Diaspora chinoise

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La diaspora chinoise ou Chinois d'outre-mer (en chinois 华侨 huaqiao), sont les populations d'origine han habitant dans d'autres pays que la République populaire de Chine ou Taiwan.
Diaspora chinoise

La diaspora chinoise ou Chinois d'outre-mer (en chinois 华侨 huaqiao), sont les populations d'origine han habitant dans d'autres pays que la République populaire de Chine ou Taiwan.

Introduction

la diaspora un concept sujet à controverses

Quelques précisions… Définition : c’est la dispersion des Juifs à travers le monde hors de la Palestine. Par extension, se dit de toute communauté dispersée loin de son pays d’origine. Cependant, cette définition regroupe des situations trop différentes pour être retenue : les travailleurs immigrés, réfugiés ne peuvent pas être considérés comme appartenant à une diaspora. Il faut donc en préciser les caractéristiques fondamentales :
- la conscience et le fait de revendiquer une identité ethnique ou nationale
- l’existence d’une organisation politique, religieuse, ou culturelle du groupe dispersé. Que l’on y adhère ou pas, on sait que l’on peut s’y joindre quand on veut.
- l’existence de contacts, réels ou imaginaires, et sous diverses formes avec le pays d’origine, et de relations migratoire, économique et d’information avec les autres pôles de l’espace diasporique.(chantiers, échange scolaire…) Ces données entraînent nécessairement des modifications dans le pays d’accueil :
- la formation d’un lien communautaire est essentiel pour la pérennité des pratiques identitaires (pour les Chinois : association à caractère clanique ou lignageaire, ou fondée sur une même origine géo dialectale ; il y a aussi des organisations religieuses d’obédience bouddhiste, confucianiste, taoïste, et de pratiques culturelles : cours de calligraphie, arts martiaux… )
- L’appropriation de l’espace marque la volonté de maintenir la cohésion de la communauté : :
- individuellement, en premier lieu, les habitations à la campagne de type chinois ; en ville, cette appropriation se limite souvent à l’aménagement et l’équipement d’intérieur. :
- Des quartiers entiers, en second lieu, avec les commerces, les restaurants, les salles associatives…, aux enseignes et décorations chinoises, voire architecturalement. (cf ; China Town -Manhattan-, Paris 13, Marne-la-Vallée…)
- La culture de la mémoire et du pays d’origine est nécessaire. Concrètement : écoles chinoises (enseignement de la langue, l’écriture, la calligraphie, la peintures…) ; clubs (échange d’oiseaux par les personnes âgées, jouent au Marong….) ; on donne des spectacles… Enfin, on maintient de pratiques culturelles : on consulte le géomancien, l’acuponcture… Ces différents trais sont communs à toutes les diasporas. De plus, les communautés doivent être intégrées avec une notion socio-économique, légale ou non, et doivent être plus ou moins assimilées, (notion culturelle). Cette assimilation passe par l’apprentissage de la langue, des modes de vie, des usages du pays d’accueil. Elle est nécessaire pour l’intégration, mais, si elle est totale, elle entraîne nécessairement la disparition de cette conscience diasporique qui rattache au foyer originel. Aussi certains groupes humains dispersés ne partagent pas toutes ces caractéristiques et ne constituent donc pas une diaspora proprement dite : :
- les travailleurs immigrés qui sont tout à la fois coupés de leur pays et peu acculturés, et surtout qui désirent au moins à la retraite revenir dans leur pays ; :
-les réfugiés (qu’il faut différencier des déplacés qui restent dans les frontières) dont l’installation hors de chez eux est normalement provisoire et qui comme les précédents rêvent bien sûr d’un retour au foyer le plus rapidement possible ; :
- les minorités irrédentiste (origine de Trieste, Italie, cf. le découpage européen après la 2 guerre mondiale, l’Italie perd l’Istrie puis volonté de réunir tous les italiens, frontière remodelée / Larousse irrédentisme : après 1870, mouvement de revendication italien dur les terres ‘non rachetées’ restées à l’Autriche-Hongrie de 1866 à 1818 –Trentin, Istrie, Dalmatie-, puis sur l’ensemble des territoires considérés par lui comme italiens ; extension à tous les mouvements analogues de revendications territoriales) qui vivent en continuité spatiale avec leur pays, leur foyers national et rêvent de réunir leur peuple. Tous les mouvements qui veulent réunir leur population séparée par des frontières ; :
- les minorités dispersées sans réels liens entre elles et dont le foyer d’origine n’est pas clairement défini (exemple : les gens du voyage)

