Tarn (rivière)

Infos
Le Tarn près de Cocurès Le Tarn à Albi Le viaduc de Millau enjambant le Tarn Le Tarn est une rivière du sud de la France. Si l'on considère la Dordogne comme un fleuve, le Tarn est le plus important affluent de la Garonne.
Tarn (rivière)

Le Tarn près de Cocurès Le Tarn à Albi Le viaduc de Millau enjambant le Tarn Le Tarn est une rivière du sud de la France. Si l'on considère la Dordogne comme un fleuve, le Tarn est le plus important affluent de la Garonne.

Nom

Tarnis ou Tanara, des racines ligure tan (falaise) + ar (rivière).

Géographie

Il prend sa source sur le mont Lozère, dans la Lozère (48), et se jette dans la Garonne près de Castelsarrasin, en Tarn-et-Garonne (82). Le Tarn est réputé pour les gorges qu'il a creusées en amont de Millau et qui en font un haut lieu touristique.

Départements et principales villes traversés

- Lozère (48) : Sainte-Enimie
- Aveyron (12) : Millau
- Tarn (81) : Albi, Gaillac, Lisle-sur-Tarn, Rabastens
- Haute-Garonne (31) : Villemur-sur-Tarn
- Tarn-et-Garonne (82) : Moissac, Montauban

Principaux affluents

Hydrologie

- Le Tarn est soumis à un régime pluvio-nival méditerranéen et océanique
- Débits extrêmes : de 8 à 6 000 m³/seconde lors de la crue de mars 1930Chiffre cité dans le Quid RTL 2003

Les débits en fin de parcours à Moissac

Le débit du Tarn a été observé sur une période de 57 ans (1923-1979), à Moissac, ville du département de Tarn-et-Garonne, située à peu de distance de son confluent avec la Garonne (ne pas cocher la case "Station en service") . Le bassin versant de la rivière y est de 15 400 km², soit la presque totalité de celui-ci (98 %) qui fait 15 700 km². Le débit moyen interannuel ou module de la rivière à Moissac est de 233 m³ par seconde. Le Tarn présente des fluctuations saisonnières de débit très importantes, avec des crues d'hiver-printemps, portant le débit mensuel moyen entre 269 et 396 m³ par seconde, de décembre à avril inclus, avec un maximum en février-mars (fonte des neiges), et des basses eaux d'été, de juillet à septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel jusqu'au niveau de 55 m³ au mois d'août, ce qui reste malgré tout confortable. Le VCN3 peut cependant chuter jusque 8, 8 m³, en cas de période quinquennale sèche, ce qui est très bas. Le VCN3 est la quantité minimale écoulée ou débit minimal sur trois jours consécutifs. D'autre part les crues peuvent être extrêmement importantes. En effet, le débit journalier maximal enregistré a été de 4 000 m³ par seconde le 4 mars 1930. Le débit instantané maximal de cette journée n'ayant pas été enregistré avec précision ce jour-là, on l'estime entre 6 et 8 000 m³ par seconde. Le QIX 10, ou débit instantané calculé de crue décennale, de même que les QIX 2, QIX 5, QIX 20 et QIX 50, n'ont jamais été calculés. Par contre les QJ correpondants l'ont bien été (voir note Le QIX 20 ou débit instantané calculé pour une crue vicennale, est la valeur du débit instantané calculé pour une crue n'ayant statistiquement lieu que tous les 20 ans. On calcule aussi le QIX 50, c'est-à-dire la valeur du débit instantané calculé pour une crue cinquantennale, n'ayant statistiquement lieu que tous les 50 ans. Enfin le QIX 2 et le QIX 5 sont les débits instantanés calculés pour une crue biennale et quinquennale, c'est-à-dire une crue qui doit se produire en moyenne tous les deux ou cinq ans. Ils permettent d'apprécier les risques à plus court terme. Les QJ 2, QJ 5, QJ 10, QJ 20 et QJ 50 sont les valeurs de débit journalier calculé correspondant aux différents QIX, c'est à dire pour des crues ayant statistiquement lieu repectivement tous les deux, cinq, dix, vingt ou cinquante ans. ). Les QJ 2 et QJ 5 du Tarn valent respectivement 2 000 et 2 700 m³ par seconde. Le QJ 10 vaut 3 200 m³, le QJ 20 en vaut 3 600, tandis que le QJ 50 se monte à 4 200 m³ par seconde. La lame d'eau écoulée dans le bassin de le Tarn est de 478 millimètres annuellement, ce qui est très élevé, largement supérieur à la moyenne d'ensemble de la France, à l'instar de la plupart des cours d'eau issus du Massif Central français et surtout de la région des Cévennes. Le débit spécifique (ou Qsp) se monte à 15, 1 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Les débits au niveau des gorges du Tarn

