Théophile Marie Brébant

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Théophile Marie Brébant (24 mai 1889 à Plésidy - 20 février 1965 à Guingamp, France) est un officier français qui participa à la Première et à la Seconde Guerre mondiale. Il termina sa carrière avec le grade de colonel.
Théophile Marie Brébant

Théophile Marie Brébant (24 mai 1889 à Plésidy - 20 février 1965 à Guingamp, France) est un officier français qui participa à la Première et à la Seconde Guerre mondiale. Il termina sa carrière avec le grade de colonel.

Carrière

Engagé le 23 juillet 1908 jusqu'au 14 juin 1946. Il fut incorporé au cours de sa carrière dans les unités suivantes : 48 RI · 1 RE · 3 REI · 41 RI · 146 RI · 117 RI

La Première Guerre mondiale

Officier très vigoureux, énergique, brave, ayant fait toute la campagne. Commandant de compagnie de haute valeur, perpétuellement au contact de l'ennemi pendant huit jours de bataille à réussi à plusieurs reprises dans des conditions difficiles à rompre le combat sans laisser un homme même blessé aux mains de l'ennemi. Il s'est distingué plus récemment par son entrain à la tête de sa compagnie qui a fait une centaine de prisonniers, une blessure deux citations. Cet officier fut blessé grièvement le 16 juin 1915 d'un éclat d'obus, puis brûlé par l'ypérite au Bois de la tuilerie le 31 juillet 1918 lors de l'attaque du Bois du Plessier. Au cours des opérations du 30 mai au 15 juin 1918, n'a cessé de se dépenser sans compter. Toujours sur la brèche, de jour comme de nuit communiquant à tous son énergie, exaltant le moral de ses hommes, faisant lui-même le coup de feu. Il a été un bel exemple pour sa compagnie qui, malgré de dures fatigues, a fourni un effort extraordinaire et causé à l'ennemi des pertes élevées.

L'entre-deux-guerres

Médaille colonial du Capitaine Brébant Officier (capitaine) depuis plus de deux ans au Maroc, il a fait preuve d'initiative et d'autorité quand à la construction et l'organisation des postes. Il s'est fait remarquer le 10 juillet 1925 dans la région de Fez avec la 3 compagnie du 3 régiment étranger (RMLE) en assurant la protection du flanc gauche menacé par les insoumis. Il n'a décroché qu'à 18 heures, donnant ainsi le temps nécessaire à la 2 compagnie de s'installer sur les nouvelles positions. Il fut présent au Maroc du 15 mars 1923 au 25 août 1928 affecté au 3 étranger notifiée (service)j.o le 25.08.1928, puis réintégré en France au 41 régiment d'infanterie (Rennes) à compter du 21 septembre 1929, où il prend le commandement de la 6 compagnie jusqu'au 9 janvier 1934. Le 13 janvier 1934, il prend les fonctions de capitaine major de fortification au camp de Zimming au 146 régiment d'infanterie de forteresse. Témoignage de satisfaction du Général commandant la région fortifié de Metznote n.2691 du 25/09/1935 Il fut affecté au 117 régiment d'infanterie (au Mans) le 29 octobre 1937 commandant du 2 bataillon jusqu'au 6 juin 1940 .

La Seconde Guerre mondiale

Colonel Brébant au Mans Le régiment entre dans la zone armée D le 10 septembre 1939. Le commandant a su communiquer à ses cadres et à ses hommes sa volonté de tenir les 5 et 6 juin 1940 et s'est dépensé pour remplir la mission qui lui était confiée : Tenir le village de Berny-en-Santerre avec le 2 bataillon du 117 du Mans. Bien qu'ayant été réduit, par les assauts des chars (3 divisions de panzers plus une de réserve) et de l'infanterie ennemi avec une héroïque défense, il a continué à combattre avec quelques éléments qui s'étaient joints à lui et a ainsi infligé de sévères pertes à l'ennemi. Il fut cité à l'ordre de l'arméeordre n.1094 le 26 septembre 1942. Officier supérieur qui à fait l'admiration de tous au cours des combats qui se sont déroulés du 25 mai au 1940, il s'est emparé à la tête de son bataillon d'un village tenu par l'ennemi, prenant directement le commandement de quelques éléments qui hésitaient devant une contre-attaque de l'ennemi et les a portés en avant les galvanisants de son exemple. Quatre fois cité au cours de la guerre 1914-1918. Il est prisonnier du 6 juin 1940 au 14 octobre 1943 en Allemagne à Hoyerswerda, au camp d'Elsterhorst « Oflag IVD » en Silésie à la limite de la frontière germano-polonaise. Il fut soigné à l'hôpital de Val de Grâce le 14 octobre 1943. Du 19 décembre 1945 au 1946, il assure le commandement du camp de prisonniers d'officiers allemands à Mulsanne (Sarthe). officiers prisonniers dont plusieurs dizaines d'officiers généraux. Démobilisé à l'expiration de son contrat, il est rayé des contrôles le 16 juin 1946 et se retire au Mans, 101 rue du Bourg Belé. Il est ensuite rayé des cadres de réserves de l'armée de terre par décret du 30 septembre 1947

