Léon Delune

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Maison de la famille Delune, Léon Delune architecte, av. des Éperons d'or, 3 Léon Delune est un architecte belge né à Marbais dans le Brabant wallon en 1862 et décédé en 1941 à Ixelles (Bruxelles). Son père Hubert Joseph Delune entrepreneur en bâtiments quitte son village pour s’installer avec sa femme et ses huit enfants à Ixelles où le travail ne manque pas en cette période d’expansion démographique. Léon comme trois de ses frères, fait ses études à l
Léon Delune

Maison de la famille Delune, Léon Delune architecte, av. des Éperons d'or, 3 Léon Delune est un architecte belge né à Marbais dans le Brabant wallon en 1862 et décédé en 1941 à Ixelles (Bruxelles). Son père Hubert Joseph Delune entrepreneur en bâtiments quitte son village pour s’installer avec sa femme et ses huit enfants à Ixelles où le travail ne manque pas en cette période d’expansion démographique. Léon comme trois de ses frères, fait ses études à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles de 1885 à 1891, il y suit des cours de sculpture et d’architecture et plus tard y enseignera. L'une de ses premières réalisations est la maison familiale construite suivant ses plans, par son père en 1891 à Ixelles (avenue des Eperons d'Or n° 3) en bordure des étangs d'Ixelles. Ses créations sont représentatives des styles éclectique et art nouveau. Il n’est pas toujours facile de faire la part entre l'œuvre qui lui est attibuée et celles de ses frères également architectes, Aimable, Edmond et Ernest Delune.

La Maison Delune

Maison Delune Le bâtiment connu actuellement sous le nom de Maison Delune également appelé le Château (ou le Château Feys, du nom de l’un de ses propriétaires) est probablement la réalisation la plus connue de l’architecte. Situé sur ce qui est aujourd’hui l’avenue Franklin Roosevelt à Bruxelles, cette construction est le résultat d’un étonnant mélange des styles, art nouveau et éclectique avec des influences byzantines. L’histoire de sa construction et de son utilisation est à la hauteur de l’impression de mystère qu’elle suscite. Elle a été construite en 1904 dans la perspective de l’organisation de l’exposition universelle de Bruxelles de 1910. Bien que le site définitif de l’exposition ne soit pas encore fixé à l’époque, le plateau du Solbosch alors situé en pleine campagne semblait être un lieu probable. Le tracé des voies n’étant pas encore établi, la maison est conçue avec une entrée sur chaque façade. La commanditaire décéde cependant en 1907 et la maison est rachetée par la famille Feys. Des nombreux bâtiments et pavillons construits pour l’exposition, la Maison Delune est l’unique vestige. Durant celle-ci, elle est louée et sert de cabaret, où , tous les soirs , les visiteurs découvriront pour la première fois en Belgique, le jazz ragtime joué par un groupe afro-américain le Negros américain minstlers d'Alabama U.S.A.. Elle échappe au terrible incendie qui ravage l’exposition, les 14 et 15 août 1910. Sgraffites de Paul Cauchie Vers 1920 le propriétaire, René Feys, fait effectuer certaines transformations à la façade arrière par l’architecte Georges Hobé. Il s’expatrie pour les É.-U. avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Durant celle-ci la maison est occupée par un détachement de l’armée allemande. Après la Libération, la maison est abandonnée et pillée à plusieurs reprises, les éléments de décorations intérieure, jusqu’aux cheminées et parquets disparaissent alors. Elle esr squattée et sert de lieu de soirées aux étudiants de l’université voisine. Des rumeurs courent également sur l’utilisation peu recommandable des deux niveaux de caves, trafic d’armes et messes noires. Même l’aigle doré en fonte qui pèse pourtant 350 kilos a été volé et heureusement retrouvé chez un brocanteur en 1999. Ce n’est qu’en 1994, qu’une procédure de classement est entamée par la Région de Bruxelles-Capitale. La restauration elle aussi mouvementée et plusieurs fois interrompue, ne est achevée qu’en 2005. Un heureux hasard, permit de découvrir dans le grenier de la Maison Cauchie les projets originaux des sgraffites réalisés par Paul Cauchie pour la Maison Delune, ce qui permit de les refaire à l’identique. L’écrivaine bruxelloise Jacqueline Harpman y situe le déroulement de son roman « Le bonheur dans le crime ». Delune, Léon Delune, Léon Maison Delune, Bruxelles Delune, Léon Delune, Léon
Sujets connexes
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