Armée impériale russe

Infos
L'armée impériale Russe est le nom donné aux forces militaires de la Russie impériale avant 1917 et la révolution d'octobre. C'est elle qui vainquit entre autre les forces de Napoléon de 1812 à 1814. L'empire russe en 1866; en vert clair les territoires sous influence.
Armée impériale russe

L'armée impériale Russe est le nom donné aux forces militaires de la Russie impériale avant 1917 et la révolution d'octobre. C'est elle qui vainquit entre autre les forces de Napoléon de 1812 à 1814. L'empire russe en 1866; en vert clair les territoires sous influence.

Grande guerre du Nord (1700-1721)

De 1700 à 1721, la grande guerre du Nord ou seconde guerre du Nord vit l'affrontement de la Suède (puis l'Empire Ottoman de 1710 à 1711) et d'une coalition réunissant la Russie, le Danemark-Norvège et la Saxe-Pologne (auxquels se joignirent aussi la Prusse et Hanovre, à partir de 1715). La Suède fit des prodiges mais finalement la Russie ménée par Pierre Ier devint le pouvoir dominant sur la mer Baltique et un participant majeur dans le concert des nations européennes.

Guerre Russo-iranienne de 1722-1723

La Guerre russo-iranienne de 1722-1723, connue dans l'histoire Russe comme la campagne persane de Pierre le Grand, était une guerre entre la Russie et la Perse , l'actuel Iran . Elle a été déclenchée par le tsar pour essayer d'étendre l'influence russe dans les régions de la Mer Caspienne et du Caucase du sud et pour empêcher que son rival, l'Empire ottoman, ne gagnent de nouveaux territoires dans cette région aux dépens des Séfévides alors sur le déclin. Avant la campagne, Pierre Ier de Russie conclut une alliance avec le roi géorgien Vakhtang VI de Kartli et avec le Catholicos d'Arménie Asdvadzadur. Ces dirigeants chrétiens sont en quête d'une aide russe dans leur lutte contre les deux puissances expansionnistes musulmanes : la Turquie et la Perse. En juillet 1722, l'Armée impériale, qui compte environ 22 000 hommes, embarque sur des bateaux nouvellement construits de la Flotte Caspienne menée par l'amiral Fyodor Apraksin d'Astrakhan. Ils sont rejoints plus tard par environ 22 000 cavaliers et des Cosaques marchant par route depuis Tsaritsyn. Le 23 août 1722 les armées russes capturent Derbent dans le sud du Dagestan. Cependant, durant l'automne de cette année des tempêtes sur la mer Caspienne forcent Pierre le Grand à retourner à Astrakhan, quittant la garnison russe installée à Derbent et à Svyatoy Krest. En septembre 1722, Vakhtang VI établit son camp à Ganja avec une armée combinée géorgio-arménienne de 40 000 hommes pour joindre l'expédition russe qui avance. En décembre 1722 les armées navales et terrestres russes sous le commandement du général Mikhail Matyushkin s'empare de Rasht et procède à la prise de Bakou en juillet 1723. Le succès militaire russe et l'invasion turque des possessions perses dans le Caucase du sud au printemps 1723 forcent le gouvernement de Tahmasp II à signer le traité de paix de Saint-Pétersbourg qui voient Derbent, Bakou et les provinces perses du Shirvan, du Gilan, du Mazandaran et d'Astrabad passer aux Russes le 12 septembre 1723.

Guerre russo-turque de 1806-1812

Guerre Patriotique (1812)