la diaspora chinoise : une réalité aux contours incertains

En premier lieu, il y a une difficulté de dénombrement lié aux statuts multiples du chinois. Parmi les citoyens chinois immigrés, tous ne sont pas Hans puisque comme minorité nationale, ce sont des shaoshuminzu. De ce fait, seuls les chinois « ethniques » (huaren) , durablement fixés hors de chine (République Populaire de Chine ou Taiwan) et naturalisés (weijihuaren) constituent la diaspora. Les autres chinois sont au sens strict des expatriés (huajiu) et ne sont pas diasporique. Aujourd’hui ces derniers sont essentiellement des fonctionnaires en poste à l’étranger, des étudiants et des travailleurs immigrés. Aussi la diaspora ne devrait rassembler que les weiji, leurs descendance (huayi) pour autant que l’assimilation ne soit pas totale (cf. Introduction). Parfois aussi, les conjoints, d’origine autochtone, pour autant que la culture chinoise de l’époux(se) soit partagée. Dans les faits, les expatriés (huajiu) de longue date sont assimilés à la diaspora. A cette première difficulté liée aux ambiguïtés du lexique, deux autre s’ajoutent : :
- le comptage double (fait qu’un immigré aille dans différents pays et soit compté, à chaque passage de frontières, comme immigrés) un cantonnais qui est parti aux États-Unis via quelques années en Thaïlande sera compté deux fois. :
- l’évaluation des flux clandestins in-comptabilisables (France, fourchette : 60 000 à 200 000 chinois clandestins) Quoiqu’il en soit, la diaspora chinoise est estimée à 30 millions d’individus dont près de 90% sont originaire des trois provinces méridionales : :
- Fujian :
- Guangdong :
- Heinan Qui cependant ne réunissent que 10% de la population totale du pays. Les émigrants partent de 6 foyers principaux dont 5 en RPC, identifiables par leurs dialectes particuliers.

L’émigration :

les principaux foyers de départ

:;Cantonnais Il s’agit de l’essentiel du Guangdong et de l’arrière-pays de Beihai (Guanxi). Les principaux foyers sont à l’Ouest de Guangzhou et au Nord du delta des Perles. Ils représentent environ 25% de la diaspora Principaux foyers d’accueil : :
- Asie du Sud-est (Malaisie, Singapour, Viêt-Nam) :
- États-Unis Ils sont aussi à l’origine des communautés chinoises des autres pays neufs où les China Town constituent de vraies communautés cantonaises. Ils sont spécialisés dans l’artisanat et le commerce. :;Chao’an et les Choazhou Foyer dans la ville de Chao’an et le fond du delta du Han (extrémité septentrionale du Guangdong) Cependant leur origine est le Fujian, d’ailleurs leur dialecte n’est pas le Cantonnais. Ils représentent 20% de la Diaspora, et sont installés en : :
- Asie du Sud-est :
- Thaïlande (Majoritaire parmi la diaspora chinoise) :
- Cambodge (idem) :
- Singapour (idem) :
- Paris Ils sont spécialisés dans la banque et le commerce agro-alimentaire. Les Cantonnais et les Choazhou représentent environ 50% de la diaspora chinoise mondiale. :;les pays du Fujian et les Hokkiens Les Hokkiens habitent le Fujian Nom issu de la prononciation dialectale de la province. Le foyer d’immigration principal est le Minbei (Nord) en particulier dans l’arrière-pays de Fuzhou. En moindre mesure, le Minnan et l’arrière-pays du Wenzhou. Les ports traditionnels de départ se situent en fond d’estuaire : :
- Fuzhou : sur le Min (Hokkiens du Minbei) :
- Xiamen et Zhangzhou (Juilong du Minnan) :
- Quanzhou (Jin du Minnan) :
- Wenzhou (Hokkiens du Zhejiang) Les Hokkiens représentent environ ¼ de la diaspora. Ils sont le fondement du peuplement chinois de Taiwan. Ce sont aussi les chinois à la tradition maritime la plus ancienne et ont formé les 1 éléments de la diaspora de l’Asie du Sud-est. Ils sont surtout présents dans l’Asie du Sud-est, Indonésie, Malaisie, Singapour, Philippines. Très actifs dans le commerce et la banque dans des cadres trans-nationaux. Par ailleurs, du fait de leur ancienneté dans leurs pays d’accueil, le métissage est impotant. :;Les pays des Géjia (Hakka, Kejia) Viennent du Nord de la Chine (Xhanxi) et ont terminé leur migration dans le Sud du pays à la suite de 4 épisodes migratoires engendrés par la guerre. On note deux foyers principaux : :
- dans les montagnes aux confins du Fujian et Jiangsu :
- région de Meixi Ils composent environs 10% de la diaspora. Ils sont nombreux en Asie du Sud-est, Malaisie, Indonésie, Taiwan, mais aussi dans les archipels du Pacifique (Micronésie, Polynésie) et de l’océan indien (Seychelles, Maldives) et la France. Ils ont participé au peuplement du Hong-Kong, Taiwan, Singapour. :;La péninsule de Leizhou et l’île de Hainan Climat chaud tropical à deux saisons. Ils sont 2, 5 millions de Chinois mais ne représentent que 2 à 3 % de la population totale. Cependant le pourcentage des départs, relativement à la population locale est important. Ont essaimé en Asie du Sud-est, Singapour, Thaïlande, mais aussi dans les pays neufs (Canada, USA, Australie) :;les foyers hors de Chine continentale Ne constitue pas le foyer originel de départs mais des lieux de transits plus ou moins long et peuvent s’installer sur plusieurs générations. C’est avant tout le cas de Taiwan qui a servi de tremplin pour l’émigration vers les USA dans les années d’après-guerre. De plus, Macao comme Hong-Kong de façon plus modeste ont joué le même rôle. Le dernier rebond de cette immigration fût lié à la rétrocession du territoire en 1997 / 1998, vers les USA, et l’Europe (Royaume-Uni surtout)

