Baptême

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Le baptême (du verbe grec ancien / baptizein, fréquentatif du verbe baptein, « plonger dans un liquide ») est un rite ou un sacrement marquant l'entrée d'une personne dans une Église chrétienne. C'est la cérémonie par laquelle on témoigne être chrétien. Pour tout chrétien, la référence est le baptême de Jésus par Jean-Baptiste dans le Jourdain, décrit dans l'évangile selon Matthieu, chapitre 3, 13-17 : « Alors Jésus vint de la Galilée au
Baptême

Le baptême (du verbe grec ancien / baptizein, fréquentatif du verbe baptein, « plonger dans un liquide ») est un rite ou un sacrement marquant l'entrée d'une personne dans une Église chrétienne. C'est la cérémonie par laquelle on témoigne être chrétien. Pour tout chrétien, la référence est le baptême de Jésus par Jean-Baptiste dans le Jourdain, décrit dans l'évangile selon Matthieu, chapitre 3, 13-17 : « Alors Jésus vint de la Galilée au Jourdain vers Jean, pour être baptisé par lui. Mais Jean s'y opposait, en disant : C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et tu viens à moi ! Jésus lui répondit : Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste. Et Jean ne lui résista plus. Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection ». « On ne naît pas chrétien, on le devient » affirmait Tertullien, un des Pères de l'Église, dans son Apologie du Christianisme, chapitre 18. Du fait qu'il apparaît explicitement dans le Nouveau Testament, le baptême est un rite commun à toutes les Églises chrétiennes. C'est aussi, pour celles qui le reconnaissent comme tel, un sacrement partagé : ainsi, un baptisé dans la foi orthodoxe qui se convertit au catholicisme n'a pas à se faire rebaptiser, et vice-versa. Le baptême peut être pratiqué sur de jeunes enfants ou sur des adultes, selon les époques ou les Églises. Pour la Bible, « il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Éphesiens 4:5). Certaines confessions chrétiennes estiment que le baptême doit résulter d'un choix personnel : le baptisé doit donc être capable de faire ce choix ; si le fidèle a été baptisé avant l'âge de raison, il doit donc être baptisé de nouveau, d'où le nom d'Anabaptisme donné à cette doctrine. Par opposition, on nomme parfois Pédobaptisme doctrine favorable à la pratique du baptême des jeunes enfants. La forme du baptême diffère selon les Églises.
- Aujourd'hui l'Église catholique pratique essentiellement le baptême par aspersion (versement d'une petite quantité d'eau sur la tête).
- Les Églises orthodoxes préfèrent le baptême par immersion, totale ou partielle — le néophyte entre dans l'eau jusqu'aux genoux, puis on lui verse de l'eau sur la tête.
- Les Églises protestantes pratiquent les deux formes, mais les protestants évangéliques ne pratiquent que le baptême par immersion.

Le baptême dans les différentes églises chrétiennesBonne Nouvelle. Numéro 3. St Louis, MO. 2003. p 18-19

