Cimetière

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Cimetière juif (Heinsheim) Cimetière finlandais, sous les arbres Cimetière bouddhiste (Tokyo) Tombes polonaises de Bandar-e Anzali, sous des alignements de résineux Quelques unes des 20 000 tombes juives de Brody, Ouest de l'ukraine Cimetière (Belle-Isle-en-mer) Cimetière Annenfriedhof de Dresde Un cimetière est un lieu où l'on enterre les morts, généralement après une cérémonie religieuse, avec les membres de leur famille ou tribu, et dans les pays et aux époques
Cimetière

Cimetière juif (Heinsheim) Cimetière finlandais, sous les arbres Cimetière bouddhiste (Tokyo) Tombes polonaises de Bandar-e Anzali, sous des alignements de résineux Quelques unes des 20 000 tombes juives de Brody, Ouest de l'ukraine Cimetière (Belle-Isle-en-mer) Cimetière Annenfriedhof de Dresde Un cimetière est un lieu où l'on enterre les morts, généralement après une cérémonie religieuse, avec les membres de leur famille ou tribu, et dans les pays et aux époques où l'écriture existe, en inscrivant leur nom, les dates de naissance et de mort. Dans les pays occidentaux, les cimetières sont généralement divisés en concessions, séparées par des allées. Chaque concession est louée ou vendue à une personne ou à une famille, qui peut y construire une tombe ou un caveau. Une concession dite « à perpétuité » pouvait être vendue ou offerte à une famille, mais la perpétuité devient rare en raison du manque de place dans et autour des villes. Certains cimetières donnent l'impression de reproduire la ville avec ses quartiers riches, ses quartiers pauvres et ses ghettos de minorités. Il peut exister des fosses communes réservées aux pauvres ou aux morts non identifiés tués lors de catastrophes ou morts d'épidémie. Parfois les morts étaient préparés, embaumés ou momifiés avant d'être enterrés ou déposés dans une grotte ou sous un surplomb de falaise avec leurs ancêtres. Dans certains pays, les familles dépensent des sommes considérables pour construire des tombes en forme de maisons, construites avec plus de soins que les vraies, par exemple à Madagascar. Selon les cultures et les époques, les cimetières, comme les tombes d'ailleurs, sont plus ou moins artificialisés ou minéralisés. La religion catholique est caractérisée par des tombes de pierre, imposantes et ornées de symboles parfois complexes ; La fin du en France et dans plusieurs pays européens a découragé l’expression de la nature dans les cimetières : pierres de marbre, caveaux de béton fabriqués artisanalement, puis industriellement sont alignés entre allées de schistes ou de graviers souvent chimiquement désherbées. Les fleurs en plastiques, en céramique ou peintes sur les émaux jouxtent des bouquets le plus souvent déposés lors de la fête des défunts, le 2 novembre (à ne pas confondre avec la Toussaint (1 nov.), fête des saints qui ont marqué l'histoire chrétienne). Il existe des exceptions, dont le cimetière du Père-Lachaise à Paris où les arbres et le végétal sont très présents, et qui est plus visité que de nombreux jardins parisiens. Les haies et arbustes taillés au cordeau ou les gazons très entretenus caractérisent les cimetières militaires. Parfois cependant la nature est présente. Dans certaines régions l'if, plante symbolique ou le lilas commun (plante symboliquement importante pour les gitans) sont présents dans le cimetière. Certains cimetières musulmans, d'Europe du nord, d'Europe de l'est ou d'autres pays sont entièrement enherbés et plantés d'arbres, et ne comportent pas d'allées. Certaines communes y entretiennent une flore favorable aux papillons et aux oiseaux afin qu'ils égayent le lieu. Le cimetière peut poser des problèmes sanitaires et environnementaux

Premiers cimetières

Le culte des morts est réputé caractéristique de l'espèce humaine. La mise en terre des morts en des lieux dédiés est apparue très tôt dans la préhistoire, bien avant l'invention de l'écriture, avec des constructions particulières (tumulus, nécropole) pour les chefs ou personnalités religieuses, souvent enterrés avec nombre d'objets symboliques (dont symboles de richesse). Pour cette raison, depuis l'antiquité les tombes et cimetières ont souvent été pillées.

Cimetières de l'antiquité

Dans la civilisation égyptienne antique, le culte des morts était tel qu'une organisation très complexe s'est mise en place, conduisant à la création de cimetières souterrains gigantesques : les nécropoles. Voir l'article catacombes à Rome. Dans la Gaule romaine, les cimetières étaient aménagés en dehors des villes (des remparts lorsqu'ils existaient), probablement par peur de la souillure, des épidémies et des esprits (mânes). On trouvait des cimetières d'incinération et d'inhumation.

Du Moyen Âge à nos jours

Aître Saint-Maclou à Rouen, cimetière des pestiférés au XVIe siècle Cimetière médiéval, Espagne Avec le développement du christianisme, les cimetières étaient gérés par les paroisses. La plupart des cimetières étaient et restent encore souvent implantés à proximité immédiate d'un lieu de culte (églises, temples, etc.), ils sont considérés comme une terre sainte. Tout le monde n'avait pas le droit d'être enterré au cimetière : les comédiens, les suicidés et les excommuniés par exemple étaient enterrés sans cérémonie aux portes de la ville, dans une fosse commune. De nos jours, et sous la pression foncière, on cherche à récupérer l'espace utilisé en centre-ville par certains cimetières, et à déplacer vers l'extérieur des villes ces lieux de recueillement et de souvenir. D'autres pratiques funéraires comme la crémation se présentent comme permettant de réduire l'emprise au sol (sur 10 m² on loge 4 à 6 cercueils, contre 200 urnes), mais en terme d'empreinte écologique le bilan de la crémation peut être réévalué.

Cimetières militaires

Cimetière américain de Saint-Laurent-sur-Mer, Normandie, Seconde Guerre mondiale Les deux guerres mondiales ont laissé tant de soldats morts (sans parler des victimes civiles) qu'il a été nécessaire de réaliser des cimetières provisoires, puis spécifiquement militaires. En général, ils ont été reconstitués après avoir déterré les restes de cimetières provisoires. 300px Ils consistent souvent en simples quadrillages réguliers de tombes individuelles identiques uniquement repérées par une croix chrétienne (ou autre motif conforme à la confession religieuse du soldat inhumé), sans allées, mais où le gazon omniprésent permet d'aller dans toutes les directions. Le nom est gravé sur la pierre, ainsi que la date de la mort, quand ils sont connus. Les cimetières du commonwealth sont entretenus par le même organisme depuis la fin de la Guerre, et avec les mêmes standards de gestion dans tous les pays.

Mythe du cimetière des éléphants

Un mythe existe qui nous fait croire que les éléphants, sentant la mort venir, quittent le groupe pour aller dans un « cimetière des éléphants ». Or, ce comportement n'a jamais été attesté. Il arrive que l'on retrouve plusieurs ossements au même endroit, mais cela s'explique par diverses raisons (attaque, famine, accident, maladie, etc.). Le mythe du « cimetière des éléphants » a été popularisé par l'écrivain Henry de Monfreid, et le chanteur Eddy Mitchell.

Voir aussi

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Sujets connexes
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