:Quelques définitions préliminaires pour mieux comprendre le tableau suivant : :Le module est le débit moyen interannuel du cours d'eau, c'est à dire la moyenne des débits moyens annuels enregistrés durant une certaine période (plus de 10 ans). :Le VCN3 est une mesure d'étiage des cours d'eau. Il est la quantité minimale écoulée ou débit minimal sur trois jours consécutifs. Les gorges du Tarn se situent entre les localités de Quézac et de Le Rozier sur une longueur de 53 km. La DIREN Midi-Pyrénées ne posséde pas de station hydrométriques à ces endroits précis. Cependant il nous est quand même possible de connaître les débits mensuels moyens de la rivière aux niveaux de l'amont et de l'aval de ses gorges grâce aux stations de la DIREN établies à proximité : Montbrun se trouve à 6 kilomètres en aval de Quézac, et Mostuéjouls à cinq kilomètres en aval de Le Rozier. C'est également au niveau de Le Rozier que se situe le confluent de la Jonte avec le Tarn. Les valeurs de la Dourbie et du Tarn à Millau sont mentionnées à titre complémentaire, afin d'avoir une bonne idée de l'hydrologie de la région. Il est intéressant de remarquer combien le Tarn s'est régularisé entre les stations de Montbrun et de Mostuéjouls, c'est à dire tout au long de son parcours dans les gorges. Le VCN3 passe en effet de 0, 36 à 4, 80 m³ par seconde, soit une multiplication par douze, alors que le Tarn ne reçoit qu'un seul affluent, la Jonte, qui ne contribue en rien à régulariser son débit puisque son VCN3 est lui-même extrêmement faible. Le phénomène est dû aux nombreuses sources et résurgences qui apportent au Tarn des compléments d'eau substantiels, au départ des masses d'eau souterraines stockées dans les réseaux karstiques situés sous les causses avoisinants (Causse de Sauveterre au nord - rive droite - et Causse Méjean au sud - rive gauche). Notons que c'est un phénomène analogue à celui que l'on observe en Champagne crayeuse ( voir l'article concernant la Vesle, affluent de l'Aisne.)

Activités touristiques

Navigation fluviale

Le Tarn fut navigable de Saint-Juéry à son confluent avec la Garonne à Moissac

Références

A voir aussi

- Les gorges du Tarn
- Les gorges de la Jonte
- Le Viaduc de Millau
- La liste des rivières de France
- L'Agout
- Les débits des cours d'eau du bassin de la Garonne ==
Sujets connexes
Albi   Alrance (rivière)   Aveyron (rivière)   Aviron   Canoë-kayak   Castelsarrasin   Causse Méjean   Causse de Sauveterre   Cernon (rivière)   Cocurès   Confluent   Crue   Dourbie   Dourdou de Camarès   Débit spécifique   Débits des cours d'eau du bassin de la Garonne   France   Gaillac   Garonne   Gorges de la Jonte   Gorges du Tarn   Haute-Garonne   Jonte   Lame d'eau   Le Rozier   Lemboulas   Lisle-sur-Tarn   Liste des rivières de France   Lozère   Lumensonesque   Millau   Module (hydrologie)   Moissac   Mont Lozère   Montauban   Montbrun (Lozère)   Mostuéjouls   Motonautisme   Muze   Natation   Nautisme (voile)   Pêche sportive   Quézac (Lozère)   Rabastens   Rafting   Rance (rivière)   Résurgence   Saint-Juéry (Tarn)   Sainte-Enimie   Ski nautique   Source (eau)   Tarn-et-Garonne   Tarnon   Tescou   Vesle   Viaduc de Millau   Villemur-sur-Tarn  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^