Déclin de l'Empire romain d'Occident

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Le déclin de l'Empire romain, aussi appelé chute de l'Empire romain désigne l'effondrement de l'Empire romain d'Occident. Il est daté habituellement du 4 septembre 476, lorsque Romulus Augustule, dernier Empereur de l'Empire romain d'Occident, fut détrôné. Le terme fut utilisé pour la première fois au par Edward Gibbon dans sa fameuse étude Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, mais il n'était ni le premier ni le dernier
Déclin de l'Empire romain d'Occident

Le déclin de l'Empire romain, aussi appelé chute de l'Empire romain désigne l'effondrement de l'Empire romain d'Occident. Il est daté habituellement du 4 septembre 476, lorsque Romulus Augustule, dernier Empereur de l'Empire romain d'Occident, fut détrôné. Le terme fut utilisé pour la première fois au par Edward Gibbon dans sa fameuse étude Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, mais il n'était ni le premier ni le dernier à spéculer sur ce pourquoi et quand l'Empire romain a chu. Cela reste une des plus grandes questions historiques, et a une tradition riche de participation d'érudits. En 1984, le professeur allemand Alexander Demandt publia une collection de 210 théories sur ce pourquoi l'Empire romain déchut. Europe en 476, de l’Atlas historique de Muir (1911). d'Orient et d'Occident en 476, à comparer à la précédente : la chute de l'Occident est perceptible, les Grandes invasions ont ravagé l'ouest plus que Constantinople. La portion de Gaule romaine, séparée de l'ensemble, devient le domaine gallo-romain dirigé par une autorité sur laquelle Rome n'influe plus. Sur cette carte apparaissent la Maurétanie et de la Numidie qui restent non conquises par le royaume vandale; des soulèvements maures s'y dérouleront. Toutefois, beaucoup d'historiens mettent en question la date du 4 septembre 476, et utilisent d'autres expressions pour décrire cette "Chute". Les raisons du déclin de l'Empire romain font l'objet d'un certain nombre de théories controversées. Le grand nombres de conjectures développées est lié au manque de données objectives parmi les chroniques laissées par les annalistes qui vécurent à cette époque, une époque considérable par ses troubles.

Théories du déclin de l'Empire romain

Les principales théories à propos de la chute peuvent être séparées en plusieurs catégories, compte tenu notamment que la définition même de déclin ou de fin de l'Empire romain n'a pas toujours le même sens suivant les auteurs. Romulus Augustule, le dernier des Empereurs romains d'Occident.

Les théories de « l'empire décadent »

Généralement, ces théories soutiennent que la puissance de l'Empire romain aurait survécu indéfiniment si une combinaison de circonstances ne l'avait pas conduit à sa chute prématurée. Quelques historiens de ce groupe croient que Rome l'« apporta sur elle-même », qu'elle assura son propre déclin par des politiques abusées et la dégradation de sa réputation.

Végèce

L'historien romain Végèce, au début du V siècle, formula une théorie (récemment soutenue par l'historien Arthur Ferrill), selon laquelle l'Empire romain déclina à cause de son contact croissant avec les barbares, entraînant une "barbarisation" qu'il percevait comme moteur de dégradation. Les léthargie, complaisance, et mauvaise discipline qui en résultaient dans les légions firent apparaître la chute de l'Empire comme un phénomène d'origine essentiellement militaire.

