Camp de concentration français

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Il a existé des camps de concentration en France avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Le seul camp de concentration nazi ayant existé sur le territoire français actuel est le Struthof, en Alsace alors sous administration allemande. Ce camp était équipé d'une chambre à gaz. Bien qu'utilisé par les historiens, et par les administrations elles-mêmes, le terme camps de concentration est parfois controversé pour les camps français, et lui est préfér
Camp de concentration français

Il a existé des camps de concentration en France avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Le seul camp de concentration nazi ayant existé sur le territoire français actuel est le Struthof, en Alsace alors sous administration allemande. Ce camp était équipé d'une chambre à gaz. Bien qu'utilisé par les historiens, et par les administrations elles-mêmes, le terme camps de concentration est parfois controversé pour les camps français, et lui est préféré le terme camps d'internement, pour les différencier des camps nazis aux conditions en général beaucoup plus dures. Les conditions de vies dans les camps de concentration français ont été très variables, selon les lieux et les époques. Si, dans la plupart, la privation de liberté était complète et les conditions matérielles étaient rudes, dans très peu de cas l'alimentation a été aussi déficiente que dans les camps nazis. La mortalité est toujours resté tres inférieure à celle des camps nazis. donne par exemple le chiffre de 3000 morts juifs au total dans les camps français, pour un nombre d'internés juifs de l'ordre de la centaine de milliers. étrangers, dont de nombreux réfugiés espagnols, sont soumis, à partir de septembre 1940 aux travaux forcés dans ce qu'on appelle les « Groupes de travailleurs étrangers ». En métropole il peut s'agir de travaux agricoles, ou des travaux de fortification du mur de l'Atlantique dans le cadre de l'Organisation Todt. En Afrique du Nord, des hommes construisent le transsaharien : « de nombreux travailleurs succombent à la faim, aux maladies et à la torture »Peter Gaida, . Des hommes succombent « sous les tortures de gardes-chiourmes » dans des « camps de représailles » comme Hajerat M'Guill Assemblée nationale, , 20 août 1997..

Avant la Seconde Guerre mondiale

Il faudrait distinguer ceux de la Première Guerre mondiale, et ceux qui furent ouverts pour regrouper les réfugiés de la guerre civile espagnole.
- Des prisonniers civils de la Première Guerre mondiale (Allemands, Autrichiens, Ottomans) furent détenus à Pontmain en Mayenne.
- Des réfugiés républicains et patriotes basques de la Guerre d'Espagne furent regroupés surtout dans le Roussillon, mais aussi jusqu'en Bretagne. On relève les noms de :
-Agde, dans l'Hérault,
-Argelès-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales,
-Gurs dans les Basses-Pyrénées (aujourd'hui Pyrénées-Atlantiques)voir .
-Moisdon-la-Rivière, et Juigné-des-Moutiers, en Loire-Atlantique, en Bretagnevoir et .
-Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales, sera fermé en 1942. Les Juifs seront envoyés à Drancy, les Tziganes à Saliers, et les Espagnols à GursVoir . Soit au moins six camps dès avant 1939. Il faudrait y ajouter :
- ceux de prisonniers allemands en 1939, tels que le camp des Milles ; parfois les mêmes que les précédents ;
- ceux de l'Empire colonial, mal connus en Europe.

Pendant la Seconde Guerre mondiale

Dès 1939 les camps existants se rempliront d'Allemands et d'Autrichiens, c'est-à-dire indifféremment d'opposants au régime nazi (communistes, socialistes, opposants divers, juifs allemands ou autrichiens) ou de personnes favorable au régime hitlérien, ou de combattants allemands. Ensuite, après la défaite de 1940, et la chute du régime républicain, viendront les Juifs, qui seront peu à peu livrés aux nazis. La Troisième République et le régime de Vichy, interneront dans des camps qui s'appelleront diversement :
- Camps d'accueil ;
- Camps d'internement ;
- Camps de séjour ;
- Centres de séjour surveillés ;
- Camps de prisonniers. Une autre catégorie apparaît sous le régime pétainiste :
- Camps de transit, signifiant généralement que les détenus devaient être déporté en Allemagne (cas de Drancy, Pithiviers, etc.). Des camps d'internement des tsiganes firent aussi leur apparition sous le régime de Vichy.

