partis. Ce film lui donne le virus de la mise en scène mais l’écriture est pour lui plus qu’une passion, « une infirmité » et il déteste les contraintes liées aux horaires. La même année, il adapte au cinéma, pour Just Jaeckin, le roman de Pauline Réage : Histoire d’O et Folle à tuer pour Jean-Pierre Mocky d’après le roman Ô dingos, ô châteaux ! de Jean-Patrick Manchette. Finalement, c’est Yves Boisset qui réalisera Folle à tuer et du coup, Japrisot refusera d’être crédité au générique.

Nouveau retour à la littérature (1980-1991)

Après une "absence" de 10 ans, il revient de manière éclatante à la littérature en 1977, avec L’Été meurtrier qui obtient le Prix des Deux-Magots en 1978. On sait moins que ce roman, dont les événements sont relatés par les principaux protagonistes, chacun apportant sa vision de la réalité, de son point de vue personnel, trouve son point de départ dans trois faits divers réels. Le roman puis le film réalisé en 1983 par Jean Becker (qui n’avait pas tourné depuis 16 ans) et mettant en vedette Isabelle Adjani et Alain Souchon connaîtront le succès que l’on sait. Adjani y est plus belle et plus provocante que jamais. Dans cette cérémonie en images d’une vengeance patiente, Adjani incarne la jeune séductrice prête à tout pour dénouer à sa façon une tragédie du passé. La beauté radieuse de la Provence contraste avec la noirceur macabre de l’intrigue. Suprême récompense, le film récolte en 1984 quatre César dont celui de la meilleure adaptation cinématographique pour Japrisot. En 1986, l’auteur publie La Passion des femmes – portrait fragmenté d’un homme par les huit femmes qui l’ont aimé et somptueux hommage à l’univers du cinéma – et dirige deux ans plus tard Laeticia Gabrielli et Anne Parillaud pour son second long métrage Juillet en septembre, l’histoire de deux personnages en quête d’amour – un tueur psychopathe et une jeune femme –, qui se croisent, se rencontrent mais seulement pendant huit minutes. Japrisot entame alors la rédaction d’Un long dimanche de fiançailles, qui obtiendra à sa sortie en 1991 le prix Interallié, un prix réservé aux journalistes ! Il a porté ce livre en lui pendant vingt ans et il a mis quatre ans à l’écrire. Le lecteur est emmené sur les champs de bataille de la Grande Guerre. Un long dimanche de fiançailles raconte une histoire d’amour, celle vécue par une jeune fille meurtrie dans sa chair (elle est handicapée) et dans son cœur (elle ne croit pas en la mort de son fiancé parti à la guerre). Une histoire d’amour qui se décline comme une véritable enquête policière, minutieuse, cruelle, et douloureuse... Une histoire d’amour qui se nourrit de silences, d’absence, de souvenirs, d’acharnement ....

Nouvelles flâneries du côté du cinéma (1991-2003)

Un long dimanche de fiançailles, son chef-d’œuvre romanesque pour beaucoup de ses lecteurs, a été porté à l’écran par Jean-Pierre Jeunet avec Audrey Tautou dans le rôle de Mathilde. Les Enfants du Marais (1998), tendre chronique de l’entre-deux-guerres dédiée aux petites gens et à la nostalgie d’un bonheur simple comme un rayon de soleil ou un verre de vin. Réalisé par Jean Becker d’après le roman de Georges Montforez, ce film prouve que L’Été meurtrier n’a pas tué le ticket Becker-Japrisot. Japrisot perpétue d’ailleurs sa complicité avec ce même réalisateur en écrivant le scénario d’Un crime au paradis (2000) d’après La Poison de Sacha Guitry, l’histoire d’un couple de paysans qui se détestent au point de souhaiter chacun la mort de l’autre, avec Jacques Villeret et Josiane Balasko dans les rôles autrefois interprétés par Michel Simon et Germaine Reuver.