Gibbon

L'acmé de la Rome antique lors de l'antiquité tardive se déduit de cette carte animée, à tout le moins du point de vue territorial. Edward Gibbon (8 mai 1737 - 16 janvier 1794), historien britannique, plaça fameusement le drame sur une perte de vertu civique parmi les citoyens romains. Ils ont graduellement oublié leurs devoirs de défendre l'Empire face aux mercenaires barbares qui, finalement, se tournèrent contre eux les Lètes notamment vivaient dans les espaces de l'Empire avec sa bénédiction.. Gibbon considérait que la chrétienté a contribué à cela, rendant la populace moins intéressée par ici-et-maintenant et plus disposée à attendre les récompenses du paradis. "Le déclin de Rome était l'effet naturel et inévitable de la grandeur démesurée". La prospérité renforça le principe de déchéance; les causes de la destruction se sont multipliées avec l'étendue de la conquête; et dès que le temps a éloigné les supports artificiels, la structure prodigieuse céda sous la pression de son propre poids, " écrivit-il. Le travail de Gibbon est remarquable pour ses notes et recherches erratiques, mais exhaustivement documentées. Dans ses écrits, Gibbon mentionna aussi le climat, expliquant que c'est une cause du déclin, et disant "le climat (quelle que soit son influence) n'était plus le même." Tandis qu'il jugeait que la perte de la vertu civique et l'essor du christianisme étaient une combinaison létale, Gibbon trouva d'autres facteurs qui ont possiblement contribué au déclin.

Richta

Radovan Richta (1924 - 1983), philosophe Tchèque, soutenait que la technologie mène l'histoire. Aussi défendait-il l'idée que l'utilisation du fer à cheval par les tribus barbares à partir des années 200 a altéré l'équation militaire de la Pax Romana. Cette thèse aurait pour faiblesse d'ignorer certaines vertus militaires romaines, manifestes dans l'adaptation à la technologie ennemie. Rome n'avait par exemple pas de flotte lorsque Carthage survînt comme une puissance militaire aux moyens essentiellement maritimes (en quelques générations Rome se dota d'une flotte et battit Carthage). Les prouesses tactiques de l'infanterie romaine pour déjouer l'inconnu sont également célèbres, notamment celles qui permirent de confondre les charges d'éléphants d'Hannibal. Cette théorie méconnaît également certaines classes de faits comme le service massif de cavaliers teutons dans l'armée romaine, en tant qu'issus de foederati (la plus grande partie des barbares combattus du au étaient par ailleurs des fantassins). Aussi la thèse de Richta, faisant de l'invention technique le moteur interne de l'histoire, s'efforçant d'en discerner les principales tensions dans l'asymétrie des singularités techniques d'une société à l'autre, écarte volontairement certains paramètres contingents comme l'apparition du christianisme et la profonde transformation des mœurs dans la Rome des derniers siècles.

Bryan Ward-Perkins

Le livre La Chute de Rome et la Fin de la Civilisation (2005) de Bryan Ward-Perkins, compose les arguments les plus classiques et nuancés et affirme que la "mort" de l'empire était apportée par un cycle vicieux d'instabilité politique, d'invasion étrangère, et des rentes de taxes réduites. Essentiellement, les invasions causèrent des dommages à long terme aux bases des taxes provinciales, qui ont amoindri les moyens de l'Empire de capacité à long terme de payer et équiper les légions, avec des résultats prévisibles. De même, des invasions constantes encourageaient la rébellion provinciale comme une auto-assistance, supplémentaire aux ressources impériales réduites. Contrairement à la tendance parmi quelques historiens de l'école « il n'y avait pas de chute », qui ne voient pas nécessairement le déclin de Rome comme une « mauvaise chose » pour les gens concernés, Ward-Perkins soutient en maints endroits que pour l'ancien Empire, les rapports archéologiques indiquent que la chute était véritablement un désastre. La théorie de Ward-Perkins, plus comme celle de Bury et d'Heather, identifie une série d'évènements cycliques qui viennent ensemble causer le déclin définitif. La principale différence entre son travail et celui de Bury, était que comme Heather, il avait accès aux rapports archéologiques qui supportaient fortement l'idée que la chute était un sérieux désastre pour des millions de gens.

