Parti québécois

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Le Parti québécois (PQ) est un parti politique québécois, œuvrant sur la scène provinciale, qui préconise la souveraineté du Québec. Un membre du PQ est appelé un péquiste (prononcer /peˈkist/). Le Parti québécois aurait actuellement (mars 2007) plus de 150 000 membres. Il est membre observateur de la COPPPAL. :Note : pour le contexte historique du Québec, voir l'article Histoire du Québec.
Parti québécois

Le Parti québécois (PQ) est un parti politique québécois, œuvrant sur la scène provinciale, qui préconise la souveraineté du Québec. Un membre du PQ est appelé un péquiste (prononcer /peˈkist/). Le Parti québécois aurait actuellement (mars 2007) plus de 150 000 membres. Il est membre observateur de la COPPPAL. :Note : pour le contexte historique du Québec, voir l'article Histoire du Québec.

Fondation

Le Parti québécois est né de la fusion, le du Mouvement Souveraineté-Association (MSA) de René Lévesque et du Ralliement national (RN) de Gilles Grégoire. Cette fusion est le fruit d'intenses négociations entre les chefs des trois principaux mouvements politiques indépendantistes durant une bonne partie de l'année 1968. Selon le biographe de René Lévesque, Pierre Godin, le futur chef du PQ voit immédiatement l'avantage d'une fusion entre le MSA, qui est surtout montréalais, et formé de transfuges du Parti libéral et du RN, formé d'ex-créditistes et surtout présent dans les régions de la Gaspésie, de l'Abitibi et du Saguenay-Lac-Saint-JeanPierre Godin (1997). René Lévesque, vol. 2 : Héros malgré lui (1960-1976), Boréal, Montréal. p. 390.. Si le mariage entre le MSA et le RN se conclut rapidement, au cours de deux rencontres tenues à Montréal en juin 1968Pierre Godin (1997). op. cit.. pp. 378-380., en revanche, la convergence entre Lévesque et le Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) de Pierre Bourgault se heurtera à plusieurs difficultés. Le radicalisme du RIN sur l'unilinguisme français d'un Québec souverain, ses positions socialisantes en matière économique et la manifestation violente du défilé de la Saint-Jean-Basptiste à Montréal en 1968 excluent pour Lévesque toute possibilité de fusion avec le RINPierre Godin (1997). op. cit.. pp. 383-385.. Il accepte cependant que les militants rinistes s'inscrivent à titre individuel au nouveau parti politique, ce qui était déjà le cas. Second logo du Parti québécois, utilisé de 1985 à 2007. Le congrès de fondation du Parti québécois se déroule du 11 au 14 octobre 1968 au Colisée de Québec. Fort de membres dès sa fondationBellavance, Lionel (1972). Les partis indépendantistes québécois (1960-1970). Parti québécois d'Arthabaska. Arthabaska (Québec). p. 14., les militants ratifient les quatre grandes orientations fondamentales du parti, telles que dévoilées en août : Pierre Godin (1997). op. cit.. pp. 389.. Restait la question du nom à donner au nouveau parti. René Lévesque appuyait l'utilisation d'un nom qui utiliserait le mot , comme , ou . Quatre des cinq noms qui étaient proposés au congrès de Québec comprenaient d'ailleurs l'expression. Cependant, Gilles Grégoire, avec la complicité d'anciens rinistes, réussit à obtenir des organisateurs l'ajout d'une ligne blanche sur le bulletin de vote distribué aux délégués. L'appellation Parti québécois se classe parmi les trois finalistes. Il est finalement ratifié par le congrès au deuxième tour de scrutin, après un vote à main levéePierre Godin (1997). op. cit.. pp. 390-392.. Après quelques hésitations, Lévesque se rallie finalement au nom après en avoir été convaincu par le psychiatre et futur ministre Camille Laurin, pour qui ce nom avait une valeur thérapeutique puisqu'elle renforçait l'identité fragile des Québécoisibid.. Deux semaines après le congrès de fondation du PQ, le , Pierre Bourgault et André d'Allemagne proposent la dissolution du RIN et recommandent aux membres de leur formation politique d'adhérer à la nouvelle coalition souverainisteBellavance, Lionel (1972). op. cit.. p. 12..

