Philhellénisme

Infos
Lord Byron, en costume albanais. Le philhellénisme (du grec φίλος + Έλλαδα) signifie Amour de la Grèce. Il désigne plus particuliérement l'engagement de personnalités non grecques, le plus souvent libérales pour la cause de la Grèce contre l'Empire ottoman lors de la guerre d'indépendance grecque, (1821-1832), soit au sein des comités philhellènes, soit par une implication armée directe en Grèce. Cette définition est parfois considérée co
Philhellénisme

Lord Byron, en costume albanais. Le philhellénisme (du grec φίλος + Έλλαδα) signifie Amour de la Grèce. Il désigne plus particuliérement l'engagement de personnalités non grecques, le plus souvent libérales pour la cause de la Grèce contre l'Empire ottoman lors de la guerre d'indépendance grecque, (1821-1832), soit au sein des comités philhellènes, soit par une implication armée directe en Grèce. Cette définition est parfois considérée comme restrictive. Il y eut, tout au long de l'histoire des personnes à ressentir un Amour de la Grèce, depuis l'empereur romain Hadrien, jusqu'à Jacques Lacarrière par exemple. Le philhellénisme a aussi suscité son contraire avec le mishellénisme.

Le Philhellénisme avant le siècle

La Grèce vue d'Occident

Enluminure des Chroniques de Jean Chartier représentant le siège de Constantinople, 3 quart du , Bibliothèque nationale de France La culture grecque avait dominé le monde antique, grâce à sa science, sa littérature ou sa philosophie. Les conquêtes d'Alexandre le Grand avaient étendu la civilisation grecque à l'ensemble de la Méditerranée orientale. L'Empire romain l'avait portée jusqu'aux rives de l'Atlantique, sous sa forme gréco-romaine. Cependant, elle disparut d'Occident lors les invasions barbares. Dès le siècle, la connaissance du grec était perdue en Occident.Georges Contogeorgis, Histoire de la Grèce., p. 238. Méconnaissance et préjugés se développèrent alors. Au Moyen Âge et à la Renaissance, les Grecs étaient regardés avec suspicion, mépris voire dégoûtSir Steven Runciman dans l'Introduction de Fani-Maria Tsigakou, The Rediscovery of Greece., Thames & Hudson, 1981, p.7. Il y eut d'abord des problèmes religieux liés au Schisme de 1054, qui vit les excommunications mutuelles du Pape et du Patriarche de Constantinople. Il entraîna la création de deux Églises chrétiennes rivales : l'Église Romaine et l'Église Orthodoxe. Après la Quatrième croisade, le fossé s'élargit encore sur le plan religieux. L'Occident considéra que la chute de Constantinople en 1204 et le partage de l'Empire Byzantin ôtaient aux Grecs toute possibilité de jouer un rôle politique de premier plan. Elle provoqua un effacement durable de la puissance byzantine face à un Occident latin qui s'empara alors de l'hégémonie mondiale. Même si d'un point de vue local, dès 1261-1262 les Grecs avaient reconquis leur capitale et recréé leur Empire, la puissance et le rayonnement byzantin avaient définitivement pâli.Georges Contogeorgis, Histoire de la Grèce., p.191, 204 et 213. Enfin, la prise de Constantinople en 1453, et d'Athènes en 1456 par les Ottomans achevèrent de ternir l'image des Hellènes. La disparition politique de l'Empire Byzantin était en effet accompagnée de la sujétion religieuse de l'Empire Chrétien. La Renaissance fut initiée en partie par la fuite, manuscrits précieux sous le bras, d'une partie des intellectuels byzantins. La littérature classique fut alors redécouverte et admirée, mais la Grèce fut envisagée à travers le prisme romain. Art grec et art romain étaient confondus ; et d'un point de vue littéraire, on faisait confiance à l'opinion des vainqueurs antiques. Les auteurs latins étaient par ailleurs plus souvent, peut-être parce que plus facilement, lus que les auteurs grecs. Leurs opinions sur les Grecs étaient souvent peu favorables. Plaute décrivait leur luxure et leur alcoolisme, et pour lui « parole d'un Grec » et « calendes grecques » étaient synonymes. La grammaire latine multipliait les citations dévalorisant les Grecs, comme celle tirée de L'Énéide de « Virgile » : « Timeo Danaos et dona ferentes », tout comme l'exemple tiré de Juvénal : « Non possum fere, Quirites, Graecam Urbem ». Et Pline l'Ancien, Sénèque, Quintilien avaient la même opinion des Grecs qu'ils trouvaient impudents, vénaux, vaniteux et serviles : il y avait eu très peu de bons Grecs, et ils étaient tous morts. Les auteurs chrétiens étaient du même avis. La « Première Épître aux Corinthiens » est un catalogue des vices et dépravations empêchant les Grecs de gagner le Paradis.Terence Spencer, Fair Greece, Sad Relic., p. 32-35. Ces opinions dominèrent longtemps l'inconscient collectif européen : en fin de compte, les Grecs opprimés méritaient leur sort.