les russes entrent à Paris La campagne de Russie de 1812 est une campagne militaire menée par l'empereur Napoléon Bonaparte, alors au sommet de sa puissance. Après avoir conquis quasiment toute l'Europe occidentale, Napoléon entreprend de conquérir la Russie du Tsar Alexandre Ier de Russie. Même si jusqu'à la prise de Moscou, l'avantage est a l'Armée napoléonienne, le prince russe Mikhail Koutouzov, général en chef d'une armée impériale russe inférieure en nombre au début de l'invasion, parvient à relever le moral de l'armée russe et à l'encourager à mener une contre offensive, en organisant le harcèlement de la Grande Armée lors de la retraite française. Mais les maladies et l'hiver, et dans une moindre mesure les soldats russes, sont responsables de la défaite de Napoléon en Russie. Cette invasion des guerres napoléoniennes, relatée par Léon Tolstoï dans son célèbre roman historique Guerre et Paix, marque profondément la culture russe, et sera mise en parallèle avec l'invasion allemande de 1941-1942, opération Barbarossa, durant la Seconde Guerre mondiale. Les pertes humaines Seulement à peu près 90 000 des hommes de Napoléon survivent à la campagne de Russie. Les victimes russes au cours des quelques rares batailles rangées sont comparables aux pertes françaises, mais les pertes civiles le long de la route empruntée par les armées, dans un territoire dévasté, sont beaucoup plus élevées que les pertes militaires. Au total, en dépit d'estimations hâtives de plusieurs millions de morts, on estime les pertes à environ un million de morts, également réparties entre Français et Russes. Les pertes militaires s'élèvent à 300 000 Français, 70 000 Polonais, 50 000 Italiens, 80 000 Allemands, et 210 000 Russes. En plus des pertes humaines, les Français perdent aussi quelque 200 000 chevaux et plus de 1000 pièces d'artillerie. Il convient de souligner que la Grande Armée perdit 5 hommes par maladie (typhus et dysenterie) pour chaque homme perdu au combat.

Campagne de France(1814)

Napoléon I affronte dans l'Est de la France les troupes coalisées de la Russie, de la Prusse, du Royaume-Uni, de la Suède, de l'Autriche et de plusieurs états allemands, anciens alliés de Napoléon, notamment les royaumes de Bavière et de Wurtemberg pour ne citer que les plus puissants. Les forces qui envahissent la France sont divisées en trois armées : Bohême (Karl Philipp de Schwarzenberg), Silésie (Gebhard Leberecht von Blücher) et Nord (Bernadotte). Dans le camp de l'empire français, les pertes précédentes en hommes, en Russie et en Allemagne, sont trop importantes pour être compensées, d'autant que de nombreuses troupes sont restées en garnison dans les places fortes d'Allemagne, comme à Hambourg (gouvernée par le maréchal Davout). Avec une armée diminuée, inexpérimentée (les jeunes conscrits de 1814, les «Marie-Louise», ne sont pas à la hauteur de leurs aînés), et largement dépassée en nombre, Napoléon, s'il parvient à infliger plusieurs revers à ses ennemis, ne peut réellement reprendre l'initiative et exploiter ses quelques succès. Il tente de stopper, puis de contourner l'offensive ennemie et de la prendre à revers, alors que les Alliés se dirigent sur Paris et que les défections se multiplient. Les Alliés entrent dans Paris le 31 mars 1814. La reddition de Paris, et le refus de combattre des généraux qui l'accompagnent, décident Napoléon à abdiquer à Fontainebleau le 6 avril.

Pierre Ier, empereur de russie

Piotr Alexeïevitch Romanov (Пётр Алексе́евич Роман́ов), appelé aussi Pierre le Grand (Пётр Вели́кий, Pyotr Velikiy) est né le 9 juin 1672 (le 30 mai dans le calendrier julien) et est mort le 8 février 1725 (28 janvier). Il est le fils d'Alexis Ier dit « le tsar très paisible » (1629-1676) et de Natalia Narychkina (1651-1694). Il fut le tsar de Russie dès 1682 et le premier empereur de l'empire russe de 1721 à 1725. En 1689, il épousa Eudoxia Lopoukina (1672-1731) dont il divorça en 1698. Elle lui donna un fils : le premier tsarévitch Alexis Pétrovitch (1690-1718). En 1707 il épousa Catherine Ire de Russie (Marthe Skavronski, 1664-1727).
Pierre I de Russie
peint par Paul Delaroche. Il a profondément réformé son pays et a mené une politique expansionniste qui a transformé la Russie en puissance européenne importante. Dès 1731, Voltaire écrivit de Pierre Ier qu'il était beaucoup plus grand homme que le roi de Suède Charles XII, qui fut son grand adversaire. En 1697 Pierre mit sa nouvelle armée à l'essai pour la première fois en battant les Tatars de Crimée dépendant alors de l'Empire ottoman et en s'emparant du port d'Azov et fondant la forteresse et le port de Taganrog en 1698. Par le traité de Constantinople, les Russes obtiennent Azov et Taganrog, et le droit d'avoir un ministre permanent en Turquie. Cette campagne marqua la première offensive militaire réussie par l'armée russe sur un sol étranger depuis plusieurs siècles, et établit la Russie comme étant un pays important dans la politique européenne. Taganrog a été la première base de la marine de guerre russe commandée par l'amiral Golovin et vice-amiral Cornelius Cruys qui est devenu le premier governeur de Taganrog, 1698-1702 et en 1711.

