Vidéo à composantes séparées

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Une prise vidéo à composantes séparées de type standard. La vidéo à composantes séparées est également appelée vidéo en composantes, S-Vidéo, Y/C ou YCbCr. C'est un signal vidéo dont la luminance et la chrominance sont séparées, ce qui supprime la dégradation de l'image due à l'interférence entre ces deux signaux (défauts dénommés cross-luma et cross-color). Pour tenter de minimiser ces effets on sépare la composante couleur du p
Vidéo à composantes séparées

Une prise vidéo à composantes séparées de type standard. La vidéo à composantes séparées est également appelée vidéo en composantes, S-Vidéo, Y/C ou YCbCr. C'est un signal vidéo dont la luminance et la chrominance sont séparées, ce qui supprime la dégradation de l'image due à l'interférence entre ces deux signaux (défauts dénommés cross-luma et cross-color). Pour tenter de minimiser ces effets on sépare la composante couleur du point à afficher de la luminance. Cette séparation est à la fois physique, dans le câble qui véhicule le signal, sur deux fils différents, et logique dans l'interprétation des données utilisées pour transporter ou coder l'information. Ce procédé est utilisé dans les procédés SVHS et Hi8, dans les standards MAC, mais est également la base de codage des fichiers JPEG ou des flux MPEG. Toutefois, ce n'est pas un mode de transmission à composantes séparées. En effet, seule la luminance est séparée, pas la chrominance, qui est toujours véhiculée sur un seul signal de transmission qui doit encore être modulé pour coder les deux composantes de différenciation des couleurs ; ce codage continue donc à utiliser le codage des systèmes de codage couleur en vidéo composite (et dépend donc toujours de la norme utilisée : NTSC, PAL ou SECAM). Le signal vidéo composite mélange les informations liées à la couleur et à la luminance de chaque point à afficher à l'écran, entrainant des effets indésirables de moirage à cause de la bande passante étroite pouvant être traitée par les équipements vidéo. La vidéo composite (PAL, SECAM, NTSC) trouve son origine dans la télévision en noir et blanc avec laquelle il fallait rester compatible. L'intérêt de la vidéo à composantes séparées est de permettre d'élargir la bande passante du signal de chrominance sans nécessiter le clipping normalement nécessaire pour la production d'un signal composite ; ce clipping s'effectue par des filtres passe-bande qui diminuent nettement la bande passante du signal de chrominance, au point d'en réduire la précision comme en vidéo hertzienne classique, avec tous ses inconvénients : instabilité de phase en codage NTSC, ou alternance des signaux chromatiques d'une ligne sur l'autre en codage PAL ou SECAM avec donc division par deux de la résolution verticale en chrominance ce qui est tout de même un inconvénient moins important qu'en codage NTSC, raison pour laquelle la couleur S-Vidéo est généralement codée en PAL, indépendamment des formats d'image utilisés dans les différents pays (format 480i synchronisé à 525/59, 94Hz en NTSC ou PAL-M, ou format 576i synchronisé à 625/50Hz). Cela se traduit par une qualité légèrement améliorée (utilisée pour les enregistrements vidéos tels les films achetés ou loués sur cassettes au format S-VHS) mais ce format n'a aucun intérêt pour les signaux de télévision hertzienne qui conserve leurs limites, et qu'il vaut mieux conserver à l'état modulé initial pour l'enregistrement.

Conversion "vidéo à composantes séparées" vers "vidéo composite"

Il existe des câbles de conversion "vidéo à composantes séparées" vers "composite" qui se contentent de mélanger les deux signaux. Ces câbles passifs ont un gros défaut : en cas de dépassement de certains seuils, le signal de chrominance peut déborder de sa bande passante et altérer le signal de luminance, au point de produire des altérations notables de la qualité de l'image, pire que si un signal composite usuel était utilisé avec un codeur couleur conforme. Or, certains équipements S-Vidéo ne comportent aucun filtre passe-bande sur le signal de chrominance, et donc ce type de câble ne fonctionnera pas correctement: un signal S-Vidéo est destiné à être démodulé dans un décodeur couleur, et dans ce seul cas, il constitue une amélioration par rapport au signal vidéo composite dont la bande passante en chrominance est bien plus étroite: il améliore nettement le rendu et la précision du signal de luminance (car celui-ci n'est pas modulé, contrairement à la vidéo composite), et permet un rendu plus fidèle de la gamme de couleur grâce à sa bande élargie. Enfin il faut noter que le système S-Vidéo continue à transporter les signaux de synchronisation (et de blanking ou références de noir et de blancs) mélangés avec le signal de luminance. Il continue aussi (en NTSC) à transporter le signal de référence colorimétrique (impulsion color burst) nécessaire au calage de la phase et l'amplitude du signal de chrominance lors du décodage couleur dans le signal modulé sur les fils du signal de chrominance. Donc, contrairement à bien des croyances, il n'y a pas une seule norme de signal S-Vidéo, mais autant que de normes de codage des couleurs en télévision hertzienne dans le monde (notamment pour les magnétoscopes à connexion S-Vidéo, tous les magnétoscopes ne comportant pas de conversion du signal de chrominance, qui est aussi celui enregistré sur les format S-VHS, ce système ayant ainsi précédé le zonage actuel du monde pour la vidéo payante).