Témoignage

-Recherche de témoignage: par le commandant Pocard michel ancien du 117 R.I. président de l'amicale du même régiment du (MANS) revue de l'organe de l'amicale des 115 315e 117 317e 217 R.I. fondée en 1915, dans les tranchées par le sergent R.Clain, du 115, au secteur des marquis). photo du commandant Brébant, commandant le 2 bataillon du 117 R.I. (le Mans 1937) avec son chien.
- Ecrit par le lieutenant Jacques Eynaud De Faÿ de Solesmes (Sarthe) livre le solitaire de Bellefontaine les éditions du cèdre Paris - (archives château de Vincennes) le Lt Jacques Eynaud De Faÿ était le chef de la section des mitrailleuses, sous les ordres du commandant Brébant alors chef du 2 bataillon du 117 régiment d'infanterie du Mans, (frère de Jean Eynaud de Faÿ) :1937-1940. Le Commandant Brébant était un homme sec, au visage buriné par le temps, la grande guerre et les campagnes de la légion étrangère, connu pour sa sévérité, ses exigences sur la tenue, son besoin d'action, sa parole brève ses ordres précis, il en imposait à tous. Mais il était foncièrement bon, il avait comme surnom « vieux brave » et si entre soi on se permettait de l'appeler ainsi, c'est par sentiment respectueux d'amitié.
- Ecrit par le Lieutenant Jacques Eynaud De Faÿ du livre le solitaire de Bellefontaine'les éditions du cèdre Paris - (archives château de Vincennes) le Lt Jacques Eynaud De Faÿ était le chef de la section des mitrailleuses, sous les ordres du commandant Brébant alors chef du 2 bataillon du 117 régiment d'infanterie du Mans, :« Cette génération d'officiers à donné à la France plus que leur vie, une grandeur d'âme.»
-Par Robert Levêque de Villeparisis (
Témoignage de Robert Levêque dans la revue du 117 R.I. typographie plon, 8 rue garancière Paris librairie Plon. Monsieur Robert Levêque était un soldat dans la compagnie de transmissions du 117 R.I., appartenant au bataillon BREBANT.: :De la bouche du commandant Brébant à son bataillon. :« Nous allons nous battre, devant l’ennemi si il y a un déserteur qui provoque la mort de son camarade, j’ai une balle pour lui dans mon revolver, si vous voyez que je fuis ou que je ne suis pas à la hauteur devant l’ennemi, abattez-moi. » :Au début ses hommes ne l’appréciaient guère, certain disaient « dès les premiers accrochages avec l’ennemi la première balle serait pour lui » Voyant le courage de cet officier, à chaque demande de sa part, concernant un volontaire pour allez de l’avant avec lui, ce n’était pas un, mais vingt, trente, quarante, cinquante qui se portaient volontaires. Le commandant était debout il portait ses yeux à ses jumelles, les balles lui sifflaient dessus, nous étions allongés avec le capitaine « mon commandant vous allez vous faire tuer. » Le commandant répliqua « mon capitaine si je me fais tuer vous viendrez me remplacer.» Toujours en avant des voltigeurs pour tirer ses câbles de transmissions le soldat Levêque, repéré par un avion mouchard ennemi, sur la demande du commandant les postes de transmissions ont été mis dans un puits, car les tirs de l’artillerie ennemi se rapproché, de plus en plus . Le soldat Levêque Robert a combattu avec l’héroïsme d’un ancien de la grande guerre, comme tous ses camarades du bataillon étant galvanisé par le commandant Brébant. « Nous nous allongions tellement bas que nous avions nos vareuses striées de marque de balles. J’ai un camarade qui m’a remplacé à l’endroit ou j’avais tiré des centaines de balles, les douilles étaient encore toutes chaudes, il a reçu entre les deux yeux une balle, il s’était marié il n’y avait pas si longtemps, pauvre de lui. J’ai dû certainement tué des Allemands ? « Si nous avions pu avoir les mêmes équipements que l’ennemi les données auraient changé, l’ennemi était étonné de voir la résistance acharnée du 117 RI.» Après plusieurs jours de combat, le commandant Brébant puis le reste de son bataillon se sont rendu faute de munitions, l’ennemi effaré par l’audace et le courage de cet officier puis de ces quelques soldats mal équipés. « actuellement moi je pense à Bazeilles la dernière cartouche 1870.» L'ennemi a rendu hommage, au bataillon comme si s’était un de leur régiment de fer (régiment d'élite). Le commandant dit « soyez fière de vous de votre régiment, vous vous êtes bien battu, la tête haute, attacher vos vareuses, ils vont nous rendre les honneurs militaire.» « Nous nous sentions invulnérables avec notre commandant, il aurait pu et dû finir général.» honneur et respect à nos morts