L'évolution de l'opinion sur la Grèce

La philosophie des Lumières développa l'intérêt de l'Europe occidentale pour la Grèce, en fait pour une Grèce antique idéalisée. On considérait que les notions, si importantes pour les Lumières, de Nature et Raison, avaient été les valeurs primordiales de l'Athènes classique. Les anciennes démocraties grecques, et surtout Athènes, devinrent des modèles à imiter. On alla y puiser des réponses aux problèmes politiques et philosophiques du temps. Des ouvrages tel que celui de l'Abbé Barthélemy : Voyage du Jeune Anacharsis, paru en 1788 servirent à fixer définitivement l'image que l'Europe avait de l'Égée. Les théories et le système d'interprétation de l'art antique de Johann Joachim Winckelmann décidèrent du goût européen pour des dizaines d'années. Son œuvre majeure, Histoire de l'art antique., fut publiée en 1763, et traduite en français dès 1766. Il fut, dans cet ouvrage, le premier à périodiser l'art antique, classant les œuvres de façon chronologique et stylistique. Les vues de Winckelmann sur l'art englobaient l'ensemble de la civilisation, puisqu'il faisait un parallèle entre niveau de développement général de celle-ci et évolution de l'art qu'il lisait comme on lisait à l'époque la vie d'une civilisation, en termes de progrès, d'apogée, puis de déclin. Francis Haskell et Nicholas Penny, Taste and the Antique., Yale U.P., 1981, p. 104. Pour lui, l'art grec avait été le sommet de l'art et qu'il avait culminé avec Phidias. Winckelmann considérait que les plus belles œuvres de l'art grec avaient de plus été produites dans des circonstances géographiques, politiques et religieuses idéales. Cette conception domina longtemps la vie intellectuelle en Europe. Il classa l'art grec en Antique (période archaïque), Sublime (Phidias), Beau (Praxitèle) et Décadent (période romaine). Le Parthénon, à l'époque de Lord Elgin. Les théories de Winckelmann sur l'évolution de l'art culminant dans l'art grec, dans sa période Sublime, conçu dans une période de liberté politique et religieuse complète, participèrent à l'idéalisation de la Grèce antique et augmentèrent l'envie de se rendre en terre grecque. On croyait aisément alors avec lui que le Bon Goût était né sous le ciel de Grèce. Il sut convaincre l'Europe du siècle que la vie en Grèce antique était pure, simple et morale, et que l'Hellas classique était la source à laquelle les artistes devaient aller puiser les idéaux de « noble simplicité et calme grandeur »Cité par Roland et Françoise Etienne, La Grèce antique., Gallimard, 1990, p. 60-61.. La Grèce devint la « patrie des arts » et « l'éducatrice du goût ».