Bibliographie

Romans, récits

- Les Mal Partis - Prix de l'Unanimité 1966 (sous le nom de J.-B. Rossi, Robert Laffont, 1950)
- Visages de l'amour et de la haine (sous le nom de J.-B. Rossi, in Réalités n° 57, 10/1950)
- L'Odyssexe (album illustré par Trez, publié sous le nom de J.-B. Rossi, Denoël, 1965)
- L'Été meurtrier - Prix des Deux-Magots 1978, Prix de l'Académie suédoise 1978 (Denoël, 1977). NB : roman adapté au cinéma par Jean Becker, avec Isabelle Adjani, Alain Souchon…
- La Passion des femmes (Denoël, 1986)
- Un long dimanche de fiançailles, prix Interallié 1991 (Denoël, 1991). NB : roman adapté au cinéma par Jean-Pierre Jeunet.

Romans policiers

- Compartiment tueurs (Denoël, coll. "Crime/club" n° 203, 1962). NB : roman adapté au cinéma par Costa-Gavras, avec Simone Signoret et Yves Montand,
- Piège pour Cendrillon - Grand Prix de littérature policière 1963 (Denoël, coll. "Crime/club" n° 209, 1963). NB : roman adapté au cinéma par André Cayatte,
- La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil (Denoël, 1966). NB : roman adapté au cinéma par Anatole Litvak.

"Écrits pour l'écran" (scénarios publiés)

- La Machine à parler d'amour (sous le nom de J.-B. Rossi, L'Avant-scène cinéma n° 66, 01/1967)
- Adieu l'ami (Denoël, 1968). NB : histoire portée au cinéma par Jean Vautrin, avec comme interprètes Charles Bronson et Alain Delon,
- La Course du lièvre à travers les champs (Denoël, 1972). NB : histoire portée au cinéma par René Clément, avec Emmanuelle Béart,
- Le Passager de la pluie (Denoël, 1992). NB : histoire portée au cinéma par René Clément.

Traductions

- Hopalong Cassidy entre en jeu (Hopalong Cassidy With the Trail Herd, 1950), roman western de Clarence E. Mulford, trad. sous le pseudonyme de Robert Huart (Robert Laffont, coll. "Arizona" n° 1, 1951)
- Hopalong Cassidy et la couvée de l’aigle (Hopalong Cassidy With the Eagle’s Brood, 1931), roman western de Clarence E. Mulford, trad. Robert Huart (Robert Laffont, coll. "Arizona" n° 2, 1951).
- Hopalong Cassidy trouve un double (Hopalong Cassidy Returns, 1923), roman western de Clarence E. Mulford, trad. Robert Huart (Robert Laffont, coll. "Arizona" n° 3, 1951)
- Hopalong Cassidy : les Hors-la-loi de West Fork (Hopalong Cassidy and the Rustlers of West Fork, 1951), roman western de Louis L'Amour, trad. Robert Huart (Robert Laffont, coll. "Arizona" n° 6, 1951). (NB : le nom de l'auteur sur la page de titre est "Tex Burns")
- Pistes dans la nuit (Trails by Night), roman western de Tom J. Hopkins, trad. Robert Huart (Robert Laffont, coll. "Arizona" n° 7, 1951).
- Hopalong Cassidy et les Compagnons du ranch 20 (Hopalong Cassidy, Bar 20, Rides Again, 1926) roman western de Clarence E. Mulford, trad. Robert Huart (Robert Laffont, coll. "Arizona" n° 8, 1951).
- Hopalong Cassidy : le Shérif de Twin River (Hopalong Cassidy Serves a Writ, 1941), roman western de Clarence E. Mulford (Robert Laffont, coll. "Arizona" n° 10, 1952).
- Hopalong Cassidy : (Meurtres sur) la Piste des sept pins (Hopalong Cassidy and the Trail to Seven Pines, 1951), roman western de Louis L'Amour, trad. Robert Huart (Robert Laffont, coll. "Arizona" n° 11, 1952).
- La Poursuite blanche (Murder in the Outlands), roman western de James Beardsley Hendryx, trad. Robert Huart (Robert Laffont, coll. "Arizona" n° 12, 1952).
- Hopalong Cassidy : Panique à Tasotal (Hopalong Cassidy and the Riders of High Rock, 1951), roman western de Louis L'Amour trad. Robert Huart (Robert Laffont, coll. "Arizona" n° 14, 1952).
- Hopalong Cassidy : l’Inquiétant tireur (Hopalong Cassidy : Trouble Shooter, 1952), roman western de Louis L'Amour, trad. Robert Huart (Robert Laffont, coll. "Arizona" n° 16, 1953)
- L'Attrape-Cœurs (The Catcher in the Rye), roman de J. D. Salinger (Robert Laffont, coll. « Pavillons », 1953)
- Mais... qui a tué Harry ? (The Trouble with Harry), roman de (Robert Laffont, 1956)
- Nouvelles (Nine Stories), J. D. Salinger (Robert Laffont, coll. « Pavillons », 1961)

