Onyx (Formule 1)

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Onyx est une ancienne écurie de sport automobile anglaise qui a disputé en 1989 et en 1990 le championnat du monde de Formule 1. En 16 GP, Onyx a inscrit un total de 10 points et décroché un podium (Johansson 3e au GP du Portugal à Estoril en 1989).
Onyx (Formule 1)

Onyx est une ancienne écurie de sport automobile anglaise qui a disputé en 1989 et en 1990 le championnat du monde de Formule 1. En 16 GP, Onyx a inscrit un total de 10 points et décroché un podium (Johansson 3e au GP du Portugal à Estoril en 1989).

Historique

Mike Earle réalise son rêve en 1979 lorsqu'il crée son écurie de course automobile. Celle-ci va notamment s'illustrer en 1987, lorsque Stefano Modena remporte le championnat intercontinental de Formule 3000. Earle prévoit alors de monter en F1 dès l'année suivante, en confiant un volant à son pilote italien. Mais le projet doit être différé et Modena débute sa carrière chez EuroBrun. Earle rempile en Formule 3000, sans réelle motivation, avec le pilote Volker Weidler, mais la March engagée par Onyx se montre rétive. Earle, toujours tourné vers la formule supérieure ne cherche pas à faire progresser la monoplace et les résultats en championnat de F 3000 sont loin d'être comparables à ceux de 1988. Mike Earle confie l'étude de sa future F1 à Alan Jenkins, qui travaillait précédemment chez Mc Laren et chez Spirit. La monoplace est propulsée par un Cosworth V8 DFR et possède une boîte de vitesse transversale. Onyx engage deux voitures en championnat du monde, la première pour Stefan Johansson, l'autre pour Bertrand Gachot. Johansson a été recommandé par Jenkins qui le connaissait du temps de l'aventure Spirit. Le budget est en partie fourni par Marlboro, Onyx peut donc débuter sainement en F1. La saison commence difficilement pour la jeune écurie. Les monoplaces sont trop neuves, trop fragiles et cassent à tout va, non sans dévoiler toutefois leurs immenses possibilités... Johansson sort ses griffes au GP de Monaco lors de la séance de pré-qualification puis qualifie enfin l'Onyx à Détroit. Au GP de France, pour la première fois de la saison les deux monoplaces sont qualifiées. Et les bons résultats arrivent puisque Johansson décroche le point de la 6 place tandis que Gachot termine le premier GP auquel il participe. En coulisses, la situation est autre. Earle a vendu la majorité de ses parts de l'écurie au fantasque patron de Moneytron, Jean-Pierre van Rossem. Celui-ci, avec la complicité de Jenkins et Earle décide de limoger Gachot au GP du Portugal pour le remplacer par JJ Lehto. Van Rossem se fait fort de disposer du moteur Porsche V12 pour la saison suivante. Mais, ne voyant rien venir de concret et lassé des extravagances de van Rossem, Earle quitte l'écurie qu'il avait crée. Les Onyx s'illustrent sur la piste, Johansson signe notamment un podium retentissant au GP du Portugal. Elles décrochent finalement 6 points pour l'exercice 1989. En 1990, Van Rossem annonce qu'il retire son équipe du championnat du monde de Formule 1. En effet, Porsche a préféré fournir ses moteurs à Arrows-Footwork alors que van Rossem pensait détenir une option morale pour en disposer. Finalement l'écurie repart avec des moteurs Ford sur des châssis de l'année précédente (ORE 1). Aucune monoplace ne parvient à se qualifier aux GP des USA et du Brésil. Pour enfoncer le clou, le fantasque milliardaire propriétaire de l'équipe perd sa fortune dans d'obscurs problèmes liés à des droits de succession lors du décès de son épouse. Privé de ressources, van Rossem est contraint de cesser son activité en F1. Onyx connaît alors une période d'agitation et d'incertitude où personne n'ose spéculer sur une disparition pure et simple de l'écurie ou sur un rachat éventuel... Onyx est finalement reprise par le consortium japonais Middlebridge qui veut profiter de la vitrine médiatique de la F1 pour se faire connaître dans le monde entier. Suite à cet achat "quasi-impulsif" d'Onyx, Middlebridge rachète aussi Brabham, qui, du fait de son passé en F1, a une plus grande notoriété qu'Onyx. Middlebridge revend Onyx au plus offrant, en l'occurrence le milliardaire suisse Peter Monteverdi (qui fut également artisan-constructeur de limousines de grand luxe dans les années 1970/1980) et à son associé Karl Foitek. A Imola, Gregor Foitek remplace Johansson mais doit abandonner, ainsi que Lehto. Il en va de même aux GP de Monaco et du Canada. Si Foitek termine 15 au Mexique, les monoplaces ne se qualifient ni en France ni en Angleterre... Peter Monteverdi rebaptise l'écurie Monteverdi à partir du GP d'Allemagne (le seul GP où une Monteverdi sera présente sur la grille de départ). Dès le GP suivant en Hongrie, les pilotes (dont Foitek, pourtant fils de l'associé de Monteverdi) refusent de conduire des monoplaces qu'ils jugent, à juste titre, dangereuses car les pièces d'usure ne sont plus remplacées, faute de moyens. L'écurie Monteverdi vient de disparaître à son tour. La disparition d'Onyx est d'autant plus regrettable que l'équipe avait franchi tous les écueils de la F1 des années 1980-1990 : passer les pré-qualifications, se qualifier en GP, terminer les courses, marquer des points et échapper aux pré-qualifications.

Résultats en F1

Lien externe

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Sujets connexes
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