Olivier Panis

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Olivier Panis à Indianapolis en 2002 Olivier Panis est un coureur automobile français né le 2 septembre 1966 à Lyon.
Olivier Panis

Olivier Panis à Indianapolis en 2002 Olivier Panis est un coureur automobile français né le 2 septembre 1966 à Lyon.

Biographie

1981-1993 : Les débuts

Comme la plupart des pilotes, c'est en karting que Panis, alors adolescent, effectue ses débuts en compétition, en 1981. En 1988, il délaisse le karting pour débuter sa carrière en monoplace. Il dispute ainsi le championnat de France de Formule Renault, qu'il remporte à sa deuxième participation. Puis, après deux bonnes saisons dans le championnat de France de Formule 3 (4 en 1990 puis 2 en 1991), il accède à la Formule 3000 internationale dont il devient champion en 1993.

1994-1996 : Ligier

Son titre en F3000 lui ouvre les portes de la Formule 1. Logiquement, c'est au sein de l'écurie française Ligier (pour laquelle il avait déjà effectué des essais) qu'il débute en 1994. Dans un contexte délicat compte tenu de la forte incertitude qui entoure l'avenir de l'écurie (suite aux ennuis judiciaires du propriétaire Cyril de Rouvre, Ligier est revendu au mois de mai à Flavio Briatore), Olivier Panis s'affirme comme un très bon débutant, qui brille surtout par sa solidité et sa constance. Des qualités qu'il met à profit pour terminer à la deuxième place du GP d'Allemagne. Autre fait remarquable, il parvient à atteindre le drapeau à damier lors de 15 des 16 courses de la saison. Ironie du sort, c'est lors de son GP national à Magny-Cours qu'il connaît son unique abandon de la saison. Au débit de Panis, certains observateurs estiment néanmoins sa rapidité encore insuffisante pour rivaliser avec les meilleurs. Ainsi, lors du GP d'Europe à Jerez, il est dominé tout au long du week-end par son coéquipier d'un jour Johnny Herbert, qui découvrait la voiture. Puis, durant l'hiver, il est très loin du rythme du nouveau champion du monde Michael Schumacher, venu essayer la Ligier pour découvrir le moteur Renault. Toujours chez Ligier en 1995, Panis peine à montrer la même solidité que la saison précédente et alterne le bon et le moins bon. À plusieurs reprises, il parvient à rentrer dans les points (et décroche même une nouvelle deuxième place, cette fois au GP d'Australie, malgré un moteur agonisant), mais commet également plusieurs erreurs. Il peine également à rivaliser en performances avec son coéquipier Martin Brundle, réputé proche de Tom Walkinshaw, alors directeur sportif de l'écurie. Il termine tout de même le championnat à une remarquable 8e place. Au sein d'une équipe qui semble progressivement perdre son identité française (Flavio Briatore est proche de revendre l'équipe à Tom Walkinshaw, qui ambitionne de la déménager en Angleterre), la position de Panis apparaît de plus en plus instable et ce n'est que d'extrême justesse qu'il conserve son volant pour la saison 1996. Son début de championnat 1996, moyen, est assombri par les incertitudes qui continuent d'accompagner l'avenir de Ligier dont l'existence même est menacée, faute d'argent et de projet de rachat cohérent (la tentative de Walkinshaw ayant échoué). Mais au GP de Monaco en mai, Olivier Panis accomplit ce qui restera la course de sa vie. Qualifié dans la seconde moitié de la grille, il livre sur une piste humide une course pleine d'attaque, déborde de nombreux concurrents (avec en point d'orgue son dépassement en force sur la Ferrari d'Eddie Irvine) et profite également de l'hécatombe parmi les favoris pour s'en aller décrocher une victoire historique, la première de l'écurie Ligier depuis 15 ans. En plus d'apporter une reconnaissance internationale à Panis, cette victoire a pour effet de relancer dans l'hexagone l'engouement autour de la F1 à la française, et de favoriser dans les mois qui suivent le projet de rachat de Ligier par Alain Prost.

