Recep Tayyip Erdoğan

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Recep Tayyip Erdoğan, le 2 juillet 2007. Recep Tayyip Erdoğan et George W. Bush, le 8 juin 2005. Recep Tayyip Erdoğan (né le 26 février 1954 à Istanbul) est le Premier ministre de la Turquie depuis le 11 mars 2003.
Recep Tayyip Erdoğan

Recep Tayyip Erdoğan, le 2 juillet 2007. Recep Tayyip Erdoğan et George W. Bush, le 8 juin 2005. Recep Tayyip Erdoğan (né le 26 février 1954 à Istanbul) est le Premier ministre de la Turquie depuis le 11 mars 2003.

Sa jeunesse

Né en 1954 dans un vieux quartier populaire sur la rive européenne d’Istanbul (Kasımpaşa), il est issu d'une famille de la communauté laze, originaire de la côte de la Mer Noire, à Rize. Son père était un ancien capitaine du port d'Istanbul. Très jeune, il doit vendre des simit (petits pains en anneau) pour nourrir sa famille très pauvre. Sa famille l'envoie étudier dans une école religieuse qui forme des imams et les prédicateurs ( « imam-hatip »). Ce type de lycée est très prisé en Turquie par les familles traditionalistes, mais il ne destine pas nécessairement à la carrière d’imam. À 16 ans, Erdoğan remplace l'imam à la mosquée pour réciter des prières, pour les naissances ou pour organiser le rituel des décès. Erdoğan n'avoue pas à son père son amour du football et cache ses crampons dans un sac de charbon. Son père met 7 ans pour découvrir le secret de son fils. Puis Recep Tayyip Erdoğan joue avec son coéquipier Yaso Aga dans un club de football et veut passer professionnel, mais son père l'en empêche. Erdoğan rencontre sa femme Emine dans un meeting politique. Le mariage est célébré 6 mois après leur rencontre, en 1978.

Sa carrière politique

Il a étudié la politique et l'économie à Istanbul et a travaillé en tant qu'employé de l'entreprise de transport de la municipalité d'Istanbul et en tant qu'entrepreneur indépendant. Au milieu des années soixante-dix, il adhère à l'organisation de jeunesse du Parti islamiste du Salut National MSP de Necmettin Erbakan. Sa carrière politique est interrompue par le putsch militaire du 12 septembre 1980 et l'interdiction de son parti, mais en 1983, il redevient actif politiquement dans le Parti de la Prospérité (Refah Partisi), dont le chef est Necmettin Erbakan (il rompt politiquement avec lui en 1999). Après un travail méticuleux de terrain, Erdoğan devient en 1994 maire d'Istanbul grâce à une campagne anti-corruption au porte à porte, y compris par des jeunes filles en jeans et non voilées. Il essaie de réorganiser la vie chaotique de cette mégalopole de 12 millions d'habitants. Ses opposants lui concèdent quelques belles réussites : les coupures d'électricité ou d'eau se font rares et les projets d'infrastructures (métro) dépassent le niveau du simple plan. Il s'attaque aussi à la corruption, il est allé jusqu'à piéger des chefs d'entreprise réunis autour d'un projet de construction, en leur lançant « Quelle est ma commission ? » Erdoğan avait pris soin d'inviter des journalistes incognito. Les milieux laïcistes - particulièrement les militaires - demeurent toutefois très suspicieux quant aux velléités d'islamisation de la municipalité. Quelques établissements publics, dépendant de la ville, ne servent plus d'alcool depuis 1996. En 1998, il est condamné à une peine de prison, après un discours qualifié d'incitation à la haine incluant un poème du poète nationaliste Ziya Gökalp. De son propre aveu, il vit mal son séjour en prison. À sa sortie Erdoğan change radicalement de tactique et renonce à affronter les militaires. En automne 1998, Erdoğan quitte le Parti de la Vertu (FP) - le parti successeur du Refah Partisi - et se prononce en faveur d'une séparation de la religion et de l'État. En Turquie, les imams sont des fonctionnaires affiliés au Directorat des Affaires Religieuses, lui-même dépendant directement du Premier ministre. Erdoğan fonde en 2001 le Parti de la Justice et du Développement (Adalet ve Kalkınma Partisi ou AKP), qui offre à un large spectre de forces conservatrices une patrie politique. Le noyau dur de l'AKP est constitué par l'aile modérée du Parti de Vertu, interdit la même année. Erdoğan lui-même en prend la présidence. L'AKP sort vainqueur des élections parlementaires de 2002, mais Erdoğan ne peut immédiatement se charger du bureau du Premier Ministre du fait de sa condamnation qui le privait de l'activité politique pendant 5 ans suivant la décision de la cour. A la fin de ce délais, il entre à la Grande assemblée nationale de Turquie comme député de Siirt et devient chef du gouvernement à partir de mars 2003.