Bury

L'Histoire de l'Empire romain tardif fournit une théorie de plusieurs éléments pour la Chute de l'Empire occidental. Il présente la théorie classique du "Christianisme contre les païens", et la démystifie, citant le succès relatif de l'Empire de l'Est, qui était de loin plus chrétien. Il a alors examiné la « théorie du déclin moral » de Gibbon, et sans insulter Gibbon, l'a trouvée trop simpliste, difficilement une réponse partielle. Il présente essentiellement ce qu'il appelle la « théorie moderne », qu'il approuve implicitement, une combinaison de facteurs : :« La suprématie de Stilicon était due au fait que la défense de l'Empire était venue à dépendre de l'enrôlement des barbares, en grand nombre, dans l'armée, et qu'il était nécessaire de leur rendre le service attractif par la perspective du pouvoir et de l'opulence. C'était, bien sûr, une conséquence du déclin de l'esprit militaire et de la dépopulation, dans les anciennes contrées méditerranéennes civilisées. Les Germains étaient utiles aux hautes commandes, mais les dangers impliqués dans cette politique ont été montrés dans les cas des Mérobaudes et des Arbogastes. Or cette politique ne devait pas nécessairement conduire au démembrement de l'Empire, et, sauf pour cette série de hasards, les provinces occidentales auraient été converties, en leur temps et de leur manière, en royaumes germaniques. On peut dire qu'une pénétration germanique de l'Europe occidentale devait survenir finalement. Mais même si cela était certain, ç'aurait pu se passer d'une autre façon, plus tard, plus graduellement, et avec moins de violence. Le point de l'argumentation présente est que la perte romaine de ses provinces au n'était pas un « inévitable effet de l'une de ces caractéristiques qui ont été à tort ou à raison décrites comme des causes ou des conséquences de son « déclin » général. » (J..B. Bury, History of the Later Roman Empire, chap. IX, § 7 ) Le fait central que Rome ne pouvait disposer avec l'aide des barbares pour ses guerres (gentium barbararum auxilio indigemus) peut être tenu comme étant la cause de ses calamités, mais c'était une faiblesse qui aurait pu continuer à être trop brusque ou fatale, mais pour la séquence des contingences qui indiquait ci-dessus. " En résumé, Bury soutenait qu'un nombre d'éventualités survint simultanément : déclin économique, expansion germanique, dépopulation de l'Italie, dépendance reposant sur les foederati germains pour l'armée, la trahison désastreuse de Stilcho (bien que Bury le croyait inconnu), la perte de la vertu martiale, le meurtre d'Aetius, le manque de n'importe quel meneur pour remplacer Aetius – une série d'infortunes qui, en combinaison, se montrèrent catastrophiques. Bury nota que l'ouvrage de Gibbon était stupéfiant en termes de recherche et de détails. Les principales différences de Burry face à Gibbon résidaient dans son interprétation des faits, plutôt que dans n'importe quel débat de données. Il montra clairement qu'il sentait que les conclusions de Gibbon sur la « déchéance morale » étaient aptes à subsister – mais elles n'étaient pas complètes. Il sentait que Gibbon exposait des faits corrects, mais une mauvaise interprétation, et fit pour cela un argument puissant : :::« la chute graduelle de la puissance romaine… était la conséquence d'une série d'évènements aléatoires. Des causes générales ne peuvent être assignées à ce que cela était inévitable. » Dans cette théorie, le déclin et l'ultime chute de Rome n'étaient pas prédestinés, mais simplement une fatalité, d'évènements contingents, chacun était endurable séparément, mais tous ces évènements réunis étaient ultimement destructeurs.

