Costume ecclésiastique

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= Costume du clergé catholique =
Costume ecclésiastique

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A

Aumusse

Portée au Moyen Âge par tous, hommes et femmes, pour se protéger du froid, l'aumusse était une coiffure couramment utilisée par les prêtres et les chanoines. Elle est devenue, comme partie du costume de chœur, un insigne distinctif des chanoines concédé aussi aux bénéficiers de certains chapitres. 90pxOriginairement, elle est une coiffure-capuchon de fourrure descendant de la tête sur les épaules, ou un peu plus, ouverte en avant. Supplantée comme coiffure par la barrette, elle se mettait généralement sur les épaules quand on pouvait se couvrir de la barrette ; on l’ôtait des épaules et on la mettait sur le bras gauche quand on devait se leverLéon Gromier, Commentaire du Cæremoniale Episcoporum, p. 176, Paris, 1959. Presque disparue, elle était très répandue jusqu’à la fin du . Elle se portait avec le surplisLéon Gromier, Commentaire du Cæremoniale Episcoporum, p. 176, Paris, 1959 ; Ce qui est logique puisque le rochet ne peut être porté par les chanoines qu'en vertu d'un indult papal, soit toute l’année, soit l’été seulement, au lieu de la chape chorale d’hiver. Elle se porte encore en hiver, dans certains chapitres cathédraux, au nord des Alpes, où elle a pris la forme d'une courte pélerine de fourrure, analogue à la mosette, agraphée sous le menton et munie d'un petit capuchon. Sa coupe la plus ancienne, qui avait subsisté en Italie du Nord, est celle d'un capuchon descendant de la tête sur les épaules, mais l'usage de s'en coiffer semblait déjà abandonné à la fin du Xavier Barbier de Montault, Le costume et les usages ecclésiastiques selon la tradition romaine T. Ier, p. 317. La forme de Rome taille la fourrure en un triangle allongé, porté indifféremment sur le bras gauche lorsqu'on est debout et sur le dos lorsqu'on est assis, l'angle le plus aigu étant placé sur l'épaule gauche. L'aumusse est seulement en Vair (blanc nuancé de gris), en petit-gris, ou en fourrure noire ou brune, l'hermine ou les autres fourrures blanches n'étant pas admises car considérées comme marques des dignités supérieures. De son bord inférieur pendaient souvent de petites queues de la même fourrure. L'évêque peut, de plein droit, accorder l'aumusse aux chanoines qui n'ont pas d'insigne propre, mais avec une doublure noire, la doublure violette ne pouvant être concédée que par Rome. Il peut fixer par décret la façon de la porter, soit sur le bras gauche, soit sur les épaulesdécret de la sacrée congrégation du Concile, in Neriton. 12 juillet 1760

Anneau

Anneau cardinalice

Cet anneau est un insigne propre du cardinalat. Il a normalement une forme propre : il consiste traditionnellement en un cercle d'or, muni d'un saphir. Il est donné au nouveau cardinal par le pape en consistoire. Sous la ligature sont gravées les armes du pape qui crée le cardinal

Anneau doctoral

Les docteurs des universités pontificales légitimement créés ont le droit de porter l’anneau en dehors des fonctions liturgiques. Semblable à celui des évêques, avec une pierre précieuse, il est souvent gravé aux armes de l'université.

Anneau du pêcheur

L'anneau du pêcheur est un propre au Pontife romain. Il représente, dans un cartouche de forme ovale ou ronde, l'apôtre Pierre assis dans une barque à un aviron, jetant un filet. En exergue est gravé le nom du pape. Sous la plaque, sont gravés le nom du majordome de la Maison pontificale, qui l'a fait réaliser, des graveurs et du joaillier des palais apostoliques.

Anneau pastoral

Faisant partie des rites de la consécration épiscopale depuis la fin du , l'anneau pastoral est porté à l'annulaire de la main droite par les évêques et les abbés. Il symbolise l'union de l'évêque à son Église particulière et celle de l'abbé à son monastère. Le chaton de l'anneau des évêques était souvent formé autrefois par une améthyste ovale ; de nos jours, il adopte des formes assez variées et ne comporte plus systématiquement de pierre précieuse. L'anneau utilisé dans les cérémonies pontificales était suffisamment large pour que le pontife puisse le passer par dessus les gants liturgiques, dont l'usage n'est plus obligatoire depuis la simplification des rites pontificaux consécutifs au Concile Vatican II. Dans la vie courante, les évêques portent un anneau plus simple que celui dont ils se servent pour les fonctions pontificales.