Erdoğan comme Premier ministre

Dès le début de son mandat, Erdoğan joue la carte de l'intégration européenne, coupant l'herbe sous le pied de ses opposants laïcistes. Son gouvernement obtient en décembre 2004 la promesse de l'UE d'entamer des négociations d'adhésion le 3 octobre 2005. Promesse tenue l'année suivante, malgré l'absence de reconnaissance de la République de Chypre. Il vit aujourd'hui dans une villa d'un quartier modeste d'Ankara, et demeure passionné de football.

Les réformes du gouvernement Erdoğan

Son mandat fut marqué par quelques réformes politiques et économiques ambitieuses.
- Droits élargis pour les minorités, autorisation de la diffusion de programmes audiovisuels en langue kurde, et possibilité d'apprendre en privé la langue kurde.
- La liberté d'expression et d'association a été étendue.
- Limitation de la répression des manifestations publiques.
- Elargissement des droits des instances religieuses non musulmanes.
- Droit de critiquer les forces armées et les autres piliers de l'État turc. La mise en œuvre de ces réformes s'est toutefois heurtée aux résistances de l'appareil d'Etat.

Politique intérieure

L'AKP domine largement le Parlement (363 députés sur 550), à cinq sièges seulement de la majorité des deux tiers qui lui permet d'amender la Constitution. Depuis 1987 c'est le premier parti à disposer d'une majorité stable et le seul depuis 1945 à n'avoir qu'une autre force politique en face de lui au Parlement. Ce qui permet au gouvernement Erdoğan de mener sa propre politique sans entrave de l'opposition.

La laïcité

L'arrivée de l'AKP au pouvoir a fait craindre à l'Union européenne, et à beaucoup d'Européens et aussi aux Turcs du CHP, que la laïcité kémaliste pourrait être menacée. Mais la laïcité n'a jamais été remise en question. Erdoğan estime toutefois qu'il faut introduire en Turquie une plus grande liberté religieuse. Son mandat a aussi été marqué par une loi sur l'adultère, qui devait criminaliser l'infidélité. Ce projet de loi a été vite abandonné sur la pression de l'armée, des médias, et de l'union européenne. Erdoğan récuse les accusation d'islamisme et se déclare « démocrate conservateur » ou « démocrate musulman » (en référence aux démocrate chrétiens européens), il s'affirme respectueux de la démocratie et de la laïcité et relègue la religion à la sphère privée. Erdoğan est proche des partis chrétiens-démocrates européens. Il a gommé toute référence à l'islam dans ses discours et son programme est pragmatique: économie, vie quotidienne etc.