Famille

l'un des plus jeunes engagés de la Marine Nationale 1914/1918 Son frère Albert Marie Brébant né en 1898 à Ploumagoar l'un des plus jeunes engagés de la marine nationale, 16 ans et demi a combattu pendant toute la première guerre mondiale 1914/1918. A reçu la croix de guerre avec plusieurs citations .
-Service historique de la Marine Service historique de la Marine Pavillon de la Reine Château de Vincennes, 94304 Vincennes cedex tél. 01 43 28 81 50 .

Hommage

100ppx
-On trouve aujourd'hui une rue au nom du « Colonel Brébant » à Guingamp et à Ploumagoar. Il est envisagé de baptiser une rue ou un square à son nom au Mans. Cérémonie militaire, le colonel Brébant recevant l'ordre de commandeur de la légion d'honneur.(17.01.1952) Colonel Brébant au Mans place de la république

Décorations

50ppx
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Chevalier le 24 juillet 1918 50ppx
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Officier le 13 décembre 1938 50ppx
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commandeur le 17 janvier 1952''
-Commandeur de la Légion d'honneurAttestation de la Grande chancellerie de la Légion d'honneur au grade de commandeur le 17 janvier 1952
-Croix de guerre 1914-1918 (4 citations dont 1 à l'ordre de l'armée)
-Croix de guerre 1939-1945 (6 citations à l'ordre de l'armée)
-Croix de guerre des TOE (1 citation à l'ordre de la division)
-Croix du combattant
-Médaille Interalliée 1914-1918
-Médaille coloniale avec barette : Maroc
-Médaille commémorative de la guerre 1914-1918 avec barette : Engagé volontaire
-Médaille commémorative de la guerre 1939-1945 avec barette : France
- Médaille commémorative de la Somme (juin 1940)
-Médaille de Verdun.
-Médaille de la Marne.
-Insigne des blessés militaires avec deux étoiles (2 fois blessé : le 16/06/1915 près d'Arras par éclat d'obus et le 31/07/1918 brûlure par de l'ypérite)

diplômes de La Marne puis de Verdun

Image:Médaille de la Marne.jpg|Diplôme décerné au lieutenant Brébant T. bataille de la Marne. Image:Diplome verdun du lieutenant Brébant.jpg|Diplôme décerné au lieutenant Brébant T. de Verdun. Image:Inscription sur le livre d'or du col.Brébant.T.jpg| Incription du lieutenant Brébant T. sur le livre d'or dans la crypte du monument de la victoire, puis à la mairie de Verdun.

tombe du colonel à Ploumagoar

Image:Tombe du colonel Brébant.jpg|tombe du col.Brébant à Ploumagoar (côtes D'Armor). Image:Tombe du colonel Brébant à ploumagear côte Darmor..jpg|plaque portent le nom du colonel Brébant puis de son épouse à Ploumagoar(côtes D'Armor).

Notes et références

-
- Catégorie:naissance en 1889 Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur Catégorie:Titulaire de la Croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Militaire français Catégorie:Militaire français du XXe siècle Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Officier de Légion étrangère en:Théophile Marie Brébant
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