De la concentration à l'extermination

Il n'a pas existé de camp d'extermination en France. Cependant, le camp du Struthof, ou Natzweiller-Struthof, en Alsace, seul camp de concentration créé par les nazis en territoire français annexé, possédait une chambre à gaz de fortune qui fut utilisée pour exterminer au moins 86 détenus (notamment Juifs) dans le but de constituer une collection de squelettes intacts (ce mode d'exécution ne les altérant pas) pour le professeur nazi August Hirt. À proximité se trouvait le camp de rééducation de Vorbrück-Schirmeck, destiné aux Alsaciens Mosellans annexés au Reich et récalcitrants.

Liste des camps

- Agde dans l'Hérault, camp créé début 1939 pour les réfugiés espagnols, puis Centre de rassemblement des étrangers.
- Aincourt, dans le Val-d'Oise, pour les internés politiques, s'emplit de communistes dès 1940. Il faut rappeler que les communistes ont été internés dès 1940, en période de guerre, à cause du Pacte germano-soviétique qui en faisait des « alliés » de l'ennemi. Les communistes furent à nouveau internés, cette fois-ci par le gouvernement du maréchal Pétain ou par les autorités occupantes après l'invasion de l'Union soviétique par l'Allemagne nazie ;
- Albi dans le Tarn, Centre de rassemblement des étrangers.
- Ambleteuse dans le Pas-de-Calais, Centre de rassemblement des étrangers.
- Le camp des Alliers près d'Angoulême, dans la Charente, pour les nomades.
- Amnéville dans la Moselle, Centre de rassemblement des étrangers.
- Le Fort-Carré d'Antibes dans les Alpes-Maritimes, Centre de rassemblement des étrangers.
- Arandon dans l'Isère, internés juifs et Centre de rassemblement des étrangers
- La Saline royale d'Arc-et-Senans dans le Doubs, pour les Tziganes ;
- Argelès-sur-Mer dans les Pyrénées-Orientales, Camp créé début 1939 pour les réfugiés espagnols, puis Centre de rassemblement des étrangers.
- Argentan dans l’Orne, Centre de rassemblement des étrangers.
- Argenteuil dans le Val-d'Oise, Centre de rassemblement des étrangers
- Avrillé-les-Ponceaux en Indre-et-Loire, au camp de la Morellerie pour les Tziganes.
- Camp du Pont de la Dame à Aspres-sur-Buëch dans les Hautes-Alpes
- Athis-de-l'Orne dans l’Orne, Centre de rassemblement des étrangers.
- Audierne dans le Finistère, Centre de rassemblement des étrangers.
- Camp du Ruchard à Avon-les-Roches dans l’Indre-et-Loire, Centre de rassemblement des étrangers
- Avord dans le Cher, Centre de rassemblement des étrangers
- Le Barcarès dans les Pyrénées-Orientales, camp créé début 1939 pour les réfugiés espagnols, puis Centre de rassemblement des étrangers.
- Barenton dans la Manche, Centre de rassemblement des étrangers, pour les nomades.
- Bar-le-Duc dans la Meuse, Centre de rassemblement des étrangers.
- Bassens dans la Gironde, Centre de rassemblement des étrangers.
- Bazoilles-sur-Meuse dans les Vosges, Centre de rassemblement des étrangers.
- Beaune-la-Rolande dans le Loiret, internés juifs à partir de mai 1941.
- Bengy-sur-Craon dans le Cher, Centre de rassemblement des étrangers.
- Besançon, dans le Doubs, dans la caserne Vauban.
- Béthune dans le Pas-de-Calais, Centre de rassemblement des étrangers.
- Blois dans le Loir-et-Cher, Silo, Centre de rassemblement des étrangers.
- Fort de La Bonnelle (appelé également fort Decrès) à Saints-Geosmes dans la Haute-Marne, Centre de rassemblement des étrangers.
- Bourg-Lastic, dans le Puy-de-Dôme, qui était un ancien camp militaire, Centre de rassemblement des étrangers, ou furent détenus des Juifs sous Vichy (témoignage d'André Glucksmann qui y entra à quatre ans) ; on notera que ce camp « accueillit » des harkis dans les années 1960 et des Kurdes réfugiés d'Irak dans les années 1980.
- Bourg-Saint-Julien dans le Loir-et-Cher, Centre de rassemblement des étrangers.