Le rite catholique

Baptême d'un bébé Pour l'Église catholique, le baptême est le premier des trois sacrements de l'initiation chrétienne, avec l'Eucharistie (la communion) et la Confirmation. Pour les personnes ayant l'âge de raison (enfants et adultes), il est précédé d'une période de préparation, appelée catéchuménat, au cours de laquelle le futur baptisé, le catéchumène, découvre la foi pour laquelle il demande le baptême. Pour les nouveaux-nés, les parents suivent une préparation au baptême qui les aide à comprendre le sens de ce sacrement. Pour les adultes, le baptême proprement dit a souvent lieu au cours de la veillée de Pâques. La célébration est semblable pour tous les baptêmes, bébés, enfants ou adultes. Les parents des très jeunes enfants parlent en leur nom. La célébration commence par le tracé du signe de la croix sur le front du futur baptisé : le baptême marque le baptisé du signe du Christ. Ensuite, le futur baptisé entre dans l'église, symbolisant que par son baptême, il va entrer dans la communauté chrétienne. Le rite du baptême proprement dit commence par une profession de foi des catéchumènes et leur renoncement à Satan et au mal. Il se poursuit par le rite de l'eau qui constitue le cœur du sacrement. Par trois fois, le prêtre (ou le diacre) verse l'eau sur le front du catéchumène en prononçant les paroles : « N, je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Si le baptême se fait par immersion, le prêtre (ou le diacre) plonge le catéchumène trois fois dans l'eau. Ensuite, le célébrant appose le Saint-Chrême (une huile sainte) sur le front du baptisé. Cette huile, qui à l'origine servait à l'onction des rois, des prêtres ou des prophètes, rappelle que le baptisé a la triple vocation de « prêtre, prophète et roi ». L'eau et le Saint-Chrème signifient que le chrétien est baptisé « dans l'eau et dans l'Esprit ». Ensuite le baptisé revêt un vêtement blanc (souvent un bonnet, une brassière ou éventuellement une robe de baptême pour les bébés, une écharpe pour les jeunes et les adultes), signe de la pureté retrouvée. En effet, dans la foi catholique, le baptême efface tous les péchés. Le célébrant remet au baptisé ou à ses parents un cierge, allumé au cierge pascal, symbole de la lumière du Christ. Il est de tradition de désigner pour le baptisé un parrain et une marraine, personnes elles-mêmes baptisées et confirmées. Historiquement, leur fonction était avant tout d'être des témoins de ce sacrement, au nom de la communauté chrétienne. La tradition a également véhiculé le rôle d’accueillir l’enfant en cas de décès des parents et de lui assurer une vie chrétienne. Aujourd’hui ce sont des personnes avec qui le baptisé aura une relation privilégiée au cours de son enfance et qui sont chargées d'aider le baptisé à grandir dans la foi chrétienne. À l’issue de la cérémonie, le parrain, la marraine et le baptisé (ou ses parents s’il est trop petit) signent le « registre des baptêmes » qui atteste le sacrement. Ce registre est tenu en double, un exemplaire reste à la paroisse, l’autre est conservé à l’évêché. Ces registres, tenus depuis le , sont des mines d’information pour les généalogistes.

Les autres formes de baptême catholique

On appelle ondoiement un baptême réduit à l'effusion d'eau, sans aucune des autres formes. Il est souvent réservé aux cas d'urgence (danger de mort). Bien que canoniquement valide, il doit être ensuite complété par les autre cérémonies, si l'on dispose d'assez de temps. Traditionnellement, en France, à l'époque moderne, les enfants de la famille royale et les princes du sang étaient ondoyés à leur naissance puis baptisés une fois enfants. L'Église catholique reconnaît également le baptême dans le martyre ou baptême de sang : une personne n'ayant pas reçu le baptême par l'eau mais morte à cause de ses convictions chrétiennes est pleinement baptisée.