Politique économique

La victoire de l'AKP (Parti de la justice et du développement) est due essentiellement aux protestations contre la corruption et à la banqueroute d'un système financier obsolète. La Turquie a affronté sa plus grave crise financière de son histoire récente en 2000 et en 2001. Mais les turcs ont aussi été véritablement marqués par le tremblement de terre de l'année 1999, qui leur a montré l'étendu de la corruption dans leur pays. Ainsi le gouvernement Erdoğan a promis de faire de la lutte contre la corruption une de ses priorités. Mais la victoire de l'AKP doit beaucoup à l'exaspération de la classe moyenne, victime de plein fouet du chômage. Mais pour trouver une solution, c'est-à-dire rééquilibrer les comptes (elle est le deuxième plus gros débiteur du FMI après le Brésil, avec 16 milliards de dollars, sa dette extérieure atteint 30% de son PIB et sa dette publique est de 80%), l'AKP suis la politique économique du FMI. Dans le domaine économique, le gouvernement essuie de vives critiques des milieux d'affaires, notamment celles de la puissante association laïque Tüsyad, qui représente les grandes entreprises turc. Le ministre de l'économie, Ali Babacan affirme que le programme économique du FMI sera mené à son terme, mais en rappelant que certains volets de l'accord seraient repoussés pour mieux combattre l'inflation et la corruption, réformer le système des impôts, et attirer les capitaux étrangers (en particulier européens). Aujourd'hui la Turquie a la croissance la plus rapide de l'OCDE, et le taux d’inflation a fortement reculé et pourrait revenir à un taux annuel à un seul chiffre en 2005, pour la première fois en trente ans. Un nouveau cadre institutionnel pour les politiques monétaire et budgétaire a été mis en place, idem pour les marchés des produits, du travail et des capitaux, les secteurs d’infrastructure et des aides agricoles. Le passage d'Erdoğan au pouvoir a aussi été marqué par la libéralisation de l'économie et la diminution du nombre de fonctionnaires. L'AKP a aussi mis de côté les grandes entreprises turques (Sabancı, Koç, Cukurova, Anadolu, Profilo, etc.) qui tiraient jusqu’à présent l’économie du pays. Ce sont les « tigres anatoliens » qui ont pris leur place. Ils sont représentés par les hommes d’affaires et industriels indépendants (Müsiad). Un lobby qui réunit 2000 membres dans 10 000 entreprises. Grâce à leurs petites tailles, ces petites entreprises ont su s'adapter à la crise économique de 2001, contrairement aux grands groupes kémalistes qui ont dû entreprendre une restructuration douloureuse. L’AKP poursuit la politique entreprise par les anciens gouvernements, c’est-à-dire mettre fin au protectionnisme d'état et libéraliser les échanges commerciaux, en abaissant les droits de douane, et en supprimant les quotas sur les importations. D'après le sénateur Hubert Haenel : « La faiblesse la plus importante de l’économie turque est l’absence d’investissements directs étrangers . Les investisseurs sur le long terme sont hésitants en raison de l’instabilité des années passées, du souvenir de la surinflation mais aussi des pesanteurs de l’appareil bureaucratique, qui s’accompagne fréquemment de la persistance de la tradition du bakchich. C’est un obstacle pour le programme important de privatisations qui a besoin d’investisseurs étrangers industriels. » Pour plus d'information voir l'article détaillé : Économie de la Turquie