- Bourgoin dans l’Isère, Centre de rassemblement des étrangers.
- La Braconne dans la Charente, Centre de rassemblement des étrangers.
- Bram dans l'Aude, Camp Créé Début 1939 pour les réfugiés espagnols, puis internement de juifs.
- Brens dans le Tarn, aux portes de Gaillac, Camp Mixte De Femmes.
- Briey dans la Meurthe-et-Moselle, Centre de rassemblement des étrangers.
- Carpiagne dans les Bouches-du-Rhône, pour les Nomades.
- Carrouges dans l’Orne, Centre de rassemblement des étrangers.
- Cascaret dans le Gard, Centre de rassemblement des étrangers .
- Casseneuil dans le Lot-et-Garonne.
- Catus-Cavalier dans le Lot, Centre de rassemblement des étrangers.
- Catus-Villary dans le Lot, Centre de rassemblement des étrangers.
- Cepoy dans le Loiret, Centre de rassemblement des étrangers.
- Chabane dans l’Ardèche, Centre de rassemblement des étrangers.
- Le Chaffaut dans les Alpes-de-Haute-Provence, Centre de rassemblement des étrangers.
- Chambaran dans l'Isère, Centre de rassemblement des étrangers Allemands
- Chantonnay en Vendée, Centre de rassemblement des étrangers
- Chazelles-sur-Lyon dans la Loire, Centre de rassemblement des étrangers
- Chelles dans la Seine-et-Marne, Centre de rassemblement des étrangers
- Le Cheylard dans l’Ardèche, Centre de rassemblement des étrangers
- Chibron dans le Var, Centre de rassemblement des étrangers
- Choisel, à Châteaubriant, de 1941 à 1942, Centre de Séjour Surveillé, internés politiques et Nomades.
- Compiègne dans l'Oise de juin 1941 à août 1944 au Royallieu. Robert Desnos (1900-1945) et Jean Moulin (1899-1943) ont transité par ce camp ;
- Coudrecieux, dans la Sarthe pour les Tziganes.
- Damigny dans l’Orne, Centre de rassemblement des étrangers.
- Dampierre dans le Calvados, Centre de rassemblement des étrangers.
- Le fort du Paillet à Dardilly dans le Rhône, camp mixte.
- Le camp du Fé de la Genebière à Domérat dans le Puy-de-Dôme, Centre de rassemblement des étrangers.
- Domfront dans l’Orne, Centre de rassemblement des étrangers
- Douadic, dans l'Indre.
- Doullens dans la Somme, internés politiques à partir de mai 1941
- Drancy, camp créé par le gouvernement français en 1939 pour y détenir des communistes, suspects en raison du Pacte germano-soviétique, et où l'État français de Pétain enverra la gendarmerie française convoyer des Juifs dès 1941; la gestion directe du camp était réglée par les Nazis, les gendarmes français faisaient office de gardes; il comprenait 3 annexes parisiennes: le camp Austerlitz, le camp Lévitan (rue du Faubourg-Saint-Martin), le camp Bassano.
- Camp Du Grand-Saunier, à Gétigné près de Clisson dans la Loire-Atlantique, Centre de rassemblement des étrangers .
-Dreux dans l’Eure-et-Loir, Centre de rassemblement des étrangers replié sur Tence, dans la Haute-Loire.
- Écrouves dans la Meurthe-et-Moselle pour les internés politiques.
- L'Épinay-le-Comte dans l’Orne, Centre de rassemblement des étrangers.
- Les Essarts-Varimpré dans la Seine-Maritime, Centre de rassemblement des étrangers.
- Etaples dans le Pas-de-Calais, Centre de rassemblement des étrangers.
- Falaise dans le Calvados, Centre de rassemblement des étrangers.
- Le Fauga en Haute-Garonne, Centre de rassemblement des étrangers.
- Forcalquier dans les Alpes-de-Haute-Provence, Centre de rassemblement des étrangers.
- Fort-Barraux, dans l'Isère, Centre de rassemblement des étrangers puis Centre de Séjour Surveillé mixte, ,
- La Fouillouse dans la Loire, Centre de rassemblement des étrangers.
- Fresnay-sur-Sarthe dans la Sarthe, Centre de rassemblement des étrangers.
- Camp de La Verrerie, Les Aydes à Fleury-les-Aubrais dans le Loiret
- Gaillon dans l’Eure, pour les internés politiques et de droit commun.
- Camp du Grand-Saunier à Gétigné dans la Loire-Atlantique, Centre de rassemblement des étrangers.