les principaux foyers d’accueil

L’Asie du Sud-est

Elle constitue de lin le plus ancien et le plus important d’accueil de la diaspora. Elle compte environ 30 millions de membres, soit 80 % de la diaspora totale. Toutefois la répartition est très inégale d’un état à l’autre, de même que son poids démographique par rapport à la population totale du pays considéré. :;Le cas Singapourien C’est un cas limite puisque la population d’origine chinoise est d’environ 2, 5 millions. Cela représente 80 % de la population totale et les Malais sont désormais très minoritaire. Pourtant lors de la partition d’avec la Malaisie, les populations malaises et chinoises faisaient part égal. Il est vrai que depuis 1965, année d’indépendance suite à des émeutes anti-chinoises, le gouvernement fait tout pour siniser le territoire. Ainsi, il conduit une politique qui tend à gommer les particularismes géo dialectaux. En effet, cette diaspora est disparate : :
- hokkiens : 40 % :
- chaozhou : plus de 20 % :
- cantonnais : environ 20 % :
- Hakka Hainanais : moins de 10 % Désormais, l’école impose l’Anglais et Putonghua. Cette règle s’applique aussi à tous les médias. Par ailleurs, le gouvernement propage les ‘valeurs asiatiques’, mélange d’autoritarisme et de confucianisme. L’objectif : faire disparaître non seulement des différences linguistiques mais aussi des différenciations claniques, voire lignagères. Singapour, avec les anglais, à partir de 1830, a bénéficié comme les 2 autres ‘établissements’ (comptoirs) du détroit, d’une politique d’immigration fondée sur des bureaux de recrutements à chaque foyer de départ. Il s’agit donc pour les autorités de fondre dans un même creuset linguistique et culturel ces communautés longtemps séparées. :;les pays non bouddhiques : Brunei : 55 000 chinois pour 350.000 habitant, soit ~20 % de la population. Les chinois y subissent des discriminations plus nombreuses qu’en Malaisie face à l’emploi et ils n’ont aucun droit politique. En Malaisie : forte minorité. Plus de 5, 2 millions sur 25 millions, soit ~25 % de la population totale. Origines : similaire à celle d'Indonésie. Diaspora au 2/3 citadine, les chinois sont majoritaires à 70 % dans les grandes villes de la péninsules (Penang, Ipoh, Malacca, Kuala lumpur –capitale-). En revanche dans l’île de Bornéo, dans les provinces de Sara wak et Sabah, la diaspora est essentiellement rurale (planteurs ou boutiquiers). Nombre du chinois a pris localement des femmes et leur descendances forme une communauté métisse appelé les BABA. En Indonésie, ancienne, subit violences, métissage. Plus de 6 millions pour 200 millions, soit seulement 6% de la population. Origine majoritaire du Hokkiens (50 %), puis Hakka (25 %) et Cantonais (25 %) Création d’une population métisse, les PERANAKAN. Au début des années 50, elle subit les violences lors des combats anti-communistes menés par les autorités, dans la péninsule Malaise, et en 1965 en Indonésie à la suite d’une insurrection paysanne, et à chaque crise politique du régime du général Suharto (1988/1999). Elle s'adapte à une population très majoritairement musulmane. Cette diaspora est surtout citadine, dans les grandes villes : Jakarta, Bandung, Semarang, Surabaya, et sur l’île de Sumatra : Medan, Banda aceh. Par contre, elle reste majoritairement rurale sur Kalimantan, Bangka, Billitung et Lombok. Aux Philippines, ancienne, métissage. Plus de 5 millions d'individus pour, soit 8% de la population. Origine Hokkiens à 75 %, Création d’une population métisse, les MESTIZOS. Leurs pensées religieuses est par la même très syncrétique et Bouddha fait bon ménage avec Jésus. Elle est très présente dans tout l’archipel mais la majorité se concentre dans l’île prinicipale, Luçon (Manille). :;dans les pays bouddhistes: Les pays bouddhistes se distinguent des précédents par une origine plus ancienne des diasporas chinoises ; les colonies chinoises marchandes se sont multipliées du grâce à un essor marchand remarquable et dont la marine chinoise développée sous les Song et les Yuan fut un puissant vecteur (NB: grandes découvertes techniques : boussole, gouvernail d’étambot, compartiments étanches, cartes des plus en plus détaillées). Puis enrichissement grâce à l’arrivée de loyalistes Ming, réfugiés après la victoire mandchoue. La diaspora des autres destinations asiatiques a une origine plus récente. L’essentiel se compose de coolies, recrutés par les occidentaux après le traité de Nankin, et le dépècement de la Chine dans le cadre de la mise en valeur de leurs possessions. Les ports ouvert à la suite des traités inégaux, ont alors drainé toutes les communautés : :
- Hokkien :
- Hakka :
- Cantonais Thaïlande : s’y trouve la diaspora chinoise la plus importante. 6 millions sur 65 milions, soit 10 % de la population du pays, 80 % sont d’origine Chaozhou et Hokkien. Le reste est Hakka. Cette diaspora est surtout citadine, principaux centre : Bangkok et Thon buri. Laos : diaspora modeste. 160.000 sur 5 milions, soit 4 % de la population, majoritairement Chaozhou : 70 %, le reste Hainanais et Yunnanais. Cette diaspora est majoritairement citadine (cf villes de Luang prabang et Pakse). Cambodge : traits communs avec le Laos. 300 000 personnes sur 13 millions, soit ~2% de la population. Majorité de Chaozhou 70 %, le reste est composé de Cantonais (15%) et de Hainanais (15%). Surtout citadine, notamment dans la ville de Pnom Penh Viêt Nam : plus nombreux. 1 million sur 80 millions, soit 1, 2 % de la population. Surtout Chaozhou et des Cantonais Ils ont formé une véritable ville dans la ville, à Cholon (Ho Chi Minh). Ailleurs, ils sont disséminés à Hanoï, Haiphong, Langson. Birmanie : 2 millions sur 47 millions, soit 4 % de la population, avec une majorité de Hokkiens Concentré en Rangoon et Mandalay.

