Apostrophe (typographie)

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L’apostrophe est un signe typographique de ponctuation, un diacritique voire une lettre. Issue d’une ponctuation de l’alphabet grec qui indique l’élision, elle a été empruntée par d’autres écritures, dont l’alphabet latin principalement.
Apostrophe (typographie)

L’apostrophe est un signe typographique de ponctuation, un diacritique voire une lettre. Issue d’une ponctuation de l’alphabet grec qui indique l’élision, elle a été empruntée par d’autres écritures, dont l’alphabet latin principalement.

Œils de l’apostrophe

L’apostrophe a la forme d’une virgule placée en hauteur. Elle est donc nécessairement courbe ou inclinée (selon les polices de caractères). En raison des lacunes typographiques historiques des claviers de machines à écrire puis de ceux des ordinateurs, elle est cependant maintenant, de manière fautive, très souvent tracée comme une barre verticale droite, signe qui ne devrait être employé qu’en informatique ou pour noter les minutes d’angles. Unicode distingue bien les différents œils de l’apostrophe (voir aussi plus bas) et même ses différentes fonctions (en tant que signe typographique de ponctuation, signe diacritique ou lettre).

Signes proches de l’apostrophe

Représentation correcte des différents œils de l’apostrophe et des signes proches Il existe plusieurs signes qui, bien que proches de l’apostrophe, ne devraient pas être confondus avec elle. Il est fréquent qu’on emploie, dans une composition typographique moins appliquée, l’apostrophe au lieu d’un demi-anneau à droite dans la transcription des langues sémitiques. L’utilisation d’une apostrophe « droite » est à déconseiller car il existe pour la transcription de ces langues deux consonnes qu’on note par les demi-anneaux, l’un tourné à droite, l’autre à gauche : l’apostrophe droite ne permet plus de différencier les deux. Ainsi, شَيْء , « chose » (arabe), peut être transcrit šayʾ (anneau à droite) ou, moins conseillé, šay’ (apostrophe) mais, de préférence, pas šay' (apostrophe droite), qui ne permet pas de savoir si l’on a affaire à la consonne , notée par ʾ (parfois remplacée par ) ou à ʿ (anneau à gauche, parfois remplacé par , une apostrophe culbutée), notant (selon l’analyse traditionnelle ; on peut voir dans l’article phonologie de l'arabe que le cas est plus complexe). À l’inverse, ‘okina hawaïenne, une apostrophe culbutée, note bien un coup de glotte. Enfin, on utilise pour l’alphabet phonétique international une ligne verticale courte en hauteur proche de l’apostrophe droite précédant la syllabe portant un accent tonique. Il existe aussi une même ligne basse, qu’on ne peut cependant confondre avec une apostrophe. Il faut aussi noter que l’apostrophe est un signe typographique venant initialement de l’alphabet grec, qui a donné naissance à un diacritique de cet alphabet, la corônis, de forme similaire, et qu’il ne faut pas la confondre avec les esprits (doux et rude), semblables, respectivement, à une apostrophe et une apostrophe culbutée mais d’origine différente.

En français

L’apostrophe en français sert exclusivement de signe typographique indiquant l’élision d’une voyelle : la + apostrophel’apostrophe, presque + îlepresqu’île. Certes l’élision normale du e muet final n’est pas toujours soulignée par l’apostrophe, on écrit en effet la cuisine est vaste et lumineuse. L’apostrophe n’est qu’un confort de lecture que l’usage réserve généralement à marquer l’élision graphique de la lettre finale d’un mot de liaison monosyllabique. Dans certains cas, l’emploi de l’apostrophe est erroné bien qu’entré dans l’usage au début du par hypercorrection. Il n’y a aucune élision dans prud’homme (prud, anciennement prod, c’est-à-dire preux, + homme) ou grand’rue (grand, forme de féminin en ancien français écrite normalement grant, + rue). Aujourd’hui, dans ce cas, on écrirait plutôt prudhomme, grand rue ou grand-rue. Remarque : on n’a cependant jamais été jusqu’à écrire mère grand', (mais grand’mère, si jusqu’au début du ) ou Rochefort', car l’apostrophe doit toujours lier un petit mot à celui qui le suit. Ce seul usage ne doit pas faire perdre de vue que l’apostrophe est très fréquente en français puisqu’elle apparaît dès qu’un mot commençant par une voyelle suit un de ces mots très fréquents tels que : le, la, que, qui, de, me, te, ce, etc. « si il » doit s'écrire « s'il ». L’emploi de l’apostrophe enfin est non seulement autorisé mais obligatoire : ce serait une faute que d’écrire je te ai dit que il.