La guerre de Crimée

La Guerre de Crimée (1853-1856) fut une guerre entre la Russie impériale et l'Empire ottoman. Le conflit eut pour principale scène la Mer Noire. Suite à un conflit à Bethléem entre chrétiens latins - protégés par la France - et orthodoxes - protégés par la Russie - les relations entre la Russie et l'empire Ottoman s'envenimèrent jusqu'à la déclaration de guerre. Toutefois cette querelle de moines dans les églises des lieux saints est un prétexte. L'affaire est réglée par les Turcs en faveur du clergé orthodoxe, mais la Russie exige alors du sultan des garanties en faveur de tous les chrétiens orthodoxes de l'Empire (1853); mais les véritables raisons sont les ambitions de la Russie, désireuse de s'annexer Constantinople et les Détroits, c'est-à-dire d'accéder à la Méditerranée. Suite au refus des Ottomans, le tsar fait occuper les principautés moldo-valaques (juillet 1853). L'Empire ottoman déclare alors la guerre à la Russie le 4 octobre 1853. Les Français et les Britanniques, puis les Sardes (Piémontais), s'allièrent aux Ottomans. La flotte turque est détruite par l'escadre russe dans le port de Sinope, le 30 novembre 1853. Pour débloquer la situation, les alliés décidèrent de débarquer en Crimée et d'attaquer le principal port russe de cette mer, Sébastopol. Après leur débarquement en Crimée le 14 septembre 1854, les alliés vainquirent les Russes à l'Alma (20 septembre), mais préférèrent mettre le siège devant Sébastopol. Chute de la tour MalakoffLes Russes durent saborder leurs navires et utiliser leurs canons comme artillerie additionnelle ainsi que leurs équipages comme troupe à terre. L'amiral Nakhimov fut mortellement blessé à la tête par un franc-tireur, et mourut le 30 juin 1855. Pendant ce siège, les adversaires s'affrontèrent dans les batailles de Balaklava - 25 octobre - et d'Inkerman - 5 novembre. Le 8 septembre 1855, la tour Malakoff, position clé de la ville, tombe aux mains des Français, dirigés par le maréchal Patrice de Mac-Mahon, devenu célèbre notamment pour cette victoire au cours de laquelle il prononça son fameux «J'y suis! J'y reste!», entraînant la chute de la ville. Avec l'accession d'Alexandre II les pourparlers de paix commencèrent. Le traité de Paris, signé le 30 mars 1856, mit fin à ce conflit.

La guerre russo-japonaise

Bien que vainqueur, le Japon eut à souffrir de plus de pertes humaines que son adversaire Les raisons immédiates de ce conflit étaient le contrôle de la Corée et de la Mandchourie, donc de leurs nombreuses ressources minières, ainsi que la construction du Transmandchourien qui permettaient aux russes de raccourcir le trajet d'Irkoutsk à Vladivostok. En 1904, le Transsibérien circule, mais les communications sont déficientes dans l'Extrême-Orient de l'Empire russe. Les forces armées russes se retrouvent en nombre inférieurs face aux forces terrestres grandissantes du Japon impérial dans la zone. Les forces russes qui sont sur place sont, en outre, mal ravitaillées, isolées et éloignées de leurs bases ou de leurs forces arrières, ainsi que les unes des autres. Le 13 janvier 1904, le Japon adresse un ultimatum à la Russie au sujet de la Mandchourie. N'ayant pas obtenu de réponse, le Japon attaque par surprise l'escadre navale de Port-Arthur le 8 février 1904. L'empereur du Japon déclare la guerre à la Russie le 10 février. En mars, les forces armées du Japon débarquent en Corée et conquièrent rapidement le pays. Elles exploitent leur avancée et mettent le siège devant Port-Arthur en août 1904. Les Russes, quant à eux, se replient sur Moukden (actuel Shenyang). Ils reprennent l'initiative en octobre grâce aux renforts venus par le Transsibérien, mais un commandement incompétent fait échouer les attaques. Port-Arthur capitule en janvier 1905. La ville de Moukden tombe au mois de mars. Les combats terrestres, qui ont été acharnés et extrêmement meurtriers de part et d'autres (85 000 morts russes et 71 000 morts japonais) sont alors terminés : les Russes n'ont plus de réserves à faire parvenir en Extrême-Orient. C'est cependant sur mer que les Japonais vont porter l'estocade aux forces militaires russes lors de la bataille de Tsushima en mai 1905, bataille au cours de laquelle la flotte russe de la Baltique, composée de 45 navires et qui devait secourir Port-Arthur, est envoyée par le fond.