Recueils, œuvres réunies en volumes

- Écrit par Jean-Baptiste Rossi (coéd. Denoël-Robert Laffont, 1987)
- Japrisot volume 1 (œuvre policière) (Denoël, coll. "Des heures durant", 2003)
- Japrisot volume 2 (œuvre romanesque) (Denoël, coll. "Des heures durant", 2004)

Nouvelles

- ROSSI, Jean-Baptiste. « Les Vagabonds ». La Gazette des Lettres n° 94, samedi 6 août 1949, p. 10-11, ill. en n/b de R. Pagès.
- ROSSI, Jean-Baptiste. « La Voix morte ». La Nef : revue mensuelle n° 57, septembre 1949, p. 46-51.
- ROSSI, Jean-Baptiste. « Aquarelle pour un petit garçon ». La Pipe en écume : bulletin périodique du Mouvement Musical des Jeunes et des Compagnons du Concert de Chambre de Paris, cahier n° 15, automne-hiver 1949, p.18
- ROSSI, Jean-Baptiste. « Atmosphère indigo ». La Gazette des Lettres, samedi 1er avril 1950 (6e année), n° 111, p. 8-9, ill. Le Louarn.
- ROSSI, Jean-Baptiste. « La Croisière du "Charcot" de Frank Bullen », résumé-digest du livre de F. Bullen. La Gazette des lettres, samedi 8 juillet 1950, n° 118, p. 11, surtitre : « notre Digest ».
- JAPRISOT, Sébastien. « L'Idée fixe ». 813, octobre 2003, n° 85/86, p. 20-22, ill. Dominique Rousseau.

Poème

- ROSSI, Jean-Baptiste. « Sensations » . Entre Nous, journal de lycéens parisiens, 1947.

Filmographie

En qualité de réalisateur et scénariste

- La Machine à parler d'amour (court métrage, 1961)
- L'Idée fixe (court métrage, 1962)
- L'Homme perdu dans son journal (court métrage, avec Alain Trez, 1964)
- Les Mal partis (1976). Réal. Jean-Batiste Rossi. Avec France Dougnac, Marie Dubois, Pascale Roberts, Fred Personne, Olivier Jallageas, Bernard Verley, Jean Gaven, Richard Leduc, Martine Kelly, René Morard, Monique Mélinand, René Havard
- Juillet en septembre (1988). Réal. Sébastien Japrisot. Avec France Dougnac, Laëtitia Gabrielli, Anne Parillaud, Pascale Pellegrin, Jean Gaven, Giselle Pascal, Daniel Desmars, Éric Damain, Cathy Esposito, Lydia Andréi, Éric Denize, Florence Geanty

En qualité de scénariste (scenarii originaux)

Voir aussi les trois courts métrages et Juillet en septembre qu'il a réalisés
- Adieu l'ami. Réal. Jean Vautrin. Avec Charles Bronson et Alain Delon.
- La Course du lièvre à travers les champs. Réal. René Clément, avec Emmanuelle Béart.
- Le Passager de la pluie. Réal. René Clément.