Heather

Peter Heather offre une théorie alternative du déclin de l'Empire romain dans son ouvrage La Chute de l'Empire romain (2005). Heather maintient le système impérial romain avec ses transitions impériales parfois violentes malgré les communications problématiques, il était assez bien formé durant les , , et une partie du A.C. Selon Heather, la première indication réelle de trouble était l'émergence en Iran de l'Empire perse sassanide (226-651). Heather dit: ::"Les Sassanides étaient suffisamment puissants et cohésifs entre eux pour repousser les légions romaines hors de l'Euphrate, d'une grande part de l'Arménie et de la Turquie du sud-est. Beaucoup de lecteurs modernes ont tendance à penser aux "Huns" comme des ennemis imbattables de l'Empire romain, alors que pour l'entière période de débat, c'étaient les Perses qui retenaient l'attention de Rome et de Constantinople. En effet, 20-25% de la puissance militaire de l'armée romaine s'adressait à la menace perse du tardif plus loin… et de 40% des troupes sous les Empereurs Orientaux." Heather continue d'exposer son idée -; et il est confirmé par Gibbon et Bury-; qu'il fallut à l'Empire romain environ un demi-siècle pour faire face à la menace sassanide, pour laquelle il fallut dépouiller les villes et cités de la province occidentale de leurs impôts. L'expansion résultante des forces militaires dans l'Est central fut finalement couverte de succès en stabilisant les frontières avec les Sassanides mais la réduction de la rente réelle dans les provinces de l'Empire a conduit à deux tendances, qui avaient un impact à long terme extrêmement négatif. En premier, la motivation des fonctionnaires locaux à dépenser leur temps et leur argent dans le développement d'infrastructures a disparu. Les bâtiments publics du avaient tendance à être beaucoup plus modestes et investis par les budgets centraux, comme les taxes régionales avaient tari. Ensuite, Heather dit "les propriétaires terriens literati ont détourné leur attention là où l'argent était… loin des politiques provinciales et locales, chez les bureaucrates impériaux." Heather soutient ensuite qu'après le , les invasions germaniques, les Huns, Stilcho, Aetius, et son meurtre, ont tous conduit à la chute finale. Mais cette théorie est en même temps moderne et pertinente en ce qu'il conteste l'affirmation de Gibbon que la Chrétienté et la déchéance morale ont conduit au déclin, et place son origine carrément sur les facteurs militaires extérieurs, en commençant par les Grands Sassanides. Comme Bury, il ne croit pas que la chute était inévitable, mais plutôt une série d'évènements qui ensemble ont anéanti l'Empire. Il diffère de Bury, toutefois, en plaçant le début de ces drames beaucoup plus tôt dans la ligne du temps de l'Empire, avec l'ascension des Sassanides. La théorie de Heather est extrêmement importante parce qu'elle a les avantages des trouvailles archéologiques modernes, les données du temps et du climat, et d'autres informations indisponibles aux historiens antérieurs.

Théories "rejetées dès le début"

En contraste avec les théories de l'« empire décadent », des historiens comme Arnold J. Toynbee et James Burke affirment que l'Empire romain en soi était un système corrompu dès le début, et que l'entière ère impériale était un déclin constant de ces institutions. Selon eux, l'Empire n'aurait jamais pu tenir. Les Romains n'avaient pas de système budgétaire. L'empire se reposait sur le butin des territoires conquis (cette source de revenus s'expirant, bien sûr, avec la fin de l'expansion du territoire romain) ou en une dépendance sur une élite terrienne exemptée de taxation sur un échantillon de la collecte de taxe qui conduisit des paysans avec peu de terres à une grande pauvreté (et sur l'aumône qui requérait encore plus d'exactions sur ceux qui ne pouvaient échapper aux taxes). Entretemps, les coûts de la défense militaire et du faste des Empereurs continuèrent. Des besoins financiers continuaient à s'amplifier, mais les moyens de les rencontrer s'érodaient progressivement. Dans un effort assez similaire, Joseph Tainter estime que la chute de l'Empire fut causée des bénéfices décroissants précaires sur l'investissement dans la complexité, une limitation à laquelle les sociétés les plus complexes sont éventuellement soumises.

Théories "il n'y a pas eu de Fin"

Dernièrement, quelques historiens s'accordaient à ne pas utiliser le terme "chute" (qu'ils peuvent ou pas différencier du "déclin"). Ils notent que le transfert du pouvoir d'une bureaucratie centrale impériale en des autorités plus locales est à la fois progressif et guère visible par le citoyen moyen.