Exemples

- le + arbre donne l’arbre.
- la + avalanche donne l’avalanche.
- que + avec donne qu’avec : « Il ne voit bien qu’avec des lunettes. ».
- Le i de qui n’est jamais élidé pour éviter la confusion avec que : « La photo qui illustre cette page. », « La page qu’illustre cette belle photo. ».
- Le u de du n’est jamais élidé car du est déjà la contraction de de le : l’équipage de l’avion et non d’avion.
- me + envoyer donne m’envoyer : « Peux-tu m’envoyer un courriel. ».

En anglais

L’apostrophe est communément utilisée pour indiquer les lettres omises en raison d’un amuïssement :
- dans des abréviations, comme gov't pour government (« gouvernement ») ;
- dans des contractions telles que can't pour cannot (« ne pas pouvoir ») et it's pour it is (« c’est ») ou it has (« cela a »). L’utilisation la plus courante de l’apostrophe, cependant, est liée au génitif anglais, qui se marque normalement par une désinence -s ajoutée au mot voulu. Ce suffixe est séparé du mot par l’apostrophe, qui joue donc un rôle de démarcation morphématique (comme dans d’autres langues) : Oliver's army → « de Olivier + armée » = « l’armée d’Olivier », Elizabeth's crown → « de Élisabeth + couronne » = « la couronne d’Élisabeth ». Enfin, l’apostrophe est utilisée par certains écrivains dans une fonction similaire de séparation des morphèmes pour des pluriel d’abréviations ou de symboles dans lesquels n’ajouter que la désinence -s (homophone du -s de génitif) serait ambigu, comme dans mind your p's and q's plutôt que mind your ps and qs (« surveillez vos p et q », c’est-à-dire « comportez-vous correctement », expression idiomatique intraduisible telle quelle). Ce procédé n’est pas nécessaire quand il n’y a pas d’ambiguïté : CDs, videos et 1960s suffisent, CD's, video's et 1960's n’ayant pas de justification liée à la lisibilité. De même, l’emploi systématique actuel de l’apostrophe pour des mots n’ayant normalement pas de pluriel (verbes, adverbes...) est souvent erroné : le titre du film Dating Do's and Don'ts devrait être écrit Dating Dos and Don'ts.

Difficultés

Le bon placement d’une apostrophe, en anglais, peut significativement changer le sens d’un énoncé. On prendra particulièrement garde aux cas suivants.

Homophonies

L’apostrophe de it's (« c’est » ou « cela a ») marque une contraction de it is ou bien it has. Le possessif (adjectif ou pronom) its (« son, sa », « le sien, la sienne », quand le possesseur est neutre) n’a pas d’apostrophe. On peut se souvenir qu’il n’y a pas d’apostrophe dans les pronoms possessifs his (masculin), hers (féminin) et its. Who's signifie « qui est » ou « qui a ». On ne le confondra pas avec le possessif de who, whose « dont » / « à qui » : the person whose responsibility it is is the member who's oldest (littéralement « la personne dont c’est la responsabilité est le membre qui est le plus âgé »). You're signifie « vous êtes », qu’on ne confondra pas avec le possessif your (« votre »). « Your nuts » signifie « tes noix » alors que « you're nuts » se traduit par « t’es noix », idiotisme familier pour « tu es fou ».