La Cause grecque et l'indépendance

Celui qui fut quelques années plus tard Président du Comité International Olympique, Dimítrios Vikélas écrivait en 1891 : « Le vrai philhellénisme, le philhellénisme pour ainsi dire historique, avait duré autant que la guerre de l'indépendance et il devait finir avec elleDémétrios Bikelas, « Le Philhellénisme en France », Revue d'Histoire diplomatique., III, 1891, p. 363. » Il faut préciser que le nombre réel de philhellènes engagés en Grèce même fut relativement restreint. Un évaluation récente estime que 940 philhellènes (toutes nationalités confondues) auraient participé directement aux combats de la guerre d'indépendance entre 1821 et 1827-1828 ; 313 seraient mortsWilliam Saint-Clair, That Greece might still be free., pp.354-356. Démétrios Bikelas, quant à lui dans le même article de 1891 comptait 423 étrangers engagés en Grècepeut-être pour la période 1821-1822 considère Sophie Basch, Le mirage grec, p. 240., dont 118 Français (63 seraient décédés)Démétrios Bikelas, « Le Philhellénisme en France », Revue d'Histoire diplomatique., III, 1891, p. 364-365. L'impact du philhellènisme vient donc aussi de formes d'engagement autres qu'un engagement armé direct.

La guerre d'indépendance grecque

En 1821, les Grecs s’étaient révoltés contre l’occupation ottomane. Ils avaient d’abord remporté de nombreuses victoires et proclamé l’indépendance. Cependant, celle-ci contrevenait aux principes du Congrès de Vienne et de la Sainte Alliance qui imposaient un équilibre européen et interdisaient tout changement. Or, contrairement à ce qui se passait alors pour le reste de l’Europe, la Sainte Alliance n’était pas intervenue pour mater les insurgés libéraux grecs. Le soulèvement libéral et national ne convenait pas à l’Autriche de Metternich, principal artisan de la politique de la Sainte Alliance. Cependant, la Russie, autre puissance conservatrice de l’Europe, était favorable à l’insurrection par solidarité religieuse orthodoxe et par intérêt géo-stratégique (contrôle des Détroits des Dardanelles et du Bosphore). La France, autre membre actif de la Sainte Alliance (elle venait d’intervenir en Espagne contre les libéraux), avait une position ambigüe : les Grecs, certes libéraux, étaient d’abord des Chrétiens et leur soulèvement contre les Ottomans musulmans pouvait ressembler à une nouvelle croisade. La Grande-Bretagne, pays libéral, s’intéressait surtout à la situation de la région sur la route des Indes et Londres désirait pouvoir y exercer une forme de contrôle et ne souhaitait pas voir la Russie s'y imposer. Les victoires grecques avaient été de courte durée. Le Sultan avait appelé à l’aide son vassal égyptien Mehemet Ali qui avait dépêché en Grèce son fils Ibrahim Pacha avec une flotte et, dans un premier temps, puis hommesAn Index of events in the military history of the greek nation., pp. 51 et 54.. L’intervention d’Ibrahim fut décisive : le Péloponnèse avait été reconquis en 1825 ; le verrou de Missolonghi était tombé en 1826 ; Athènes avait été prise en 1827. Il ne restait plus alors à la Grèce que Nauplie, Hydra et Égine. Face au courant d’opinion philhellène qui se développa en Occident, il fut décidé d’intervenir en faveur de la Grèce, berceau de la civilisation, avant-garde chrétienne en Orient et dont la position stratégique était évidente. Par la convention de Londres de juillet 1827, la France, la Russie et le Royaume-Uni reconnurent l’autonomie de la Grèce qui resterait vassale de l’Empire ottoman. Les trois puissances se mirent d’accord pour une intervention limitée afin de convaincre la Porte d’accepter les termes de la convention. Une expédition navale de démonstration fut suggérée et adoptée. Une flotte conjointe russe, française et britannique fut envoyée pour exercer une pression diplomatique sur Constantinople. La bataille de Navarin, livrée suite à une rencontre de hasard, entraîna la destruction de la flotte turco-égyptienne. Une expédition terrestre fut ensuite proposée par la France à la Grande-Bretagne qui refusa d’intervenir elle-même directement. Cependant, la Russie avait déclaré la guerre à l’Empire ottoman et ses victoires militaires inquiétaient Londres qui ne désirait pas voir l’empire des Tsars descendre trop au sud. La Grande-Bretagne ne s’opposa donc pas à ce que la France intervînt seuleArch. de Vaulabelle, Histoire des deux Restaurations., tome 7, p. 649.. Ce fut l'Expédition de Morée.