Le baptême au cours des âges

Le baptême de Jésus par Saint Jean-Baptiste, d'après José de Ribera Clovis, d'après Saint Gilles Par son action de purification (rémission des péchés), les premiers chrétiens attendaient souvent la fin de leur vie pour se faire baptiser ; le cas le plus célèbre fut celui de l'empereur Constantin. Le catéchuménat se met en place à la fin du . Il n'y a pas de parrain : au cours de la cérémonie, un fidèle connu et respecté se porte garant du catéchumène ; on l'appelle le « sponsor », « celui qui pousse ». Le baptême de Clovis, vers 496, est l'un des événements fondateurs de l'identité nationale française. Jusqu'à la cérémonie, Clovis est païen ; il croit aux multiples dieux germains de ses ancêtres. C'est sans doute à la suite d'un vœu fait lors d'une bataille contre les Alamans que le roi des Francs se convertit au catholicisme. Sa femme Clotilde, très croyante, la pression des évêques de Gaule et des motivations politiques ont pu également entrer en jeu. L'historien Grégoire de Tours nous raconte la cérémonie dans son Histoire des Francs, écrite au . Clovis fut baptisé par l'évêque de Reims, Rémi, avec plusieurs milliers de ses soldats, dans le baptistère de la cathédrale. Cet événement marque l'alliance du pouvoir royal et de l'Église. Le peuple franc se convertit mais les pratiques païennes subsistèrent encore longtemps. Les rites du baptême se fixent progressivement aux temps mérovingiens. À l'époque de Clovis, il se pratiquait encore à l'âge adulte après la période de catéchuménat. Seul l'évêque pouvait administrer ce sacrement. Le baptisé entrait dans une grande cuve baptismale située dans le baptistère et se plongeait trois fois dans l'eau. Cette triple immersion rappelle que le baptême est reçu « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (voir le dogme de la Trinité). Le baptisé devait déclarer sa profession de foi (le credo). Ensuite, une messe était dite dans l'église. Avec la diffusion du christianisme, les églises se multiplient et chacune contient un baptistère (ou fonts baptismaux). Symboliquement, le baptistère est près d'une porte, car il faut être baptisé pour s'approcher du chœur de l'église. Avec la généralisation des fonts baptismaux, les prêtres vont alors donner le sacrement du baptême, souvent par aspersion. Pour les cas d'urgence, le baptême peut même être donné par une personne non baptisée, sans cérémonie particulière. En 314, le concile d'Arles, confirmé en 1439 par le concile de Florence, admit la validité du baptême administré par un païen : l'Église ne récuse pas le donateur, pas plus que le naufragé n'enquête sur son sauveteur. Le christianisme bien implanté, le nombre d'enfants à baptiser dépasse progressivement le nombre d'adultes. Le souci de baptiser les enfants se fait donc de plus en plus aigu, car le baptême signifie le salut de l'âme, indispensable pour aller au paradis. À la fin du , la mortalité infantile est effrayante. Aussi la théologie évolue et autorise le baptême quam primum (dès que possible). Au , la pratique du baptême sur les nouveaux-nés est généralisée. C'est alors le parrain qui prononce la profession de foi et renonce à Satan pour le bébé. Le sacrement de Confirmation viendra, comme son nom l'indique, confirmer le baptême quand l'enfant aura grandi. Des hérésies se sont attaqué au baptême et l'ont remis en question. En France, jusqu'à la fin du , en dehors des classes élevées de la société (famille royale, princes du sang et haute noblesse), le baptême des enfants avait généralement lieu dans les heures qui suivaient la naissance, plus rarement le lendemain ou le surlendemain, le père de l'enfant n'hésitant pas, quelles que soient les conditions climatiques et son emploi du temps, à parcourir plusieurs kilomètres pour faire baptiser l'enfant par le premier prêtre disponible (le plus souvent dans sa propre paroisse, sinon dans une paroisse voisine en cas d'absence du curé). Cette précipitation, dans un contexte de forte mortalité infantile, était destinée à permettre à l'enfant, s'il mourrait, d'aller au ciel ; en effet, un enfant mort non baptisé était réputé aller dans les limbes, espace différent du paradis, où l'âme errait sans fin. De même, puisqu'il n'était pas baptisé, il ne pouvait recevoir de sépulture chrétienne.