- Gondreville dans le Loiret, Centre de rassemblement des étrangers.
- Gorges dans la Loire-Atlantique, Centre de rassemblement des étrangers.
- Grand Champ dans le Loir-et-Cher, Centre de rassemblement des étrangers.
- Grandville dans l’Oise, Centre de rassemblement des étrangers.
- Grez dans la Mayenne, pour les nomades.
- La Guiche Saône-et-Loire, Sanatorium surveillé ouvert en 1941.
- Gurs (Pyrénées-Atlantiques), camp créé en 1939 pour les réfugiés espagnols, utilisé ensuite comme Centre de rassemblement des étrangers pour détenir des Allemands en 1939-1940, puis comme camp de concentration après l'armistice.
- Harchéchamp annexe de Neufchâteau dans les Vosges.
- Hauteville, Centre de rassemblement des étrangers.
- Hesdin dans le Pas-de-Calais, Centre de rassemblement des étrangers.
- Huriel dans l’Allier, Centre de rassemblement des étrangers.
- Jargeau dans le Loiret près d'Orléans , destiné aux Tziganes.
- Lambesc dans les Bouches-du-Rhône, Centre de rassemblement des étrangers.
- Lalande, dans l'Yonne
- La Lande-des-Monts dans l’Ille-et-Vilaine, internement de juifs.
- Lens dans le Pas-de-Calais, Centre de rassemblement des étrangers.
- Libourne dans la Gironde, Centre de rassemblement des étrangers.
- Limoges dans la Haute-Vienne, Centre de rassemblement des étrangers.
- Linas-Montlhéry dans l'Essonne, pour les Tziganes.
- Lisieux dans le Calvados, Centre de rassemblement des étrangers.
- Loriol-sur-Drôme dans la Drôme, Centre de rassemblement des étrangers et pour les internés âgés.
- Maizières-lès-Metz dans la Moselle, Centre de rassemblement des étrangers.
- Le Malzieu-Ville dans la Lozère, Centre de rassemblement des étrangers.
- Manosque dans les Alpes-de-Haute-Provence, Centre de rassemblement des étrangers.
- Marmagne dans la Côte-d'Or, Centre de rassemblement des étrangers transféré aux Garrigues et aux Les Milles
- Marolles, dans le Loir-et-Cher, Centre de rassemblement des étrangers.
- Masseube, dans la Gers ;
- Les Mazures dans les Ardennes où de juillet 1942 à janvier 1944, un Judenlager a été ouvert ;
- Mérignac dans la Gironde, camp mixte ouvert en 1941.
- Hôtel Bompard à Marseille dans les Bouches-du-Rhône, pour les femmes et enfants juifs.
- Hôtel Terminus à Marseille dans les Bouches-du-Rhône, pour les femmes et enfants juifs.
- Hôtel du Port à Marseille dans les Bouches-du-Rhône, pour les femmes et enfants juifs.
- Hôtel du Levant à Marseille dans les Bouches-du-Rhône, pour les femmes et enfants juifs.
- Martinet, Centre de rassemblement des étrangers.
- Mattaincourt dans les Vosges, annexe de Mirecourt.
- Mazères dans l’Ariège, Centre de rassemblement des étrangers.
- Camp de Guelaintin à Mayenne dans la Mayenne, Centre de rassemblement des étrangers.
- Les Mées dans les Bouches-du-Rhône, Centre de rassemblement des étrangers.
- Camp Du Rieucros à Mende dans la Lozère, camp ouvert le 31-1-1939 pour les réfugiés espagnols puis les étrangers.
- Meslay-du-Maine, en Mayenne, Centre de rassemblement des étrangers.
- Metz dans la Moselle, Centre de rassemblement des étrangers.
- Camp de Bellevue à Meuvaines dans le Calvados, Centre de rassemblement des étrangers.
- Mignères-Gondreville dans le Loiret, Centre de rassemblement des étrangers.
- Miramas dans les Bouches-du-Rhône, Centre de rassemblement des étrangers.
- Les Milles près d'Aix-en-Provence dans les Bouches-du-Rhône, qui fut le plus grand camp d'internement du Sud-Est de la France. De ce camp de transit furent déportés 2 500 juifs en août 1942 ;
- Mirecourt dans les Vosges, Centre de rassemblement des étrangers.
- Moisdon-la-Rivière dans la Loire-Atlantique, pour les nomades.
- Moloy dans la Côte-d'Or, pour les nomades et étrangers.
- Monsireigne dans la Vendée, pour les nomades.
- Montargis dans le Loiret, Centre de rassemblement des étrangers.
- Montauban dans la Tarn-et-Garonne, Centre de rassemblement des étrangers.