Disparition du -s de génitif après un autre -s

Quand un nom est mis au pluriel en -s, le génitif ne prend pas de -s supplémentaire mais l’aspostrophe est conservée : lady's hat, « le chapeau de dame » (singulier) mais ladies' hats, « le(s) chapeau(x) des dames » (pluriel). Les pluriels irréguliers sans -s sont construits normalement au génitif : child's hat, « le chapeau de l’enfant », children's hats, « le(s) chapeau(x) des enfants ». Un nom terminé au singulier par un -s peut ne pas recevoir un -s supplémentaire au génitif. Encore une fois, l’apostrophe est conservée : Jesus' parables (« les paraboles de Jésus »). Cet usage est le plus courant aux États-Unis d’Amérique, surtout avec les noms anciens : Eros' statue (« la statue d’Éros »), Herodotus' book (« le livre d’Hérodote »). Des noms modernes se terminant par -es (prononcé avec /z/ et non /s/) suivent parfois cette règle : Charles' car (« la voiture de Charles ») alors que la norme enseigne qu’il faudrait écrire Charles's car. Par extension, on fait aussi de même avec des mots terminés par -x ou -z. (À l’oral, on prononce le s, par exemple « Jesus' » se prononce souvent /dʒi:zəsəs/.) Il faut garder à l’esprit qu’il existe des irrégularités, qu’on rencontre surtout dans les toponymes : si on trouve à Londres un St James's Park (James est un singulier terminé par -s), il y a à Édimbourg une Princes Street, qu’il faudrait écrire avec une apostrophe puisque Princes est au pluriel ;

Astuce

Pour vérifier qu’une apostrophe est bien placée, il convient de changer l’ordre des mots de la phrase pour que la partie avant l’apostrophe soit le dernier mot de l’énoncé :
- boy's hatshats of the
boy' ;
- boys' hatshats of the boys.

Apostrophes dites « de l’épicier »

Des apostrophes mal placées sont nommées Greengrocers' apostrophes (ou, ironiquement, Greengrocers apostrophe's), « apostrophes de l’épicier » (littéralement, du « vendeur de fruits et légumes »), en raison des occurrences erronées censées êtres fréquentes sur les panonceaux écrits à la main qu’on peut trouver dans leur magasin, indiquant des potatoe's (« pommes de terres ») ou des cabbage's (« choux »).

Dans d’autres langues et systèmes orthographiques

Amuïssements autres que l’élision

L’amuïssement de certains phonèmes (apocope et aphérèse) se marque avec l’apostrophe en gaélique (où il existe des amuïssements obligatoires et facultatifs, comme en anglais). Par exemple, en gaélique d’Écosse : is toil leam a bhith ag dannsadh’s toil leam a bhith a’ dannsadh « j’aime danser »).

Séparation des morphèmes

L’apostrophe peut servir à séparer des morphèmes, surtout dans des mots sentis comme étrangers ou spécifiques. Ainsi, en néerlandais, elle peut être utilisée dans certains pluriels étrangers pour séparer le radical de la terminaison de pluriel irrégulière : foto's, taxi's. Le procédé se retrouve en turc : elle sert surtout dans les noms propres et joue là aussi un rôle séparateur (entre le radical et les suffixes). On trouvera donc souvent écrit İzmir'de, « à Izmir » au lieu de İzmirde. On a aussi vu que l’anglais fait parfois de même, dans des cas plus rares, cependant.

Séparation des syllabes dans la transcription

Dans certaines transcriptions, dont le pīnyīn (romanisation du mandarin) et plusieurs transcriptions du japonais (nippon-shiki, Hepburn, par exemple), l’apostrophe permet de lever des ambiguïtés en séparant des syllabes qu’on pourrait sinon lire de plusieurs manières dans des mots polyssyllabiques. Par exemple, en pīnyīn changan est une graphie ambiguë : faut-il lire chang+an ou chan+gan ? L’ambiguïté dispararaît une fois que l’on écrit chang’an, l’apostrophe indiquant la séparation virtuelle entre les deux syllabes chang et an. Dans les faits, changan doit se lire chan+gan et c’est chang+an qu’on distingue par l’apostrophe (on n’écrit pas chan’gan). Pour le japonais, c’est avec la nasale moraïque qu’on peut trouver des ambiguïtés : dans cette langue, en effet, il existe une consonne comptant pour une more et ne pouvant se trouver qu’en fin de syllabe et s’opposant à une consonne nasale simple n’existant qu’en début de syllabe. Dans un mot polyssyllabique, la coupure entre les syllabes n’est pas toujours évidente dans la transcription : ainsi, kan’i (avec trois mores : ka+n+i) peut être différencié de kani (en deux mores : ka+ni) dès que l’on utilise l’apostrophe. Ce détail prend toute son importance quand on sait que l’orthographe en kanas change radicalement. Par exemple, kan’i s’écrit tandis que kani s’écrit (hiragana).