1997-1999 : Prost Grand Prix

En 1997, c'est donc en tant que pilote de l'écurie "Prost Grand Prix" (le nouveau nom de Ligier) que Panis débute la saison. Fort d'une solide réputation suite à son succès monégasque de l'année précédente, Panis nourrit des ambitions d'autant plus grande que la Prost JS45, équipée des nouveaux pneus Bridgestone, a montré durant les essais hivernaux un potentiel intéressant. Un potentiel que Panis se charge de confirmer en terminant en début de saison troisième du GP du Brésil et deuxième du GP d'Espagne. Des débuts excellents assombris par son abandon au GP d'Argentine, où la victoire semblait accessible tant Panis et sa voiture étaient performant. Alors 3e du classement provisoire du championnat du monde derrière Schumacher et Villeneuve après 6 épreuves, Panis aborde le GP du Canada en pleine confiance, mais un grave accident en fin de course interrompt net son ascension. Relevé avec une jambe fracturée, Panis est contraint d'observer une longue convalescence et de manquer les 7 GP suivants. Il effectue son retour au mois de septembre au GP du Luxembourg (qu'il termine 6e). Chez Prost Grand Prix, en 1998. La saison 1998 marque le vrai début de l'aventure Prost Grand Prix (comme son nom de code l'indique, la Prost JS45 n'était qu'une Ligier rebaptisée), avec la sortie de la Prost AP01 et l'arrivée du moteur Peugeot. Mais malgré les grandes ambitions de toute l'équipe, la saison tourne rapidement au fiasco puisque Panis ne parvient pas à inscrire le moindre point en raison d'une fiabilité désastreuse et d'un faible niveau de performance. Les choses s'améliorent à peine en 1999, où il n'inscrit que deux petits points. À cela s'ajoute des relations de plus en plus tendues avec son patron Alain Prost, qui lui reproche notamment d'être régulièrement dominé par son jeune équipier italien Jarno Trulli. Au cours de la saison 1999, il devient rapidement évident que l'avenir de Panis ne passe plus par Prost Grand Prix. Mais son image écornée par deux années de vache maigre le rend peu attractif sur le marché des transferts.

2000 : Essayeur chez McLaren

En s'associant avec le manager belge Didier Cotton (surtout connu pour être l'agent du champion du monde en titre Mika Hakkinen), Panis parvient néanmoins à s'ouvrir de nouvelles portes. Fin 1999, il s'engage avec l'écurie McLaren-Mercedes en qualité de pilote essayeur, un contrat qu'il ne renie pas malgré l'offre de Williams pour la saison 2000 (Williams cherchait un pilote pour remplacer Alex Zanardi et assurer la délicate mise au point du tout nouveau moteur BMW, mais en raison de l'arrivée de Juan Pablo Montoya prévue pour 2001, n'était en mesure de garantir à Panis un contrat ne portant que sur une seule saison). Chez McLaren-Mercedes, même s'il n'a pas la possibilité de rouler en course, Panis se refait une solide réputation. Ses chronos en essais privés ainsi que les compliments que lui adressent publiquement les pilotes titulaires (Coulthard et Hakkinen) ainsi que les dirigeants de l'équipe (Ron Dennis en tête) lui permettent de retrouver un volant de titulaire pour la saison 2001, où il est choisi par BAR-Honda pour épauler Jacques Villeneuve.

2001-2002 : British American Racing

En faisant plus ou moins jeu égal en performance avec son prestigieux équipier canadien Jacques Villeneuve, Panis surprend agréablement. Mais par la faute d'un manque récurrent de fiabilité ainsi que de tactiques peu inspirées de la part de son équipe, il n'est que rarement en mesure de confirmer en course ses belles qualifications et ne marque que 8 points en 2 saisons.

2003-2006 : Toyota F1

Chez Toyota, en 2004. Poussé dehors par l'arrivée chez BAR du jeune Jenson Button, Panis trouve refuge chez Toyota. Mais là encore, faute d'un matériel fiable et compétitif, il doit se contenter de maigres résultats tout au long des saisons 2003 et 2004. Plus ou moins contraint de céder sa place à Ricardo Zonta (qui lui même venait d'être remplacé par Trulli, nouvel arrivant au sein de l'écurie Toyota) pour le GP du Brésil, ultime manche de la saison, il dispute son dernier GP au Japon. En 2005 et 2006, Panis reste chez Toyota, en qualité de pilote essayeur, mais sans disputer le moindre Grand Prix. Le 18 septembre 2006, à 40 ans passé, il annonce qu'il met un terme définitif à sa carrière en Formule 1 tout en émettant le souhait de piloter à l'avenir dans d'autres disciplines.

Carrière

Lien externe

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