Le nouveau monde

Aux États-Unis : récente, faible minorité. 2, 5 millions pour 300 millions, soit moins de 1% de la population. Aux Canada, récente, forte à l'Ouest, faible minorité à l'Est. 900.000 pour 30 millions, soit 2, 7% de la population. Aux États-Unis comme au Canada, ils partagent les mêmes caractéristiques : :
- Origine cantonaise à 90%, même si les statistiques sont faussés par le transite fréquent par Hong-Kong et Taiwan. :
- migration récentes, les premières vagues sont liées aux ruées vers l’or (1849 en Californie, 1858 au Canada) et à la construction des vois ferrées trans-continentales, à partir de 1880. :
- Un dédoublement des foyers aux cœurs historiques des villes, les ‘chinatown’. A la périphérie, construction de quartiers résidentiels chinois. :
- Implantation urbaine aux USA de la mégalopolis : New York, Boston ; du Texas : Huston, Dallas ; de Californie : San Francisco et Los Angeles. Au Canada : vallée du St Laurent, Montréal, Toronto ; dans les provinces occidentales : Edmonton, Calgary et surtout dans le grand port de Vancouver. :
- Une intégration continue vers le haut de l’échelle sociale, de la main-d’œuvre (coolies) au 19, boutiquiers au début du 20, grossistes et financier à la fin du 20, et enfin depuis 20 ans, par un accès important aux professions libérales et intellectuelles. Australie : récente, faible, immigration sélective. Environ 500 000 pour 20 millions, soit 1, 5 % de la population. idem pour le l'histoire, mode d'implantation, et l'intégration. Elle se distingue par un origine plus éclatée : Hong-Kong, Singapour, Indochine et RPC. Elle est forte dans certains secteurs clé de l’économie. Elle est entre autre, le résultat d’une immigration sélective. Autres pays neufs de l’hémisphère austral : récente, faible. Moins de 100 000, soit moins de 0, 5 % de la population. (Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud…) Pérou : ancienne, intégrée. Immigration est ancienne de la mi-19. La main d’œuvre chinoise était recherchée pour la récolte du guano servant d'engrais, la canne à sucre, et pour la construction du chemin de fer andin. Aujourd’hui leur descendance est principalement concentrée à Lima.

Les archipels intertropicaux

Pendant la période coloniale, (18/19ème) les colons ont recruté de la main-d’œuvre pour exploiter leur plantation , canne à sucre clou de girofle (Zanzibar, Ceylan….) poivrier (Asie du Sud-est). Au siècle suivant, l’abolition de l’esclavage et la fin de la traite des noirs ont stimulé ces arrivées. Depuis, les communautés chinoises ont gravi les étapes de l’intégration, ils tiennent le plus souvent le commerce (boutiques, société d’import d’export) et les affaires en générale (banques, assurances). De même, elle est surreprésentée dans les professions libérales. :;Archipels du Pacifique environ 80 000 Chinois : :
- Hawaï : plus de 50 000 personnes, soit plus de 15 % de la population totale. Environ 80 % vivent à Honolulu. :
- Polynésie française : dispersée dans tous les archipels : :
- au nord de l’archipel, les îles de la société, où se trouve le chef-lieu Tahiti :
- Sud-est : archipel des Marquises :
- Sud : île austral des Tubai :
- entre les deux : Tombouctou Les îles de la société en accueil le plus, et plus particulièrement à Tahiti (Hakka). Se sont souvent métissés, les travailleurs hommes se mariant avec les femmes locales. Mais il y a aujourd’hui une inversion avec le trafic de femmes chinoises. Très actifs dans le commerce et le maraîchage. :;Les îles Atlantiques Les Antilles : 50 000 Chinois comptabilisés Communauté chinoise issue de deux phases migratoires : 19 arrivée de travailleurs pour l’industrie sucrière ; 20 boutiquiers et artisans (ameublement) :
- les grandes Antilles : Jamaïque et Cuba ou se trouve la majorité des travailleurs :
- les petites Antilles : Trinidad-et-Tobago (îles au vent et les plus méridionales) sont les première terres d’accueil avec plus de 20 000 Chinois. Partout les chinois sont spécialisés dans le commerce de détail, de gros, d’import-export. :;L’océan Indien présence chinoise significative à à l’île de la Réunion(île Bourbon), 5000 personnes, etl’île Maurice (ile de France), 35 000 personnes. Ils y tiennent le commerce sous toutes ses formes, PME, profession liberales etc. Majorité de Hakka. Situation similaire à Madagascar où ils sont environ 15 000. Métissage important dans ces trois îles

Europe occidentale

Parmi les quatre bassins d’accueil, celui d’Europe est le plus récent : fin 19. :Royaume-Uni, faible, très récente, dispersée. Environ 250.000 pour 60 millions, soit ~0.5% de la population. Majorité Cantonaise, puis importante communauté Hakka. Très dispersée: 4/10 dans le grand Londres, 1/10 à Liverpool, la dernière moitié est disséminée dans tout le Royaume-Uni y compris les petites villes. L’aventure a commencé en 1885 à Liverpool, quand d’anciens marins recrutés à Hong-kong ont déserté et formé la première communauté. Une seconde communauté s'installe ensuite à Londres Seconde étape intervient en 1945-1950 quand le Royaume-Uni accueille les réfugiés de la RPC fuyant via Hong-kong, puis dans les années 1990, du fait de la rétrocession de Hong-kong programmer pour 1997. 1 Guerre mondiale : ce sont des matelots, blanchisseurs, restaurateurs, et professions médicales et paramédicales (massages, manucure, pédicure…) 2 : se sont massivement dirigés vers la restauration. Années 70 : (comme dans tous les pays européens) ils font une percée dans le domaine dans le domaine des services (chercheurs, enseignants, avocats d’affaires, médecins…).

