El Greco

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Chevalier avec la main sur la poitrine, peinture de El Greco. Doménikos Theotokópoulos (en grec ) dit El Greco (Il Greco, en italien pour « Le Grec », qui est devenu ensuite en espagnol par transposition de l'article : El Greco), né le 1 octobre (?) 1541, dans le village de Fodele, près d'Héraklion, (Crète), mort le 7 avril 1614, à Tolède, (Espagne), est un peintre et sculpteur de l'École espagnole du , d'origine grecque.
El Greco

Chevalier avec la main sur la poitrine, peinture de El Greco. Doménikos Theotokópoulos (en grec ) dit El Greco (Il Greco, en italien pour « Le Grec », qui est devenu ensuite en espagnol par transposition de l'article : El Greco), né le 1 octobre (?) 1541, dans le village de Fodele, près d'Héraklion, (Crète), mort le 7 avril 1614, à Tolède, (Espagne), est un peintre et sculpteur de l'École espagnole du , d'origine grecque. La Crète était alors sous protectorat de la République de Venise.

Biographie

Peintre déjà célèbre en Crète, où il a été initié à la peinture des icônes dans la tradition byzantine, Le Greco séjourne de 1566 à 1570 à Venise, où il étudie sous la direction du Titien (mais, contrairement à lui, il laisse voir ses repentirs), puis à Rome. En 1584, il s'installe à Tolède, (Espagne), où il obtient quelques commandes du roi, Philippe II, destinées au palais de l'Escurial. La plupart de ses tableaux se trouvent aujourd'hui aux États-Unis ; le musée du Prado à Madrid possède une quarantaine de ses œuvres. Après sa mort, ses œuvres tombent dans un oubli relatif. Il n'est plus connu au que par certains de ses élèves ou suiveurs. Ce n'est qu'à la toute fin de ce siècle que des artistes et des critiques s'intéressent à son expression très personnelle. La libération des formes, lumière et couleur de El Greco inspirèrent Pablo Picasso et Jackson Pollock dans leurs efforts pour révolutionner la peinture. La première grande étude espagnole consacrée au Greco est celle de Manuel Bartolomé Cossio, en 1908; le premier livre important à son propos en français est Le Greco ou le Secret de Tolède de Maurice Barrès, en 1910. Il fut un plaideur acharné pour obtenir un prix plus élevé de ses toiles et un mauvais débiteur qui pourtant menait une vie frugale.

Son art

El Greco cherche à communiquer l'essentiel ou la signification essentielle du sujet à travers un processus de redéfinition et réduction. À Tolède, il accomplit cela en abandonnant l'emphase de la Renaissance sur l'observation et sélection des phénomènes naturels. Au contraire, il correspond au maniérisme du et byzantin dans lesquels les images sont conçues dans l'esprit. L'espace est perçu dans l'imagination plutôt que mal employé ; la lumière est incandescente, rétive et non réelle ; les couleurs sont pures, lumineuses et surnaturelles ; les figures sont allongées, stimulées et dématérialisées. Toutes sont illuminées et accélérées par la grâce divine pour suggérer l'âme. Toutefois, certains historiens de l'Art suggèrent que Le Greco souffrait d'un problème oculaire (peut-être une malformation de la rétine) qui aurait influé sur sa peinture. L’historien allemand Carl Justi qui en 1888 dans Diego Vélasquez et son siècle affirme que la peinture du Grec représente « le miroir et le résumé des dégénérescences picturales. Prisonnier de ses rêves fous, son pinceau semble vouloir nous livrer le secret des extravagants incubes qu’engendrait son cerveau surchauffé. De ses doigts fébriles il a modelé des personnages qui semblent en caoutchouc, de douze têtes de haut, et après les avoir badigeonnées n’importe comment, sans modelé ni contours, ni perspectives, il les peignait en d’étranges rangées symétriques ; le bleu et le soufre étaient ses couleurs favorites, la toile ayant été préalablement enduite de blanc et d’un violet noirâtre. Cela s’explique très vraisemblablement par une perturbation de l’organe de la vue ; les causes psychologiques sont le désir de paraître original, la mégalomanie, la bravade, des misères passagères et des offenses inévitables pour un étranger. De telles situations ne sont pas rares dans la vie des artistes, mais elles trouvèrent un terrain favorable dans sa nature névropathe ». La Mort du Laocoon, par El Greco, (1604-1614)

Œuvre

El entierro del Conde de Orgaz

Expositions récentes

- El Greco, The Metropolitan Museum of Art, New York, NY (2003), puis National Gallery, Londres (février–mai 2004)
- Pollock Draws El Greco, The Metropolitan Museum of Art, New York, NY (30 septembre 2003–—11 janvier 2004)
- Spanish Painting from El Greco to Picasso: Time, Truth, and History, The Solomon R. Guggenheim Museum, New York, NY (17 novembre 2006–28 mars 2007)

Voir aussi

Bibliographie

- Maurice Barrès, Le Greco ou le Secret de Tolède, 1910.
- Fernando Marias, Greco, biographie d’un peintre extravagant, 1997.
- Claude Esteban, La Dormition du comte d'Orgaz, Farrago, 2002. ===
Sujets connexes
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