Coupe rase

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Coupe à blanc (Slovaquie). Le sol ainsi mis à nu, exposée au soleil, à la déshydratation et à l'érosion peut subir une phase importante de dégradation, qui serait évitée dans le cas de coupes plus petites, en taches, imitant les processus naturels de chablis dans la forêt naturelle Une coupe rase ou coupe à blanc en sylviculture est l'exploitation d'une parcelle de forêt en abattant tous les arbres au même moment. Ce mode d'exploitation, utilisé d
Coupe rase

Coupe à blanc (Slovaquie). Le sol ainsi mis à nu, exposée au soleil, à la déshydratation et à l'érosion peut subir une phase importante de dégradation, qui serait évitée dans le cas de coupes plus petites, en taches, imitant les processus naturels de chablis dans la forêt naturelle Une coupe rase ou coupe à blanc en sylviculture est l'exploitation d'une parcelle de forêt en abattant tous les arbres au même moment. Ce mode d'exploitation, utilisé dans un « traitement régulier », est critiqué pour les nombreux inconvénients qu'il a :
- Perturbation majeure pour l'écosystème forestier,
- Dégradation paysagère avec impression de destruction à large échelle,
- Remontée subite de la nappe, souvent suivi (cela dépend de la qualité du sol, du degré de pente et de la zone climatique/pluviométrie/vent) d'une érosion et d'une perte importante de nutriments qui polluent alors les cours d'eau.
- Dégradation et tassement des sols pour plusieurs décennies avec le passage d'engins (abatteuse, débardeur, débusqueur) sur la totalité de la parcelle. Malgré cela, comme on peut le constater via les images satellites de Google earth, la coupe rase est encore massivement employée, notamment lors de l'exploitation de peuplement résineux monospécifiques (exemple : massif landais). Les tenants de cette méthode arguent que ce mode d'exploitation est le plus adapté aux nombreuses contraintes liées à l'exploitation des forêts et parfois qu'il offre un habitat aux espèces des milieux ouverts. Ils estiment que d'un point de vue économique (indispensable à une gestion forestière crédible), la coupe rase reste incontournable. Pourtant des auteurs tels que Marie Stella Duchiron ont montré que des méthodes alternatives, telle que la gestion de type forêt jardinée et/ou Prosilva permettaient grâce à des coupes « pied à pied » ou « en bouquet », en prélevant les arbres à l'optimum de leur maturité, apportaient au forestier un bénéfice économique au moins égal, sans les inconvénients de la coupe rase, et avec les avantages d'une forêt plus résiliente. Certains pays (Belgique par exemple) ont imposé un surface maximale aux coupes rases. L'écosociolabel FSC (Forest Stewardship Council) les interdit, et d'autres labels recommandent aux forestiers de les éviter ou de réduire leurs superficies. Quelques dispositions permettent d'en limiter les dégâts :
- Programmation écologiquement pertinente des dates de coupe (exemple : hors des périodes de reproduction)
- Programmation des coupes en période de gel (dans les pays froids) pour prévenir le tassement du sol; les sols humides et/ou à texture majoritairement limoneuse y étant particulièrement exposés, avec des impacts négatifs qui peuvent perdurer plusieurs décennies
- protection des cours d'eau (busage) et rationalisation de la circulation des engins
- conservation au moins provisoire d'une lisière de quelques mètres à quelques dizaines de mètres, et/ou protection de zones refuges pour les animaux (fonds humides en particulier). Les arbres ainsi épargnés pouvant servir de porte-graine utile pour une régénération naturelle, et conservant un climat et une ambiance plus forestière, jouant éventuellement et à certaines conditions une certaine fonction de corridor biologique et/ou de bande protectrice pour les cours d'eau, lacs, et autres zones humides Les forestiers cherchent aussi à informer le public de leurs pratiques de gestion et du fait que ces coupes sont suivies de plantations ou régénération, par des panneaux et actions de sensibilisation à la gestion forestière, en demandant à leurs prestataires des chantiers professionnels et irréprochables (pneus, huiles, dont huiles de chaînes de tronçonneuse, et autres déchets abandonnés jetant un discrédit irréversible sur la profession d'entrepreneur de travaux forestiers, qui souffre parfois déjà d'une mauvaise image auprès du grand public). Dans certains pays des chartes forestières ou des contrats volontaires engagent les forestiers à diminuer leurs impacts. Le type d'engins de chantier et de débardage, ainsi que la nature des pistes ou routes forestières associées aux coupes a également une importance, notamment en matière de fragmentation écologique des forêts. Catégorie:Sylviculture
Sujets connexes
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