En France, faible, très récente, concentrée en Île-de-France

Environ 300 à 400.000, ~0, 5% à 0, 7% de la population. Cette diaspora est issu de l’immigration hokkienne, dont les 2 principaux foyers sont Wenzhou et Qingtian. En France, cette population est à plus de 80 % francilienne, dont 40 % réside dans Paris intra-muros. Présence forte dans le quartier Arts et Métiers (3 arr.), dans les rue Réaumur et du Temple, depuis longtemps. Depuis les années 70, rue de Belleville. Le triangle de Choisy compris entre les axes Massena, Choisy et Ivry est une espèce de Chinatown, bien que les Chinois y soient minoritaires. L’autre moitié extra-muros est très concentrée : les ¾ des Chinois dans les villes nouvelles (Marne-la-Vallée). Hors de l’Île-de-France, les seules communautés chinoises véritablement constituées sont à Lyon et à Lille. l'histoire de la diaspora chinoise en France débute au début du : :1911 : 283 Chinois :1926 : 2863 Chinois :1938 : plus de 10 000 (il ne s’agit plus que d’estimations) :1975 : environ 20 000 :1995 : environ 200 000 :Aujourd'hui : estimations très extravagantes, mais environ 300 à 400 000. Cette évolution marque les principaux événements de l’historique de ces migrations. Comme ailleurs, elle va de pair avec l’évolution socio-professionnelle. :;avant la première guerre mondiale La micro société chinoise de la Belle Epoque (1900-1914) était très composite : étudiants, journalistes, intellectuels anarchistes, et déjà quelques marchands de produits chinois, deux ou trois restaurateurs, et manucure. Hors de Paris : ouvriers, comme à Dieppe (soie artificielle) ou à Colombes (Huile de soja). :;L’entre-deux-guerres Les chinois renforcent leur position et investissent de nouveaux créneaux qui ont périclité. Ils commencent à privilégier certains quartiers : :
- La Madeleine : (8 / 9) marchands d’objets de luxe : vaisselles, meubles, céramiques, laques… ils sont majoritairement originaires du Zhejiang et Jiangxi, et souvent une partie de leur famille formait une élite de marchands à Shanghai. :
- Gare de Lyon : (12 ) boutiques de chinoiseries : services à thé, éventails, colliers en perles artificielles… ouverts par d’anciens ouvriers recrutés en 1916 pour pallier les départs au front. Après les hostilités, ils ont refusés les rapatriements forcés et ont échappé aux contrôles policiers pour s’installer sur place. Lorsque le Japon envahit la Chine, ils arrêtent la vente de produits nippons. De plus, l’instabilité en chine provoque des difficultés d’approvisionnements, ils se recyclent dans la vente d’articles de Paris : rubans, passementerie boutons… :
- Faubourg St Honoré, Opéra, Madeleine… (rive droite) : pédicurie. Une vingtaine d’établissements ont été ouverts par des Hokkiens, mais surtout par des chinois originaires du Hebei et du Shandong. Le 13 et le quartier de la Gare de Lyon fixent les colporteurs de chinoiseries qui vendent sur les marchés ou en porte-à-porte, activité qui cesse à la fin de l’Entre-deux-guerres. ;Certaines activités perdurent :;Maroquinerie Les maroquiniers chinois se sont multipliés des années 20 aux années 80 dans le quartier Arts et Métiers. Leur origine est incertaine mais il est probable que les premiers aient été formés par des maroquiniers juifs polonais et hongrois du Marais qui avaient fui leurs pays lors des pogroms du début du . D’autres auraient été formés par des Russes blancs arrivés après la Révolution d’Octobre 1917. leur origine est certaine : Wenzhou et Qingtian. Dans le 3 (le Marais) : :1926 : 12 ateliers :1955 : 37 ateliers :1992 : 70 ateliers Ces boutiques ont évolué, elles ne fabriquent plus mais vendent. De plus, ne vendent plus des produits en véritable cuir, mais en simili-cuir. Cette croissance rapide est le fruit de l’autorisation du rapprochement familial et des mesures de régularisation des étrangers en 1981. par ailleurs, cette dernière vague d’immigration a diversifié les types d’activités : bijoux fantaisies, porcelaines… cependant, la pseudo-maroquinerie reste prépondérante :;Travail dans la Restauration Ouverture du premier restaurant début près du Panthéon. Dans l’entre-deux-guerres, une trentaine d’établissements se créent, dont une vingtaine dans le quartier latin. Jusqu’à la 2 Guerre mondiale, la clientèle reste très limitée : Chinois (travailleurs, étudiants…), Français ayant résidé en Chine. Par ailleurs, les restaurants tenus par des sino-viêtnamiens se sont multipliés, suite à la décolonisation de l’Indochine (1954, Mendès-France). Par ce biais, élargissement de la clientèle aux étudiants et aux Parisiens de toute origine. Depuis, les différentes vagues d’immigration provenant d’Asie du Sud-est, n’ont fait que renforcer le secteur de la restauration. :1960 : 97 établissements :1992 : 863 établissements dont plus de 700 dans la banlieue. Ainsi tous les arrondissements ont un ou plusieurs restaurants chinois. Ils sont particulièrement concentrés dans le quartier latin, le 13 et Belleville. :;Travail d'ébénisterie Dernière activité ancienne toujours présente, a débuté dans les années 30. les premiers entrepreneurs étaient des étudiants chinois boursiers qui ne recevaient plus leur subsides du fait de la guerre civile. Plus tard, ils ont profité de la 2 Guerre mondiale, quand les meubles d’Extrême-Orient ne pouvaient plus être importé pour les faire. Dans les années 60 cette corporation s’est enrichie de Hongkongais et de Macanéens et dans les années 80, de chinois d’Asie de Sud-est. La majorité des ateliers se trouvent dans le quartier du Faubourg Saint-Antoine. Ils sont spécialisés dans l’ameublement chinois en particulier le travail laqué : fabrication, mais surtout la restauration de meubles anciens. En revanche l’importation de meubles chinois est en baisse en raison de la dégradation de la qualité des produits. :;d)des activités nouvelles se sont développées après 1975 avec l’immigration de l’Asie du Sud-Est Activités de service : :
- commerce alimentaire : détail, traiteurs, boucheries… :
- commerce non-alimentaire : tissu/habillement, électronique, électroménager :
- commerce de gros : alimentaire, ameublement chinois. :
- services divers (se sont le plus développés) : bureaux de gestion et de comptabilité, société immobilière, assurance et banque, médias (presses, cassettes…), agences de voyage…