Marque de palatalisation

Il est fréquent que l’apostrophe serve, soit dans une orthographe latine, soit dans les transcriptions et translittérations, à noter la présence d’une palatalisation. Elle joue là un rôle diacritique adscrit (l’apostrophe ne se place normalement pas sur ou sous une lettre ; c’est dans ce cas un autre type de diacritique, comme une virgule sous- ou suscrite). Le cas du slovaque et du tchèque est notable : alors que dans ces langues la palatalisation est normalement indiquée par le háček, il est d’usage, pour les textes imprimés, de le remplacer par une apostrophe après les consonnes à hampe, soient t, d, l et la capitale L. Cet usage permet d’améliorer la lisibilité mais n’est pas obligatoire avec toutes les lettres ; ainsi, on trouve les couples suivants :
- Ť ~ ť ;
- Ď ~ ď ;
- Ľ ~ ľ (seulement en slovaque) . Notes :
- Selon la police de caractères que vous utilisez pour afficher cette page, il est possible que le háček soit utilisé à la place de l’apostrophe, surtout pour L ~ l ;
- Pour Unicode, ces caractères sont dits « avec háček », quel que soit l’œil du glyphe. L’apostrophe, le cas échéant, n’est pas un caractère supplémentaire mais fait bien partie de la lettre. Il serait maladroit d’écrire dostʼ (ou, pire, dost') au lieu de dosť. Cette erreur est encore plus visible avec le Ľ slovaque : Ľ n’est pas identique à ou L' (pour peu que votre navigateur affiche bien un L avec apostrophe adscrite). Le Ľ ne doit pas non plus être confondu avec le Ĺ, l long, qui existe également dans cette langue. L’apostrophe est aussi utilisée pour marquer la palatalisation dans certaines transcriptions de mots russes. Dans l’alphabet cyrillique, c’est souvent un « signe mou » qui joue ce rôle. Ainsi, on pourra transcrire объя́ть par ob”ât’ « embrasser », où t’ transcrit le т palatalisé (indiqué par ь). Noter que le signe dur (indiquant l’absence de palatalisation) est rendu par un guillement fermant courbe. En biélorusse et en ukrainien, l’apostrophe est utilisée dans l’orthographe cyrillique entre une consonne et une voyelle molle pour indiquer la présence d’un phonème /j/ intercalaire au lieu du signe mou du russe.

Coup de glotte

Dans diverses orthographes et transcriptions ou translittérations, l’apostrophe indique un coup de glotte : cheyenne ma’eno , « tortue » (orthographe) ou amharique ስብአ säbʾä , « peuple » (transcription). L’apostrophe est dans ce cas une lettre à part entière. Il est notable qu’elle est aussi utilisée à cet effet en turc, langue dans laquelle le coup de glotte n’est cependant pas pertinent (et rarement prononcé) : tel’in , « dénonciation ». Le turc utilise donc ce signe de deux manières différentes (séparation des morphèmes et coup de glotte). L’utilisation de l’apostrophe pour marquer le coup de glotte est aussi très répandue dans la transcription des langues sémitiques. Le caractère attendu dans une bonne composition typographique pour ces dernières langues, cependant, est un demi-anneau à droite, ʾ (voir plus haut). À l’inverse des conventions sémitiques, c’est une apostrophe culbutée, dite ‘okina, qui note le coup de glotte en hawaïen.

