Les Bormettes

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Théâtre des Bormettes Les Bormettes est un quartier de la ville de La Londe-les-Maures. Son histoire, qui se confond souvent avec celle de La Londe, son architecture, c’est l’unique cité coron du Sud de la France, et sa douce quiétude à l’ombre des platanes en font un des lieux les plus appréciés de La Londe les Maures.
Les Bormettes

Théâtre des Bormettes Les Bormettes est un quartier de la ville de La Londe-les-Maures. Son histoire, qui se confond souvent avec celle de La Londe, son architecture, c’est l’unique cité coron du Sud de la France, et sa douce quiétude à l’ombre des platanes en font un des lieux les plus appréciés de La Londe les Maures.

Localisation et accès

left Le quartier des Bormettes est situé au sud-est de La Londe, sur la rive gauche du Maravenne entre le Port Miramar et le quartier de l’Argentière. On peut y accéder, outre par l’Avenue De Gaulle , par le très agréble chemin piéton , la « Promenade des Annamites ». Place François Belot, coeur des Bormettes

L'Histoire;"La Londo lei Mauro", Anne Cantale; "De Gaoutabry à La Londe les Maures", ouvrage collectif.

Étymologie

Le nom des « Bormettes » vient de la tribu des Bormani, des celto ligures qui étaient implantés au pourtour de la baie d’Hyères. Ils ont donc logiquement donné leur nom au quartier des « Bormettes » et à la commune de « Bormes- les- Mimosas ».

L'Epoque Romaine

C’est à cette période que l’on trouve les traces d’une première implantation humaine, près de la Colline de l’Hôpital. Ceci a pu être établi grâce à des fouilles effectuées au XIXeme siècle, où l’on a retrouvé les restes d’un domaine agricole, un fundi, et différents outils agraires. On peut en déduire que les Romains pratiquaient l’exploitation de la vigne, du blé et de l’olivier, sur le territoire de l’actuel quartier des « Bormettes ».

Moyen Age

Sur le Pic Saint Martin, est bâti vers le XIIIeme siècle un site fortifié qui a abrité de façon éphémère un petit village. Tout près, sur la colline de l’Hôpital, on peut supposer qu’il y avait un hospice ou une léproserie du VIIe, mais les armées allemandes ayant bombardé le site, on ne dispose que d’une aquarelle représentant un bâtiment monastique. Néanmoins une légende londaise raconte qu’en remerciement de soins reçus dans un hospice de la baie d’Hyères (peut-être donc celui des Bormettes), trois chevaliers auraient décroché une croix de leur insigne et l’auraient offert aux Hospitaliers. Vers le XI-XIIe, les terres des « Bormettes » sont acquises par les monastères de Montrieux et de La Verne. Le premier, à la suite d’un incendie au XVIe, se retirent laissant les seconds acquérir ces domaines et y bâtirent un château à vocation viticole. Ce dernier devient rapidement important et les moines prospèrent dans le commerce de l’huile d’olive malgré une destruction du domaine lors de la Guerre de Succession d'Espagne.

Horace Vernet

Horace Vernet Avec la nationalisation des biens du clergé, Pierre Laure (ancêtre de Joseph, premier maire londais) devient acquéreur du domaine. En 1855, il est acheté par Horace Vernet, peintre officiel de Louis-Philippe et de Napoléon III, charmé par la beauté du site. Il s’y fait construire sur les ruines d’une annexe du domaine un magnifique château médiéval composé de différents bâtiments hétéroclites dont une chapelle Saint-Victor. Château des Bormettes

Victor Roux et l’exploitation minière

Promenade des Annamites Après la mort d’Horace Vernet, un riche financier marseillais, Victor Roux, futur maire de La Londe, achète le domaine et le fait restaurer dans un style andalou , l’agrandissant d’une aile et d’un donjon et l’agrémentant d’un parc exotique, l’un des plus beaux de la Côte d’Azur. Par ailleurs, Victor Roux découvre par hasard un filon de plomb et de zinc à l’Argentière. En 1881, la Société des Mines des Bormettes est créée, l’exploitation commence en 1885, dynamisant le secteur et la ville. La Société prospère, les mines s’agrandissent nécessitant la construction d’une voie ferré permettant le transport des employés et du minerai jusqu’à l’Argentière dont le tracés longe la Promenade des Annamites (en référence aux ouvriers d’Indochine qui ont construit le chemin) ainsi qu’une fonderie. Mais dans les années 20, le filon s’épuise, l’entreprise décline pour s’arrêter tout à fait en 1929.

