Musée du Luxembourg

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Façade du Musée du Luxembourg Depuis l'an 2000, le Musée du Luxembourg est une institution culturelle placée sous la tutelleDans certains cas cette tutelle consiste à confier la gestion d'expositions à une société privée voir la brève du La Tribune de l'art. du Sénat français ; il est situé à Paris, dans une aile bâtie perpendiculairement à l'Orangerie du Luxembourg, rue de Vaugirard. Sa vocation actuelle est de présenter périodiquement des expositions
Musée du Luxembourg

Façade du Musée du Luxembourg Depuis l'an 2000, le Musée du Luxembourg est une institution culturelle placée sous la tutelleDans certains cas cette tutelle consiste à confier la gestion d'expositions à une société privée voir la brève du La Tribune de l'art. du Sénat français ; il est situé à Paris, dans une aile bâtie perpendiculairement à l'Orangerie du Luxembourg, rue de Vaugirard. Sa vocation actuelle est de présenter périodiquement des expositions artistiques thématiques et originales. Mais l'histoire du Musée du Luxembourg remonte à 1750 : il fut, avant d'être le premier musée d'art contemporain en Europe, le premier musée d'art ouvert au public en France.

Histoire des musées du Luxembourg

Le Musée du Luxembourg et l'art ancien

Le premier Musée du Luxembourg : 1750-1780

Le Luxembourg fut le premier quartier de Paris à compter une galerie publique de peinture et ce presque cinquante ans avant la création du Muséum du Louvre. Ouverte le 14 octobre 1750, à l’emplacement même de la galerie de Marie de Médicis, dans l'aile Est du Palais du Luxembourg, la galerie royale de peinture du Palais du Luxembourg avait très tôt attiré les visiteurs étrangers, tant par la richesse que par la diversité des collections . La création d’une telle galerie dut être vécue comme un privilège royal conféré au quartier. Elle constitue également un jalon essentiel de la socialisation progressive des édifices privés au XVIIIe siècle. La paternité du projet de galerie publique est généralement attribuée à M. de Tournehem, directeur des Bâtiments du Roi: « La collection des tableaux du Roy se monte à présent à 1, 800 morceaux tant des maîtres étrangers que de ceux de notre école. De ce nombre, M. de Tournehem en vient de faire exposer 96. Nous avons lieu d’espérer qu’il nous les fera passer successivement en revue, du moins ceux qui peuvent être facilement transportés. » (Laran J., « L’exposition des tableaux du roi au Luxembourg en 1750. Description inédite de l’abbé Gougenot », Bulletin de la Société d’Histoire de l’Art Français, 1909, pp. 154-202). Parmi les œuvres exposées dans la galerie est figuraient : La Sainte Famille par Léonard de Vinci, La Vierge au lapin par Titien, des Raphaël, des Véronèse, des Rembrandt, des Poussin, des Van Dyck, ainsi que des œuvres de Claude Gellée dit Le Lorrain, etc. Dans la galerie parallèle, à l'ouest, étaient exposés la série de toiles biographiques commandées par Marie de Médicis à Rubens, aujourd'hui exposées au Musée du Louvre. C'est le Comte de Provence, futur Louis XVIII, qui fit fermer la galerie en 1780: il avait dès 1760 commencé à entreposer ses archives dans le Palais du Luxembourg, qu'il reçut en complément d'apanage en 1778. L'administration de la Couronne reprit les tableaux ainsi que l'ensemble de toiles de Rubens, et les déposa au Louvre en 1790.