Baptême sous conditions

La règle de base est qu'un chrétien (catholique romain en France) ne peut être baptisé deux fois. Dans tous les cas un prêtre baptise un enfant sous condition lorsqu'il s'agit d'un enfant trouvé ou abandonné car on ne sait pas s'il l'a déjà été. Donc, il est baptisé « sous la condition de ne pas déjà l'avoir été d'autre part ». Jadis, dans bien des régions (de France, et encore plus certainement de la moitié Nord) un enfant ondoyé à la maison à cause du péril de mort était baptisé sous condition (l'ondoyement n'est pas un baptême « réel », mais il fait qu'en cas de décès avant « régularisation par baptême » l'enfant pouvait être enterré en « terre chrétienne », et accéder au Salut éternel, les petits enfants comme toute l'humanité étant héritiers du Péché Originel, et donc, tout comme les adultes, soumis à la purification du baptême pour pouvoir accéder au Paradis. La question du Salut des petits enfants non baptisés a toujours posé problème. Depuis saint Augustin, l'Église estime que les enfants morts sans baptême ne peuvent accéder au paradis, n'ayant pas été lavés du péché originel, ni aller en enfer, n'ayant encore rien fait de mal. D'où l'invention des Limbes par les théologiens latins du Moyen-âge pour résoudre la question de la destinée des enfants morts sans baptême. À partir du XIIIe siècle, on commence à parler des limbes, un endroit indéterminé mais caché de la face de Dieu, où se retrouvent les enfants non-baptisés. Ces limbes, qui n'ont jamais été une vérité de foi donc un dogme et qui ne sont apparus dans le catéchisme qu'en 1904, pour disparaître dans celui de 1992, ont été remis en question en 2007 par le pape Benoît XVI qui a supprimé ce concept de la théologie catholique. En cela, Benoît XVI reprend le numéro 1261 du Catéchisme de l’Église Catholique de 1992 : « Quant aux enfants morts sans baptême, l’Église ne peut que les confier à la miséricorde de Dieu, comme elle le fait dans le rite des funérailles pour eux. En effet, la grande miséricorde de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés et la tendresse de Jésus envers les enfants, qui lui a fait dire ‘Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas’ (Mc 10, 14), nous permettent d’espérer qu’il y ait un chemin de salut pour les enfants morts sans baptême ». Cela n'empêche que pendant des siècles, de la fin du Moyen-Age à la première partie du XXe s., l'Église affirme que, puisque l'humanité entière est héritière du Péché Originel, il est extrêmement important de baptiser les enfants, pécheurs eux aussi dès leur naissance, le plus rapidement possible. Le destin post-mortem effrayant promis aux petits enfants non-baptisés cause une véritable terreur aux parents. Ainsi, des stratégies de substitution se mettent en place, comme le baptême par un membre de l'assistance. Toute personne baptisée pouvant baptiser une autre personne (en général, la sage-femme ou la matrone officiait) à condition qu'elle dispose d'un peu d'eau peut baptiser. Ce baptême sous condition doit en revanche être régularisé après coup. Dans certaines régions (France du nord et de l'Est, Italie du nord, Bavière, Galice en Espagne), on voit apparaître dès la fin du Moyen Age des sanctuaires à répit où l'on amène les petits enfants morts dans l'espoir qu'un instant de renaissance permettra leur baptême. Bien souvent, on prend tous les mouvements organiques pour des signes de vie. Ces sanctuaires sont très fréquentés et permettent l'établissement d'une religiosité populaire que l'Église ne voit pas d'un bon œil et qu'elle finit par interdire (Benoît XV au milieu du XVIIIe s.). Cependant, le recours au sanctuaire à répit continuera clandestinement jusqu'au milieu du XXe s. Il existe d'autres cas : les enfants (en général de familles riches) étaient ondoyés peu de temps après leur naissance à la maison par un prêtre ou un religieux, mais il n'y avait pas de mention dans un registre de catholicité (pour cause !) et quelques années plus tard le baptême « officiel » avait lieu avec d'illustres parrain et marraine à l'Église. Et comme le premier acte n'avait pas de preuve écrite, le second avait lieu sous condition. Ces ondoiements, légalisés plus tard, parfois des années après, furent courants aussi dans les pays de mission. Ainsi en Nouvelle-France au XVIIIe s., ou au XIXe s. au Canada, alors que des familles métisses ou de coureurs des bois, seules au milieu de la forêt, devaient attendre des années le passage d'un prêtre pour régulariser la situation. Enfin, on peut trouver, parfois, des baptêmes sous condition dans le cas d'une abjuration. Si l'on n'est pas certain que l'impétrant anciennement protestant qui demande à intégrer l'Église catholique a été baptisé, on pratique au moment de l'abjuration le rite du baptême sous condition. Ces cas sont rares, mais existent. L'Église catholique reconnait cependant la validité du baptême selon les rites protestants (calvinistes, luthériens) et n'exige jamais un « re-baptême » ou second baptême.

Le baptême chez les baptistes et d'autres Évangéliques

« Nul ne naît chrétien mais chacun est invité à le devenir. » C'est pourquoi ces chrétiens pratiquent le baptême des croyants sur profession personnelle de leur foi, c’est-à-dire que le croyant doit pouvoir expliquer pourquoi il mène cet action. Ce baptême s'effectue par immersion complète. Ils ne pratiquent pas le baptême des petits enfants, car ces derniers ne peuvent avoir pleine conscience de ce qu'est le baptême. Il relève d'une décision prise à la suite du Salut par grâce. Le baptême n'a aucun pouvoir salutaire, et ne purifie pas. Rappelons que selon la Parole de Dieu, le baptême « n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu ». 1 Pierre 3:21.