La Société Schneider

"La machine à coudre" A cette époque, la Société Schneider et Cie (aujourd'hui Schneider Electric) implante son usine d’armement aux Bormettes en rachetant les terrains de Victor Roux. Pour pouvoir tester les lancement de torpille, on créé une plateforme de lancement artificiel, au large de Léoube, surnommée « la machine à coudre » en raison de son allure par les londais. Puis en 1912, le bureau d’étude s’installe aux Bormettes entraînant la construction d’un imposant bâtiment, près de la plage de Tamaris qui fabriquera des pièces pour l’armée. C’est à cette époque que le village actuel est construit. En effet, de 1913 à 1920, Henri-Paul Schneider bâtit des logements autour de l’usine pour ses ouvriers ; 103 maisonnettes et 11 villas sortent de terre. Cette unique cité coron azuréenne est dotée au fur et à mesure d’une coopérative alimentaire, d’une école, d’une salle des fêtes, d’un bureau de poste, d’une boulangerie d’un bar, de douches publiques, d’une salle de sports (…), de sorte que les Bormettes ayant l’eau, le gaz et l’électricité dès leur création, disposant grâce aux fermes de la coopérative d’un service alimentaire à très bas prix, et de tout le nécessaire à la vie quotidienne, vivaient en quasi autarcie par rapport à La Londe les Maures.

A l'heure d'actuelle

Château des Bormettes Le Château des Bormettes a été vendu par l’armée à France Télecom en 1972 après qu’il soit passé de propriétaires en propriétaires, parfois les plus ubuesques (en 1929, une fausse société allemande, l’Astrolabe Omininium de l’Est , en fait un paravent pour les services secrets germaniques, servant à espionner l’usine de torpilles). Usine Schneider L'usine des Bormettes s'est arrêté de fonctionner en 1993. Elle est aujourd'hui à l'abandon, même si un projet de réhabilitation est envisagé. Front de mer de l'usine Le quartier des Bormettes n’a lui pas beauccoup changé, même si sa périphérie s’est quelque peu urbanisé (Port Miramar, front de mer) , l’ensemble restant rural. Il compte à peu près 80 familles, s’est enrichi d’une crèche et d’une école éponyme. Sa douce quiétude n’est troublée qu’une fois par an, la semaine suivant la Pentecôte, par la traditionnel Fête des Bormettes, sur la place ombragée de platanes. L’histoire et le charme de ce quartier font de lui un des attraits touristiques majeurs de la Ville de La Londe-les-Maures.

La Fête des Bormettes

Elle se déroule sur la place François Belot, tous les ans, du samedi de Pentecôte jusqu’au samedi suivant. Les principalse attraction qui font la joie des passants, la pêche aux canards, les auto-tamponneuses, les manèges, sont disposés en « U » face au théâtre.

Gallerie

Image:Bormettes 008.jpg|Reste de la voie ferrée Image:Bormettes 010.jpg|Vestige d'une cheminée Image:Bormettes 015.jpg|Ancien pont de chemin de fer Image:Bormettes 013.jpg|Colline des Bormettes Image:Bormettes 016.jpg|Rue près de l'école Image:Plagelalonde 031.jpg|Plage de Tamaris, au fond, le Fort de Brégançon, l'Île du Levant et Port-Cros

Notes et références

Catégorie:Quartier d'une ville de France
Sujets connexes
Fort de Brégançon   Guerre de Succession d'Espagne   Horace Vernet   Hyères   La Londe-les-Maures   Louis-Philippe Ier   Napoléon III   Port-Cros   Schneider Electric  
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