Pravda

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La Pravda (en cyrillique Правда qui signifie « vérité ») est un célèbre journal d’Union soviétique. Cette publication officielle du parti communiste existe de 1918 à 1991. Il est toujours actif en Russie, mais il est souvent associé, pour les pays occidentaux, à la période de la Guerre froide. D’autres journaux moins connus avaient (et ont encore) pour nom Pravda.
Pravda

La Pravda (en cyrillique Правда qui signifie « vérité ») est un célèbre journal d’Union soviétique. Cette publication officielle du parti communiste existe de 1918 à 1991. Il est toujours actif en Russie, mais il est souvent associé, pour les pays occidentaux, à la période de la Guerre froide. D’autres journaux moins connus avaient (et ont encore) pour nom Pravda.

Origines

La Pravda est fondée comme un journal des travailleurs en 1912. Les bolcheviks commencent la publication légale du journal à Saint-Pétersbourg le 22 avril 1913 dans un contexte tendu. 400 000 travailleurs font grève le premier mai 1913, et des lettres de travailleurs sont publiées, attisant la colère des ouvriers. La Pravda est considérée comme le successeur du journal socialiste Iskra par les communistes. Lénine, qui contrôle le journal, place Joseph Staline dans l’équipe éditoriale. Celui-ci reste à ce poste jusqu’à son exil en 1913. Pendant cette période, la ligne éditoriale plus modérée du journal entre souvent en conflit avec Lénine, et les éditeurs refusent ou censurent parfois ses articles. Le gouvernement russe tente d’arrêter la publication du journal, mais les Bolcheviks disposent de plus de 40 000 lecteurs réguliers et d’un réseau de diffuseurs. La Pravda dépend du support financier des travailleurs. Lénine vit alors à Cracovie et écrit de plus en plus d’articles, de tendance anti-tsariste croissante. Lorsque le journal est interdit, les Bolcheviks continuent à le distribuer illégalement. La Pravda joue un rôle important dans la révolution. La Révolution de février 1917 permet à la Pravda de rouvrir. Peu de temps après sa libération en mars 1917, Staline retourne à son poste éditorial, en collaboration avec Lev Kamenev. Après le retour de Staline et Kamenev, la Pravda prend un ton plus conciliant à l’égard du gouvernement provisoire de Kerenski, ce qui déplaît aux lecteurs. Le mois suivant, les Thèses d’Avril définissent l’analyse de Lénine sur la situation politique et les actions à mener. Lénine condamne fermement le gouvernement provisoire et la ligne éditoriale de la Pravda. Quelques jours plus tard, la Pravda change de ton, condamnant à son tour Alexandre Kerenski et les autres sympathisants du gouvernement provisoire, taxés de « contre-révolutionnaires ». Dès lors, la Pravda suit les directives éditoriales de Lénine. Après la Révolution d'octobre, la Pravda se vend à presque 100 000 exemplaires quotidiennement.

La période soviétique

Les bureaux du journal sont transférés à Moscou le 3 mars 1918. La Pravda devient l’organe officiel du parti communiste soviétique. Elle le restera jusqu’en 1991. Plusieurs corps d’États et administrations avaient leurs journaux officiels. Par exemple, les Izvestia (traitant de la politique étrangère) sont l’organe du Soviet Suprême, le Trud est la publication du mouvement trade-unioniste, la Komsomolskaya Pravda est celle de l’organisation Komsomol, tandis que la Pionerskaya Pravda est celle des Jeunes Pionniers. Après la mort de Lénine, la Pravda devient un tremplin pour Nikolaï Boukharine, un des dirigeants du parti. Il y acquiert une réputation de théoricien politique. De même après la mort de Staline et le vide de pouvoir qui s’en suit, Nikita Khrouchtchev utilise le contrôle éditorial de la Pravda pour obtenir le pouvoir face à Gueorgui Malenkov, l’éditeur des Izvestia. Bien que le contenu de la Pravda soit étroitement contrôlé par ses éditeurs, il n'est pas impossible de déceler la vérité dans le journal. De nombreux lecteurs deviennent experts dans l’art de deviner la vérité. La formulation des articles est un indice important pour comprendre le message. Les nouvelles les plus importantes sont souvent mentionnées brièvement et placées dans des rubriques obscures. Les pages du verso contiennent souvent des informations plus avérées que les pages du recto. À la place d’une mauvaise nouvelle en URSS, le journal parle d’une série de désastres similaires dans d’autres pays. ==
Sujets connexes
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