Causes de l'engagement

En Europe occidentale, la cause grecque devint le symbole du combat des libéraux. Il y voyait l'incarnation de toutes leurs causes : liberté bien sûr, droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et lutte contre l'oppresion d'une monarchie conservatrice et archaïque.Georges Contogeorgis, Histoire de la Grèce., p. 347-348. Un courant de sympathie pour les Grecs insurgés parcourut donc leurs rangs. Alexandre Ypsilántis écrivit dans sa première déclaration : « De nombreux libéraux viendront combattre avec nous. »Apostolos Vacalopoulos, Histoire de la Grèce moderne., p. 108-109. Au delà de l'idée de croisade contre les infidèles ottomans, ce fut l'héritage classique qui fit que bon nombre d'occidentaux épousèrent la cause grecque. Louis Ier de Bavière exprima bien cette idée : « L'Europe a une dette énorme envers la Grèce. C'est à elle que nous devons les Arts et les Sciences. »

Formes de l'engagement

Les philhellènes s'organisèrent en comités un peu partout en Europe et en Amérique. Leur principale activité fut de lever des fonds pour acheter des armes. Leur livraison fut confiée aux plus intrépides d'entre eux. Richard Clogg, A Concise History of Greece., p. 37-38.

L'art

Scène des massacres de Scio par Delacroix Certains cependant, utilisèrent leur célébrité pour faire progresser la connaissance de la cause grecque. Ils usèrent aussi de leur art pour susciter l'émotion en faveur des Grecs insurgés. En 1824-1825, la publication des Chants populaires de la Grèce par Claude Fauriel fit connaître à l'Occident la vie, les mœurs et les coutumes des klephtes qu'il décrivait dans sa préface. En 1825-1826, Hector Berlioz écrivit une Scène héroïque (La Révolution grecque). Après la chute de Missolonghi, le courant de sympathie pour la cause grecque s’amplifia en Europe occidentale.Apostolos Vacalopoulos, Histoire de la Grèce moderne., p.119. La mort de Byron, en martyr, avait déjà nourri le philhellénisme. Le sort de Missolonghi lors de la « Sortie » infructueuse accentua le phénomène. Les plus célèbres d'entre eux, des artistes reconnus, mirent leur art au service de la cause grecque. Leur propagande, par sa qualité et sa quantité, maintint vivant l'intérêt occidental pour l'insurrection, mais aussi la mauvaise conscience des gouvernements. Ainsi, Chateaubriand écrivait dans sa « Note sur la Grèce » (où il appelait à aider la Grèce insurgée) qui précède en 1826 son Itinéraire de Paris à Jérusalem : « Missolonghi, presque sans fortifications, repoussant les barbares entrés deux fois jusque dans ses murs ». « On aime encore à espérer que Missolonghi n'aura pas succombé, que ses habitants, par un nouveau prodige de courage, auront donné le temps à la chrétienté enfin éclairée de venir à leur secours. Mais s'il en était autrement, chrétiens héroïques, s'il était vrai que, près d'expirer, vous nous eussiez chargé du soin de votre mémoire, si notre nom avait obtenu l'honneur d'être au nombre des derniers mots que vous avez prononcés, que pourrions-nous faire pour nous montrer digne d'exécuter le testament de votre gloire ? Que sont à tant de hauts faits, à tant d'adversités, d'inutiles