Louis Thomas Villaret de Joyeuse

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Thomas Villaret de Joyeuse (29 mai 1747Villaret de Joyeuse est né en 1747 selon les registres paroissiaux de la cathédrale Sainte Marie d'Auch. D'autres sources donnent 1748 ou 1750: son Dossier/Marine Archives/Villaret de Joyeuse; Michel Vergé-Franceschi, La Marine française au , p. 429; William S. Cormack, Revolution & Political Conflict in the French Navy 1789-1794., Auch — 24 juillet 1812, Venise) a été amiral de la flotte française: 28 c
Louis Thomas Villaret de Joyeuse

Thomas Villaret de Joyeuse (29 mai 1747Villaret de Joyeuse est né en 1747 selon les registres paroissiaux de la cathédrale Sainte Marie d'Auch. D'autres sources donnent 1748 ou 1750: son Dossier/Marine Archives/Villaret de Joyeuse; Michel Vergé-Franceschi, La Marine française au , p. 429; William S. Cormack, Revolution & Political Conflict in the French Navy 1789-1794., Auch — 24 juillet 1812, Venise) a été amiral de la flotte française: 28 campagnes, 16 ans et 1/2 à la mer, 2 blessures. Son prénom à la naissance est Thomas, il change de prénom est 1789 sur les actes officiels où l'on peut lire Louis Thomas. Il signe Dejoyeuse avant 89, mais son nom Villaret de Joyeuse devient Villaret-Joyeuse en 1792 ou Villaret. Né dans une famille honorable de Gascogne, terre plus connue pour ses mousquetaires que pour ses marins, Louis Thomas Villaret de Joyeuse va devenir l’amiral en chef des flottes de la Convention. Sous 5 régimes politiques différents, il ne sert qu’un seul pays, la France, mais sans compromission avec ses gouvernants successifs.

Sous l’Ancien Régime

Cadets de Gascogne

Statue de d’Artagnan, Auch Quand il naît le 29 mai 1747 à AuchNaissance place de la Treille, aujourd'hui place Villaret de Joyeuse, baptême en la paroisse Sainte-Marie , rien ne semble destiner Thomas Villaret de Joyeuse à devenir un amiral de la flotte pendant la Terreur. Sa famille tient un rang distingué dans cette ville de Gascogne, mais nous sommes aussi en Armagnac et les marins sont rares. Son père, François Villaret de Joyeuse est un ancien capitaine de dragons, devenu contrôleur receveur général des Domaines du roi de la généralité d'Auch Histoire de la ville d'Auch, depuis les Romains jusqu'en 1789 Commune, Institutions, Comtes d… Par Prosper Lafforque, p. 306 . Sa mère, Thérèse de Courtade, est d’une famille établie de longue date à Auch. Le jeune Thomas fait de très solides études au collège des jésuites de sa ville natale et sa mère, femme pieuse, le verrait d’un bon œil embrasser l’état ecclésiastique. Mais, Louis n’est pas d’accord… La mer l’attire, il rêve d’être marin. Toutefois, à défaut de pouvoir lui faire endosser une soutane, ses parents partent s'installer à Beauvais, puis à Versailles. Il a seize ans quand il entre en 1764 dans la Gendarmerie de France, qui relève de la Maison militaire du roi de France Biographie maritime ou, Notices historiques sur la vie et les campagnes des marins célèbres…, Joseph François Gabriel Hennequin, p. 213 . Ce Gascon se fait rapidement apprécier par ses qualités de chef et son aptitude à l’apprentissage du métier des armes. Mais les duels sont restés fréquents, et on le retrouve souvent en train d’en découdre sur le pré. Il arrive que ces affrontements pour l’honneur se terminent mal : Louis tue un adversaire et doit quitter en toute hâte ce corps d’élite qu'est la Maison militaire du roi Guy de Rambaud, .Dossier/Marine Archives/Villaret de Joyeuse.. Il y aura passé un an. Son père est à cette époque écuyer et contrôleur des domaines du roi; Thomas a le droit au port de ce titre d'écuyer en vertu de l'édit de 1634. Mais cette noblesse contrairement à bien des légendes est très récente. Son grand-père était ébéniste à Montpellier, même si plusieurs Villaret sont officiers.

Volontaire sur la flûte La Nourrice (1765)

Flûte hollandaise Le 2 mai 1765, sa famille cède et il peut enfin devenir marin. Son apprentissage des choses de la mer se fait sur la flûte la Nourrice, destinée à Cayenne et aux Antilles, désarmée à Nantes. Il n'est qu'un simple volontaire, faute de pouvoir rentrer aux gardes de la marine, et c'est là une déchéance par rapport à la Maison militaire du roi. Mais son caractère vif, un courage ardent et un zèle que les difficultés semblent augmenter, le font tout de suite apprécier de ses chefs. En 1766, Thomas part sur l'Éléphant, armé à Bordeaux, transportant des troupes aux Antilles, le navire est désarmé à Rochefort.