Croissance

Le Parti québécois a participé pour la première fois aux élections générales le 29 avril 1970, où sept députés sont élus, mais pas son chef, René Lévesque. En 1971, lors du troisième congrès national, René Lévesque menace de démissionner si une résolution reconnaissant les droits linguistiques de la minorité anglophone n'est pas adoptée. Aux élections générales du 29 octobre 1973, six députés sont élus et le parti devient l'Opposition officielle ; René Lévesque n'est cependant pas élu dans son comté. Le Parti québécois remporte les élections provinciales du 15 novembre 1976 avec 41.4 % des voix et l'élection de 71 députés ; René Levesque est élu dans le comté de Taillon et devient Premier ministre. L'engagement est pris de soumettre, par voie référendaire, l'option souverainiste. Le premier gouvernement du PQ fut surnommé la République des professeurs à cause du nombre élevé de ses membres qui étaient professeurs au niveau universitaire. Le PQ fut un des premiers gouvernements au sein du Canada à reconnaître le droit à l'autonomie gouvernementale aux Premières Nations. Durant son premier mandat, le PQ a voté la Loi sur les consultations populaires (Québec), la Loi sur le financement public des partis politiques (Québec), ainsi que la Charte de la langue française (loi 101). Selon l'avis même des militants, le Parti québécois serait une analogie au Parti canadien, un parti révolutionnaire dirigé par Louis-Joseph Papineau. Pour cette raison, plusieurs ont vu en Lévesque un « nouveau Papineau ».

Protection de la langue française

À la suite d'une Commission d'enquête (de 1968 à 1972) sur la langue et les droits linguistiques au Québec, dans la foulée de la Révolution tranquille, le 31 juillet 1974, donc avant l'arrivée au pouvoir du Parti québécois (le premier ministre à cette époque étant Robert Bourassa, du Parti libéral du Québec), la Loi sur la langue officielle (« Loi 22 ») a été sanctionnée, faisant ainsi du français la seule langue officielle du Québec. La Charte de la langue française (« Loi 101 ») fut quant à elle proposée par René Lévesque, premier ministre du Québec à cette époque, et adoptée le 26 août 1977. La première version de la Charte de la langue française (« Loi 101 ») fut l'objet d'une controverse sur sa réglementation de l'affichage commercial qui imposait l'unilinguisme français sur les enseignes extérieures. Cette loi fut grandement modifiée par les libéraux en 1993 avec la Loi 86 qui l'harmonisa avec l'Arrêt FORD, un jugement rendu par la Cour suprême le 15 décembre 1988 (une dérogation de cinq ans avait été obtenue par l'Assemblée nationale avec la Loi 178). Aujourd'hui, l'affichage peut être fait en n'importe quelle langue, dans la mesure où le français est prédominant (dans la pratique, ceci signifie que le texte en français doit être sensiblement plus grand que le texte dans une autre langue ; mais il est courant que cette règle ne soit pas respectée). Par contre, le français peut être complètement absent losrqu'il s'agit de publicité véhiculée par des organes d'information diffusant dans une langue autre que le français (ex. : une publicité pour un journal anglophone). La Charte de la langue française ne concerne cependant pas que l'affichage, elle encadre aussi les modalités d'accès à l'école en langue anglaise, par exemple. Notons que la Charte de la langue française est souvent citée par son numéro, la « Loi 101 ». Office québécois de la langue française. . En ligne..

Référendums sur la souveraineté

Le Parti québécois a tenu deux référendums sur la souveraineté du Québec. Le est déposé à l'Assemblée nationale le Livre Blanc du projet de Souveraineté-Association. Le premier référendum se tint le . Il se solda par une victoire de l'option fédéraliste dans une proportion approximative de 60 %. Par contre, le PQ remporta les élections provinciales du 13 avril 1981. Le , la population du Québec fut à nouveau consultée sur la question de la Souveraineté-Association. Jacques Parizeau, alors Premier ministre du Québec et chef du Parti québécois, déclara en entrevue à Stéphan Bureau qu'il donnerait sa démission en cas de défaite. C'est ce qui arriva, l'option fédéraliste ayant remporté la victoire par moins d'un pour cent des suffrages. La question du référendum de 1995 était : « Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l'avenir du Québec et de l'entente signée le 12 juin 1995 ? » Le texte de l'entente tripartite (l'entente signée le ) Le Droit. . En Ligne., signée par Jacques Parizeau, du Parti Québécois, Lucien Bouchard, leader du Bloc Québécois, et Mario Dumont de l'Action démocratique du Québec, a été envoyé à tous les domiciles au Québec quelques semaines avant le vote. Plusieurs fédéralistes pensent cependant que la question n'était pas claire. Il peut être discuté que la question était vague et utilisait des euphémismes pour diminuer les conséquences advenant la séparation de la province du Québec du Canada Radio-Canada. . En ligne. Radio-Canada. . En ligne.. En effet, le but ultime de la souveraineté est de gagner le support nécessaire pour créer un nouveau pays, puis de proposer une collaboration avec le Canada. Mais en fait, le Canada n'a absolument aucune obligation de former de collaborations spéciales avec le Québec s'il devient un pays (par exemple, en laissant le Québec utiliser la monnaie canadienne ou non, considérant que le dollar canadien a augmenté sa valeur après la perte de popularité du Parti Québécois) Bloomberg. . En Ligne.. L'entente signée le 12 juin 1995 était en fait signée par le PQ, l'ADQ et le Bloc Québécois, où, en réalité, aucun d'entre eux ne représente les intérêts fédéraux. L'entente n'indique pas si le fédéral va accepter quelconque collaboration ou pas avec un Québec indépendant, mais dit plutôt que le Québec va proposer des partenariats au Canada. Le Devoir. . En ligne..