B

Barrette

La barrette est un bonnet rigide porté par les ecclésiastiques. Sa forme, généralement carrée, a varié selon les lieux et les époques. L'usage romain veut que la barrette portée au chœur ait trois cornes. Les usages français sont plus souples sur ce point et l'on voyait souvent des barrettes à quatre cornes. Alors que la barrette des cardinaux est surmontée d'une simple ganse, celle des autres ecclésiatiques est parfois ornée d'une houppe, noire ou de couleur, selon la dignité de celui qui la porte. 90pxElle est, la plupart du temps, de la même couleur que le costume ecclésiastique, c'est-à-dire noire pour les prêtres, violette pour les évêques et certains chanoines, rouge pour les cardinaux. Certains prélats de la famille pontificale portent, alors que le reste de leur costume est violet, une barrette noire ornée d'une houppe de couleur. Les membres de quelques ordres religieux portent une barrette blanche. Jadis portée pour célébrer la messe et l'office divin par les prêtres et les ministres sacrés ainsi que par tous les clercs y assistant au chœur, elle n'est plus prévue pour les célébrants par les rubriques du missel de 1969. Les prêtres qui célèbrent selon le rite tridentin de 1962 ne l'emploient plus systématiquement. En revanche, les prélats en usent encore avec la tenue de chœur, conformément aux dispositions du Cérémonial des Évêques de 1984. La barrette doctorale, portée en dehors du chœur par les docteurs des universités pontificales, est à quatre cornes, ornée d'une houppe de couleur qui varie selon la matière et les régions : cramoisie pour la théologie dogmatique, blanche pour la théologie morale et verte pour le droit canonique.

C

Calotte

Autrefois appelée submitrale, car elle se porte sous la mitre, c'est une petite coiffe ronde recouvrant la tonsure des clercs. Elle est de la même couleur que le costume ecclésiastique, c'est-à-dire noire pour le prêtre et l'abbé régulier, violette pour l'évêque, rouge pour le cardinal, blanche pour le pape. Elle est, depuis longtemps, très rarement portée par les prêtres de rite romain, celui-ci ne permettant son usage pour la célébration de la messe que dans des cas exceptionnels, en vertu d'un indult.

Camail

Le camail ecclésiastique, inconnu des usages ecclésiastiques de l'Italie centrale et méridionale, est la petite pèlerine de drap noir, de forme légèrement plus réduite que la mosette, que peuvent porter sur la soutane les prêtres en France et dans certains pays nordiques. C'est l'équivalent estival de l'aumusse. D'après certains coutumiers ecclésiastiques, il était autrefois porté sur le surplis en hiverCæremoniale Parisiense Martin Sonnet, Paris 1662, p.661, ou, comme une épitoge, en été Cæremoniale Parisiense Martin Sonnet, Paris 1662, p.29.

Ceinture

Portée par dessus la soutane, en costume de chœur ou en costume de cérémonie, c'est une bande de soie ou de matière soyeuse, fermée à la taille sur le côté gauche, retombant en deux pans descendant au-dessous du genou. En France, où elle était portée au quotidien, c'était une longue bande nouée à gauche, légèrement en arrière. Sa couleur dépend de la dignité de celui qui la porte, rouge de soie moirée, violette ou noire. La ceinture violette des nonces apostoliques et de certains dignitaires est de soie moirée. Celle du pape est de soie blanche avec des franges dorées. Les armes papales sont brodées en couleur en bas du pan. La ceinture utilisée au chœur se terminait par une houppe au bout de chaque pan, noir, violet ou doré. Sans avoir été expressément abolie, elle est remplacée par la ceinture ordinaire qui se termine par des franges de soie.

Chape chorale

90px La chape chorale fut, à l'origine, employée par la plupart des communautés séculières vouées au chant de l'officeLéon Gromier, Commentaire du Cæremoniale Episcoporum, p.50, Paris, 1959, pour se protéger du froid et couvrir les vêtements ordinaires. Léon Gromier, Commentaire du Cæremoniale Episcoporum, p.49, Paris, 1959. Dès le Moyen-Age, elle a été adoptée par les chanoines réguliers comme habit de chœur. Comme telle, elle leur fut empruntée par certains ordres mendiants : dominicains, carmes, trinitaires, mercédaires, servites, etc.