Glottalisation

En alphabet phonétique international ainsi que dans l’orthographe latine de certaines langues d'Afrique, l’apostrophe typographique placée après une consonne sourde indique qu’il s’agit d’une éjective. Dans certaines langues d’Afrique (mais pas en API dans les cas les plus courants, où l’on utilise des lettres à crosse : /ɓ, ɗ/), elle peut aussi précéder une consonne sonore pour en indiquer le caractère injectif ; inversement, la graphie consonne sourde + apostrophe est assez rare dans les orthographes africaines, des graphies avec un caractère à crosse étant préférées (ƙ, ƭ). Il faut donc là considérer l’apostrophe comme une consonne (notant en dernière analyse un coup de glotte) faisant partie d’un digramme. Ainsi, en API note une éjective bilabiale et on trouve dans les orthographes de quelques langues d’Afrique les combinaisons suivantes (le nom du pays indiqué entre parenthèses n’est pas tant celui où la langue est parlée ─ certaines étant étendues sur plusieurs nations ─ que celle où l’orthographe indiquée est suivie) :
- k’ /k’/ en duruma (Kenya) ;
- t’ /t’/ en sérère (Sénégal) ;
- ’b /ɓ/ et ’d /ɗ/ en lélé (Tchad) et gbaya (Centrafrique) ;
- ’w /ˀw/ en daba (Cameroun) ;
- ’dj /ɗʒ/ en jur modo (Soudan) ;
- ’y /ˀj/ en peul et haoussa (Nigéria ; au Niger, c’est la graphie ƴ qui est préférée). Remarque : le symbole de glottalisation simple, , n’est pas non plus une apostrophe. Dans certains cas, l’apostrophe ne joue qu’un rôle diacritique sans lien avec une éventuelle glottalisation : ng’ en souahéli (Kenya) note /ŋ/ tandis que ng note ŋg. Seul ng’ est un digramme, ng étant une suite de consonnes. On remarque que, dans ces deux derniers emplois, coup de glotte et glottalisation, l’utilisation de l’apostrophe est graphiquement lié (une consonne éjective pouvant être vue comme une consonne suivie d’un coup de glotte ou précédée d’un coup de glotte quand c’est une injective). Les graphies sont, dans les orthographes africaines, parfois plus analytiques qu’en API (k’ = k + = /k/ + /ʔ/ = /k’/ et inversement ’b = + b = /ʔ/ + /b/ = /ɓ/).

Aspiration

Dans la transcription traditionnelle de l’arménien, c’est le demi-anneau gauche qui note l’aspiration d’une consonne, souvent remplacé pour des raisons de commodité typographique par une apostrophe culbutée courbe, symbole qui s’utilise exclusivement pour la même fonction dans la transcription des langues chinoises. Ainsi, les digrammes kʿ ou k‘ se liront .

Abréviations

L’apostrophe droite est souvent utilisée pour représenter le signe mathématique prime, le symbole des mesures en pieds (en concurrence avec ft) et des minutes d’arc : A' se lit donc « A prime » et 12' vaut « 12 pieds » ou « 12 minutes d’arc ». Il convient cependant de ne pas l’utiliser pour les minutes temporelles (dont l’abréviation est min). Unicode prévoit cependant un caractère distinct (voir plus bas).

Utilisations en informatique

Dans la syntaxe wiki

Les apostrophes droites informatiques sont utilisées pour marquer l’emphase dans la syntaxe wiki du logiciel MediaWiki. Ainsi, entourer un mot de deux apostrophes le met en italique, de trois le fait représenter en gras : italiqueitalique, grasgras.

Scripts shells

Certains langages tels les scripts shells comme bash donnent une importance particulière à ' (apostrophe droite), " (guillemets droits) et ` (accent grave chassant) :
- ' empêche l’interprétation du contenu : echo '$A' affiche $A (sachant que $ indique que l’on opère sur la valeur d’une variable et non son nom) ;
- ` remplace le contenu par la commande encadrée : A=`date` donne à la variable A le contenu obtenu après interprétation de la commande date ;
- " développe le contenu : echo "$A" affiche la valeur de A (dans la pratique, les guillemets ou leur absence peut donner un résultat identique). Par exemple, le script suivant : A=`date` echo $A echo '$A' echo "$A" affichera, dans l’ordre : ven déc 31 19:39:43 CET 2004 $A ven déc 31 19:39:43 CET 2004

Codage informatique

Unicode recommande l’utilisation du caractère U+2019 (le « guillemet-apostrophe ») pour représenter l’apostrophe. :note : 0x · ·  indique un code hexadécimal ; les codes Unicode sont toujours indiqués en hexadécimal. Rappel, autres symboles proches en aspect : ==
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