Régiment

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Un régiment est une unité militaire, regroupant un ou plusieurs bataillons ou plusieurs compagnies, et qui est commandé par un colonel ou un lieutenant-colonel. C'est davantage une subdivision administrative, correspondant souvent à un casernement ou à une charge sous l'Ancien Régime, qu'une unité tactique destinée à la manœuvre, ce rôle étant assumé par le bataillon et au-dessus, par la brigade.
Régiment

Un régiment est une unité militaire, regroupant un ou plusieurs bataillons ou plusieurs compagnies, et qui est commandé par un colonel ou un lieutenant-colonel. C'est davantage une subdivision administrative, correspondant souvent à un casernement ou à une charge sous l'Ancien Régime, qu'une unité tactique destinée à la manœuvre, ce rôle étant assumé par le bataillon et au-dessus, par la brigade.

France

Ancien Régime

En France, les premiers régiments apparurent au . Les bandes d'infanterie qui existaient jusque là sont remplacées par une unité plus structurée et durable, qui était nécessaire à l'établissement d'une armée permanente nationale. La fonction de colonel et celles des capitaines commandant les compagnies étaient des charges vendues ou cédées par le roi à la noblesse. Ces régiments, jusqu'en 1762, comprennent quatre bataillons de chacun dix-sept compagnies, et généralement une prévôté. À la suite de la Guerre de Sept Ans, le duc de Choiseul nouveau ministre de la guerre, réduit leur nombre, et en supprimant la vénalité de la charge de capitaine, réduit le nombre de compagnies à neuf par bataillon. En 1776, une nouvelle réforme dédouble les régiments existants qui ont maintenant deux bataillons. Un ordre de préséance existait entre les différents régiments de cette période, basé sur leur ancienneté ; on distinguait en particulier:
- les cinq Vieux :
-Régiment de Picardie
-Régiment de Piémont
-Régiment de Navarre
-Régiment de Champagne
-Régiment de Normandie
- les petits Vieux :
-Régiment de Bourbonnais
-Régiment de Béarn
-Régiment d'Auvergne
-Régiment de Flandres
-Régiment de Guyenne

Révolution et Empire

Par le décret du 18 août 1790, par réaction à l'usage monarchique de nommer les régiments d'après leurs propriétaires, la Constituante substitue aux anciens noms des régiments un numéro d'ordre, basé sur l'ancienneté de celui-ci. Et en 1793, pour parfaire la fusion entre l'ex-armée royale et la garde nationale, issue de la levée en masse, on amalgame par la loi de la Convention Nationale du 21 février 1793, à chaque bataillon des régiments blancs, deux bataillons bleus de volontaires, donnant naissance aux demi-brigades de bataille, que l'on confie aux chefs de brigades, issus du rang qui remplacent les officiers supérieurs, dont beaucoup ont émigré. La demi-brigade comporte en outre une compagnie d'artillerie volontaire de six pièces de 4 livres servies par 64 canonniers. Une loi du 7 mai 1795 supprime la moitié de ces pièces. En 1796, suite à une refonte des effectifs du fait des combats et surtout de la désertion, on regroupe les demi-brigades de bataille dans de nouvelles demi-brigades:
- d'infanterie de ligne qui s'articulent en deux bataillons de combat à sept compagnies de fusiliers et deux d'élite (grenadiers et voltigeurs), et un bataillon de dépôt pour former les nouvelles recrues à quatre compagnies.
- d'infanterie légère qui s'articulent en deux bataillons de combat à sept compagnies de chasseurs et deux d'élite (carabiniers et voltigeurs), et un bataillon de dépôt à quatre compagnies. La loi du 25 janvier 1798 supprime définitivement l'artillerie régimentaire. Napoléon rétablit en 1803, les anciennes appellations de régiment et de colonel. Le décret impérial du 18 février 1808 fixe un nouveau réglement pour l'infanterie française et une nouvelle organisation pour le régiment d'infanterie, qui tente d'homogénéiser celle-ci. Dans la pratique, cette réforme ne put jamais être menée à terme et deux types d'unités coexistent jusqu'en 1814. Le régiment d'infanterie, qu'il soit de ligne ou léger, doit comprendre :
- un état-major comprenant 1 colonel, 1 major, 4 chefs de bataillon, 5 adjudants-majors, 1 quartier-maître trésorier, 1 officier payeur, 1 porte-aigle, 1 chirurgien-major, 4 aides-chirurgiens, 5 sous-aides, 10 adjudants sous-officiers, un 2 et 3 porte-aigles, 1 tambour-major, 1 caporal tambour, 8 musiciens, 4 maîtres-ouvriers.
- quatre bataillons de guerre à six compagnies dont deux d'élite (grenadiers, ou carabiniers dans l’infanterie de ligne et voltigeurs) et quatre du centre (fusiliers, dans infanterie de ligne et chasseurs, dans l'infanterie légère). Chaque compagnie comprend 1 capitaine, 1 lieutenant, 1 sous-lieutenant, 1 sergent-major, 4 sergents, 1 caporal-fourrier, 8 caporaux, 121 hommes du rang et 2 tambours, soit 140 hommes.
- un bataillon de dépôt à quatre compagnies. L'effectif théorique est de 3970 hommes dont 108 officiers. En 1809, pour essayer de compenser la diminution de valeur de la troupe, un nouveau décret organise une compagnie d'artillerie régimentaire à quatre pièces autrichiennes de 3 livres, 60 artilleurs et 60 hommes du train d'artillerie ; cette réforme, comme l'autre, fut appliquée de façon très inégale. La campagne de Russie, par ses pertes effroyables, provoque l'apparition de vingt-et-un nouveaux régiments numérotés à partir du numéro 135 jusqu'au 156, issus des cohortes de la garde nationale et l'intégration anticipée des conscrits des classes 1813 et 1814, les Marie-Louises. Malgré leur bravoure et l'habileté de Napoléon Ier, rien ne peut enrayer la marche des troupes de l'Europe coalisée et l'invasion de la France en 1814. La Première Restauration, par souci de concorde nationale et manque de temps, limite ses réformes à des mesures cosmétiques : renumérotation de régiments, pour éliminer les numéros fantômes, ramenant leur nombre à 90, attribution de noms rappelant la royauté aux dix premiers. Mais, après l'aventure des Cent-Jours, pendant laquelle l'armée s'était très facilement ralliée à Napoléon, la seconde décide le licenciement pur et simple de l'ancienne armée impériale et la création de nouvelles unités.