La première guerre mondiale

Les rivalités en Europe en 1914 À la veille du conflit, l'Europe est en proie aux problèmes des nationalités et des revendications de territoires. Ces difficultés concernent surtout le centre du continent. Resumé En 1914, l'armée en réorganisation aprés la défaite contre l'Empire du Japon. Suite à l'entrée en guerre contre la triplice et pour tenir ses engagements envers la France, les armées russes lancent une offensive contre la Prusse-Orientale et l'Autriche-Hongrie, aprés un début prometteur, celle ci fut un échec couteux suite à l'envoi de renforts de l'armée allemande qui participaient à l'offensive en France et en Belgique. Mais le manque de troupes allemandes sur le front ouest se fit cruellement ressentire par la triple alliance. En 1917, les révolutions russes engendre une guerre civile ou l'armée se divisera entre les Blancs et l'Armée rouge qui reprendra aprés sa victoire quelques unes de ses traditions. Aprés la dissolution de celle ci avec la fin de l'URSS, ce sont les actuelles forces armées de la fédération de Russie qui reprend le flambeau. L'année 1914 sur le front Est: Sur le front oriental, suivant les plans des Alliés, le tsar lança l’offensive en Prusse orientale le 17 août, plus tôt que prévu par les Allemands. En août, deux armées russes pénétrèrent en Prusse-Orientale et quatre autres envahirent la province autrichienne de Galicie. Ils gagnèrent une victoire à Gumbinnen (19-20 août) sur des forces de la huitième armée allemande inférieures en nombre, qui étaient sur le point d’évacuer la région lorsque des renforts commandés par le général Paul von Hindenburg remportèrent sur les Russes une victoire décisive à la bataille de Tannenberg (27-30 août 1914), confirmée lors de la bataille des lacs Mazures (Prusse-Orientale), le 15 septembre, ce qui obligea les Russes à battre en retraite vers leur frontière. Les Allemands stoppent définitivement les offensives russes en Prusse (fin le 31 août). C'est pourquoi, les Russes se replier vers leur frontière. Le même jour, les Russes écrasent les Autrichiens lors de la bataille de Lemberg qui s'achèvera le 11 septembre. Face aux armées autrichiennes mal équipées, les quatre armées russes avancèrent régulièrement et envahirent la Galicie après les victoires de Lemberg, en août et septembre. Elles s’emparèrent de Lvov (3 septembre) et de la Bucovine et chassèrent l’ennemi dans les Carpates, où le front se stabilisa en novembre. Les Autrichiens entreprirent à trois reprises d’envahir la Serbie, mais ils furent repoussés et subirent une défaite à Cer, le 24 août. Les Serbes, qui avaient repris le 13 décembre Belgrade, occupée depuis le 6 novembre, après la bataille de Rudnik, ne tentèrent aucune invasion en Autriche-Hongrie. Le 20 octobre, au cours de la Bataille de la Vistule, les Allemands battent en retraite devant les Russes dans la boucle de la Vistule. Au début du mois de novembre, Von Hindenburg devient commandant en chef des armées allemandes sur le front Est et la Serbie déclare la guerre
-10 novembre : Les Russes doivent cesser l’offensive devant la poussée des troupes allemandes sur Łódź.
-6 décembre : Prise de Łódź par les Allemands. L'offensive allemande en Pologne russe est arrêtée avant Varsovie, cf. Bataille de Bolimov. Et enfin, entre le 29 octobre-20 novembre, les Turcs bombardent les côtes russes de la mer Noire. à l'Empire ottoman qui rejoint les Allemands et les Autrichiens.
-7 décembre : Victoire serbe des monts Putnik, les Austro-Hongrois doivent se replier vers Belgrade.
-
-Le roi Pierre I de Serbie entre à Belgrade.
-
-Après s’être opposés à la guerre (István Tisza), les chefs politiques hongrois soutiennent l’effort de guerre autrichien principalement parce qu’ils craignent qu’une victoire russe n’entraîne la sécession des minorités slaves de Hongrie, puis le démantèlement du pays. 3 800 000 soldats seront mobilisés en Hongrie ; 661 000 seront tués, plus de 700 000 blessés et autant fait prisonniers.Armes de l'Empire tzariste 1915:
- 2 mai: Offensive austro-allemande en Galicie pour éviter l’invasion de la Hongrie par les Russes.
- 6 mai: Les Russes battent en retraite sur un front de 160 km.
- 3 juin: Rupture du front russe à Gorlice en Galicie. Les Russes évacuent Przemyśl
- 22 juin: Prise de Lemberg (Lvov) par les Allemands sur les Russes, qui battent en retraite.
- 23 août: Repoussés sur Brest-Litovsk, les Russes abandonnent la ligne du Bug. La Pologne est aux mains des empires centraux. 1916:
-13 février: La 1re brigade russe constituée (2 régiments), quitte Moscou par le transsibérien et arrive en Mandchourie, à Dairen, le 28 février, d'où elle embarque pour la France sur des navires français.
-18 mars: Victoire des Russes sur les Allemands en Lettonie, au sud de Dwinsk.
-18 septembre: Broussilov interrompt l'offensive russe face aux Allemands 1917:
-17 septembre: Mutinerie des soldats russes à La Courtine
-26 novembre: À la suite de la révolution bolchevique, la Russie signe un cessez-le-feu séparé avec l’Allemagne. Retrait russe Les deux révolutions russes de mars et d'octobre 1917 permirent aux Allemands des avancées considérables en Russie. Les Bolcheviks signèrent un armistice avec les empires centraux dès le mois de décembre, puis la paix avec le Traité de Brest-Litovsk (négociée par Léon Trotsky) en mars 1918. Pour obtenir cette paix séparée, ils consentirent à d'énormes sacrifices, dont un train d'or (le contenu de celui-ci fut confisqué à l'Allemagne par le traité de Versailles). L'Allemagne occupa de plus la Pologne, l'Ukraine, la Finlande, les Pays baltes et une partie de la Biélorussie. Les Allemands profitèrent aussi de cette défection pour envoyer d'importants renforts sur le front ouest et tenter d'obtenir une victoire rapide avant l'arrivée effective des Américains. C'est le retour de la guerre de mouvement. Carte de l'Europe en 1923

