Louis de Cazenave

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Louis de Cazenave (Saint-Georges-d'Aurac, Haute-Loire, 16 octobre 1897). Il est, depuis le 10 novembre 2006, le plus ancien et l'un des deux derniers poilus français (combattants français de la Première guerre mondiale) encore vivants. Depuis le 25 août 2007 et le décès d'Aimé Avignon, il devient également le doyen des hommes Français. Par ailleurs, Louis de Cazenave est aussi le onzième homme le plus âgé du monde, et le quatrième en Europe. Il est également deven
Louis de Cazenave

Louis de Cazenave (Saint-Georges-d'Aurac, Haute-Loire, 16 octobre 1897). Il est, depuis le 10 novembre 2006, le plus ancien et l'un des deux derniers poilus français (combattants français de la Première guerre mondiale) encore vivants. Depuis le 25 août 2007 et le décès d'Aimé Avignon, il devient également le doyen des hommes Français. Par ailleurs, Louis de Cazenave est aussi le onzième homme le plus âgé du monde, et le quatrième en Europe. Il est également devenu le huitième homme Français à franchir le cap des 110 ans.

Son service durant la Première Guerre mondiale (1916-1918)

En 1916, à 18 ans, il quitte son village natal, où sa mère est receveuse des postes. fredonne Louis de Cazenave, c'est l'objectif de l'État-major français Benoît Hopquin, « Les ders des ders », Le Monde, 10 novembre 2005.. Le jeune soldat est affecté dans un régiment de l'infanterie coloniale, le 5 bataillon de tirailleurs sénégalais. aumaroc.com, 11 novembre 2006., période qu'il décrit par : Puis il est muté dans l'artillerie, En avril 1917, il est envoyé au chemin des Dames. Il y participe à la terrible offensive lancée par le général Nivelle, qui remplace le maréchal Joffre à la tête de l'État-major français depuis décembre 1916. Les moyens militaires français se montrent rapidement insuffisants face à une armée allemande bien préparée et embusquée dans les côtes de la vallée de l'Aisne. Louis de Cazenave témoigne : aumaroc.com. Le général Mangin était le commandant des forces sénégalaises, celles qu'il appelait « la Force noire ». Il a le souvenir de veiller dans les tranchées nuit et jour et il n'a pas oublié la chanson de Craonne. Durant l'année 1917, il raconte : Jean-Luc Chabaud, « Être enterré avec les siens », La Montagne, 30 mars 2007. À la fin de la guerre, il revient en Haute-Loire, il entre à la SNCF en 1919. Il épouse Marie en 1920, receveuse des postes, qui lui donne trois fils. Pacifiste convaincu, Louis de Cazenave participe aux grèves de 1936 avant de prendre sa retraite en 1941. Il s'abonne à La Patrie humaine, un journal libertaire et s'installe à Brioude avec sa famille.

Un des derniers rescapés de la Grande Guerre

Depuis 1945, Louis de Cazenave mène une « vie calme » dans son petit village auvergnat. Il vit aujourd'hui avec son fils cadet et ses aides ménagères dans une petite maison construite dans les années 1920 et garnie d'un petit jardin. Il y a encore peu de temps Louis jardinait mais sa santé se fragilisant il doit y renoncer, le jardin est désormais à l'abandon. En 1973, il perd sa femme Marie. Depuis quelques années, le vieil homme âgé de 110 ans, à moitié sourd et se déplaçant à l'aide d'un déambulateur, doit supporter la venue épuisante des journalistes, qui viennent questionner un des derniers poilus de la Grande Guerre. Son fils, Louis, âgé de 75 ans, ajoute : D'ailleurs depuis la mort de Maurice Floquet en novembre 2006, Louis est devenu le doyen des vétérans de la Première Guerre mondiale et le dernier survivant du Chemin des Dames. Pourtant il souhaite « rester dans l'ombre » et « être tranquille ». D'ailleurs, pendant longtemps il avait refusé la Légion d'honneur qu'il devait finalement recevoir en novembre 1995, à la demande des anciens combattants. Son fils témoigne : Lorsqu'on lui demande de s'exprimer sur son passé de militaire il répond encore avec une certaine vivacité : Il est l'un des deux derniers poilus encore en vie avec Lazare Ponticelli (novembre 2007). Comme ce dernier, il a manifesté son opposition à avoir des obsèques nationalesLe Monde, 9 novembre 2007 . En 2005, le Haut conseil de la mémoire combattante, présidé par le président de la République (alors Jacques Chirac) avait décidé que seraient organisées des obsèques de portée nationale pour le dernier combattant de 14-18 et que celui-ci serait enterré au Panthéon. À propos de cela, Louis de Cazenave répond sans hésitation :

Voir aussi

Bibliographie

- Jean-Luc Chabaud, « Être enterré avec les siens » dans La Montagne, 30 mars 2007.
- Benoît Hopquin, « Les ders des ders » dans Le Monde, 10 novembre 2005.
- Nicolas Offenstadt, « Le pays a un héros : le dernier poilu » dans L'Histoire, mai 2007. ===
Sujets connexes
Aimé Avignon   Aisne (rivière française)   Bataille du Chemin des Dames   Brioude   Charles Mangin   Chemin des Dames   Croix de guerre 1914-1918   Derniers poilus   France   Haute-Loire   Jacques Chirac   Joseph Joffre   L'Histoire   Lazare Ponticelli   Légion d'honneur   Maurice Floquet   Monuments aux morts pacifistes   Médaille Interalliée 1914-1918   Nicolas Offenstadt   Panthéon de Paris   Saint-Georges-d'Aurac   Société nationale des chemins de fer français   Tirailleurs sénégalais  
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