Chape curiale

Vêtement réservé à la cour pontificale pour certaines fonctions, comme jadis les chapelles papales, les consistoires, les processions, les cavalcades et les réunions des collèges dont elle était un privilège, la chape est le signe distinctif de certains fonctionnaires de la curie romaine en présence du pape.

Chape prélatice ou cappa magna

left Grand manteau de chœur, descendant aux pieds et fermé par devant, comportant une queue de longueur variable selon la dignité, recouvert sur les épaules et la poitrine d'un chaperon, double par derrière et qui finit en capuchon boutonné derrière le cou, avec une fente sous le chaperon pour y passer les mainsLéon Gromier, Commentaire du Cæremoniale Episcoporum, p48 et sv, Paris, 1959.

Chapeau

Les ecclésiastiques peuvent porter un chapeau.
-Le chapeau, dit souvent chapeau romain, est commun à tous les clercs. De couleur noire, en feutre ou en poil de castor (sorte de fourrure brillante très courte), il a généralement un bord rigide presque rond, avec une coiffe assez basse, également arrondie. Cette forme n'est pas romaine, mais héritée d'une forme de chapeau ecclésiastique français du Xavier Barbier de Montault, Le costume et les usages ecclésiastiques selon la tradition romaine. Le chapeau romain était le tricorneXavier Barbier de Montault, Le costume et les usages ecclésiastiques selon la tradition romaine. Le chapeau porté en France était de forme plus allongée, le bord, souple, étant attaché de chaque côté à la coiffe par deux cordons noirs terminés par des houppes.
-Les évêques portaient le chapeau pontifical ou prélatice, de la même forme que le galero cardinalice, noir, doublé de soie verte au dedans et par dessous, cette doublure étant repliée sur le bord en guise de galon. Deux cordons verts, faisant le tour de la coiffe et traversant le bord descendaient de chaque côté, joints par un coulant sous le menton, se terminaient par un unique gland vertLéon Gromier, Commentaire du Cæremoniale Episcoporum, p22 et sv, Paris, 1959. Le chapeau pontifical se mettait à l'extérieur, par dessus le capuchon de la cappa magna, même en fonction liturgique. :Le chapeau usuel des évêques est noir, pouvant lui aussi être doublé de vert, un cordon ou une passementerie verts terminés par des glands verts, faisant le tour de la coiffe. Il peut toujours être portéSecrétairerie d'État, instruction, "Ut sive sollicite" n.61 Acta Apostolicæ Sedis(1969)Cæremoniale Episcoporum, 1984, n.1203. 100px
-Jusqu'à l'Instruction Ut sive sollicite du 31 mars 1969Secrétairerie d'État, instruction, "Ut sive sollicite" n.61 Acta Apostolicæ Sedis(1969), Les cardinaux portaient le chapeau cardinalice rougeAccordé pour la première fois par Innocent IV au Ier concile de Lyon en 1245, le galero, grand chapeau plat d'où pendaient des houppes de chaque côté, qui leur était imposé en consistoire. Le galero se mettait à l'extérieur, par dessus le capuchon de la cappa magna, même en fonction liturgique. Dans la pratique, il ne servait plus guère que deux fois, le jour de la création du cardinal et après son décès, où il était déposé au pied du lit funèbre et suspendu ensuite au-dessus du tombeau. C'est ce chapeau que l'on retrouve dans les armoiries des cardinaux. :Les cardinaux utilisaient trois autres chapeaux, un de couleur noire et de la forme usuelle du chapeau romain, orné d'une torsade et de glands rouges et or, pour servir en costume de ville, qui peut toujours être portéSecrétairerie d'État, instruction, "Ut sive sollicite" n.61 Acta Apostolicæ Sedis(1969)Cæremoniale Episcoporum, 1984, n.1203, un chapeau de même forme, de velours rouge comme celui du pape, avec une tresse et des glands d'or, qui était porté avec le rochet et la mosette pour sortir de l'église en cérémonie, et un immense chapeau de paille fine recouverte de soie rouge qui servait notamment aux processions dans un but utilitaire pour se protéger du soleil.
-Le pape porte un chapeau de velours de soie rouge, ornementé d'une passementerie rouge et or qui entoure la coiffe à sa base. Le bord, comme le chapeau français, est attaché à la coiffe, par des cordons, or.