En qualité de scénariste (adaptations d'œuvres)

- Peau de banane (1963). Réal. Marcel Ophuls. D'après le roman de Charles Williams. NB : Sébastien Japrisot n'est pas crédité.
- Histoire d'O (1975). Réal. Just Jaeckin. D'après le roman de Pauline Réage Histoire d'O.
- Folle à tuer (1975). Réal. Yves Boisset. D'après le roman de Jean-Patrick Manchette Ô dingos, ô châteaux !. NB : Sébastien Japrisot n'est pas crédité.
- Les Mal partis (1976). Réal. Jean-Batiste Rossi, d'après son propre roman.
- L'Été meurtrier (1983). Réal. Jean Becker. César de la meilleure adaptation cinématographique 1984.
- Les Enfants du marais (1998). Réal. Jean Becker. D'après le roman de Georges Montforez.
- Un crime au paradis (2001). Réal. Jean Becker. D'après La Poison de Sacha Guitry.

En qualité d'auteur de l'œuvre originale

- Compartiment tueurs (1964). Réal. Costa-Gavras.
- Piège pour Cendrillon (1965). Réal. André Cayatte.
- La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil (1970). Réal. Anatole Litvak.
- L'Été meurtrier (1983). Réal. Jean Becker.
- Un long dimanche de fiançailles (2003). Réal. Jean-Pierre Jeunet, avec Audrey Tautou, Gaspard Ulliel, Marion Cotillard, Dominique Pinon, Jean-Paul Rouve, Albert Dupontel, Ticky Holgado...

Discographie

Paroles de chanson

- Le Passager de la pluie. Musique Francis Lai, interprète Séverine (Éditions Francis Dreyfus, 1970). B.O. du film Le Passager de la pluie de René Clément. Nicole Croisille l'a reprise dans une version sensiblement différente.

Analyse de l'œuvre

Thèmes

Toutes les livres de Sébastien Japrisot racontent des histoires passionnelles mêlées à une intrigue criminelle savante. Les lecteurs se complaisent dans ce côté labyrinthique cher à l’écrivain qui avoue : « Si j’aborde dans mes livres certaines choses que je pense sur la société, cela me vient vraiment des personnages. Tout ce qui m’intéresse, c’est humain, ce n’est jamais idéologique. C’est pourquoi après Compartiment tueurs, mes romans s’écartaient de plus en plus du policier pour aller vers le roman psychologique où il n’y a plus vraiment d’intrigue policière. Je pouvais dire des choses à travers des personnages qui sont confrontés à une aventure qui les dépasse. Plutôt que de prendre des policiers qui voient des meurtres tous les jours, autant prendre un personnage comme vous et moi qui est confronté à un meurtre ou à une histoire dans laquelle il ne devait pas être. J’aime les personnages qui sont dépassés par les événements et qui, finalement, gagnent sur les événements. C’est d’autant plus intéressant quand c’est une héroïne, qu’on croit plus vulnérable, en tout cas plus fragile physiquement que les hommes, et qui est protégée par le lecteur qui a peur pour elle plus que pour un héros masculin. » (S. Japrisot, cité in Le Devoir, 22/11/1986). L’exigence a toujours été une de ses qualités : : 'S. Japrisot, préface à La Course du lièvre à travers les champs, Denoël, 1972).

Accueil et perception de l'œuvre

Sébastien Japrisot vivait à son humeur, alternant littérature et cinéma, avec la chance de pouvoir s’octroyer, parfois, quelques années de silence méritées. Ses livres, ses films ne l’ont pas trahi. Il aimait la Femme, Lewis Carroll, le jazz, la tranquillité autant que les nuits blanches, la campagne et la mer, le pomerol, les souvenirs de son enfance, la vidéo (la plus grande invention depuis l’aspirine), les voitures miniatures, les timbres-poste et, par-dessus tout, sa famille et ses amis. Il n’avait jamais pris la grosse tête, avait su rester simple et se tenir à l’écart des mondanités parisiennes. Traduit dans de nombreux pays (Europe, Amérique, Japon, pays de l’Est…), il est également considéré comme l’un des écrivains français les plus lus à l’étranger. Ses romans, recommandés par l’Éducation nationale, font d’ailleurs partie des programmes scolaires.