Orientations sociopolitiques et réalisations

Le Parti québécois est un parti qui se définit comme étant social-démocrate et nationaliste. Il est traditionnellement un peu plus à gauche sur l'échiquier politique québécois. Il préconise une approche plus interventionniste en matière d'économie. Depuis les années 1970, de multiples propositions ont été émises pour l'adoption d'un mode de scrutin à représentation proportionnelle. Toutefois, les gouvernements se sont succédé et aucun n'a voulu faire adopter un tel projet de loi. En 1984, René Lévesque prépara un projet de loi prévoyant un mode de scrutin à représentation proportionnelle des régions, mais la majorité de son cabinet s'y opposa. Dans la deuxième moitié des années 1990, le Parti québécois a adopté une orientation plus centriste. En 1996, Lucien Bouchard a fait le saut en politique provinciale pour devenir chef du parti et Premier ministre du Québec. En 2004, Pierre Dubuc a créé le SPQ Libre, un mouvement progressiste à l'intérieur du Parti québécois. À l'automne 2005, M. Dubuc fut candidat à la direction du parti. Après son élimination de la course, ses partisans se sont rassemblés autour de Pauline Marois, considérée comme étant plus progressiste que son rival, André Boisclair. André Boisclair, devenu chef du parti en 2005, n'a jamais caché ses idées dites plus néo-libérales. En 2006, il s'est opposé à une proposition adoptée par les militants qui préconisaient la nationalisation de l'énergie éolienne au Québec. M. Boisclair démissionna le .

Sa relation avec le Bloc québécois

Le Bloc québécois est un parti fédéral canadien, il n'agit donc pas sur le même palier de gouvernement que le Parti québécois. Favorable à la souveraineté du Québec, il est considéré comme étant près du Parti québécois, l'un de ses fondateurs, Lucien Bouchard, ayant par ailleurs rejoint le Parti québécois — et fut élu premier ministre du Québec, avant de démissionner et de céder sa place à Bernard Landry.

Courses à la direction du Parti québécois

Depuis 1968, 6 courses à la direction du Parti québécois ont eu lieu. Deux d'entre elles ont nécessité un suffrage. Dans les autres cas, le chef du parti fut élu sans opposition. À noter qu'il existe des règlementsParti québécois. et concernant la mise en candidature, notamment à propos du nombre d'appuis nécessaire de la part des membres, actuellement situé à 1000 signatures. En 1968, René Lévesque étant le fondateur du Parti québécois, il n'eut aucune opposition et fut déclaré Président du Parti le jour même du vote, le . Le , suite au départ de René Lévesque, Pierre Marc Johnson fut choisi comme chef du Parti québécois, suite au premier tour de scrutin, récoltant 58, 7 % (56 925) des votes. Les autres candidats étaient Pauline Marois, qui récolta 19, 7 % (19 471) des votes, Jean Garon, qui récolta 16, 2 % (15 730) des votes, Guy Bertrand, qui récolta 2, 8 % (2 733) des votes, Francine Lalonde, qui récolta 1, 5 % (1 484) des votes et Luc Gagnon, qui récolta 1, 1 % (1 046) des votes. Le , suite au départ de Pierre Marc Johnson, Jacques Parizeau fut choisi, sans opposition, chef du Parti québécois. Le , suite au départ de Jacques Parizeau, Lucien Bouchard fut choisi, sans opposition, chef du Parti québécois. Le , suite au départ de Lucien Bouchard, Bernard Landry fut choisi, sans opposition, chef du Parti québécois. Jean Ouimet s'était présenté contre lui, mais avait retiré sa candidature quelque temps avant.

