Conservation de la nature

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Emblème du WWF (World Wide Fund for Nature), le Panda géant est devenu un des symboles mondiaux de la protection et la conservation de la nature L'exploitation peut ou non entrer en conflit avec les projets de conservation de la nature. Exemple de tourbières exploitées en 1987, dans l'"Ewiges Meer" (le Lac éternel), Frise, nord-ouest de l'Allemagne) en zone de conservation Le Macareux moine (Fratercula arctica), très sensible aux marées noires et à la pollution lumi
Conservation de la nature

Emblème du WWF (World Wide Fund for Nature), le Panda géant est devenu un des symboles mondiaux de la protection et la conservation de la nature L'exploitation peut ou non entrer en conflit avec les projets de conservation de la nature. Exemple de tourbières exploitées en 1987, dans l'"Ewiges Meer" (le Lac éternel), Frise, nord-ouest de l'Allemagne) en zone de conservation Le Macareux moine (Fratercula arctica), très sensible aux marées noires et à la pollution lumineuse, ne survit plus que sur quelques îles isolées. Comme l'ours brun ou la loutre chez les mammifères, il est devenu en France le symbole de l'action de la conservation des oiseaux. Parfois la culture, des cimetières, temples, lieux de culte ou lieux tabous ont permis la conservation d'ilôts de nature ou de certaines espèces végétales (ex : baobab sacré en Afrique, ou les essences locales au Japon, comme l'a montré A. Miyawaki) La conservation de la NatureSelon les textes ou les personnes, on parlera de conservation de la nature, conservation de la biodiversité ou de diversité biologique, conservation des écosystèmes. consiste en la protection des populations d'espèces animales et végétales, ainsi que la conservation de l'intégrité écologique de leurs habitats naturels ou de substitution (comme les haies, carrières, terrils, mares ou autres habitats façonnés par l'homme). Son objectif est de maintenir les écosystèmes dans un bon état de conservation, et de prévenir ou de corriger les dégradations qu'ils pourraient subir.

Historique

Cette discipline a des racines anciennes et plutôt anglo-saxones, qui ont évolué à la fin du , passant du statut de science de protection patrimoniale, qui le plus souvent enregistrait et tentait de traiter localement des catastrophes écologiques à une science d'action plus globale cherchant à mieux les anticiper.

Une diversité de définitions

Le terme de conservation ne bénéficie d'aucune définition dans la Convention de Rio. Il n'existe pas de définition officielle et arrêtée de la conservation de la nature, mais les termes employés sont souvent les mêmes que ceux utilisés pour expliquer le développement durable. La Stratégie globale pour la biodiversité parle ainsi de la conservation comme étant « la gestion de l'utilisation par l'homme de la biosphère permettant aux générations présentes de profiter des bénéfices durables, tout en maintenant son potentiel de répondre aux besoins et aspirations des générations futures ».« The management of human use of the biosphere so that many yield the greatest sustainable benefit to current generations while maintaining its potential to meet the needs and aspirations of future generations : Thus conservation in positive, embracing preservations, maintenance, sustainable utilisation, restoration and enhancement of the natural environment. » "Global Biodiversity Strategy: Guidelines for Action to Save, Study, and Use Earth's Biotic Wealth Sustainably and Equitably", 1992. Pour Carl JordanChercheur en écologie à l'université de Géorgie, États-Unis d'Amérique. , c'est une « philosophie de la gestion de l'environnement qui n'entraîne, ni son gaspillage, ni son épuisement, ni son extinction, ni celle des ressources et valeurs qu'il contient ».in La recherche, n°333 Juillet-Août 2000 : Les multiples facettes de la conservation, Vernon Heywood, p. 97

Un domaine scientifique : la biologie de la conservation

La conservation de la nature est à l'origine de la biologie de la conservation, science nouvelle appliquant les principes de l'écologie, de la biogéographie et de l'écologie du paysage, ainsi que de la dynamique et de la génétique des populations. L'anthropologie, les sciences économiques et la sociologie sont également mises à contribution, dans un triple objectif de restauration, protection et/ou gestion de la biodiversité. Michael E. Soulé, biologiste américain et l'un des fondateurs de cette science nouvelle, décrit la biologie de la conservation comme la « science de la rareté et de la diversité » (Science of Scarcity and Diversity, titre d'un ouvrage de Michael Soulé). Une nouvelle discipline qui s'adresse aux dynamiques et problèmes d'espèces, communautés et écosystèmes perturbés. Son objectif est de fournir des principes et outils pour la préservation de la diversité biologique.in Il décrit également cette discipline comme une « science de la crise » : où les gestionnaires et les biologistes doivent apporter des solutions rapides et efficaces à des problèmes de conservation importants, comme préserver une population d'espèce menacée d'extinction par exemple. Le biologiste de la conservation doit souvent trouver des réponses et des méthodes de gestion à des problèmes de conservation dont il n'a pas toutes les données, puisque les outils et principes théoriques sont encore en cours d'élaboration, et que nous possédons ne disposons pas de toutes les informations sur la biologie des espèces à gérer.

Objectifs et échelles d'application

La biologie de la conservation peut être appliquée à de multiples échelles spatiotemporelles, en fonction de l'objet visé par le programme de conservation :
- protéger une espèces rare (ex : orchidée), ce qui implique la protection ou restauration de ses conditions de vie ou survie,
- protéger une population d'individus menacés,
- protéger un complexe d'habitats naturels Cette protection peut être appliquée :
-à la conservation de la diversité génétique, grâce à
-une protection in situ (certains zoos contribuent à des programmes de protection d'espèces avant réintroduction dans le milieu d'origine quand il peut à nouveau accueillir,
-une protection ex situ (ex : en jardin conservatoire), avec éventuellement culture in vitro ou conservation dans une banque de graine ou de gènes
- l'échelle d'une réserve naturelle, d'un parc naturel régional, des parcs nationaux , Il peut enfin s'agir du patrimoine agricole, avec la conservation génétique et la culture de variétés traditionnelles. Un système de suivi et d'évaluation (basé par exemple sur des bioindicateurs) permettent aux gestionnaires ou conservateurs d'espaces naturels de mesurer les progrès faits en fonction des objectifs définis, généralement écrits dans un Plan d'action ou Plan de gestion du milieu, régulièrement mis à jour (par exemple tous les 5 ans dans les réserves naturelles naturelles françaises).

Notes et références

Voir aussi

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Sujets connexes
Akira Miyawaki   Anthropologie   Biodiversité   Biogéographie   Bioindicateur   Biologie de la conservation   Biosphère   Chronologie de l'écologisme   Cimetière   Clements   Directive oiseaux   Droit de l'environnement   Développement durable   Environnement   Espèce   Génétique des populations   Habitat (écologie)   Haie   Henry Ogg Forbes   Intégrité écologique   Liste des réserves naturelles de France   Liste rouge de l'UICN   Loutre   Macareux moine   Mare   Marée noire   Michael E. Soulé   Nature   Ours brun   Panda géant   Parc national   Parc naturel régional   Parc zoologique   Pollution lumineuse   Population   Protection des oiseaux   Réserve naturelle   Sciences économiques   Sociologie   Tabou   Terril   World Wide Fund for Nature  
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