Les Kurdes

Le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, l'Union européenne et les Etats-Unis, après quinze ans de lutte pour l'indépendance et 37 000 morts, avait décrété un cessez-le-feu en 1999 avec l'ancien gouvernement. Le cessez-le-feu a été rompu en 2004 et les opérations contre l'état turc ont augmenté depuis, notamment les attentats contre des touristes étrangers. Le 12 août 2005 Erdoğan a promis de régler le problème kurde avec plus de démocratie. Il a d'ailleurs déclaré dans un discours dans l'une des principales villes kurdes de Turquie : « Chaque pays a connu des jours difficiles dans son histoire. Un grand État et un pays fort comme la Turquie a surmonté de nombreuses difficultés pour arriver jusqu’à aujourd’hui. C’est pourquoi, nier les erreurs du passé ne sied pas aux grands États. Un grand État et une nation forte se tournent avec confiance vers l’avenir en se confrontant à leurs fautes et à leurs erreurs. C’est avec ce principe à l’esprit que notre gouvernement sert le pays. (...) Le problème kurde n’est pas le problème d’une partie de notre peuple, mais le problème de tous. C’est donc aussi le mien. Nous allons régler chaque problème avec encore plus de démocratie, plus de droits civils, et plus de prospérité, dans le respect de l’ordre constitutionnel, du principe républicain et des principes fondamentaux que nous ont légués les pères fondateurs de notre pays. » Puis il a rappelé les trois idéologies que combat l'état turc :
- le nationalisme ethnique ;
- le nationalisme régional ;
- le nationalisme religieux. Puis il rappelle : « Il y a dans notre pays de nombreuses composantes ethniques. Nous ne faisons aucune distinction entre elles. Elles constituent chacune une sous-identité. Il y a un lien qui nous unit tous, et ce lien est la citoyenneté de la République de Turquie. (...) Je le dis à nouveau, la Turquie c’est autant Ankara, Istanbul, Konya, Samsun, Erzurum que Diyarbakir. Je veux que vous le sachiez, chaque endroit de ce pays a des parfums, des couleurs, des voix, des musiques, et des saveurs différentes. » Le gouvernement Erdoğan a mis fin à quinze ans d'état d'urgence dans le Sud-est, et il a également autorisé la diffusion de programme en langue kurde à la radio et à la télévision et a aussi permis l'ouverture d'instituts privés d'enseignement du kurde. Des réformes et des actes qui n'ont pas toutes été suivies d'effets. Les Kurdes réclament également que le gouvernement fasse quelque chose pour sortir la partie kurde de la Turquie de la pauvreté et de la morosité économique. Il a affirmé que le gouvernement n'y prévoyait pas d'investissements industriels, et il a au contraire encouragé les hommes d'affaire locaux à prendre l'initiative, en profitant des mesures d'incitation récemment mises en place. Abdullah Öcalan, le leader de la organisation séparatiste, à échappé à la peine de mort (il avait vu sa peine commuée en réclusion à perpétuité en 2002, lors de l'abolition de la peine de mort) qu'il attendait et il va être également rejugé sous pression de l'Union européenne qui accuse la Turquie de ne pas lui avoir fait un procès équitable. Abdullah Gül a d'ailleurs déclaré que même en le jugeant « cent fois, il recevra le même châtiment ». De nombreux turcs ont été indigné de se nouveau procès, pour eux Öcalan est un chef terroriste, directement responsable des 37 000 morts.

Les minorités religieuse en Turquie

Le Vatican a dénoncé la « christianophobie institutionnelle en Turquie ». Edmond Farhat, nonce apostolique à Ankara, a affirmé que la liberté religieuse n'existe que sur le papier en Turquie. L’Église catholique se plaint notamment de ce qu'aucune reconnaissance juridique ne lui ait été accordée, reconnaissance juridique qu'elle réclame depuis 1970. L'Église orthodoxe de Constantinople attend toujours la réouverture de sa Faculté de théologie, et les églises se voient retarder sans date les autorisations de faire des réparations indispensables sur leurs églises. Le commissaire européen chargé de l'élargissement, Olli Rehn a d'ailleurs averti par écrit le gouvernement turc que la liberté religieuse appliquée en Turquie ne répondait pas encore à l'un des critères fixés par l'Union. Par contre Erdoğan a promis la restauration de la vieille église arménienne d'Aghtamar, qui va être restaurée après un siècle d'abandon par l'état. Le gouvernement a décidé de financer les deux millions de livres turques des travaux (1, 2 million d'euros), qui ont débuté au mois de mai 2005.

La diplomatie du gouvernement Erdoğan

Recep Tayyip Erdoğan en compagnie de l'ancien ministre des affaires étrangères américain Colin Powell et du président des États-Unis George W. Bush le 10 décembre 2002 La diplomatie turque n’a pas changé de cap politique avec la venue d'Erdoğan au pouvoir ; la Turquie est toujours un grand allié d'Israël et des États-Unis. Mais elle a enclenché un rapprochement avec la Grèce et l'Union européenne.