En chiffres

les émigrés

caractéristiques des émigrants

Données démographiques

Quel que soit le pays d’accueil le sexe ration entre immigrants ne fut équilibré qu’à partir des années 60. Cependant, ce sont dans les années 30 que l’émigration féminine est devenue significative. L'on peut prendre l'exemple des Philippines : :13 Chinois pour 1 Chinoise au début :4 Chinois pour 1 Chinoise en 1939 Ce rattrapage a commencé en Asie du Sud-Est, avant de s’étendre aux autres aires diasporiques. En France : 1920 : 8 % de Chinoises 1975 : 40 % de Chinoises Ce déséquilibre a deux causes fondamentales : :
- une Chinoise peut difficilement partir de son plein gré du pays du fait des contraintes familiales :
- les foyers d’accueil avaient surtout besoin de main-d’œuvre masculine : travail dans les mines, dans les plantations des colonies, exploitation des ressources naturelles, construction de voies ferrées dans les pays neufs, enrôlement militaire ou métiers de la mer en Europe. De plus, comme les USA au 19, certains États avaient interdit l’immigration féminine de peur que les Chinois fassent souche. D’ailleurs, il est certain que l’actuel équilibre sexe ratio, favorise les mariages entre Chinois et a fortiori l’enracinement. Puis encore, leur descendance ainsi assurée et sédentarisée sur place, renforce le fait diasporique. Les émigrants sont généralement jeunes et célibataires. En effet, avec l’âge, l’ambition socioprofessionnelle s’émousse, avec le mariage la disponibilité se réduit. Si les raisons de départ ne sont pas économiques (raisons politiques et culturelles), l’âge et l’état civil sont variables, c’est le cas des persécutés obtenant le statut de réfugiés politiques. C’est aussi le cas de certains artistes, des conjoints qui rejoignent leurs époux/ses.

Données sociales

Les émigrants économiques ne sont évidemment ni les plus riches ni les plus pauvres qui n’ont plus d’ambitions sociales et bien peu de moyens financiers. Cette règle s’applique à la Chine. Ainsi, certaines catégories de fonctionnaires, bridés dans leur ambition et se pensant mal estimés (enseignants, chercheurs, traducteurs…) profitent de la moindre occasion pour immigrer. La Chine présente des cas particuliers : :
- catégories objectivement privilégiées pouvant être candidates au départ. Ce sont celles qui sont brimées dans leurs ambitions sociales par le système politico-bureaucratique de plus en plus corrompu (artistes, quelques professions indépendantes telles que médecins, architectes…) qui tend vers un assouplissement. Dans certains cas, une fois arrivé dans le pays d’accueil, ces personnes changent de profession, surtout si elles sont accueillies par des parents déjà installés à l’étranger, aussi, beaucoup se reconvertissent dans le commerce et les affaires (problème de l’équivalence des diplômes). Dans les deux cas, le départ est volontaire et les immigrants n’espèrent pas tant une vie meilleure, qu’un travail plus adapté à leurs aptitudes et une reconnaissance plus large de leurs compétences. :
- catégories aux ressources limitées. Les émigrés sont souvent pris en charges par des filières de recrutement, souvent illégales et affiliées à des sociétés secrètes mafieuses. Ce sont des jeunes filles, souvent ouvrières et sans appui, parfois même vendues par leurs parents, qui seront mariées contre leur grès, ou de plus en plus livrées à des réseaux internationaux de proxénétisme. Ce sont aussi des jeunes hommes et filles, presque toujours d’origine rurale (constituant souvent la population flottante) qui seront recrutés par des passeurs et qui rejoindront des ateliers (confection) ou des arrières boutiques (restauration) où ils seront des travailleurs clandestins. Totalement pris en charge par leurs recruteurs, ils passeront des années à travailler dans des conditions inacceptables (pas de logements, décents pas de salaires, d’assurances…), ils seront libérés quand la valeur de leur travail effectuée équivaudra aux frais de transport, à la commission versée à la filière, aux pots de vins. Il leur faudra alors trouver un travail légal, salarié ou non, le seul moyen peut-être de voir leur situation régularisée et d’obtenir un permis de résidence.