Pirenne

Henri Pirenne publia la "Thèse de Pirenne" en 1920 qui reste influente à ce jour. Elle soutient que l'Empire continua d'exister, dans une forme quelconque, jusqu'au temps des conquêtes arabes au qui perturba les routes de commerce méditerranéennes, menant à un déclin de l'économie européenne. Cette théorie stipule l'ascension du Royaume Franc en Europe comme une suite de l'Empire romain, et ainsi légitimise le couronnement de Charlemagne comme le premier empereur romain germanique comme une continuation de l'État impérial romain. Quelques historiens modernes, comme Michael Grant, souscrivent à cette théorie, au moins en partie - Grant répertorie la victoire de Charles Martel à la bataille de Poitiers stoppant l'ère de la conquête islamique et sauvant l'Europe, comme un évènement macro-historique dans l'histoire de Rome. Toutefois, quelques critiques maintiennent que la "Thèse de Pirenne" s'est trompée en revendiquant le royaume carolingien comme un État romain, et principalement partagé avec les conquêtes islamiques et leur influence sur l'Empire byzantin.

"Antiquité tardive"

Les historiens de l'Antiquité tardive, un domaine découvert par Peter Brown, se sont détournés de l'idée que l'Empire romain ait chu. Ils voient une "transformation" ayant lieu à travers les siècles, avec les racines de la culture médiévale contenues dans la culture romaine et un centre de continuités entre le monde classique et le monde médiéval. Ainsi, ce fut un procédé graduel sans rupture claire. Malgré le titre, dans La Chute de l'Empire romain (2005), Peter Heather argue pour une interprétation similaire à Brown, d'une progression logique du pouvoir central romain au pouvoir local, les royaumes "barbares" romanisés poussés par deux siècles de contact (et conflit) avec des tribus germaniques, les Huns, et les Perses. Toutefois, différent de Brown, Heather voit le rôle des Barbares comme le facteur le plus important; sans leur invention il croit que l'Empire romain d'Occident aurait persisté dans une certaine forme. Comme présenté ci-dessus, la théorie de Heather est aussi similaire à celle de Bury dans le fait qu'il croit que le déclin n'était pas inévitable, mais qu'il surgit d'une série d'évènements qui ont ensemble apporté le déclin, et la chute.

Historiographie

Les hordes « barbares » de Crocus pillent le Languedoc (Gravure de Ferdinand Pertus, XIXe siècle).---- Toute la perception civilisationnelle du XIXe est présente dans l'iconographie, opposant âge sombre et âge d'or : les envahisseurs semblent provenir d'une pénombre menaçant le monde gallo-romain finissant, situé en arrière-plan et baigné de lumière. D'un point de vue de l'Historiographie, la principale question dont les historiens s'occupaient en analysant toutes les théories est l'existence prolongée de l'Empire romain d'Orient , qui dura encore mille ans après la chute de l'Occident. Par exemple, Gibbon implique la Chrétienté dans la chute de l'Empire occidental, pourtant la moitié Est de l'Empire, qui était encore plus chrétienne que l'Ouest en ampleur géographique et en ferveur, a vu son raffinement et le nombre complet de ses habitants continuer mille ans après (quoique Gibbon ne considérait pas l'Empire oriental comme un grand succès). Un autre exemple, les changements environnementaux ou temporels ont eu un impact aussi bien sur l'Occident que sur l'Orient, néanmoins l'Orient n'est pas « tombé ». Les théories reflètent parfois les ères dans lesquelles elles sont développées. Les critiques de Gibbon sur la Chrétienté reflète les valeurs du Siècle des Lumières; ses idées sur le déclin dans la vigueur martiale auraient pu être interprétées par certains comme un avertissement au grandissant Empire britannique. Au les théoriciens socialistes et anti-socialistes tendaient à blâmer la décadence et d'autres problèmes politiques. Plus récemment, l'intérêt environnemental est devenu populaire, avec la déforestation et l'érosion proposés comme des facteurs majeurs, ainsi que les épidémies tels des cas anciens de peste bubonique, résultant en un décroissement déstabilisant de la population, et la malaria est aussi citée. Ramsay MacMullen suggéra en 1980 que cela était dû à la corruption politique. Les idées à propos de la transformation sans fin distincte doivent beaucoup à la pensée postmoderne, qui rejette les concepts de la périodisation. Ce qui n'est pas nouveau sont des tentatives de découvrir les problèmes particuliers de Rome, avec Juvénal au début du , au sommet du pouvoir romain, critiquant l'obsession du peuple par les "pains et les jeux" (panis et circenses) ainsi que les dirigeants cherchant seulement à assouvir ces obsessions. Une des principales raisons du nombre de ces théories est le manque notable d'une évidence de survie entre le et le . Par exemple, il y a si peu de données de genre économique, qu'il est difficile de parvenir à généraliser sur ce comment les conditions économiques étaient. Ainsi, les historiens ont rapidement dû s'écarter des témoignages et commentaires disponibles basés sur comment les choses ont fonctionné, ou basé sur un témoignage d'une période antérieure ou supérieure, ou simplement basé sur l'induction (logique). Comme dans tout domaine le témoignage disponible est clairsemé, l'habileté de l'historien à imaginer le et le jouera un rôle important en modelant notre compréhension comme seule preuve disponible, et peut ainsi être sujette à une interprétation sans fin.