discours ? Une seule épée tirée dans une cause si sainte aurait mieux valu que toutes les harangues de la terre. » Victor Hugo écrivait dans ses Orientales (« Les Têtes du Sérail ») en 1826 : Frères, Missolonghi fumante nous réclame, Les Turcs ont investi ses remparts généreux. Renvoyons leurs vaisseaux à leurs villes lointaines. (...) Missolonghi ! - Les Turcs ! - Chassons ô camarades, Leurs canons de ses forts, leur flotte de ses rades. Eugène Delacroix fit avec sa Grèce sur les ruines de Missolonghi (1826) le même triomphe avec Scènes des massacres de Scio (1824). Chateaubriand et Palmerston prononcèrent des discours en faveur de la Grèce dans leurs parlements respectifs. L'archéologue et antiquisant allemand Niebuhr fit des discours qui permirent de récolter des fonds pour les comités philhellènes allemands. Le Suisse Jean-Gabriel Eynard et le roi Louis Ier de Bavière dépensèrent une partie de leur fortune pour racheter les femmes et enfants de Missolonghi vendus comme esclaves en Égypte. consulté le 26 janvier 2007. Alexandre Pouchkine quant à lui défendit la cause de l'insurrection en Russie. Émile Souvestre se fit connaître grâce à sa pièce de théâtre Le Siège de Missolonghi en 1828. À propos du Siège de Missolonghi: Image:La Grèce sur les ruines des Missolonghi.jpg|La Grèce sur les ruines des Missolonghi par Delacroix (1826) Image:Autothisia.jpg|Scène de l' Exodos. par E. de Lansac (1828). Image:Tomb Of Markos Botsaris.jpg|Tombe de Markos Botzaris par David d'Angers. Image:Ludovico lipparini.jpg|La Mort de Markos Botzaris., par Ludovico Lipparini. Image:Botsaris death.jpg|La mort de Markos Botzaris par Filippo Marsigli, 1836/39. Image:Lord Byron by Odevaere.jpg|Lord Byron sur son lit de mort. par Joseph Denis Odevaer (1826).

La pression politique

Chateaubriand, publia dès 1825 un « Appel en faveur de la cause sacrée des Grecs » qui devint par la suite sa « Note sur la Grèce », qui ouvrit son Itinéraire de Paris à Jérusalem. Benjamin Constant lança en 1825 un « Appel aux Nations chrétiennes en faveur des Grecs. »

Les comités philhellènes

- Fin août 1821 : Fondation du premier comité philhellène en Europe : celui de Stuttgart. Les fondateurs en annoncèrent la création avec un texte écrit en grec ancienAn Index of Events in the military History of the Greek Nation., p. 37.
- 1823 : Fondation du comité philhellène de Londres par John Cam Hobhouse.
- 1825 : Fondation du comité philhellène de Paris. Le comité philhellène français devint rapidement le plus important d'Europe. En trois ans, il réussit à réunir £ qu'il fit parvenir en Grèce. La situation particulière de l'insurrection grecque fit que toutes les opinions politiques : républicains comme royalistes et toutes les classes sociales : bourgeois, ducs, sergents ou généraux, appartenaient au comitéWilliam Saint-Clair, That Greece might still be free., p. 267 et 270-272.. Un de ses membres les plus éminents fut La Fayette qui donna Francs. Il essaya aussi de rallier à la cause grecque les États-Unis, où il avait des contacts depuis leur guerre d'indépendancePaul C. Pappas, « Lafayette's Efforts to Send American Aid to Revolutionary Greece »..