Le deuxième Musée du Luxembourg : 1803-1815

En 1803, la galerie, fermée depuis 1780, avait rouvert sous l’impulsion de Joseph-Marie Vien, sénateur et peintre en vue : avait-il agi isolément ou au nom du Sénat ? Le fait est qu’en 1802 c’est le Sénat qui avait financé, à hauteur de 4 500 francs de l'époque, l’achat de la série de toiles de Jacob Jordaens intitulée Les Signes du Zodiaque, dans le but d’en orner le plafond de la galerie est du Palais du Luxembourg. C'est le peintre Jean Naigeon qui fut nommé conservateur de cette seconde galerie de peinture, en janvier 1803. Le Nouveau musée fut inauguré le 26 juin 1803. Les Rubens avaient retrouvé leur emplacement d'origine, et la collection fut complétée par d'autres tableaux de maîtres (Nicolas Poussin, Simon Vouet, Jacques Louis David...), ainsi que de la série des Saint-Bruno par Eustache Le Sueur. Le Musée commença alors son expansion dans le Palais, en annexant trois salles dans l'aile ouest, à la suite de la galerie Rubens, du côté de la rue de Vaugirard. Elles accueillirent, jusqu'en 1820 environ, la série des Ports de France par Claude Joseph Vernet, puis d'autres toiles par Rubens et Eustache Le Sueur. A la suite de la restitution des œuvres issues des pillages de guerre napoléoniens, une grande partie des toiles constituant le Musée du Luxembourg fut transférée au Musée du Louvre pour, soi disant, combler les lacunes laissées par ces restitutions: « Les lacunes immenses que la suite des événements de 1815 avoient laissées dans la magnifique Galerie du Louvre, ont déterminé le gouvernement à y faire transporter de nouveau les tableaux de Rubens, de Lesueur et de Vernet, qui décoroient celle du Palais des Pairs. » (Grivaud de la Vincelle C.-M., Notice sur le Palais de la Chambre des Pairs de France anciennement appelée Palais du Luxembourg ou d’Orléans, Paris, Nepveu, 1820). On peut s’interroger sur l’utilité d’un tel transfert : en effet, comme le soulignait Horsin-Déon en 1849 : « le Louvre, quoique veuf de tous ces chefs-d’œuvre, n’en resta pas moins le Musée le plus complet et le plus riche du monde. » (Horsin-Déon, De l’Organisation des Musées nationaux, Paris, Bonaventure et Ducessois, 1849). Cela était valable aussi bien pour les peintures que pour les sculptures. En effet, le Musée du Louvre avait eu la possibilité de racheter sur place certaines œuvres restituées à leurs propriétaires qui souhaitaient, malgré tout, s’en défaire. Les pertes ne furent pas aussi importantes qu’on avait bien voulu le faire croire, ainsi que l’avouait Pierre-François-Léonard Fontaine dans son Journal : « Nous avons reçu ordre en même temps d’achever et d’arranger aussi le musée de sculpture qui malgré de nombreux enlèvements des étrangers sera encore après celui du Vatican le plus riche de l’Europe » (Fontaine P. F. L., Journal 1799-1853, Paris, ENSBA/IFA/Société nationale des Beaux-Arts, 1987, t. 1, pp. 527-528). On ne peut plus continuer à croire que les quelques dizaines de toiles prélevées sur les collections de la galerie du Luxembourg et de la Galerie de l’Ecole française de Versailles auraient suffi à compenser les 5 233 œuvres restituées par le Muséum du Louvre. Peut-on se contenter de croire au mythe des vases communicants, tel qu’il fut relayé par les rédacteurs de notices du Musée? En réalité, il nous paraît plus judicieux de parler d’une exagération des pertes pour, d’une part, faire des gouvernements limitrophes les bourreaux d’une des fiertés nationales et, d’autre part, préparer le terrain pour la résurrection du mythe du monarque ami des arts.

Le Musée des artistes vivants : 1818-1937

L'art vivant au Palais du Luxembourg : 1818-1885

Le 11 avril 1818 ouvrait, dans les galeries du Palais du Luxembourg, le "Musée des artistes vivants" qui exposait, entre autres, des oeuvres de David (1748-1825), de Gros (1751-1835), de Girodet (1767-1824), d'Ingres (1780-1867) et de Delacroix (1798-1863).

L'art vivant à l'Orangerie du Luxembourg : 1886-1937

Le Musée du Luxembourg et l'art des régions françaises : 1979-2000

Le Musée du Luxembourg aujourd'hui

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Sujets connexes
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