Révolutions de 1917

Février

Les défaites successives de la Russie lors de la Première Guerre mondiale sont l'une des causes de la révolution. À l'entrée en guerre, tous les partis sont pour cette participation, à l’exception du parti social-démocrate (POSDR). La guerre apporte une série impressionnante de malheurs en Russie. Dès le début du conflit, après quelques succès initiaux, l'armée connaît de lourdes défaites (en Prusse orientale notamment) ; les usines s’avèrent insuffisamment productives, le réseau ferroviaire insuffisant, le ravitaillement en armes et denrées de l’armée boiteux. Dans l’armée, les pertes battent tous les records (1 700 000 morts et 5 950 000 blessés) et des mutineries éclatent, le moral des troupes se trouvant au plus bas. Les soldats supportent de moins en moins l'incapacité de leurs officiers (on a ainsi vu des unités monter au combat avec des balles ne correspondant pas au calibre de leur fusil), les brimades et les punitions corporelles en usage dans l'armée. La famine gronde et les marchandises se font rares. L’économie russe, qui connaissait avant la guerre le taux de croissance le plus élevé d’Europe est coupée du marché européen. La Chambre basse du Parlement russe (la Douma), constituée de partis libéraux progressistes, met en garde le tsar Nicolas II contre ces menaces pour la stabilité de la Russie et du régime et lui conseille de former un nouveau gouvernement constitutionnel. Mais le tsar ignore l’avis de la Douma. Le mois de février 1917 rassemble toutes les caractéristiques pour une révolte populaire : hiver rude, pénurie alimentaire, lassitude face à la guerre… Tout commence par des grèves spontanées, début février, des ouvriers des usines de la capitale Petrograd. Pendant ces grèves, des manifestations sont organisées pour réclamer du pain et sont soutenues par la main-d’œuvre industrielle, qui trouve là une raison de prolonger la grève. Le premier jour, malgré quelques confrontations avec les forces de l’ordre, il n’y a aucune victime. Les jours suivants, les grèves se généralisèrent dans tout Petrograd et la tension monte. Les slogans, jusque là plutôt discrets, se politisent : « À bas la guerre ! », « À bas l’autocratie ! ». Cette fois, les affrontements avec la police font des victimes des deux côtés. Les manifestants s’arment en pillant les postes de police. Après trois jours de manifestations, le Tsar mobilise les troupes de la garnison de la ville pour mater la rébellion. Les soldats résistent aux premières tentatives de fraternisation et tuent de nombreux manifestants. Toutefois, la nuit, une partie de la troupe rejoint progressivement le camp des insurgés, qui peuvent ainsi s’armer plus convenablement. Entre-temps, le tsar, désemparé, n'ayant plus les moyens de gouverner, dissout la Douma et élit un comité provisoire. C'est le triomphe de la révolution. Le tsar Nicolas II abdique le 2 mars (jusqu'en 1918, la Russie utilisait le calendrier julien, qui a 13 jours de retard sur celui grégorien. Le 2 mars de "l'ancien style" correspond donc au 15 mars du "nouveau style"). Tous les régiments de la garnison de Petrograd se joignent aux révoltés. le premier épisode de la révolution fait tout de même des centaines de victimes, en majorité parmi les manifestants. Elle provoque la fin du tsarisme et les premières élections au soviet des ouvriers de Petrograd.