Revue de presse, éloges, hommages

Écrivains Maurice-Bernard Endrèbe, Magazine du mystère n° 11, 1978 : : Françoise Giroud, Le Journal du Dimanche, 13 octobre 1991 : : Thomas Narcejac, Le Grand Livre du Mois, décembre 1991 : : Jean-Christophe Grangé, France Info, mars 2003 : : Thierry Jonquet, La Bête et la belle, La bibliothèque Gallimard n° 12, 1998 : : Emmanuel Carrère, Le Nouvel Observateur n° 2011, 22-28/05/2003 : : Jean-François Coatmeur, 813, n° 85-86, octobre-novembre 2003 : : Classe politique Jean-Jacques Aillagon, Ministre de la Culture et de la Communication, communiqué du 6 mars 2003 : : Universitaires André Vanoncini, Le Roman policier. PUF, coll. "Que sais-je ?", 1993 : Stéphanie Dulout, Le Roman policier. Milan, coll. "Les Essentiels Milan", 1995 : Yves Reuter, Le Roman policier. Nathan Université, coll. "128", 1997 : : Le choix de l’intrigue policière, conforme au goût de l’insolite que Japrisot avait exprimé en tant que publicitaire, révèle surtout la volonté de démonter les modèles du genre : il s’agit de subvertir la logique narrative pour remettre en jeu la maîtrise du lecteur et le pouvoir des héros, obligés de reconstruire leur identité en confondant progressivement les rôles de l’enquêteur, du témoin, de la victime et de l’assassin, au risque d’être eux-mêmes condamnés ou de perdre la raison. Sylvie ROZÉ, « Dictionnaire des lettres françaises : le XXe siècle », La Pochothèque, 1998 Critiques littéraires : . Renaud Matignon, Le Figaro. Japrisot n’a pas la chair triste. Il a le délire élégant. Rien d’étonnant de la part de quelqu’un qui place si volontiers Lewis Carroll en épigraphe de ses livres. Ce caïd des séries noires ou blêmes dissimule un rêveur. Ou, si l’on préfère, un poète, mais qui ne hausse pas le col, ne pose pas au voyant. Arnould de LIEDERKERKE, Le Figaro-Magazine Un vrai romancier, un écrivain qui a trouvé l’équilibre entre la technique policière et la sensibilité romanesque. François GONNET, France-Inter Japrisot est un Simenon corrigé par Robbe-Grillet. Le Nouveau Candide, 16-23/05/1963 Sébastien Japrisot a le visage du poète de Peynet, une douceur qui donne la chair de poule, un filet de voix et le regard candide. À le voir tapi dans un coin de la pièce, reculant devant le succès comme devant un bain glacé, image même de l’innocence, nous avons pensé " Quel superbe criminel il ferait ! " Babette ROLIN, Les Beaux-Arts, 17/05/1963 Japrisot le magicien, qui a contraint le silence à rendre gorge et la vérité à s’étendre nue sur la page. Gabrielle ROLIN, Le Monde, 28/10/1977 Son expérience de la publicité où, écrit-il, " ce qui compte, c’est d’en mettre un coup dans l’imagination ", semble lui servir en littérature : il s’applique à frapper l’esprit du lecteur par son choix de l’intrigue policière et par un renversement au profit d’une écriture personnelle, de toutes les conventions du genre. Dans ces romans policiers qui n’en sont pas, l’insolite définit le comportement des acteurs principaux, dont les millions de gestes imprévisibles menacent le sens et l’ordre d’un monde adulte. « Dictionnaire historique, thématique et technique des littératures », Larousse, 1985 La force de Japrisot, c’est d’une part cette construction maligne qui s’apparente au jeu de Meccano, chaque pièce s’emboîtant l’une dans l’autre. C’est aussi, bien sûr, cette