Le baptême dans l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours

Le terme « baptême » vient d'un mot grec signifiant « plonger » ou « immerger ». Le baptême par immersion dans l'eau par quelqu'un détenant l'autorité est le premier sacrement de l'Évangile et est nécessaire pour devenir membre de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Il est précédé par la foi en Jésus-Christ et par le repentir. Il doit, pour être complet, être suivi de la réception du Saint-Esprit (2 Néphi 31:13–14, dans le Livre de Mormon). Le baptême d'eau et de l'Esprit est nécessaire pour pouvoir entrer dans le royaume céleste. Adam fut le premier à être baptisé (Moïse 6:64–65, dans la Perle de Grand Prix). Jésus fut également baptisé pour accomplir tout ce qui est juste et pour montrer le chemin à toute l'humanité (Matthieu 3:13–17 ; 2 Néphi 31:5–12). Baptême pour les morts : Point de vue Catholique (mormon?) : Du fait que tout le monde sur la terre n'a pas l'occasion d'accepter l'Évangile pendant l'existence mortelle, le Seigneur a autorisé les baptêmes accomplis par procuration pour les morts. C'est pourquoi, ceux qui acceptent l'Évangile dans le monde des esprits peuvent se qualifier pour entrer dans le royaume de Dieu. Point de vue évangélique : « Il n'est donne a l'homme de vivre qu'une seul vie, ensuite vient le jugement. » dit la bible. Pour les confessions évangéliques, un décédé est déjà fixé sur son sort, le baptême pour les morts est donc inutile, et non pratiqué. Baptême des nouveau-nés : Pratique inutile de baptiser les nouveau-nés et les enfants qui n'ont pas l'âge de responsabilité, qui est de huit ans. Le Seigneur condamne le baptême des nouveau-nés (Moroni 8:10–21, dans le Livre de Mormon). Les enfants naissent innocents et sans péché. Satan n'a le pouvoir de tenter les petits enfants que lorsqu'ils commencent à devenir responsables (D&A 29:46–47, dans Doctrine et Alliances), de sorte qu'ils n'ont pas besoin de se repentir ou d'être baptisés. Les enfants doivent être baptisés à l'âge de huit ans (D&A 68:25–27).

Le baptême chez les Témoins de Jéhovah

Pour pouvoir être baptisé, le candidat doit d'abord s'être voué à Jéhovah dans la prière, puis en faire la demande principalement au surveillant-président de sa congrégation. Trois anciens visiteront successivement le postulant afin de lui poser les 104 questions figurant dans le livre Organisés pour faire la volonté de Jéhovah, celles-ci ayant pour but de vérifier les connaissances du futur baptisé sur la doctrine du mouvement. Les anciens s'assureront également que le postulant mène une vie conforme aux directives de l'organisation. Si ses réponses sont jugées satisfaisantes, il sera admis au baptême. Le baptême représente pour les futurs Témoins de Jéhovah en âge de le demander, une étape d’une importance capitale dans leur engagement religieux. Il est pour eux, la seule manière de se positionner officiellement pour le nom de Jéhovah et de lui vouer ainsi leur vie. C'est la seule voie que proposent les Témoins de Jéhovah pour échapper à la destruction du « système de choses mauvais » actuel lors de la grande bataille d’Har-Maguédon, que livrera Jésus afin d’instaurer par la suite un paradis sur terre. On peut lire dans le livre La connaissance qui mène à la vie éternelle, p180 Scan du livre ::Une personne vouée à Dieu et baptisée qui s’efforce de suivre fidèlement l’exemple de Jésus est précieuse aux yeux de Dieu. (...) Les prophéties bibliques montrent que pour Dieu ces personnes sont marquées pour survivre lors de l’exécution de son jugement qui va bientôt s’abattre sur le présent système de choses méchant.(...) Êtes-vous « dans la disposition qu’il faut pour la vie éternelle » (Actes 13 :48) ? Avez-vous le désir sincère de recevoir la marque réservée à ceux qui servent Dieu ? Cette marque inclut l’offrande de soi et le baptême, qui sont indispensables pour être sauvés. Il n'y a pas de baptême des nouveaux-nés, étant donné que le consentement conscient du candidat est nécessaire à son baptême. Toutefois, les enfants ont la possibilité de se faire baptiser, si les membres du mouvement estiment qu'ils ont une pleine connaissance de leur acte, et s'ils respectent les principes bibliques tels qu'enseignés par les Témoins de Jéhovah. Les baptêmes sont pratiqués durant les assemblées régionales (trois par an), le candidat est baptisé par immersion. En 2006, le rapport annuel publié par la Société Watchtower fait état de 248 327 baptêmes dans le monde, dont 2 507 pour la France.

