Alphabet phénicien

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L’alphabet phénicien est un ancien alphabet de type abjad utilisé par les Phéniciens pour noter leur langue. Il a été emprunté par plusieurs peuples méditerranéens pour donner notamment :
- L'alphabet paléo-hébraïque, dont est issu :
- L'alphabet samaritain, toujours utilisé par les Samaritains ;
- l'alphabet grec, duquel sont à leur tour issus :
- l'alphabet étrusque, qui a donné l'alphabet latin ;
- l'alphabet cyrillique ;
Alphabet phénicien

L’alphabet phénicien est un ancien alphabet de type abjad utilisé par les Phéniciens pour noter leur langue. Il a été emprunté par plusieurs peuples méditerranéens pour donner notamment :
- L'alphabet paléo-hébraïque, dont est issu :
- L'alphabet samaritain, toujours utilisé par les Samaritains ;
- l'alphabet grec, duquel sont à leur tour issus :
- l'alphabet étrusque, qui a donné l'alphabet latin ;
- l'alphabet cyrillique ;
- l'alphabet gotique ;
- l'alphabet copte ;
- l'alphabet araméen, duquel sont issus :
- l'alphabet hébreu ;
- l'alphabet syriaque ;
- l'alphabet arabe ;
- l'alphabet mandéen.

Histoire

Il est probable que l'alphabet phénicien soit issu d'un modèle dit alphabet linéaire et utilisé pour noter des idiomes proto-cananéens, lequel proviendrait de simplifications des hiéroglyphes égyptiens. Les plus vieilles inscriptions datent vraisemblablement du avant l'ère chrétienne mais on les considère encore comme du linéaire. La cité phénicienne de Byblos semble avoir joué un rôle décisif dans la diffusion de l'alphabet qui, au , est parfaitement établi (ce qui permet de poser la date de séparation, somme toute artificielle, de 1050 avant l'ère chrétienne, entre le modèle linéaire et le modèle phénicien). L'alphabet phénicien suit l'ordre levantin, qu'il transmettra à tous ses descendants.

Liste des graphèmes

Le nom des lettres phéniciennes ne nous est pas directement connu. On a choisi ici des valeurs possibles, restituées à partir de l'hébreu. La « signification » des lettres est un rappel de ce que le pictogramme hiéroglyphique à l'origine du caractère représentait. De nombreuses significations données ici sont des hypothèses, souvent motivées par le sens qu'a la lettre en hébreu. La translittération suit les conventions habituelles pour les langues sémitiques. Les valeurs phonologiques sont données en API. Les « emphatiques » des langues sémitiques étant interprétées comme d'anciennes éjectives, on les a, ici, analysées comme telles. On notera que toutes les lettres grecques n'apparaissent pas. En effet, les lettres grecques Υ, Φ, Χ, Ψ et Ω ont été ajoutées après l'emprunt des lettres phéniciennes. Elles apparaissent d'ailleurs en fin d'alphabet dans l'alphabet grec. Notons aussi que toutes les lettres grecques n'étaient pas utilisées de la même façon dans le monde grec et que des disparités régionales existaient.

Mémoire du monde

right Depuis 2005, l'Unesco a classé sur la Liste Mémoire du monde, qui recense depuis 1997 les éléments du patrimoine documentaire présentant un intérêt universel, l’alphabet inscrit sur le sarcophage d’Ahiram, roi de Byblos , qui est le plus ancien exemple connu de l’écriture alphabétique, par opposition aux écritures cunéiforme et hiéroglyphique. Ce système d’écriture, composé uniquement de consonnes, a donné sa base à l'alphabet grec qui apportera les voyelles et a servi de modèle pour le développement d’un grand nombre d’alphabets par la suite, et notamment l'alphabet araméen, qui lui-même donnera naissance à l'hébreu et à l'arabe. Le sarcophage se trouve au Musée national de Beyrouth, au Liban.

Bibliographie

- The World's Writing Systems, sous la direction de Peter T. Daniels et William Bright, Oxford University Press, Oxford, 1996 ;
- John Healey, « The Early Alphabet », dans Reading the Past, ouvrage collectif, British Museum Press, 1990 ;
- André Martinet, « Palatalisation de “g” en arabe », dans Évolution des langues et reconstruction, Presses universitaires de France, collection « Sup », section « Le linguiste », Paris, 1975.
- Jean-Pierre Thiollet, Je m'appelle Byblos, avec une préface de Guy Gay-Para, H & D, Paris. ISBN 2 914 266 04 9 ==
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