écriture d’apparence simple, rythmée, étonnamment phonétique, charmeusement musicale… On frémit, on s’interroge, on s’inquiète. Le suspense se liant à l’émotion. Un grand livre, ce n’est rien d’autre : un grand sujet, des personnages forts, une écriture saisissante. Gilles PUDLOWSKI, Le Point n° 989, 31/08/1991 Sébastien Japrisot est un merveilleux raconteur d’histoires, un de ces romanciers désormais rares qui cultive l’art complexe des magiciens. Avec ce matériau galvaudé du langage, il bâtit des gens et des mondes plus réels que la réalité. Il fait sauter le vernis des mots, il abolit les conventions de la fiction, et nous nous retrouvons pris au piège d’un récit que l’on voit, entend, sent, respire. Un récit aussi dense que la vie même, aussi plein d’images, de couleurs et d’ombres. Michèle GAZIER, Télérama, 02/10/1991 Dépassant à chaque roman le cadre d’une intrigue policière menée avec toute la rigueur du genre, Sébastien Japrisot nous livre des drames psychologiques passionnants, où l’insolite, l’humour et l’émotion alternent pour le plus grand plaisir du lecteur. MAXI-LIVRES / PROFRANCE, présentation de l’auteur pour « Le Passager de la pluie », 1995. La logique narrative est chez lui fondée sur sa propre subversion – qui met en cause aussi bien la conscience du détective que la maîtrise du lecteur – dans la lignée de la structure tragique sophocléenne et du récit analytique freudien. Pascal MOUGIN et Karen HADDAD-WOTLING, « Dictionnaire mondial des littératures », Larousse, 09/2002 Sébastien Japrisot occupe une place singulière dans le roman français contemporain. Il a réussi à mener de front, avec un égal bonheur, son œuvre de scénariste et de romancier. Tenu parfois comme le plus anglo-saxon des écrivains français, il est l’un des auteurs français les plus traduits à l’étranger. Depuis son tout premier livre, la ferveur du public ne l’a jamais quitté. Surtout, et ce n’est pas sans moindre mérite, s’il ne s’est pas cantonné au roman policier, Sébastien Japrisot a largement contribué à abolir, par la qualité de son écriture et l’originalité de son écriture, la frontière entre littérature policière et littérature tout court. Gérard MEUDAL, Le Monde n° 18077, 08/03/2003 Critiques littéraires spécialisés Léger, très brillant, Jean-Baptiste Rossi (Sébastien Japrisot) cisèle la phrase avec un plaisir évident, et élabore de très beaux personnages de femmes. Nous lui devons de subtils romans aux machinations complexes, style William Irish, et dont les victimes sont souvent les coupables. BENVENUTI-RIZZONI-LEBRUN, « Le Roman criminel : histoire, auteurs, personnages », L'Atalante, 1982 Même s’il l’a fait involontairement, inconsciemment, il a cependant marqué l’histoire du suspense français. Dans ses romans à suspense l’emporte l’étude psychologique des personnages. Michel LEBRUN & J.-P. SCHWEIGHAEUSER in Le Guide du polar, histoire du roman policier français, Syros, 1987 Les principaux arguments de ce romancier sont la maîtrise de l’écriture comme de l’intrigue. Tout est négocié avec une science innée de l’application. Les sujets sont forts, recherchés. La langue concise, très travaillée. Cette recherche permanente du plus juste équilibre fait de Japrisot un écrivain aussi rare que déterminant. Robert DELEUSE, « Les Maîtres du roman policier, Bordas, Les compacts n° 24, 1991