Course à la direction du Parti québécois de 2005

Débat entre les huit candidats à la direction du Parti québécois. Suite à la démission surprise de Bernard Landry le (pour avoir reçu un vote de confiance de 76, 2 %), une autre course à la direction eut lieu. Le caucus des députés choisit Louise Harel comme chef intérimaire. Le vote pour ce poste eut lieu du 13 au 15 novembre 2005 par scrutin téléphonique de tous les membres et le résultat fut annoncé dans la soirée du , date du 29e anniversaire de la 1re accession au pouvoir du parti. Sept candidats et une candidate officiels se proposèrent pour succéder à Bernard Landry. Il s'agit de Louis Bernard, André Boisclair, Pierre Dubuc, Ghislain Lebel, Richard Legendre, Pauline Marois, Jean Ouimet et de Jean-Claude Saint-André. Suite au scrutin, André Boisclair fut élu au premier tour de vote avec 53, 68 % des voix (soit 56 503 votes), devançant ainsi Pauline Marois qui récolta 30, 6 % des voix (soit 32 166 votes). Par la suite, en 2006, celle-ci, membre du Parti québécois depuis 1981 et ayant occupé de nombreux postes importants dont celui de vice-première ministre se retira de la vie politique. Le , André Boisclair annonce sa démission comme chef du Parti Québécois.Presse Canadienne (via Cyberpresse), André Boisclair démissionne, .

Course à la direction du Parti québécois de 2007

En raison de la démission d'André Boisclair le , une course à la direction a été enclenchée au Parti québécois. Le député François Gendron assume l'intérim jusqu'à l'élection du nouveau chef. En date du , alors que les règles de la course n'ont pas encore été fixées par le parti, deux personnes ont déjà annoncé officiellement leur candidature dans la course à la chefferie. Il s'agit de Gilles Duceppe, qui l'a annoncée par voie de communiqué, et de Pauline Marois. Le , Gilles Duceppe annonce qu'il se retire de la course et qu'il appuie Pauline Marois Denis Lessard et Tommy Chouinard, « Duceppe déclare forfait », dans La Presse, 13 mai 2007 . Le 26 juin, à la fermeture de la période de mise en candidature, elle est la seule personne ayant déposé les signatures requises. Elle devient ainsi officiellement chef du parti Québécois Paul Roy, « Pauline Marois est chef du PQ », dans La Presse, 27 juin 2007 .

Chefs du Parti québécois

Voir aussi

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Sujets connexes
Action démocratique du Québec   Amérindiens au Canada   André Boisclair   Années 1970   Années 1990   Assemblée nationale du Québec   Bernard Landry   Bleu   Bloc québécois   Bloomberg   Camille Laurin   Canada   Charte de la langue française   Colisée Pepsi   Comité national des jeunes du Parti québécois   Conférence permanente des partis politiques d'Amérique latine et des Caraïbes   Cour suprême   Euphémisme   Francine Lalonde   Français   François Gendron (député)   Ghislain Lebel   Gilles Duceppe   Gilles Grégoire   Gouvernement René Lévesque   Guy Bertrand   Guy Chevrette   Histoire du Québec   Idéologie fédéraliste au Québec   Intérim   Jacques Parizeau   Jean-Claude Saint-André   Jean Garon   Jean Ouimet   La Presse (Canada)   Le Devoir   Le Droit   Loi sur la langue officielle (Québec)   Louis-Joseph Papineau   Louis Bernard   Louise Harel   Luc Gagnon   Lucien Bouchard   Mario Dumont   Membre   Monique Richard   Montréal   Mouvement Souveraineté-Association   Mouvement souverainiste du Québec   Nationalisme québécois   Office québécois de la langue française   Parti canadien   Parti libéral du Québec   Parti politique   Pauline Marois   Pierre Bourgault   Pierre Dubuc   Pierre Marc Johnson   Politique du Canada   Politique du Québec   Premier ministre   Premier ministre du Québec   Prononciation   Québec   Québec (ville)   Radio-Canada   Ralliement national   Rassemblement pour l'indépendance nationale   René Lévesque   Richard Legendre   Robert Bourassa   Référendum   Révolution tranquille   Social-démocratie   Souveraineté   Stéphan Bureau   Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre   Taillon (circonscription provinciale)   Vert  
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