Effondrement du système financier

Au , le système financier marche mal dans l’Empire romain d'Occident. Les ressources sont en déclin, les dépenses croissantes, les contribuables ruinés. Pendant le Bas-Empire, devant la multiplicité des besoins de l’État et la généralisation de l’étatisme, les dépenses publiques ont augmenté considérablement. La pression fiscale exercée sur les propriétaires entraîne la diminution du rendement des petits domaines ou la désertion de leurs terres par les petits propriétaires qui se placent sous la protection d’un riche terrien ou rejoignent les bandes de Bagaudes. L’état a confié la perception aux administrations municipales (curies), qui pour faire rentrer l’impôt, procèdent avec une impitoyable dureté. Les contribuables qui ne paient pas sont jetés en prison, frappés de verges, vendus comme esclaves, voire condamnés à mort (sous Valentinien I). On confisque leurs biens. Devant l’échec des curiales à faire rentrer l’impôt, l’État se retourne contre eux. Ils cherchent à fuir les responsabilités des fonctions municipales, se cachent, se réfugient au désert, dans l’armée, l’administration ou l’Église. Le pouvoir central, pour les maintenir à leur poste, leur fait la chasse : interdiction aux curiales d’entrer dans l’armée ou dans l’administration, de se faire tabellions, fabricants d’arme, avocats, de se retirer à la campagne sous peine de confiscation de leurs biens ruraux, perquisitions dans les couvents. Leurs biens sont saisis et affectés en garantie à l’entrée normale des impôts. L’État cherche à augmenter l’effectif des curiales en recrutant tous ceux qui possèdent le cens requis par la loi, ceux qui ont recueilli des biens provenant de curiales (héritage, legs, fidéicommis, donations), ceux qui exerçant certaines professions semblent qualifiés pour les fonctions de curiales, ceux qui ont quitté leur cité d’origine pour en éluder les charges et certaines catégories de condamnés, comme les fils de soldats qui se mutilent pour échapper au service militaire.

Voir aussi

Notes

Références bibliographiques de cet article

-Alexander Demandt (1984). Der Fall Roms: Die Auflösung des römischen Reiches im Urteil der Nachwelt. ISBN 3406095984
-Edward Gibbon. , de Internet Medieval Sourcebook. Brefs extraits des théories de Gibbon.

Bibliographie complémentaire

-Peter Heather, The Fall of the Roman Empire, 2005, ISBN 0195159543 - offre un récit des années finales, dans la tradition de Gibson ou Bury, et inclut en plus les dernières preuves archéologiques et d'autres trouvailles récentes.
-Donald Kagan, The End of the Roman Empire: Decline or Transformation?, ISBN 0669215201 (3rd edition 1992) - une étude de théories.
- , les professeurs d'Oxford Bryan Ward-Perkins and Peter Heather débattent The Fall of Rome: And the End of Civilization et The Fall of the Roman Empire: A New History of Rome and the Barbarians. ===
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