L'engagement armé

Les archives de la police française nous apprennent que des étudiants français, allemands, irlandais, suisses partirent se battre aux côtés de la Grèce dès 1821.J-C Caron, Générations romantiques. Les étudiants de Paris et le Quartier latin. (1814-1851)., A. Colin, 1991, p.272. Un étudiant allemand, Sprewitz, fonda dès les débuts de l'insurrection grecque, l'Association de la jeunesse. Elle tint six congrès dans le but d'organiser un corps expéditionnaire pour la Grèce. Blanqui entreprit en octobre 1828, après la chute de Missolonghi, un voyage vers la Morée pour aider la Grèce insurgée. Son expédition, en compagnie de son ami et camarade d'études, Alexandre Plocque, s'arrêta à Puget-Théniers, faute de passeport.J-C Caron, Générations romantiques., p.278. Une des premières références directes est la défense de Méthone (Modon) contre un débarquement turc en février 1822 par des troupes grecques et une cinquantaine de philhellènes commandés par l'Allemand Karl Normann. L'habileté particulière des philhellènes dans l'usage de l'artillerie fut décisiveAn Index of Events in the military History of the Greek Nation., p. 40.. Le colonel Baleste, d'origine corse débarqua le 20 mars (julien) (grégorien) 1822 en Crète avec une troupe de philhellènes, en vue d'aider l'insurrection sur la grande îleAn Index of Events in the military History of the Greek Nation., p. 41..

L'intervention des gouvernements

Des étudiants parisiens auraient organisé une manifestation en apprenant la nouvelle de la chute de Missolonghi. Ils se seraient rendus aux Tuileries et auraient obtenu de Charles X, sorti sur son balcon la promesse d'aider les Grecs. George Canning avait des convictions philhellènes, aussi, lorsqu'il arriva au pouvoir en Grande Bretagne, il infléchit la politique de son pays en faveur de la cause grecque. Voir bataille de Navarin et Expédition de Morée.

Un cas particulier : le philhellénisme américain

La cause grecque était vue par certains Américains, Daniel Webster en tête, comme celle de la liberté.

Le mishellénisme

Le mishellénisme est le contraire du philhellénisme. L'ouvrage d'Edmond About, La Grèce contemporaine en fut l'expression la plus célèbre dans la France du .

Références

===
Sujets connexes
Alexandre Pouchkine   Alexandre Ypsilántis   Alexandre le Grand   Allemagne   Athènes   Autriche   Bailly de Blois   Barthold Georg Niebuhr   Bataille de Navarin   Bavière   Benjamin Constant   Bibliothèque nationale de France   Bosphore   Calendes   Charles Nicolas Fabvier   Charles X de France   Christianisme orthodoxe   Claude Fauriel   Congrès de Vienne   Constantinople   Convention de Londres (1827)   Corse   Croisade   Crète   Daniel Webster   Dimítrios Vikélas   Détroit des Dardanelles   Edmond About   Empire ottoman   Espagne   Eugène Delacroix   Expédition de Morée   France   François-René de Chateaubriand   George Canning   Grec ancien   Grèce   Grèce ottomane   Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique   Guerre d'indépendance grecque   Hadrien   Hector Berlioz   Henry John Temple   Hydra (île)   Ibrahim Pacha   Inde   Islam   Jacques Lacarrière   Jean-Gabriel Eynard   Jean-Jacques Barthélemy   Jean Chartier   Johann Joachim Winckelmann   John Cam Hobhouse   Juvénal   Klephte   La Fayette   Libéralisme   Londres   Lord Byron   Lord Elgin   Louis Auguste Blanqui   Louis Ier de Bavière   Massacre de Chios   Modon   Nauplie   Paris   Parthénon   Phidias   Pierre-Jean de Béranger   Plaute   Pline l'Ancien   Praxitèle   Puget-Théniers   Péloponnèse   Quatrième croisade   Quintilien   Royaume-Uni   Russie   Siècle des Lumières   Siège de Missolonghi   Stuttgart   Sublime Porte   Tuileries   Victor Hugo  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^