Iconographie

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Le terme '"iconographie"' apparaît dans la langue française en 1547. Son étymologie vient du grec ancien "ikon" : image, et graphein" : écrire. En 1757, l'Encyclopédie Diderot et d'Alembert donne la définition suivante de "iconographie" : "description des images ou statues antiques de marbre & de bronze, des bustes, des demi-bustes, des dieux pénates, des peintures à fresque, des mosaïques & des miniatures anciennes. Ce mot est grec "ikonographia" et vient de "ikon":image et "graph
Iconographie

Le terme '"iconographie"' apparaît dans la langue française en 1547. Son étymologie vient du grec ancien "ikon" : image, et graphein" : écrire. En 1757, l'Encyclopédie Diderot et d'Alembert donne la définition suivante de "iconographie" : "description des images ou statues antiques de marbre & de bronze, des bustes, des demi-bustes, des dieux pénates, des peintures à fresque, des mosaïques & des miniatures anciennes. Ce mot est grec "ikonographia" et vient de "ikon":image et "grapho": je décris" "

Exemples

Dès l'antiquité, l'art, qu’il soit perse, indien, égyptien, grec ou romain, utilise des stéréotypes visuels qui permettent d'identifier les sujets représentés. Les attributs des rois, des dieux, des héros, des personnifications allégoriques, leurs visages, leurs postures les rendent facilement reconnaissables. On parle alors de 'iconographie' de tel ou tel personnageVoir Iconographie de l'Abbé Pierre', dans Mythologies de Roland Barthes, 1957.. Image:Sun god Ra2.svg|Le dieu Rê (panthéon égyptien), reconnaissable à sa tête d’épervier et au soleil Image:ganesh1.jpg|Le dieu Ganesh (panthéon indien) reconnaissable à sa tête d’éléphant Image:Kamakura Budda Daibutsu right 1879.jpg|Buddha reconnaissable à sa posture et à sa coiffure Image:Aes Grave Quadrans4.jpg|Hercule (mythologie gréco-romaine), reconnaissable à sa peau de lion Image:8-VIII-Justice.jpg|Iconographie Image:Grossrudestedtwappen.jpg|de la justice (Thémis) Image:Gerechtigkeit-1537.jpg|avec le glaive Image:Justitia, Jost Amman.png|et la balance

L'iconographie comme discipline de l'histoire de l'art

Dans un sens plus étendu, l'iconographie est une méthode d'analyse des œuvres utilisée par les historiens de l'art à laquelle Aby Warburg , dans la première moitié du , a apporté une contribution méthodologique importante. Cette discipline ne s'intéresse pas à la dimension esthétique de l'œuvre d'art et ne se limite pas aux images religieuses, mais fait appel notamment aux textes pour identifier les sujets représentés et interpréter le sens des représentations. Dans cette acception, l'iconographie s'intéresse à toutes les images, qu'elles soient profanes ou sacrées, œuvres d'artistes reconnus ou gravures populaires. L'iconographie en tant que discipline s'appuie sur la connaissance des stéréotypes visuels pour identifier les représentations. Elle peut également comparer les représentations d'un même sujet entre elles. Dans Saturne et la mélancolieSaturne et la mélancolie Gallimard (Paris) - 1989, par exemple, Raymond Klibansky, Erwin Panofsky, et Fritz Saxl étudient le thème de la mélancolie en confrontant les représentations de Saturne (mythologie) et de la mélancolie aux textes poétiques, scientifiques ou philosophiques qui traitent du sujet. L'iconographie des thèmes humanistes dans les arts plastiques peut dès la Renaissance s'appuyer sur les livres d'emblèmes, ou sur Iconologia de Cesare Ripa, véritable encyclopédie iconographique. Celui-ci inspire d'ailleurs le titre d'un des ouvrages de l'historien d'art Erwin PanofskyErwin Panofsky, Essais d'iconologie. Les thèmes humanistes dans l'art de la Renaissance. Paris NRF Gallimard, 1967. Cependant, l'ambition et la complexité iconographique de certaines œuvres rendent leur interprétation difficile. Les ressources textuelles utilisées alors par les spécialistes de l'iconographie vont du prix-fait conclu entre l'artiste et son commanditaire aux textes religieux, poétiques, philosophiques ou scientifiques qui ont pu l'inspirer. Panofsky, Fritz Saxl, Ernst Gombrich et en général les chercheurs qui travaillent en liaison avec l'institut Warburg (Hambourg) ou l'Institut Courtauld (Londres) développent les pistes ouvertes par les travaux d'Aby Warburg. Il existe une certaine confusion entre les termes iconographie et iconologie. Erwin Panofsky donne une définition du second dans Essais d'Iconologie, mais il admet dans d'autres textes que la distinction n'est pas essentielle, et les deux termes sont souvent utilisés comme synonymes. dragon rouge ; l'iconographie du dragon oriental est vermiforme, elle diffère énormément des représentations de la civilisation occidentale. peinture protagonisant un sumo traditionnel de la période Edo, par Yoshitsuya Ichieisai — Japon, années 1860.

Iconographie religieuse

Dans l'orthodoxie orientale, l'Église a établi un ensemble étendu de règles et de directives à respecter lors de la représentation figurative des saints ou personnages bibliques. Puisque les icônes communiquent la vérité théologique, on y porte le même soin qu'en composant une doctrine ou un dogme. Les théologiens orthodoxes orientaux trouvent souvent utile de se référer à une icône particulière, tout comme en se référant à un document écrit par un théologien ou d'un concile. Le plus souvent, les moines ont la responsabilité de l'écriture des icônes. Un saint doit être canonisé par un synode des évêques avant que les icônes du saint puissent être écrites et vénérées. L'iconographie est historique puisqu'elle présente des personnages et des scènes, allégorique puisqu'elle rappelle les données de la Foi, morale puisqu'elle donne des leçons et des exemples de comportement.

Voir aussi

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