Collaro

Petite pièce de soie, généralement attachée au col blanc, servant à couvrir le cou à l'échancrure de la soutane. La couleur du collaro varie généralement avec celle de la soutane de chœur du clerc qui les porte. Il conserve la même couleur avec les costumes de cérémonie ou quotidiens.

Coule

L'antique pænula, planeta, casula, a évolué dans deux directions. Elle est d'une part à l'origine de la chasuble liturgique et d'autre part à l'origine du vêtement de chœur des moines, qui n'est autre qu'une ample chasuble dont les pans cousus ont formé les manches. Le capuchon qui y est attaché, (en latin cuculla), lui a donné son nom de coule ou cuculle. Ce vêtement très ample, souvent plissé et à longues manches, est porté par les moines pour se rendre à l'office et aux exercices de la vie communautaire (chapitre, réfectoire en hiver, parfois scriptorium). La coule est noire pour les bénédictins et blanche pour les cisterciens et certaines communautés bénédictines méridionales (Olivétains).

Croix pectorale

Croix de métal précieux, suspendue par une chaîne en habit de ville ou par un cordon de tissu, rouge et or pour les cardinaux, vert et or pour les évêques, à la messe et au chœur.

D

Douillette

Douillette est le nom donné au pardessus long revêtu en costume de ville sur la soutane. De coupe croisée, fermée par plusieurs boutons, elle descend jusqu’aux pieds. Elle est la plupart du temps de couleur noire, sauf pour le pape et certains instituts religieux, qui la portent blanche.

F

Froc

Ample manteau à longues manches revêtus par les moines pour se rendre à l'office. Le terme est souvent l'équivalent populaire de la coule Le terme « défroqué » est utilisé de manière péjorative pour qualifier un religieux qui a quitté les ordres.

M

Manteau

Le manteau, ou tabarro, est une grande cape de laine, agrémentée d'une pèlerine ouverte par devant, sur les épaules, et d'un col de velours, attaché au cou par des brandebourgs, portée l'hiver par les ecclésiastiques sur la soutane. Ce manteau a toujours été noir pour les clercs inférieurs et les prêtres. Avant 1969, le manteau des évêques était violet, orné sur son bord et celui de la pèlerine d'un filetage d'or, avec des brandebourgs verts et or. Le manteau des cardinaux était rouge, avec filetage d'or et brandebourgs rouges et or. Il était indifféremment porté en ville sur l'"abito piano" ou avec l'habit de chœur. L'instruction "Ut sive sollicite" du 31 mars 1969 portant modification des vêtements prélatices a maintenu l'usage du "tabarro" mais en disposant qu'il devait être de couleur noire et uniquement porté avec l'habit de ville. Secrétairerie d'État, instruction, "Ut sive sollicite" n.61 Acta Apostolicæ Sedis(1969) Certains prélats continuent néanmoins à faire usage du tabarro rouge ou violet avec l'habit de chœur pour se protéger du froid. Le manteau du pape est resté semblable à celui porté auparavant par les cardinaux : rouge, ornementé, ainsi que sa pèlerine, d'une bordure rouge et or et fermé par des brandebourgs rouge et or.

Manteau de cérémonie

90pxLe manteau de cérémonie ou ferraiolo est un grand manteau de soie légère sans manche, en forme de cape, attaché au col par deux rubans, porté par les clercs pour les circonstances solennelles en dehors de la liturgie. Revêtu directement sur la soutane, il est noir, violet ou rouge suivant le cas. Les familiers de l'évêque le portaient au chœur pendant la messe pontificale.

Manteau de chœur

Appelé également Mantellone, c'est un ample manteau sans manche, agrafé au cou, ouvert en avant, fendu sur les côtés pour laisser passer les bras et descendant jusqu'aux pieds. Deux bandes longues et étroites pendent en arrière et représentent les manches. C'est l'habit de chœur de certains prélats de la Curie romaine ainsi que des chanoines de certains chapitres.