Une émigration par vague

Le rythme de l’émigration est très variable dans le temps, il dépend tout à la fois de facteurs internes (la plus ou moins grandes ouverture de la Chine), et de facteurs externes (la plus ou moins grande demande des pays d’accueil). Trois cas de figures : ;facteurs internes favorables et externes défavorables : c’est le cas aux s où la Chine connaissait un phase d’expansion marchande et d’une immigration politique liée au renversement des Ming. En revanche cette arrivée massive de chinois provoqua des mouvements de rejets souvent violents, particulièrement à Taïwan. De plus, cette expansion marchande avait été le fondement des premières communautés diasporiques en Asie du Sud-est. Aussi, cette arrivée massive de Chinois suscita également des violences parfois organisées, aux Philippines, au Siam (Thaïlande) et en Cochinchine (Sud Viêt-nam). Cela n’a pas arrêté les flux migratoires mais cela a engendré des vagues de retour au pays. ;Facteurs internes et externes favorables : c’est le cas au . La Chine subissait alors des troubles violents (incursions étrangères, révolte des Taiping, catastrophes naturelles…) ayant ruinés l’économie rurale de ces régions. Cela a nourri des flux considérables d’émigrants. Au même moment, les puissances coloniales avaient besoin de main-d’œuvre : traite pour exploiter les ressources naturelles (étain en Malaisie, cuivre au Pérou) et mettre en valeur leurs possessions (hévéa, canne à sucre, cannelle en Insulinde ) ; tandis que les pays neufs recrutaient en masse pour développer leur économie et édifier les infrastructures (trans-Amérique –Canada et USA- ). Cette émigration est majoritairement masculine dont l’immense majorité pris souche. ;Facteurs internes défavorables et externes favorables c’est le cas des trois décennies entre 1950 et 1980, quand le pouvoir communiste a fermé ses frontières. Cependant, lors des différentes crises politiques internes, le pouvoir n’a pas pu empêcher de brèves mais intenses vagues d’émigration. Exemples : :
- la famine engendrée par le Grand Bond en Avant (1962) a provoqué la fuite de paysans vers Hong-Kong. :
- Répressions à la fin de la Révolution Culturelle (1966) provoque l’exil de gardes rouges vers Hong-Kong ou vers l’Indochine (Thaïlande, Birmanie). :
- Printemps de Pékin (1989) fuite des activistes et des fonctionnaires. Cependant pendant cette période les flux d’immigration chinoise ont été rapidement taris. Conséquences, les pays d’accueil traditionnels se sont tournés vers d’autres bassins de départ. USA vers le Mexique Australie vers le Viêt-Nam Royaume-Uni vers le Pakistan et l’Inde (plus de Sikh et peu de Bengali)