Dénomination

S-Vidéo est le nom donné à la fois pour :
- Le signal de la vidéo à deux composantes séparées, c'est le signal vidéo luminance non modulé et séparé du signal de chrominance composite modulé.
- Le connecteur vidéo au format DIN 4 broches: 1 broche luminance (Y), 1 broche chrominance plus 2 broches de masse (1 pour Y, 1 pour C) du câble qui véhicule le signal vidéo Y/C. L'abréviation « S-Vidéo » pour « Sony-Vidéo » vient de la firme ayant utilisé en premier un connecteur mini-DIN à 4 broches pour transporter ce signal sur 2 paires de longueur assez courte.

Qualité comparée du système de transport S-Vidéo et compatibilité

Il faut noter toutefois que les prises péritel récentes permettent également de transporter un signal S-Vidéo, avec généralement un codage PAL pour la chrominance composite, qui est modulée en amplitude sur une porteuse comme en vidéo hertzienne classique, mais lui-même non recodé sur une porteuse de canal, ce qui rend le signal très sensible aux perturbations par l'environnement (ou par le câble lui-même dont la longueur doit être étudiée et limitée!) et nécessite donc un câble S-vidéo vers péritel blindé de bonne facture qui isole totalement le signal de chrominance de celui de luminance). Mais un câble de transmission S-Vidéo ne peut pas égaler en qualité un système de transmission en 3 composantes séparées (RGB, YUV ou ses transformations: YPbPr, YCbCr ou YDbDr), où la synchronisation de trame est généralement codée par des impulsions hors gamme sur une des composantes (impulsions généralement négatives, transportées sur le signal vert en RGB, ou le signal Y de luminance en YUV et ses transformées) : les câbles à 3 composantes séparées ont par contre le défaut de leur épaisseur à cause des blindages nécessaires pour isoler chacune des trois paires, et une connectique plus chère et plus volumineuse, raison de l'adoption du connecteur mini-DIN à 4 broches fréquent sur les appareils mobiles de prise de vue ou les ordinateurs portables pourvus d'une carte graphique à sortie vidéo : on n'y connectera qu'un câble assez court, qu'on ne peut prolonger qu'en passant par un démodulateur actif (convertissant les signaux S-Vidéo en RGB ou YUV, qu'on peut alors connecter à l'aide de 3 connecteurs RCA ou une prise péritel/SCART). Le S-Vidéo est donc un compromis entre les normes de codages et modulations de la télévision hertzienne (NTSC, PAL, SECAM) dont est issue le format vidéo composite (qui n'est que la superposition de toutes les composantes modulées sur un même canal avant la modulation de ce canal sur la porteuse du canal hertzien UHF ou VHF tel que véhiculé sur un câble d'antenne), et la vidéo en 3 composantes séparées. Il économise un modulateur pour la luminance et deux filtres passe-bande sur l'équipement générant ce format, ainsi que deux filtres similaires et un démodulateur sur l'équipement qui le reçoit par rapport à la vidéo composite ainsi que les modulateurs/démodulateurs de syntonisation sur une porteuse hyperfréquence pour le transport dans un canal UHF ou VHF. On doit aussi noter que la connectique S-Vidéo ne supporte aucun signal pour le transport du son ou des autres informations comme le télétexte ou les signaux horaires, contrairement aux signaux composites qui modulent ensemble les différentes sous-porteuses de ces signaux transportées dans des sous-bandes au prix d'un traitement complexe du signal évitant les débordements des sous-bandes les unes sur les autres. Pour la vidéo, il est donc nécessaire d'adjoindre un câble et une connectique supplémentaires pour le transport du son : sur les PC portables équipés pour la télévision, cela passe évidemment par les connecteurs de la carte son ; pour les caméras vidéos portables, un connecteur jack stéréo est nécessaire en plus du câble S-Vidéo, ce qui en limite énormément l'intérêt (aussi le transport numérique est aujourd'hui privilégié car on peut multiplexer facilement un nombre quelconque de signaux sans perte, par exemple via une connexion USB ou IEEE 1394/FireWire/iLink, ce dernier ayant été repris pour les récentes connectiques numériques DVI et HDMI).

Voir aussi

- Connecteur : Péritel - DVI - S-Vidéo - HDMI - Prise RCA (prise CINCH) - jack

Lien externes

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Sujets connexes
Bande passante   Chrominance   Connecteur   Digital Visual Interface   Jack (prise)   Luminance   MAC   National Television System Committee   Phase Alternated Line   Prise RCA   Péritel   Vidéo composite  
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