Mantelet

Appelé également Mantelletta, c'est un ample manteau sans manche, agrafé au cou, ouvert en avant, fendu sur les côtés pour laisser passer les bras et descendant jusqu’aux genoux. Il est porté par les prélats supérieurs de la Curie romaine qui n'ont pas la dignité épiscopale, certains clercs de la Rote romaine, du Tribunal suprême de la Signature apostolique ou de la Chambre apostolique et les protonotaires apostoliques de numero participantium. Jusqu'à la réforme des vêtements prélaticesSecrétairerie d'État, instruction, "Ut sive sollicite" n.61 Acta Apostolicæ Sedis(1969), les protonotaires titulaires ou honoraires portaient le mantelet noir. Ceux qui en avaient les privilèges durante munere (pendant la durée de leurs fonctions), tels les vicaires généraux ou capitulaires, portaient le même mantelet noir. Le Cérémonial des Evêques de 1984 a généralisé l'usage de la mosette seule dans toutes les situations pour les évêques et les cardinaux. L'ancien usage, jusqu'aux réformes consécutives au concile Vatican II, voulait que le mantelet de couleur violette (ou noir pendant les temps de deuil et de pénitence et la vacance du Siège pontifical) soit revêtu, dans le chœur, par dessus le rochet, par les évêques non résidentiels, ou résidentiels mais se trouvant en dehors de leur diocèse, en lieu et place de la mosette ou de la cappa magna, ainsi que par certains prélats et dignitaires. Les cardinaux portaient le mantelet (rouge écarlate, violet pendant les temps de deuil et de pénitence et la vacance du Siège pontifical, ou même rose pour Gaudete et Lætare) sous la mosette lorsqu'ils ne prenaient pas la cappa magna, notamment dans les cérémonies en présence du Pape.

Mosette

La mosette (mosette) est une courte pélerine descendant jusqu'à la ceinture et boutonnée par devant, sans capuce depuis 1984Cæremoniale episcoporum, 1984, n. 1199 ; elle constitue une des pièces de l'habit de chœur des cardinaux et des évêques et souvent aussi des chanoines. Les protonotaires et autres prélats romains n'ont pas droit à la mosette. Elle se porte sur le rochet, et n'est pas utilisée pour l'administration des sacrements. La mosette est de velours rouge bordée d'hermine blanche, en hiver, ou de soie rouge, en été, pour le pape, rouge pour les cardinaux et violette pour les évêques. leftAutrefois, pendant les temps de l'avent et du carême, ou la vacance du Siège pontifical, en signe de pénitence ou de deuil, les cardinaux portaient la mosette violette agrémentée de rouge et les évêques une mosette noire à fileté et boutons cramoisis. Les cardinaux avaient même une mosette de couleur rose sèche pour les dimanches de
Gaudete et LæatareXavier Barbier de Montault, Le costume et les usages ecclésiastiques selon la tradition romaine T. Ier, p. 335. La couleur de celles portées par les chapitres de chanoines varie selon les privilèges du chapitre ou ses statuts. Ainsi, quelques chapitres portent une mosette violette, et la plupart une mosette noire, avec ornements et boutons de couleur rouge, violette, etc. Si le chapitre n'avait pas la concession du rochet, il la portait parfois sur le surplis. Les statuts synodaux des diocèses prescrivaient parfois le port de la mosette par certains dignitaires, tels les vicaires forains (doyens), voire même les curés ou certains bénéficiers. Là aussi, les couleurs variaient selon les diocèses. Les chapelains des ordres chevaleresques portent la mosette de leur ordre : violette ou noire filetée de violet avec la croix de Malte blanche pour l'ordre de Malte, blanche, avec la croix de Jérusalem rouge pour l'ordre du Saint-Sépulcre, de soie moirée rouge avec la croix de l'ordre pour l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare de Savoie, violette ou bleue avec la croix constantinienne pour l'ordre Constantinien de Saint-Georges, etc. Les aumôniers militaires de l'armée de terre, en France, portent une mosette noire, filetée et boutonnée d'orangé, ceux de la marine, filetée et boutonnée de bleu.

R

Rabat

leftPièce d'étoffe empesée cachant l'échancrure du col de la soutane. Particulièrement fréquent en France jusque dans les années 1920, le rabat a d'abord été, au , entièrement blanc, puis fait de deux pièces de tissu noir, bordées de blanc ou de perles. Les membres de certaines congrégations portent le rabat blanc, comme les Frères des Écoles chrétiennes ou bleu, tels les Frères de Saint Gabriel.