La guerre en Irak

Pendant la guerre en Irak, le gouvernement américain a demandé la permission aux autorités turques de pouvoir survoler son territoire, ainsi que le déploiement de 62 000 soldats américains dans le pays. Un grand débat a eu lieu à cette occasion en Turquie. Le gouvernement turc s'est prononcé contre le survol de la Turquie par l'aviation américaine, et contre le déploiement de soldats américains en Turquie. Pour faire pression, les américains ont proposé un chèque de 15 milliards de dollars à la Turquie en dédommagement du coût de la guerre. Le gouvernement a demandé l'avis du Parlement, qui a refusé également. Bien qu'hostile à la guerre en Irak, Recep Tayyip Erdoğan, avec le soutien de l'armée, à estimé qu'un soutien aux américains était dans l'intérêt à long terme du pays, notamment pour prendre part aux décisions sur l'avenir des zones kurdes irakiennes.

Relation de la Turquie avec Israël

Erdoğan n’a pas changé radicalement la politique de la Turquie vis-à-vis de l'État d'Israël. Israël reste un allié majeur pour la Turquie. Ça n'a pas empêché Erdoğan de dénoncer la politique jugée trop musclée du gouvernement d'Ariel Sharon. Au lendemain de l'assassinat du Cheikh Ahmed Yassine (chef spirituel du Hamas), Tayyip Erdoğan n'hésitait pas à qualifier cette opération d'« acte terroriste » puis il dénonce le « terrorisme d'État » pratiqué par Israël dans la Bande de Gaza, avant de rappeler temporairement son ambassadeur à Tel-Aviv et son consul à Jérusalem « pour consultations ». Lors de l'opération Arc-en-ciel qui a eu lieu dans la ville de Rafah, Erdoğan n'a pas hésité à dénoncé la « terreur d’État » de l'État israélien. Il déclare d'ailleurs que « les Israéliens traitent les Palestiniens comme ils ont été traités eux-mêmes, il y a cinq cents ans ». Mais le partenariat stratégique et notamment militaire entre les deux pays n'est pas menacé. Les relations israélo-turques se sont toutefois nettement réchauffées depuis. Erdoğan a proposé le 2 mai 2005 lors d'un voyage officiel en Israël et dans les territoires palestiniens de servir de médiateur dans le conflit israélo-palestinien. Même si Israël s'est aussitôt opposé à la proposition du premier ministre turc par la voix de son ministre des affaires étrangères Silvan Shalom, les tensions ont nettement baissé.

Réchauffement des relations entre la Grèce et la Turquie

Le gouvernement turc a invité le premier ministre Kóstas Karamanlís à se rendre à Ankara. C'est ainsi la première visite officielle du genre depuis 1959. C'est à l'occasion de la construction d'un nouveau gazoduc que les ministres grec et turc se sont rencontrés. Le premier ministre turc a longuement remercié son homologue grec pour le soutien qu'il lui apporte pour l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne : « il n'est pas possible d'oublier le soutien qu'a apporté mon ami Kóstas Caramanlís l'Union européenne, spécialement lors du processus du 17 décembre ». L'AKP cherche activement une solution à la question chypriote, bien que le ministre des affaires étrangères, M. Abdullah Gül reconnaisse que le dossier « n'est pas totalement dans mains ». Beaucoup pense que le jour où l'armée n'aura plus le pouvoir, un compromis verra le jour sur Chypre entre la Grèce et la Turquie. M. Karamanlís a exprimé « le ferme et réel soutien à la perspective européenne » de la Turquie. « Nous suivons avec intérêt vos efforts pour satisfaire à l'objectif de l'acquis européen. ».

Voir aussi

- Liste des dirigeants actuels

Lien externe

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