L'œuvre de Sébastien Japrisot à l'étranger'

Œuvres littéraires traduites

Films à l'étranger

Récompenses

Prix décernés à Sébastien Japrisot, aux œuvres auxquelles il a participées ou aux personnes ayant adapté ses romans.

Livres

- 1963 : Grand Prix de Littérature policière pour Piège pour Cendrillon (Denoël, 1963).
- 1966 : Prix de l'Unanimité pour Les Mal Partis (Robert Laffont, 1966 - rééd. de l'éd. de 1950)
- 1966 : Prix d'Honneur pour La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil (Denoël, 1966)
- 1968 : Gold Dagger Award for the Best Crime Novel of the Year 1968 (Best Foreign) décerné par la Crime Writer's Association pour The Lady in the Car (Souvenir Press)
- 1978 : Prix des Deux-Magots pour L'Été meurtrier (Denoël, 1977)
- 1981 : The Martin Beck Award décerné par la Svenska Deckarakademin (Académie suédoise) pour Vedergällningen (L'Été meurtrier)
- 1991 : Prix Interallié pour Un long dimanche de fiançailles (Denoël, 1991).
- 1996 : Adult Great Read (Honorable Mention) décerné par les Nothern California Independent Booksellers Associated (NCIBA) (USA) pour A very long Engagement

Films

Nominations

- 1971 : Laurel Award du Meilleur Film pour Le Passager de la pluie (1969)
- 1971 : Edgar Allan Poe Award du Meilleur film pour Le Passager de la pluie (1969)
- 1983 : Palme d'or au Festival de Cannes pour Jean Becker
- 1984 : César du meilleur acteur pour Alain Souchon dans L'Été meurtrier (film de Jean Becker, 1983).
- 1984 : César du meilleur réalisateur pour Jean Becker avec L'Été meurtrier
- 1984 : César du meilleur film pour L'Été meurtrier (film de Jean Becker, 1983).
- 1984 : César de la meilleure musique écrite pour un film : Georges Delerue
- 1984 : César du meilleur acteur dans un second rôle : François Cluzet

Victoires

- 1971 : Golden Globe Award du Meilleur Film Étranger pour Le Passager de la pluie (1969)
- 1970 : David di Donatello Award du Meilleur rôle féminin à Marlène Jobert pour Le Passager de la pluie (1969) décerné par l’Accademia del Cinema Italiano.
- 1984 : César de la meilleure adaptation cinématographique pour L'Été meurtrier (film de Jean Becker, 1983).
- 1984 : César de la meilleure actrice décerné à Isabelle Adjani dans L'Été meurtrier (film de Jean Becker, 1983).
- 1984 : César du meilleur montage décerné à Jacques Witta pour L'Été meurtrier (film de Jean Becker, 1983).
- 1984 : César de la meilleure actrice dans un second rôle décerné à Suzanne Flon dans L'Été meurtrier (film de Jean Becker, 1983).
- 2005 : Edgar Allan Poe Award Meilleur scénario décerné à Jean-Pierre Jeunet pour Un long dimanche de fiançailles (2004)