Rochet

Vêtement de chœur porté par les évêques, les cardinaux et certains prélats sous la mosette, la cappa magna ou le mantelet. Il est l'habit ordinaire des chanoines réguliers. Les chanoines des chapitres cathédraux ou collégiaux le portent également au chœur, par indult, sous la mosette. Le rochet a presque la même forme que l'aube : mêmes manches, même corps mais s'arrêtant à la hauteur des genoux. Avant les réformes liturgiques consécutives au Concile Vatican II, ceux qui portaient le rochet au chœur devaient le garder sous l'aube à la messe. Par ailleurs, le rochet ne pouvait se porter seul comme un surplis mais devait toujours être accompagné de la mosette, de la cappa magna ou du mantelet et, lorsqu'il était revêtu sous la chape, de l'amict placé autour du cou par dessus. De même, lorsqu'un prélat porteur du rochet au chœur devait administrer un sacrement et donc retirer le mantelet, il devait passer un surplis (ou une cotta surplis court à manches courtes et larges) sur le rochet. Autrefois, les évêques issus des ordres religieux ne portaient pas le rochet.

S

Soprana

La soprana est le vêtement de dessus des séminaristes. Exactement de la même forme que le mantellone, elle se portait en ville et au chœur où elle était complétée par la cotta. En théorie elle était violette, comme leur soutane aurait dû l'être, le violet étant la couleur convenant au séminaire diocésain.

Soutane

De l'italien sottana qui signifie « vêtement de dessous » par rapport aux habits liturgiques. Longue robe boutonnée sur le devant, portée au chœur lors des offices, sous les vêtements liturgiques, par tous les clercs, les enfants de chœur et parfois par certains chantres laïcs et bedeaux ; elle est aussi portée par les clercs, en dehors des églises, comme vêtement ordinaire de dessus. La nature de son étoffe, sa couleur et celle de ses parements dépendent de l'état du clerc qui la porte et des circonstances. Elle est blanche pour le pape et les chanoines réguliers, rouge pour les cardinaux, violette pour les évêques et certains prélats, généralement noire pour les prêtres et les autres clercs. Vêtements de cardinal
-Au chœur, les évêques et les cardinaux portent la soutane de couleur avec la mosette (évêques et cardinaux) sur le rochet ou avec le mantelet (certains prélats). En plus de la croix pectorale et de l'anneau pastoral, les évêques et les cardinaux utilisent une ceinture, une calotte et des bas. Ces accessoires sont violets pour les évêques, rouges pour les cardinaux. Les prélats portent une ceinture violette. :Autrefois, pendant les temps de l'avent et du carême, ou la vacance du Siège pontifical, en signe de pénitence ou de deuil, les cardinaux utilisaient des vêtements violets à fileté et boutons rouges et les évêques des vêtements noirs à fileté et boutons cramoisis. Les cardinaux avaient même une soutane rose pour les dimanches de Gaudete et LæatareXavier Barbier de Montault, Le costume et les usages ecclésiastiques selon la tradition romaine T. Ier, p. 275. :Les religieux élevés à l'épiscopat ou créés cardinaux conservaient la couleur propre à leur ordre : les dominicains, les camaldules, les chartreux le blanc, les augustins et les bénédictins le noir, les capucins le marron, les franciscains de l'Observance le gris, cendré ou perle.
-À la ville, ils revêtent comme tenue de cérémonie, depuis le , une soutane filetée (appelée abito piano en italien, car créée par Pie IX), noire avec un liseré et des boutons de couleur violette pour les prélats de rang inférieur, cramoisie pour les autres prélats et les évêques et rouge pour les cardinaux. Avec cette soutane, on porte les mêmes accessoires qu'avec la soutane de couleur. Cette soutane filetée est également l'habit de chœur et de cérémonie des prélats de Sa Sainteté (fileté cramoisi) et des chapelains de Sa Sainteté (fileté violet). La soutane filetée des évêques et des cardinaux est souvent portée avec une pèlerine ouverte sur le devant et cousue au col. Ce type de soutane, qui était souvent portée autrefois, entièrement noire, par les professeurs de séminaire, s'appelle alors une « simarre ». C'était, à l'origine, un habit d'intérieur. Dans les occasions particulièrement solennelles, tous les clercs peuvent porter sur la soutane le Manteau de cérémonie, ou ferraiolo.
-La tenue de tous les jours des prélats, évêques et cardinaux est la soutane noire avec, s'ils le jugent utile, selon leur rang, la ceinture et la calotte de couleur et la croix pectorale. L'anneau se porte en toutes circonstances. Le violet forme la livrée épiscopale. Ainsi cette couleur est-elle assignée aux maîtres de cérémonie des cathédrales, au caudataire de l'évêque et, en théorie, au séminaire diocésain. Les employés des basiliques (chantres, sacristains, massiers, acolytes, etc.) l'ont en privilège propre. En France, le port de la soutane devient, dans certains diocèses, obligatoire sur le lieu de la résidence à partir du . Le concile de Trente avait prescrit aux clercs un habit « bienséant », sans en préciser la forme ni la couleurConc. Triden. session XIV, ch. VI. François de Harlay impose la soutane sur le lieu de résidence en 1673, le port de l' « habit court » à la française ou de la soutanelle étant réservé aux voyages. À Rome et en Italie, on est beaucoup moins strict sur ce point. On se contente d'imposer un habit noir, la soutane étant cependant obligatoire pour la célébration de la messe. Pendant la Révolution française le port de l'habit ecclésiastique est supprimé par l'Assemblée nationale le 6 avril 1792 sur la demande de l'évêque constitutionnel du Cher, et au lendemain de la chute de la monarchie, l'Assemblée interdit de nouveau le port du costume clérical, ne le permettant qu'aux prêtres assermentés, dans l'exercice de leur fonction et dans l'arrondissement où ils exercent. Les Articles organiques du concordat de 1801 reprennent l'interdiction de 1792 : l'article 41 proscrit le port de la soutane en dehors des cérémonies du culte et impose l'habit noir à la française, avec, pour les évêques, des bas violets et la croix pectorale. Le décret du 17 nivôse an XII autorise les ecclésiastiques à porter « les habits convenables à leur état suivant les anciens règlements et les usages de l'Église », mais seulement dans le lieu de leur juridiction. En dehors, l'habit noir à la française reste en principe obligatoire. En 1844, Monseigneur Affre rend obligatoire la soutane sur le territoire de la paroisse, la soutanelle et la redingote, noire -et non plus simplement de couleur modeste comme requis dans son ordonnance de 1840 - pouvant être portées en dehors de la paroisse. C'est Monseigneur Sibour qui généralise le port de la soutane à Paris, en 1852. À Rome, sous Pie IX, l'habit court est encore le costume de ville et des audiences papales. C'est lui qui supprime cet habit d'audience pour les cardinaux, lui substituant la soutane filetée, l’
abito piano''. Le schéma du Ier concile du Vatican (1870) sur la vie des prêtres reprend simplement les règles sobres du concile de Trente et n'impose qu'un habit ecclésiastique dont la forme est laissée au jugement des Ordinaires. Aujourd'hui, le droit canonique demande aux clercs de porter un habit ecclésiastique convenableCode de droit canonique, 1983, can. 284, selon les règles établies par la conférence des évêques et les coutumes légitimes des lieux. C'est souvent un costume sobre accompagné d'une chemise ou d'un plastron surmontés d'un col romain imité de celui de la soutane.

