Charles Lanrezac

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Charles Louis Marie Lanrezac (1852–1925), général français. Né à Pointe-à-Pitre, le 31 juillet 1852, ancien professeur de l'École de Guerre, Charles Lanrezac fut l'un des plus fins stratèges français, mais aussi le moins écouté, à la veille du premier conflit mondial. En effet, il était opposé au recours systématique et préconçu de l'offensive à outrance et préconisait un recours plus fréquent à la manœuvre raisonnée qu'il résumait ainsi : Si chaque
Charles Lanrezac

Charles Louis Marie Lanrezac (1852–1925), général français. Né à Pointe-à-Pitre, le 31 juillet 1852, ancien professeur de l'École de Guerre, Charles Lanrezac fut l'un des plus fins stratèges français, mais aussi le moins écouté, à la veille du premier conflit mondial. En effet, il était opposé au recours systématique et préconçu de l'offensive à outrance et préconisait un recours plus fréquent à la manœuvre raisonnée qu'il résumait ainsi : Si chaque commandant de corps subordonné a le droit de bourrer, tête baissée, sur le premier adversaire à sa portée, le commandant en chef est impuissant à exercer la moindre action directrice. On lui attribue la formule plus percutante encore: Attaquons, attaquons... comme la lune! Placé, en avril 1914, à la tête de la V Armée française, il ne cessa d'attirer l'attention du généralissime Joffre sur le danger de voir les armées allemandes déboucher au nord de la Meuse et de la Sambre. Il finit par le convaincre et porta ses troupes (290 000 hommes) sur le front de Charleroi. Lors de la bataille de Charleroi, en août 1914, de nombreux combats eurent lieu à maints endroits (Tamines, Arsimont, Châtelet, Gozée, Thuin, Lobbes) et l'impréparation des armées françaises fut flagrante, notamment s'agissant de l'absence d'artillerie lourde. Lanrezac se rendit compte de cet état de fait. Il prit conscience de ce que son armée risquait de se faire encercler par trois armées allemandes. Lors des combats qui se déroulèrent autour de Thuin, il prit seul la décision, par devers Joffre, de faire reculer son armée. Aujourd'hui, on estime généralement que sa décision du 23 août permit probablement de sauver son armée, ce qui lui permit de donner un coup sérieux aux Allemands à la bataille de Guise qu'il emporta, et contribua à la victoire de la bataille de la Marne, quelques semaines plus tard. Lanrezac fut limogé le 3 septembre 1914 et remplacé par Franchet d'Esperey. Désabusé, il refusa en 1917 le poste de major général des armées que lui proposa Paul Painlevé alors ministre de la Guerre. Lanrezac publia un pamphlet contre Joffre après la guerre. Il est décédé le 18 janvier 1925 à son domicile de Neuilly-sur-Seine.

États de service

Distinctions et décorations

- 3 juillet 1917 : grand officier de la Légion d'honneur au motif : A commandé, au cours des premières opérations de la campagne, une armée qui a eu à supporter le choc de masses ennemies très supérieures en nombre. Par sa science militaire et l'habileté de son commandement a réussi à exécuter une manœuvre des plus difficiles au cours de laquelle il a remporté des succès marqués et a rendu au pays les plus éminents services.
- mai 1923 : grand-croix de l'ordre de la Couronne belge avec attribution de la croix de guerre avec palme.
- 29 août 1924 : grand-croix de la Légion d'honneur. Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Général français Catégorie:Naissance en 1852 Catégorie:Décès en 1925 en:Charles Lanrezac it:Charles Lanrezac
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