Numération romaine

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Les chiffres romains étaient utilisés par les Romains de l'antiquité pour, à partir de seulement sept lettres, écrire des nombres entiers jusqu'à environ 4 999 (mais pas le zéro, qu’ils ne connaissaient pas ou plus exactement ne considéraient pas comme un nombre). La numérotation a été normalisée dans l’usage actuel et repose sur quatre principes :
- Toute lettre placée à la droite d’une autre figurant une valeur supérieure ou égale à
- Toute lettr
Numération romaine

Les chiffres romains étaient utilisés par les Romains de l'antiquité pour, à partir de seulement sept lettres, écrire des nombres entiers jusqu'à environ 4 999 (mais pas le zéro, qu’ils ne connaissaient pas ou plus exactement ne considéraient pas comme un nombre). La numérotation a été normalisée dans l’usage actuel et repose sur quatre principes :
- Toute lettre placée à la droite d’une autre figurant une valeur supérieure ou égale à
- Toute lettre d’unité placée immédiatement à la gauche d’une lettre plus forte qu’elle, indique que le nombre qui lui correspond doit être retranché au nombre qui suit;
- Les valeurs sont groupées en ordre décroissant, sauf pour les valeurs à retrancher selon la règle précédente.
- La même lettre ne peut pas être employée quatre fois consécutivement sauf M.

Origine

Contrairement à une idée reçue, les chiffres romains ne sont pas acronymiques : par exemple, C n’est pas, au départ, l’abréviation de centum (écrit CENTVM). Les chiffres, attestés dans d’autres langues et écritures d’Italie, étaient au départ des symboles séparés, confondus ensuite avec les lettres. Ainsi, en étrusque (dont l’alphabet a été emprunté et adapté par les Romains) on trouve les symboles pour , , , , et Noter que les caractères employés ici pour représenter les formes anciennes des chiffres sont empruntés à diverses écritures, par ressemblance. Le tracé réel des caractères ne peut être directement reproduit ici.. En fait, la critique moderne reconnaît que la numération romaine est une survivance d'une pratique archaïque, antérieure à l'invention même de l'écriture (et donc, à strictement parler, préhistorique), et que l'on retrouve dans de nombreuses civilisations.Pour l'ensemble de la question, voir par exemple Georges Ifrah, "Histoire universelle des chiffres", Seghers 1981, ISBN 2-221-50205-1 Ces chiffres seraient dérivés de l'utilisation de bâtons à entailles et de la nécessité d'y faire figurer des repères: Le berger qui veut compter ses bêtes sans savoir énumérer prend simplement un bâton sur lequel figurent des encoches, fait passer son troupeau devant lui, et décale son ongle d'une encoche à chaque fois qu'une bête passe devant lui: l'encoche finale correspond au nombre de bêtes, et il suffit de repérer sa position pour conserver le nombre. Avec ce système, les premiers chiffres sont toujours des encoches simples, ultérieurement transcrites par des "I". 200px Le repérage n'est pas aisé dès que le nombre d'encoches dépasse une poignée, parce que l'oeil ne perçoit pas clairement les collections au delà de trois ou quatre items: lire IIIIIIII est pratiquement impossible (par comparaison à VIII, beaucoup plus simple). Le berger est naturellement conduit à intercaler régulièrement des encoches de forme différente, pour servir de repère visuel; et le regroupement naturel (pour un berger comptant sur ses doigts) est par groupes de cinq. Un tel regroupement est toujours utilisé de nos jours sur les règles à mesurer. Le repère "cinq" naturel pourra être une encoche plus longue (utilisée sur les règles), ou en biais (utilisée sur les tailles), mais ces deux marques ne se différencient pas bien des encoches simples quand il s'agit de les transcrire. Les marques simples finalement utilisées sont formées par une encoche double (en forme de V, ou de quand on le lit dans l'autre sens). Le regroupement suivant, à dix encoches, est pratiquement toujours une encoche en croix X. Les repères ultérieurs ont des formes plus élaborées, à trois encoches: 50 correspond à "V plus une encoche", ce qui donne initialement des formes en N, Z ou E; et cent correspond à "X plus une encoche", donnant des formes de type étoile (
-). Ces formes étaient moins stables, et ont évolué par la suite vers des formes à deux traits, en L pour cinquante, et C pour cent. Avec un bâton ainsi marqué, le berger peut repérer assez facilement l'encoche sur laquelle s'est arrêté son décompte. S'il a treize bêtes, par exemple, son ongle s'arrête sur la troisième encoche après la première dizaine, ce qui se retranscrit simplement XIII. S'il en a vingt neuf, son ongle est à une encoche avant la troisième dizaine, ce qui se note XXIX. S'il en a cinquante neuf, son doigt a passé la première cinquantaine, et se trouve à une encoche avant la dizaine suivante: LIX. Ce repérage primitif peut conduire à des écritures très atypiques: par exemple, un cran avant la dizaine avant cinquante se noterait IXL (pour trente neuf). Il a été régularisé par la suite, pour former le système connu de nos jours.

Notation classique de base

| class="wikitable" |+Notation classique |----- !Chiffreromain!!Valeur!!Signification |----- |width="72" style="font-size:24px;"| |width="76"|1 |style="text-align:left;"|Une marque verticale. |----- |style="font-size:24px;"| |5 |style="text-align:left;"|Une marque à laquelle on ajoute une autre marque (d’où des graphies archaïques comme , elles-mêmes issues de lettres phéniciennes ou égyptiennes dont l’origine était la représentation d’une main, les deux représentations ou interprétations ayant existé simultanément avant de s’unifier). |----- |style="font-size:24px;"| |10 |style="text-align:left;"|Une marque barrée (d’autres suggèrent une seconde origine, par la juxtaposition de deux signes phéniciens représentant chacun la main). |----- |style="font-size:24px;"| |50 |style="text-align:left;"|Un V barré (proche de à l’origine, c’est-à-dire et superposés) aplati en puis confondu avec . |----- |style="font-size:24px;"| |100 |style="text-align:left;"|Un barré (proche de à l’origine, soit et superposés) écrit ensuite Rom|>I
Sujets connexes
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