Surplis

Du latin super pelliceum, c'est-à-dire qui se porte par dessus le pelliceum ou tunique de peau. Aube raccourcie s'arrêtant à la hauteur des genoux avec de larges manches. Pour les clercs ordonnés, il doit être en toile de lin. Le surplis était, avant les réformes liturgiques des années 1960, le vêtement de chœur commun de tous les clercs (en dehors des moines, des prélats et des évêques) et de ceux qui les remplacent (laïcs servants), seul le prêtre, le diacre et le sous-diacre revêtant l'aube pour la messe. Les rubriques du missel de 1969 et le Cérémonial des Evêques de 1984 prévoient maintenant le port de l'aube par tous ceux qui participent à la liturgie, sans toutefois exclure d'autres solutions, faisant implicitement référence au surplis porté sur la soutane, par exemple, pour les servants remplissant les offices d'acolyte ou de lecteur. Les prêtres et les diacres peuvent également toujours revêtir le surplis avec l'étole pour l'administration des sacrements mais dans certains pays comme la France, ils le remplacent par l'aube, surtout lorsque l'usage de porter la soutane s'est perdu. Avant la réforme liturgique des années 1960, le surplis était également porté aux vêpres sous la chape. Les rubriques actuelles prévoient le port de l'aube pour le prêtre et le diacre aux vêpres. Sous le pluvial, les moines remplacent le surplis par l'aube avec cordon.

Références

Catégorie:Culte et liturgie
- Catégorie:Costume religieux nl:Geschiedenis van het katholieke religieuze kostuum
Sujets connexes
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