LCL

Infos
LCL, anciennement le Crédit lyonnais, est une banque française fondée à Lyon en 1863 par François Barthélemy Arlès-Dufour et Henri Germain. Considérée comme l'un des trois piliers de l'industrie bancaire française - avec la BNP Paribas et la Société générale (les trois vieilles) - elle est maintenant la propriété du Crédit agricole.
LCL

LCL, anciennement le Crédit lyonnais, est une banque française fondée à Lyon en 1863 par François Barthélemy Arlès-Dufour et Henri Germain. Considérée comme l'un des trois piliers de l'industrie bancaire française - avec la BNP Paribas et la Société générale (les trois vieilles) - elle est maintenant la propriété du Crédit agricole.

Création

- 1863 (6 juillet) - Fondation de la société à Lyon.
- 1870 - Ouverture de la première agence hors de France : à Londres.
- 1876 - 1913 - Construction progressive de la succursale parisienne qui deviendra le siège central.
- 1880 - Le Crédit lyonnais occupe le premier rang des banques françaises avec 23 agences à Paris et des succursales à Londres, Genève, Constantinople et Alexandrie.
- 1882 - Transfert officiel de la direction du Crédit lyonnais du siège social à Lyon vers le siège central à Paris.
- 1900 - La banque occupe le premier rang mondial par le total de bilan

Nationalisation

- 1946 - Nationalisation

Slogans

- Le pouvoir de dire oui (début des années 1990)
- Votre banque vous doit des comptes (1994)
- Nous vous devions une nouvelle banque
- Aujourd'hui, qui peut se passer d'une bonne banque ? (2003)
- Demandez plus à votre argent (2005)

Grosses difficultés et incendie du siège central parisien

- 1993 - Quasi-faillite notamment à cause d'investissements massifs (dont ceux faits par le truchement d'une filiale aux Pays-Bas perdus dans la Metro-Goldwyn-Mayer). Un rapport parlementaire dénonce le système des avances et prêts à risques faits aux spéculateurs, notamment dans le domaine immobilier, qui anticipaient la plus-value envisagée sur ces opérations immobilières. L'affaire du Crédit lyonnais a mis en valeur certaines des causes financières de la crise du logement liées à l'utilisation de crédits publics dans cette spéculation. Le montant des pertes (130 milliards de francs) en ont fait l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire, au même titre que l'affaire du canal de Panama. Ce scandale a touché également plusieurs filiales du Crédit lyonnais (CLBN, Société de banque occidentale (SDBO), IBSA, Altus Finance).
- 5 mai 1996 - Incendie du siège central parisien, le siège social est à Lyon. Le Crédit lyonnais sauve toutefois ses activités de marché grâce à une salle de marché de secours prête à fonctionner. Doutes sur le caractère accidentel de l'accident, en particulier du fait des multiples foyers et de l'incendie au Havre d'une partie des archives du groupe.
- 2005 - Le Consortium de réalisation (CDR), héritier du passif de la banque, accepte de payer 525 millions de dollars au département des Assurances de Californie pour mettre fin aux poursuites judiciaires dans le cadre de l'affaire Executive Life. Cette compagnie d'assurances américaine, au bord de la faillite, avait été rachetée dans les années 90 par la MAAF grâce à un financement du Crédit Lyonnais, mais la justice américaine considère que la mutuelle n'était qu'un prête-nom pour la banque, or, à cette époque, il était interdit pour une banque d'acquérir une compagnie d'assurance américaine.

Privatisation

Ancien logo du Crédit Lyonnais
- 1999 - Privatisation après recapitalisation. Suite à cette privatisation, l'État conserve des parts du capital et met en place un "Groupement d'actionnaires partenaires" (GAP) pour assurer pendant quelque temps l'indépendance de la banque. Les plus gros actionnaires seront le Crédit agricole, Axa et Allianz, notamment via les AGF
- 2003 - Après un achat surprise par BNP Paribas du capital du groupe encore détenus par l'État, le groupe Crédit agricole SA se décide tardivement à prendre le contrôle du Crédit lyonnais, fusionnant la partie banque d'entreprise (BFI) avec Indosuez de la banque verte pour former Calyon et la société de gestion CLAM (société de gestion la plus récompensée d'Europe) avec CAAM.
- 29 août 2005 : Le Crédit lyonnais, précédemment abrégé couramment en CL change ses identités de communication et visuelles et devient LCL avec un nouveau logo.