- Montbard dans la Côte-d'Or, Centre de rassemblement des étrangers.
- Montceau-les-Mines,
- Le Mont-Dore dans le Puy-de-Dôme, Centre de rassemblement des étrangers mixte.
- Montendre dans la Charente-Maritime, pour les nomades et les étrangers.
- Montguyon] dans la Charente-Maritime, Centre de rassemblement des étrangers.
- Montreuil-Bellay, dans le Maine-et-Loire, l'un des camps créés pour les Tziganes ou Rroms.
- Montsûrs dans la Mayenne, pour les nomades.
- Lamotte-Beuvron dans le Loir-et-Cher, pour les nomades et les étrangers.
- Mourmelon dans la Marne, appelé également Bouzy.
- Mulsanne dans la Sarthe, pour les nomades.
- Neufchâteau dans les Vosges, Centre de rassemblement des étrangers.
- Neufchâtel-en-Bray dans la Seine-Maritime, Centre de rassemblement des étrangers.
- Neuvy-sur-Craon dans le Cher, Centre de rassemblement des étrangers.
- Nevers dans la Nièvre, Centre de rassemblement des étrangers.
- Nexon, dans la Haute-Vienne, Centre de Séjour Surveillé pour les internés politiques.
- Noé - Mauzac Haute-Garonne, Centre de rassemblement des étrangers puis Centre de séjour surveillé créé en février 1941.
- Olargues dans l’Hérault, Centre de rassemblement des étrangers.
- Vélodrome d'Hiver (dit Vel d'Hiv) à Paris, Centre de rassemblement des étrangers.
- Les Invalides à Paris, Centre de rassemblement des étrangers.
- Stade Buffalo à Paris, Centre de rassemblement des étrangers.
- Stade Roland-Garros à Paris, Centre de rassemblement des étrangers.
- Les Tourelles à Paris, Centre de séjour surveillé mixte.
- Peigney dans la Haute-Marne, Centre de rassemblement des étrangers et des nomades.
- Pithiviers, pour l'internement des juifs début 1941.
- Poitiers, dans la Vienne, mixte et pour les Tziganes.
- Port-Louis, dans le Morbihan, dans la citadelle.
- Camp de Clairfond à Portet-sur-Garonne dans la Haute-Garonne
- Récébédou, à Portet-sur-Garonne dans la Haute-Garonne, pour l'internement de juifs en juillet 1940 ;
- Remoulins dans le Gard, Centre de rassemblement des étrangers
- Rennes dans l’Ille-et-Vilaine, mixte
- Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales, pour l'internement de juifs
- La Roche-sur-Yon dans la Vendée, Centre de rassemblement des étrangers
- Fort de Romainville, dans la Seine-Saint-Denis : En 1940, le fort fut investi par l’armée allemande et transformé en prison. De là, des résistants et des otages furent dirigés vers les camps. 3900 femmes et 3100 hommes furent internés avant d’être déportés vers Auschwitz, Ravensbrück, Buchenwald et Dachau. 152 personnes furent fusillées dans l’enceinte du Fort. Certains s’en évadèrent comme Pierre Georges, dit « colonel Fabien ». De sa cellule, Danièle Casanova encouragea ses compagnes à tenir tête à leurs tortionnairesSource ;
- Rombas dans la Moselle, Centre de rassemblement des étrangers
- Rosières-en-Santerre dans la Somme, Centre de rassemblement des étrangers
- Rouillé dans la Vienne, camp mixte
- Royallieu, à Compiègne dans l'Oise,
- Camp de la Chaume Les Sables-d'Olonne dans la Vendée : Centre de rassemblement des étrangers.
- Camp de la Viscose à Saint-Antoine, près d'Albi dans le Tarn, Centre de rassemblement des étrangers.
- Saint-Cyprien, camp créé début 1939 pour les réfugiés espagnols, puis Centre de rassemblement des étrangers, qui hébergeait 90 000 réfugiés en mars 1939, fermé officiellement pour « raisons sanitaires » le 19 décembre 1940 et ses occupants transférés à Gurshttp://www.jewishtraces.org/recherche.php Liste des internés transférés à Gurs] ;
- Saint-Denis dans la Seine-Saint-Denis, Centre de rassemblement des étrangers.
- Saint-Germain-les-Belles dans la Haute-Vienne, Centre de rassemblement des étrangers.
- Saint-Jean-de-la-Ruelle dans le Loiret, Centre de rassemblement des étrangers.
