Robert d'Orléans

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Robert d'Orléans Robert d'Orléans, duc de Chartres, né à Paris le 9 novembre 1840 et mort au château de Saint-Firmin (Hautes-Alpes) le 5 décembre 1910.
Robert d'Orléans

Robert d'Orléans Robert d'Orléans, duc de Chartres, né à Paris le 9 novembre 1840 et mort au château de Saint-Firmin (Hautes-Alpes) le 5 décembre 1910.

Famille

Second fils de Ferdinand-Philippe d'Orléans, prince royal de France, et d'Hélène de Mecklembourg-Schwerin, le duc Robert de Chartres a pour frère Philippe d'Orléans (1838-1894), « comte de Paris » et prétendant orléaniste au trône de France sous le nom de « Philippe VII ». En 1863, il épouse Françoise d'Orléans (1844-1925), fille de son oncle, le prince de Joinville. De cette union sont nés 5 enfants :
- Marie d'Orléans (1865-1909), qui épouse en 1885 le prince Valdemar de Danemark (1858-1939), fils du roi Christian IX (1818-1906).
- Robert d'Orléans (1866-1885).
- Henri d'Orléans (1867-1901).
- Marguerite d'Orléans (1869-1940), qui épouse en 1896 Marie-Armand-Patrice de Mac-Mahon (1869-1940), duc de Magenta (fils de Patrice de Mac-Mahon).
- Jean d'Orléans (1874-1940), « duc de Guise », et prétendant orléaniste au trône français comme « Jean III », qui épouse en 1899 sa cousine germaine Isabelle d'Orléans (1878-1961), fille du « comte de Paris ».

Biographie

Né en 1840, le duc de Chartres devient très tôt orphelin. Son père meurt, en effet, dans un accident de cabriolet en 1842 et sa mère succombe, en 1857, à une mauvaise grippe que Chartres lui a transmise. C'est donc, dans une large mesure, les grands-parents du duc de Chartres, le roi Louis-Philippe Ier et la reine Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, qui s'occupent de lui et de son frère aîné pendant leur enfance et adolescence. A ces malheurs familiaux, il faut ajouter la souffrance de l'exil, qui touche les membres de la famille d'Orléans après la révolution de février 1848. A ce moment, les Parisiens, lassés de la politique de plus en plus conservatrice du "roi bourgeois", se soulèvent à nouveau pour renverser leur monarchie. Louis-Philippe, qui refuse de faire tirer sur les révolutionnaires, abdique donc sa couronne en faveur de son petit-fils, le comte de Paris, le 24 février. En conséquence, Hélène de Mecklembourg-Schwerin, duchesse d'Orléans et mère de Paris et de Chartres, se présente devant la Chambre des députés, accompagnée de son beau-frère, le duc de Nemours, et de ses enfants, afin de faire proclamer son fils aîné roi des Français (comme Philippe VII) et d'être nommée régente. Mais, l'intervention à l'Assemblée de Ledru-Rollin, de Crémieux et de Lamartine, fait échouer ce projet et la IIè République est établie. La duchesse et ses enfants quittent donc la France pour l'Allemagne tandis que Louis-Philippe et le reste de la famille royale s'installent au Royaume-Uni. Là-bas, les Orléans s'établissent au château de Claremont, propriété de Léopold Ier de Belgique, lui-même gendre de Louis-Philippe. Envoyé à Turin peu après la mort de sa mère, en 1857, le duc de Chartres y poursuit des études militaires. Devenu officier des dragons piémontais, il s'engage dans la guerre d'unification italienne aux côté de la Maison de Savoie et de la France, à partir de 1859. Il participe notamment à la bataille de Palestro qui lui vaut d'être décoré par le roi Victor-Emmanuel Ier. En 1861, Chartres s'engage aux côtés de son frère dans un autre conflit : la guerre de Sécession. Officier d'état-major du commandement en chef des armées fédérales, le jeune prince combat ainsi les Sudistes à Gains-Mill. Durant ce séjour aux Etats-Unis, les princes sont accompagnés par leur oncle, le prince de Joinville, qui réalise à l'occasion de nombreuses aquarelles. Revenu en France, le duc de Chartres décide ensuite de se marier. Mais, exilé et membre d'une Maison considérée comme illégitime par une grande partie des dynasties européennes, le prince ne peut prétendre épouser une princesse étrangère. C'est la raison pour laquelle il demande la main de sa cousine germaine, Françoise d'Orléans-Joinville, qu'il épouse le 11 juin 1863, à Kingston, toujours au Royaume-Uni. Se trouvant à Bruxelles avec ses oncles Joinville et Aumale en 1870, lors de la déclaration de guerre de la France à la Prusse, Robert de Chartres demande immédiatement au gouvernement de Napoléon III l'autorisation de participer au combat. Mais le ministre de la guerre s'y oppose et Chartres ne peut s'enrôler dans l'armée qu'après la chute de l'Empire. Il s'engage alors sous le pseudonyme de Robert le Fort et est nommé chef d'escadron à l'armée de la Loire. Une fois le conflit terminé, ses actions lui valent d'être fait chevalier de la Légion d'honneur. En 1871, le duc de Chartres, auquel le gouvernement provisoire conserve son grade militaire, est envoyé en Algérie pour y mater une révolte indigène. En 1881, le gouvernement républicain, de plus en plus hostile aux membres des Maisons de France (Bourbons, Orléans et Bonaparte), met en disponibilité le prince de son poste de colonel du 19è chasseur à cheval. Puis, en 1886, la loi d'exil permet au gouvernement de rayer le prince des listes de l'armée.

Sources

- Généalogie des rois et des princes de Jean-Charles Volkmann Edit Jean-Paul Gisserot (1998)
- Les Orléans, une famille en quête d'un trône de Georges Poisson, Perrin (1999) ==
Sujets connexes
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