Louis Jean-Marie Daubenton

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Louis Daubenton.Gravure par Adrien Féart. Louis Jean-Marie D’Aubenton, dit Daubenton (29 mai 1716, Montbard - 1800, Paris) est un naturaliste français.
Louis Jean-Marie Daubenton

Louis Daubenton.Gravure par Adrien Féart. Louis Jean-Marie D’Aubenton, dit Daubenton (29 mai 1716, Montbard - 1800, Paris) est un naturaliste français.

Biographie

Il fit ses premières études au Collège de Dijon. Son père, Jean Daubenton, notaire, le destinant à la prêtrise, l’envoie à Paris pour étudier la théologie. Mais Louis Daubenton préfère suivre en secret les cours de médecine et d’anatomie. La mort de son père en 1736 lui permet de choisir lui-même sa carrière. En 1739, il se rend à Reims, y devient docteur en médecine en 1741 et retourne dans sa ville natale pour exercer. À la même époque, Buffon, également natif de Montbard et ami d’enfance de Daubenton, le fait appeler auprès de lui, au Jardin du roi en 1742. Buffon n’a que peu de talent pour la dissection et l’étude anatomique et il a besoin d’être secondé dans cette matière. Buffon fait nommer Daubenton garde-démonstrateur en 1745 au Cabinet du roi, dépendant du Jardin du roi (futur Muséum national d'histoire naturelle)Buffon trouva en Daubenton tout ce qui lui manquait : une main et des yeux, et la main la plus adroite, les yeux les plus sûrs. Tout ce qu'il y a d'anatomie, dans les quinze premiers volumes de Buffon, est de Daubenton ; et dans ce travail si essentiel, mais si long, si fatigant, si minutieux, tout a été si bien vu, que presque tout ce qu'il avait vu a été retrouvé et trouvé exact par ses successeurs.. Malgré des caractères très différents, les deux hommes travaillèrent ensemble pendant dix ans à la mise à jour de l’Histoire naturelle des animaux dont les trois premiers volumes paraissent en 1749. Daubenton y décrit près de 200 espèces de quadrupèdes. Ces descriptions extrêmement précises peuvent être considérées comme le point de départ de l’anatomie comparée. Il fournit aux 15 premiers volumes des articles de description anatomique, qui sont des chefs-d'œuvre d'exactitude et qui forment encore au une des bases de l'anatomie comparée. Buffon supprime, lors d’une réédition en format réduit de l’Histoire naturelle, les parties consacrées à l’anatomie et les deux hommes se fâchent. Daubenton est remplacé alors par Philippe Guéneau de Montbeillard, puis, plus tard encore, par un de ses cousins, Edmé-Louis Daubenton (1732-1786). Daubenton est aussi à l’origine de l’essor du Cabinet de curiosités du roi et le transforme en un véritable embryon de Muséum d’histoire naturelle. Il est l’un des premiers à appliquer l’anatomie comparée aux espèces fossiles et peut réfuter ainsi la croyance en l’existence des géants. Daubenton réfute également, grâce à l’observation des articulations de membres inférieurs, le fait que l’orang-outang puisse être un homme sauvage. Louis Daubenton en 1791.Portrait par Alexander Roslin. Il devient en 1778 professeur d'histoire naturelle au Collège de France. En 1783, il est professeur d'économie rurale à l'école d'Alfort, et assure en 1795 quelques leçons aux écoles normales. La même année, il est nommé membre résidant de la section d'anatomie et zoologie de l'Académie des sciences, où il était entré en 1744 comme adjoint botaniste et à laquelle il contribue un grand nombre de mémoires. Il est par ailleurs l'un des contributeurs majeurs à l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers pour laquelle il écrit plus de 900 articles sur l'histoire naturelle. Daubenton s’est également intéressé à l’élevage et notamment à l’amélioration de la production de laine et publie en 1782 des Instruction pour les berges et les propriétaires de troupeaux. Quelques années plus tôt, il introduit en France une race de moutons espagnols, les mérinos, il a publié plusieurs ouvrages sur la manière d'élever ces animaux. À Montbard, il est statufié, dans le jardin de Buffon, avec des moutons à ses pieds. La Révolution française fait du Cabinet du roi le Muséum national d'histoire naturelle et Daubenton son premier directeur. En décembre 1799, Daubenton est élu membre du Sénat et meurt peu après des suites d’une crise d’apoplexie. Il décède dans la nuit de la Saint-Sylvestre. Comme médecin, il recommandait les pastilles d'ipecacuanha, qu'on appelait pastilles de Daubenton. Madame Daubenton est l'auteur du roman intitulé Zélie dans le désert.

Notes et références

Source

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- Catégorie:Médecin Catégorie:Médecin français Catégorie:Médecin du XVIIIe siècle Catégorie:Zoologiste Catégorie:Zoologiste français Catégorie:Encyclopédiste Catégorie:Membre de l'Académie des sciences (France) Catégorie:Membre de la Société philomathique de Paris Catégorie:Collège de France Catégorie:Naissance en 1716 Catégorie:Décès en 1800 de:Louis Jean-Marie Daubenton en:Louis-Jean-Marie Daubenton es:Louis Jean Marie Daubenton
Sujets connexes
Académie des sciences (France)   Anatomie   Anatomie comparée   Buffon   Collège de France   Dijon   Dissection   Edmé-Louis Daubenton   Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers   France   Histoire naturelle   Jardin du roi   Laine   Montbard   Mouton   Muséum national d'histoire naturelle   Médecine   Mérinos   Naturaliste   Notaire public   Paris   Philippe Guéneau de Montbeillard   Quadrupède   Reims   Révolution française   Sénat (France)   Théologie  
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