Partenariat

- LCL est partenaire du Tour de France, dont le vaiqueur du tour est porteur du maillot siglé du logo de la banque.

Les présidents du Crédit lyonnais

-Henri Germain (1863-1905)
-Adrien Mazerat (1905-1907)
-Émile Béthenod (1907-1922)
-Georges Brincard (1922-1945)
-Édouard Escarra (1946)
-Louis Escallier (1946-1949)
-Édouard Escarra (1949-1955)
-Olivier Moreau-Néret (1955-1961)
-Marcel Wiriath (1961-1967)
-François Bloch-Lainé (1967-1974)
-Jacques Chaine (1974-1976), mort sous les balles d'un déséquilibré le 14 mai 1976
-Claude Pierre-Brossolette (1976-1982)
-Jean Deflassieux (1982-1986)
-Jean-Maxime Lévêque (1986-1989)
-Jean-Yves Haberer (1989-1993)
-Jean Peyrelevade (1993-2003)
-Jean Laurent (2003-2005)
-Georges Pauget (2005-Présent)

Les directeurs généraux du Crédit lyonnais

-Jacques Letourneur (1863-1882)
-Adrien Mazerat (1882-1905)
-Georges Brincard (1905-1922)
-Edmond Fabre-Luce (1905-1919)
-Eugène Lefebvre (1922-1926)
-Édouard Escarra (1926-1949)
-Robert Masson (1926-1946)
-Olivier Moreau-Néret (1949-1955)
-Marcel Wiriath (1955-1961)
-Marcel Cazes (1961-1967)
-Maurice Schlogel (1967-1972)
-Jean Saint-Geours (1969-1975)
-Jacques Roche (1974-1987)
-Bernard Thiolon (1985-1992)
-François Gille (1992-1994)
-Pascal Lamy (1994-1999)
-Dominique Ferrero (1999-2003)
-Georges Pauget (2003-2005)
-Christian Duvillet (2005-Présent)

Des questions touchant au fonctionnement du capitalisme français et de l'État

À travers les affaires qui ont secoué la banque au cours des années 1990, se sont posées des questions touchant au fonctionnement du capitalisme français, notamment des relations consanguines entre ses sphères dirigeantes avec les élites étatiques supposées les contrôler, qui à travers le « pantouflage », peuvent passer du public au privé, avec tous les risques de conflits d'intérêt inhérents. Ces élites publiques, notamment l'Inspection des finances et le Trésor, ont été mises en cause dans leur rôle de surveillance, et dans la perméabilité qu'elles connaissaient aux intérêts privés, du fait de leur situation duale. Un ensemble de textes concernant l'examen des risques déontologiques au départ des fonctionnaires vers le secteur privé a été arrêté, et notamment le décret n°95-168 du 17 février 1995 modifié prévoyant l'instauration de commissions chargées d'examiner les dossiers individuels des fonctionnaires des trois fonctions publiques.

Voir aussi

===
Sujets connexes
Alexandrie   Allianz   Altus Finance   Années 1990   Assurances générales de France   BNP Paribas   Banque   Boulevard des Italiens   Californie   Calyon   Capitalisme   Claude Pierre-Brossolette   Consortium de réalisation   Constantinople   Crise du logement   Crédit agricole   François Barthélemy Arlès-Dufour   François Bloch-Lainé   HSBC   Henri Germain (banquier)   IBSA   Jacques Chaine   Jacques Roche   Jean-Maxime Lévêque   Jean-Yves Haberer   Jean Deflassieux   Jean Laurent   Jean Peyrelevade   L'Humanité   Liste de banques par pays   Londres   Louis Escallier   Lyon   Metro-Goldwyn-Mayer   Olivier Moreau-Néret   Pantouflage   Pascal Lamy   Pays-Bas   SA   SDBO   Siège central du Crédit lyonnais   Société générale   Spéculation   Tour de France (cyclisme)  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^