Lien interne

- Garde impériale (Russie)
- Armée russe
- Armée rouge Catégorie:Histoire militaire russe Catégorie:Force armée historique
Sujets connexes
Alexandre II de Russie   Alexandre Ier de Russie   Amiral   Armée   Armée allemande   Armée impériale russe   Armée napoléonienne   Armée rouge   Arménie   Artillerie   Astrakhan   Autriche   Autriche-Hongrie   Azov   Bakou   Bataille d'Inkerman   Bataille de Balaklava   Bataille de Bolimov   Bataille de Gumbinnen   Bataille de Lemberg   Bataille de Paris   Bataille de Tannenberg   Bataille de Tsushima   Bataille de l'Alma   Bataille de la Vistule   Bataille de Łódź (1914)   Bavière   Belgrade   Bethléem   Biélorussie   Bohême   Calendrier grégorien   Calendrier julien   Campagne de Russie (1812)   Campagne militaire   Canon (artillerie)   Catholicisme   Charles XII   Charles XIV Jean de Suède   Constantinople   Corée   Cosaques   Crimée   Danemark   Derbent   Douma   Dysenterie   Empereur   Empire du Japon   Empire ottoman   Europe   Extrême-Orient   Finlande   Fontainebleau   Forces armées de la fédération de Russie   Franc-tireur   France   Février   Galicie   Garde impériale (Russie)   Gebhard Leberecht von Blücher   Grande guerre du Nord   Guerre   Guerre civile russe   Guerre et Paix   Guerres napoléoniennes   Généralissime   Géorgie   Hambourg   Hanovre   Hongrie   Iran   Irkoutsk   István Tisza   Japon   Karl Philipp de Schwarzenberg   Lettonie   Louis Nicolas Davout   Léon Tolstoï   Léon Trotsky   Lüshunkou   Mandchourie   Marie-Louise   Mer   Mer Baltique   Mer Caspienne   Mer Noire   Mikhaïl Illarionovitch Golenichtchev-Koutousov   Moscou   Mutinerie des soldats russes à La Courtine   Napoléon Ier   Navire   Nicolas II de Russie   Norvège   Opération Barbarossa   Paix   Patrice de Mac-Mahon   Paul Delaroche   Pavel Nakhimov   Pays baltes   Perse   Pierre Ier   Pierre Ier de Serbie   Pierre le Grand   Politique   Pologne   Premier Empire   Première Guerre mondiale   Prince (titre)   Prusse   Prusse-Orientale   Rasht   Royaume-Uni   Russe   Russie   Russie impériale   Révolution russe   Saint-Pétersbourg   Saxe   Seconde Guerre mondiale   Serbie   Shenyang   Siège de Sébastopol (1854)   Soviet   Sultan   Suède   Sébastopol   Taganrog   Tatars   Tour Malakoff   Traité de Brest-Litovsk   Traité de Constantinople   Traité de Paris (1856)   Transsibérien   Triplice   Tsar   Turquie   Typhus   Ukraine   Varsovie   Vistule   Vladivostok   Wurtemberg  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^