- Saint-Jodard dans la Loire, Centre de rassemblement des étrangers.
- Camp de Plainval à Saint-Just-en-Chaussée dans l’Oise, Centre de rassemblement des étrangers.
- Saint-Martin-de-Ré dans la Charente-Maritime, Centre de séjour surveillé ouvert en mars 1940 pour les politiques.
- Camp des Garrigues à Saint-Nicolas dans le Gard, Centre de rassemblement des étrangers
- Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes, dans l'Yonne, pour les Tziganes ;
- Saint-Paul-d'Eyjeaux, dans la Haute-Vienne, camp ouvert en novembre 1940 pour les politiques.
- Saint-Pons dans l’Hérault, Centre de rassemblement des étrangers
- Saint-Savin dans l’Isère, Centre de rassemblement des étrangers ex-Autrichiens
- Saint-Sulpice-la-Pointe dans le Tarn, ; Centre de rassemblement des étrangers, pour les politiques à partir de septembre 1939.
- Sallaumines dans le Pas-de-Calais, Centre de rassemblement des étrangers.
- Saliers, camp de concentration destiné aux tsiganes dans les Bouches-du-Rhône, près d'Arles, pour les nomades.
- Schirmeck en Alsace non-annexée par l'Allemagne ;
- Camp de Judes à Septfonds dans le Tarn-et-Garonne, camp créé début 1939 pour les réfugiés espagnols, puis Centre de rassemblement des étrangers.
- Sériège près de Cruzy dans l’Hérault, Centre de rassemblement des étrangers
- Signes dans le Var, Centre de Séjour Surveillé pour les politiques.
- Sionne dans les Vosges, annexe de Neufchâteau.
- Sisteron dans les Alpes-de-Haute-Provence, Centre de rassemblement des étrangers, Centre de Séjour Surveillé et internés politiques et de droit commun.
- Talence dans la Gironde, Centre de rassemblement des étrangers.
- Tence dans la Haute-Loire, Centre de rassemblement des étrangers.
- Thil en Meurthe-et-Moselle ;
- camp de Toulboubou , à Pontivy, Morbihan.
- Toulon dans le Var, Centre de rassemblement des étrangers.
- Stade Du TOEC (Toulouse Olympique Employés Club) à Toulouse dans la Haute-Garonne
- Trélissac dans la Dordogne, Centre de rassemblement des étrangers.
- Camp Jules-Ferry à Troyes dans l’Aube, mixte.
- Uzès dans le Gard, Centre de rassemblement des étrangers.
- Château de Frémont à Vallon-en-Sully dans l’Allier, Centre de Rassemblement des étrangers, internement de familles ( femmes et enfants mai-juin 1940).
- Vals-les-Bains dans l’Ardèche, pour les politiques.
- Les Vaudeurs dans l’Yonne, Mixte.
- Vedène dans le Vaucluse, Centre de rassemblement des étrangers.
- Vénissieux dans le Rhône, Centre de rassemblement des étrangers.
- Le Vernet dans l'Ariège camp ouvert début 1939 pour regrouper 12 000 combattants et réfugiés espagnols, puis Centre de rassemblement des étrangers, « hébergera » des harkis
- Véruches dans le Loiret, Centre de rassemblement des étrangers.
- Vienne dans l’Isère, Centre de rassemblement des étrangers.
- Camp de Sourioux à Vierzon-Les-Forges dans le Cher, Centre de rassemblement des étrangers.
- Vif dans l’Isère, Centre de rassemblement des étrangers sarrois.
- Camp De Francillon à Villebarou dans le Loir-et-Cher, Centre de rassemblement des étrangers.
- Le Vigan dans le Gard, Centre de rassemblement des étrangers.
- Villemalard dans le Loir-et-Cher, Centre de rassemblement des étrangers.
- Villerbon dans le Loir-et-Cher, Centre de rassemblement des étrangers.
- Villers dans les Vosges, annexe de Mirecourt.
- Vittel, dans les Vosges, qui « accueillait » des possesseurs de passeports américains ou britanniques;
- Vitré dans l’Ille-et-Vilaine, Centre de rassemblement des étrangers.
- Voves, en Eure-et-Loir ; camp ouvert début 1942 pour les politiques
- Woippy en Moselle, créé en 1943. :, Maurice Rajsfus, Drancy, un camp de concentration très ordinaire, Cherche Midi éditeur. On ajoutera :
- Struthof, ou Natzweiller-Struthof, en Alsace, seul camp de concentration créé par les nazis en territoire français annexé.