Souces

Voir aussi

Bibliographie critique

Interviews

- BÉNÉVENT, Christine. « Je me raconte une histoire et c’est tout ». In JAPRISOT, Sébastien. Piège pour Cendrillon. Paris : Gallimard, août 1999, p. 7-13. Coll. « La Bibliothèque Gallimard » n° 39.
- BAUBY, Jean-Dominique. « À la recherche d’un soldat perdu ». Elle, 16 septembre 1991.
- BROUILLET, Chrystine. « Japrisot comme passion ». Nuit blanche : l’actualité du livre (Québec), décembre 1986 - janvier/février 1987, n° 26, p. 72-73, dans le cadre d’un dossier sur : « Le polar et ses doubles ».
- COSTE, Geneviève. « Ma passion pour Adjani ». Télé 7 jours, 7 novembre 1987, p. 94-95.
- COURCHAY, Claude. « La course de Japrisot ». Le Monde des livres, vendredi 21 novembre 1980.
- DELAYGUES, Jean-Claude. « Sébastien Japrisot : le paradis en Bourbonnais ». La Montagne, 26 mars 2000, rubr. « Les gens » p. 6
- DUTREIX, Gilles. « Sébastien Japrisot : "Notre comportement d’adultes représente exactement celui des enfants" ». Nice Matin, 1 octobre 1972.
- GAIGNAULT, Fabrice. « Sébastien Japrisot : "Des centaines de femmes sont passées dans ma vie" ». Elle, lundi 7 février 2000.
- GARDANNE, Jean-Michel. « Jean-Baptiste Rossi dit Sébastien Japrisot ». Provençal, dimanche 6 novembre 1977.
- GAUDIN, Roger. « Sébastien Japrisot : "L’Été meurtrier est un livre plus ambitieux que mes précédents romans" ». Le Méridional, dimanche 6 novembre 1977, n° 685, p. 5.
- GAUTHIER, Bernard-Claude. « Les passions de Sébastien ». Construire, 6 mai 1987, n° 19, p. 50-51
- GAUDEMAR, Antoine de. « À quoi pensez-vous ? ». Libération, vendredi 31 décembre 1999.
- GEOFFRIAULT, Bernard. « Sébastien Japrisot : "Contre le ghetto du polar" ». 813, 1 trim. 1981, n° 1.
- GRUNBERG, Zoé. « Interview Japrisot : Sébastien Japrisot, portrait du père des Enfants du Marais », à l’occasion de la 3 édition du festival des scénaristes de la Ciotat, mai 2000.
- JAUBERT, Jacques. « Sébastien dans le tunnel ». Le Figaro, 3 octobre 1966.
- LHOSTE, Pierre. « Sébastien : un roman de comportement plus que d’analyse ». Nice Matin, 29 octobre 1977.
- MONTREMY, J.-M. « Le bureau de... Sébastien Japrisot ». Lire, novembre 1991, n° 194, p. 148-150.
- PÉRISSET, Maurice. « Réponses de Sébastien Japrisot au questionnaire de Marcel Proust ». In PÉRISSET, Maurice. Panorama du polar français contemporain. Paris : Éd. de l’Instant, juin 1986, p. 303-304.
- RIOU, Alain. « Sébastien, c’est fou ». Le Nouvel Observateur, 7 juillet 1994.
- ROYER, Jean. « Japrisot : un rendez-vous avec notre époque ». Le Devoir (Montréal), samedi 22 novembre 1986, p. C-1, C-9.
- SIEUR, Isabelle. « Sébastien Japrisot à bâtons rompus ». In JAPRISOT, Sébastien. Un long dimanche de fiançailles. Paris : France Loisirs, avril 1992, p. IV-XI
- SIEUR, Isabelle. « Trois questions à Sébastien Japrisot ». Elle, 14 décembre 1992.
- SOULIÉ, Jean-Paul. « Après L’Été meurtrier, Japrisot veut faire un film de La Passion des femmes ». La Presse Montréal, samedi 22 novembre 1986, p. 8.
- TURQUETIT, Andrea. « Japrisot entre deux images ». Aux écoutes, 19-25 août 1968, p. 14-15.
- « Entretien avec Sébastien Japrisot » in La Passion des femmes. Paris : France loisirs, mai 1987, p. IV-IX
- « Ils aiment les femmes et disent pourquoi : Sébastien Japrisot ». VSD, 3 octobre 1991, p. 88.
- « Japrisot-Rossi, un jeune aigle à deux têtes », propos recueillis par Michel Dunois et Anne Manson in L’Aurore, août 1972

Monographies

- BECKER, Jean. Becker par Becker. Paris : Éd. PC, 2004, 207 p. ISBN 2-912683-33-5
- JAECKIN, Just. Tout Just : souvenirs. Monaco : Éd. du Rocher, 2006, 325 p. ISBN 2-268-05688-0
- PICKARDT, Ulli. Travelling arrière : mémoires d'un cinéaste. Paris : l'Harmattan, 2004, 240 p. (Champs visuels). ISBN 2-7475-7273-0

Documentaire

- JB dit Sébastien Japrisot (2007). Réal. Pélican Production. Resp. de prod. Emmanuelle Sterpin - SND/M6 Vidéo. Durée : 43 mn. Suppl. au DVD L'Été meurtrier (SND 2007).

Œuvres influencées par Sébastien Japrisot

- 1991 : La Vengeresse, bande dessinée de François Rivière et Patrick Dumas (Glénat “Circus aventure”, 1991)
- 1995 : Élisa, film de Jean Becker ===
Sujets connexes
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