Le baptême dans l'Esprit

Le Renouveau Charismatique a mis à l'honneur une cérémonie d'invocation à l'Esprit Saint, appelée « baptême dans l'Esprit ». Pour éviter la confusion avec le baptême, unique et définitif, cette cérémonie porte aussi le nom d' « effusion de l'Esprit ».

Autres sens

Le prénom de l'enfant étant choisi au moment du baptême, le mot « baptiser » a pris le sens de « donner un nom ». Le « baptême » peut aussi désigner « une première fois » : le baptême du feu. En Belgique, le « baptême d'étudiant» est une sorte de bizutage encadré, qui permet, celui-ci terminé, de porter un couvre-chef distinctif : une calotte pour les écoles et universités catholiques (sauf à Liège) ou une casquette à visière longue, appelée penne, dans les écoles et universités de l'État ou non confessionnelles (penne pour tous les réseaux à Liège). À Louvain-la-Neuve, le droit de porter de la calotte n'est pas relié au baptême et s'obtient lors d'une corona. Ce bizutage encadré, organisé en plusieurs activités, a pour but de transmettre les valeurs propres à l'école ou à l'université. Il existe en France un baptême civil. Cette cérémonie, née à la Révolution française, est rapidement tombée en désuétude, quoique encore pratiquée occasionnellement. Dans le bouddhisme, il existe un rite ressemblant au baptême, tel que le dit la formule : « Je prends refuge dans le Bouddha, dans sa Loi (dharma) et dans ses moines (sangha) ». Contrairement au baptême, cette profession de foi n’est pas définitive, elle peut se reprendre à tout moment. On parle aussi de baptême pour les navires. Ce baptême a lieu lors de la mise à l'eau lorsque la marraine donne le nom, casse une bouteille de champagne sur la coque et qu'on retire les cales qui retiennent le bateau pour qu'il glisse jusqu'à l'eau. Une pratique venue d'Allemagne consiste à se faire « débaptiser », par exemple pour échapper à l'impôt ecclésiastique. En France, les motivations relèvent plutôt d'une mise en conformité avec des convictions personnelles. La question est ouverte de savoir si le « débaptême » est possible. Sur la forme, il est possible de se faire rayer des registres paroissiaux. Sur le fond, le chrétien a toujours la liberté de renoncer à son baptême. Mais d’un point de vue théologique, les avis divergent sur la possibilité de revenir en arrière sur une grâce reçue de Dieu : dans cette optique où les dons de Dieu sont définitifs (« Dieu ne reprend jamais ce qu’il a donné »), le baptisé ne peut pas être « débaptisé », il renonce simplement à vivre selon son baptême. La démarche de débaptisation est surtout utilisée par les athées militants soucieux de ne plus compter parmi les statistiques de l'Église catholique, celle-ci évaluant le nombre de ses membres dans le monde en fonction du nombre de baptisés.

Les rites d'eau et leur origine

Le baptême dérive du bain rituel juif (mikvé) et s'appuie sur un symbolisme que Carl Gustav Jung et bien d'autres psychanalystes rapprochent de la vie intra utérine. Immersion évoquant tout à la fois la noyade, la purification, la mort et la re-(naissance). Cf.

Bibliographie

- LeGrand Richards, (Une œuvre merveilleuse et un prodige, Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, Salt Lake City, 1950)
- Jean-Philippe Revel, Traité des sacrements I. Baptême et sacramentalité, 2 vol., Éditions du Cerf, 2004-5.
- Jacques Gelis, Les enfants des limbes, Paris, Audibert, 2005.

Voir aussi

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