Camps dans l'Empire colonial français

Dans l'empire colonial, l' Etat français crée en Algérie au Maroc et en Tunisie des camps de travail, ou des camps d'internement pour les Juifs ou travailleurs étrangers à : -en Algérie:
- Abadla,
- Ain el Ourak
- Bechar,
- Berguent
- Bogari
- Camp Suzzoni à Boghar, pour les étrangers.
- Colomb Bechar
- Djelfa, camp mixte.
- Djenien Bou Rezg, camp mixte.
- El Aricha, pour les internés de droit commun.
- Kenadsa
- Mecheria, camp mixte.
- Meridja
- près d' Oran, le camp de Bossuet, au Telagh, pour les politiques également Centre de séjour surveillé. http://www.apra.asso.fr/Camps/Fr/Camp-Bossuet.html
- Sidi-Bel-Abbès Note : 600 militants, communistes ou responsables syndicaux pour la plupart, anarchistes aussi, avaient été déportés sans jugement particulier. Parmi eux, figuraient les 27 députés communistes dont Florimond Bonte a retracé « le Chemin de l’honneur », qui avaient été condamnés à cinq ans de prison en avril 1940 par un tribunal militaire. Les députés avaient été enfermés au bagne de Maison Carrée, les autres dans des camps du Sud algérois, notamment à Djelfa, ou du Sud oranais. L'Humanité, 24 août 1994, ; -au Maroc:
-Bouarfa Centre de rassemblement pour étrangers, Groupement de travailleurs étrangers
-Boudenib, pour les internés de droit commun également Centre de séjour surveillé.
-Missour, pour les étrangers.
-Oued Zem, pour les étrangers.
-Sidi el Ayachi, pour les étrangers.
- Tendrara -en Tunisie:
-Gafsa, pour les internés de droit commun.
-Lekef, pour les étrangers.

À la Libération

Les suspects de collaboration

Pendant la période de la libération (juin 1944 - mai 1946) de nombreux camps servent à l'internement administratif des suspects de collaboration dans le cadre de l'épuration.

Les prisonniers de guerre allemands

Environ prisonniers de guerre allemands sont internés en France en 1945, encore au début de 1948 et les derniers sont libérés fin 1948.Gaspard Delon, , arte-tv.net, juillet 2005 Exemples : camp de Voves (d' à 1947), Camp de Gurs (de façon brève).

Après la Seconde Guerre mondiale

Des camps ont existé, pendant les guerres d'Indochine et d'Algérie, généralement appelés camps de regroupement. Michel Rocard a été l’auteur, sous un pseudonyme lorsqu’il est administrateur sortant de l'ENA dans les bureaux de l’Armée française pendant son service militaire en Algérie, du Rapport sur les camps de regroupement en Algérie. Yves Courrière estime à deux millions le nombre d'Algériens ayant vécu dans ces camps durant la guerre d'Algérie.

Voir aussi

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Sujets connexes
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