Flux migratoires internes à l’aire diasporique

:;a) Migrations internes les plus courantes sont entraîné par l’évolution du marché de l’emploi. Dans les pays neufs, les travailleurs embauchés pour la construction des infrastructures se sont installés dans les villes pionnières à la fin de leur contrat. De même, les déçus des mines d’or (Californie, Alaska) se sont réinsérés dans les villes déjà riches de communautés chinoises. Par ailleurs, quel que soit le pays d’accueil, l’ascension sociale d’une lignée, entraîne le plus souvent un déplacement : 1 génération : ouvrière (mines, plantations, infrastructures…) dans les petites villes (trous perdus !!) 2 génération : petites bourgeoisies, qui s’installent dans les villes moyennes les plus proches (blanchisseurs, restaurateurs, tailleurs, boutiquiers, épiciers…) 3 génération : bourgeoise dans les grandes villes. On passe de la boutique au grand commerce et aux professions libérales (médecins, ingénieurs…) Dans les pays les plus dynamiques, ces trajectoires sont courantes. Elles s’appuient sur trois fondements : :
- entraide familiale :
- école :
- volonté d’honorer son ascendance à une échelle plus grande, en particulier dans les pays neufs, les migrations intra urbaines obéissent à la même logique : 1 temps : ‘chinatown’ des centres villes 2nd temps : migration vers la périphérie où s’étendent les quartiers résidentiels des classes aisées, voire au-delà dans les villes satellites. (Marne-la-Vallée) Cependant, cela n’engendre pas la disparition des ‘chinatown’ anciens qui continuent à recevoir des nouveaux arrivants et a accueillir ceux qui n’ont pas réussi (les petits retraités). Aussi certaines d’entre elles continuent de s’accroître (New York). En Asie du Sud-est, les chinatown partagent les mêmes fonctions : premier emploi, apprentissage de la langue locale, lieu d’intégration au réseau clanique ou villageois. Mais rapidement, passé ce stade d’initiation, le migrant part rejoindre une autre ville pour ses affaires. Malgré leur pression démographique, elles ne s’étendent que rarement. D’où une véritable taudification (Cholun à Ho Chi Minh). :;L’émigration, différentes raisons quand elle prend un caractère de masse, elle est de nature politique, que l'on peut lister en 3 familles. ;De nouvelles indépendances : 1949 : indépendance de l’Indonésie, départ de milliers de PERANAKAN vers les Pays-Bas 1975 : indépendance du Surinam (une des trois Guyanes) 1984 : accord sino-britannique pour la rétrocession de Hong-Kong. Départ de plus de 20 000 chinois par an jusqu’en 1997 (les ‘Yacht people’) qui s’installent aux USA, Canada, Australie, Antilles Anglophones (Jamaïque, République Dominicaine, archipel des îles Vierges), et dans un moindre mesure, Singapour et l’Europe. ;Des violences : 1948, en Malaisie, après l’insurrection communiste de 1948, les chinois se sont réfugiés à Singapour. Plus de 100 000 personnes entre 1947 et 1957. 1975 : réunification du Viêt-Nam, chute de Saigon, de milliers de sino-vietnamiens, compromis avec l’ancien régime quittent le pays, souvent dans des conditions dramatiques. Vers les USA (‘boat people’) 1977 : les Khmers Rouges prennent le pouvoir au Cambodge. Exil de milliers de chinois vers la France. ;L'assouplissement des conditions d’accueil : Après que les États-Unis aient assoupli les quotas de l’immigration asiatique, c’est plus de 1 million de Chinois qui se sont installés en 15 ans à partir de 1943. Majoritairement originaire de Hong-Kong. Dans les mêmes conditions, le Canada a installé plus de 100 000 nouveaux Chinois de 1965 à 1980. :;Émigration de retour Les violences commises contre la communauté chinoises. 1959, et plus tard lors du coup d’état militaire de 1965 en Indonésie, provoquent des dizaines de milliers de retour vers Hong-Kong. 1977 à 1979, guerre sino-vietnamienne : installation de 250 000 sino-vietnamien au Guangdong et Guangxi. Exil de 135 000 boat people vers Hong-Kong, Macao, Philippines. Depuis, un nombre indéterminé est retourné au Viêt-Nam.

Le poids économique de l’émigration chinoise

Pays d’accueil :;Asie La richesse produite par la diaspora en Asie est évaluée à environ 200 milliards de $US. Dans certains états, cette puissance est écrasante : Indonésie, 70 % de la richesse est créée par les chinois (qui représente 4 % de la population) ; Malaisie, 65 % ils représentent 30 % de la population ; Thaïlande, 60 %, représentent 10 % de la population. Quand à la puissance strictement financière, 60 milliards de $US. Déterminante en : :Malaisie : 60 % de la capitalisation boursière :Indonésie : 73 % :Thaïlande : 90 % :Singapour (devenue chinoise) est désormais l’une des premières places bancaires. Cette réussite a des causes sociales, chaque entrepreneur diasporique s’appuie surtout sur : la Parentèle. :;Système universel de la Parentèle, et de la Tontine Les parents instruisent et éduquent en valorisant le travail. Les enfants, le chef de la famille élargie, distribuent les fonctions et/ou ouvrent leur carnet d’adresses. Mais la plus grande force de la parentèle est la Tontine. La Tontine est une sorte de Banque officieuse (non déclarée, non taxé !), un pot commun approvisionné par les versements périodiques des membres d'une parentèle et des alliés/associés. Cette association est fondée sur la confiance et la réputation, et se fait sous le couvert d’un garant qui souhaite le premier réunir une certaine somme d’argent. Chaque membre y dépose mensuellement ou périodiquement une somme, gonflant la réserve de la Tontine. La Tontine gonfle très rapidement, fonction du nombre de membres, et des sommes qu'ils y versent. Chaque membre pourra en échange, plus tard, bénéficier de l'avantage d'un prêt quasi-immédiat par cette banque-Tontine. Le fond commun ainsi constitué est levé –dans sa totalité ou non- selon les besoins de l'emprunteur du moment. Le premier prêt revient généralement au garant qui est aussi le créateur de la tontine. Elle est donc une espèce de crédit mutuel dont le succès est fondé sur sa capacité à mobiliser l’épargne des participants. Pour le bénéficiaire, elle a de nombreux avantages sur le recours classique au crédit bancaire : sa discrétion, l’absence de frais bancaires, la possibilité d’un financement quasi-immédiat, et en général l’absence d’intérêt. Enfin, chaque bénéficiaire est moralement engagé vis-à-vis de la communauté. Il se doit donc de continuer à cotiser dans la mesure du possible pour permettre à un autre de profiter du système.]

Notes diverses

Nettoyage ethnique : volonté de prendre la place de ceux qui vivent sur un territoire, ce dernier étant convoité par ceux qui font le nettoyage ethnique. Peut théoriquement se faire par des expulsions systématiques, sans tuer. Génocide : fait de tuer un groupe humain pour des faits raciales, politiques ou religieux. Guano : engrais traditionnel issue des crottes d'oiseaux (marin dans le cas du Pérou). Aujourd'hui remplacé par le phosphate industriel. Catégorie:Groupe ethnique
- de:Überseechinesen en:Overseas Chinese es:Tusán ja:華僑 th:ชาวจีนโพ้นทะเล vi:Hoa kiều zh:海外華人
Sujets connexes
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