Cette nouvelle armée est de base territoriale, selon les nouvelles lois de conscription de Laurent de Gouvion-Saint-Cyr, chaque département fournit une légion départementale d'infanterie, soit 89, à trois bataillons de recrutement local. Mais cette réforme, qui se veut aussi révolutionnaire que celle de 1793, fait long feu. Les préfets sont incapables de lever les trois bataillons demandés, et dès 1820, les légions départementales, redeviennent des régiments recrutés au niveau national et désignés par un numéro. Ils sont de nouveau ventilés entre infanterie de ligne, 64 et légère, 20 régiments. À ceci s'ajoutent quatre régiments suisses et la légion puis régiment de Hohenlohe. L'arrivée de la Monarchie de Juillet de Louis Philippe, puis de la Deuxième République apporte une légère augmentation de leur nombre, on passe à 75 régiments de ligne et 25 légers, et surtout l'appariton de nouvelles unités issues de la colonisation de l'Algérie, à savoir deux régiments de Zouaves, des bataillons de tirailleurs et une légion étrangère qui forme dès 1835 deux régiments. Parallèlement, le Duc d'Orléans crée avant sa mort une nouvelle infanterie légère, les chasseurs à pied qui forment des bataillons non enrégimentés. Napoléon III en 1854 supprima en conséquence la distinction entre l'infanterie de ligne et légère, donnant naissance à 100 régiments d'infanterie, ceux de Zouaves était maintenant au nombre de quatre, auxquels s'ajoutait trois de tirailleurs algériens et deux de légion étrangère. Ces régiments sont composés de trois bataillons à six compagnie de guerre et une de dépôt.

La Troisième République

Après la défaite de 1870, l'armée est réorganisée de nouveau, en amalgamant les éléments rentrés de captivité avec l'armée levée en 1871, après la capitulation de Sedan et en 1875, la mise en place du service militaire universel et non plus par tirage au sort, 144 régiments d'infanterie sont formés, appuyés par 30 bataillons de chasseurs à pied. Ces régiments sont de quatre bataillons de quatre compagnies, mais en 1887, ils sont réorganisés en trois, donnant naissance à 18 régiments supplémentaires, portant le nombre de régiments d'active à 162, puis 163 en 1891 et 173 en 1914. De mème, on organise des réserves, chaque régiment se dédoublant en temps de guerre, donnant naisance à un autre dont le numéro est augmenté de 200. C'est avec ces structures que la France aborda la Première Guerre mondiale. Quelques régiments seulement furent créés pendant celle-ci en 1915 (174, 175 et 176 RI puis du 401 au 421), mais plusieurs disparurent même en 1916, l'apport en nouveaux conscrits compensant à peine les pertes. En 1935, par décret, on réorganise la responsabilité en donnant aux chefs de corps, commandants une formation administrative, la responsabilité de l'administration de leur formation.

Régiment de marche

Une unité est dite "de marche" lorsque elle est formée à partir d'éléments d'autres unités ; en pratique, cela résulte le plus souvent de pertes trop lourdes dans les unités d'origine, mais cela peut aussi résulter d'un ralliement locale d'unités plus petites. Les régiments de marche sont normalement dissout à l'issue de leur mission, mais il existe des exceptions à la durée de vie plus longue, tels le Régiment de marche de la Légion étrangère ou le Régiment de marche du Tchad

Royaume-Uni

Allemagne

États-Unis d'Amérique

Russie

Voir aussi

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