Enseigne de vaisseau (1768)

En 1768, au bout de deux ans de navigations, Thomas Villaret de Joyeuse se voit nommer Enseigne de la Compagnie des Indes, sur la flûte Parham, destiné à l'Île de Saint-Domingue, désarmé à Bordeaux. Il rentre à l'amirauté pour y subir des examens lui permettant d'être capitaine d'un navire marchand, examens qu'il réussit. En 1770, il retourne sur la flûte Parham, avec le même capitaine, Gilbert, à Saint-Domingue, mais le navire est désarmé à Rochefort. Il a le même grade, car il navigue en temps de paix, donc les avancements sont lents, surtout pour un volontaire. Les officiers bleus peuvent juste prétendre à devenir des officiers auxiliaires. Thomas Villaret de Joyeuse navigue jusqu'ici que sur de vieux bâtiments transportant des troupes ou des munitions.

L’océan Indien

En 1773, il transporte des troupes à l'Isle de France (ancien nom de Maurice) sur la Fortune, armée à Brest. Il reste à l'Isle de France fin 1773 et début 1774 et navigue dans l'océan Indien, sur le Coromandel jusqu'au 20 mai 1775 et navigue en face des côtes du Bengale. En 1776, Thomas Villaret de Joyeuse repart à destination de Pondichéry et Mahé avec la corvette L'Athalante. En 1778, il repart de l'Isle de France (ancien nom de Maurice) sur une flûte, la Pintade à destination de Pondichéry et Mahé. C'est alors qu'éclate la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique.

Siège de Pondichéry (1778)

Lieutenant de frégate, il se retrouve sans bâtiment sur lequel embarquer à Pondichéry lorsque les Anglais viennent mettre le siège devant cette place en 1778. Il offre ses services au gouverneur et déploie en ces circonstances des talents et une bravoure tels qu’il obtient le commandement de la flûte la Pintade, en 1779, grâce au récit que fait Guillaume Léonard de Bellecombe, au roi, de sa belle défense de Pondichéry. Il part en croisière sur la Côte de Coromandel. Ses appointements comme lieutenant de frégate sont de 840 livresDossier/Marine et colonies Archives/Villaret de Joyeuse .

Capitaine de la corvette La Dauphine

En 1779, Thomas de Joyeuse est capitaine de la corvette La Dauphine et fait du cabotage pendant 6 mois entre l'île Bourbon et Madagascar. L'année suivante, il est l'un des officiers du vaisseau le Brillant Vaisseau de la Compagnie des Indes de 1100 tonneaux et 58 canons et part de l'Isle de France en croisière sur le Banc des Aiguilles Sud de l'océan Indien , pendant 23 mois et 4 jours.

Capitaine de brûlot (1780)

Le 22 août 1780, Thomas de Joyeuse a le grade de capitaine de brûlot et commande le brûlot en 1781 le Pulvériseur, qui fait partie de l’escadre de Pierre André de Suffren, pendant 11 mois. Ses appointements comme capitaine de brûlot sont de 1500 livres.

Capitaine de la frégate la Bellone (1782)

Le vieil amiral apprécie toute la valeur de Villaret et lui confie le commandement de la frégate la Bellone après la bataille pour Gondelour, avec laquelle il fait différentes croisières pendant 8 mois, à Achem et en Malaisie. Après quoi il se retrouve à nouveau sur le vaisseau, le Brillant qu’il commande en second. En 1782, le célèbre bailli de Suffren l’appelle auprès de lui pour exercer les fonctions d’aide de camp. Son escadre est à la mer dans l’océan Indien. Elle bloque Madras et Trinquemalay dont elle fait le siège, cependant que la flotte anglaise s’efforce de maintenir sa maîtrise totale des mers.

La corvette La Nayade (1783)

Autre combat d'une frégate française contre un vaisseau anglais et une autre frégate anglaise Suffren établit devant Madras deux vaisseaux et deux frégates commandés par Peinier. Prévenu que la flotte anglaise fait mouvement pour anéantir la flottille française, le bailli de Suffren confie à Villaret une mission périlleuse voire impossible : il doit aller prévenir M. de Peinier que l’ennemi arrive à la cote et pour cela passer à travers les filets de la Royal Navy. Pierre André de Suffren lui dit : - Sans doute serez-vous pris en allant ou en revenant, tirez-vous de cette situation comme vous pourrez mais battez-vous bien ! Thomas de Joyeuse lui répond avec un sens de l’humour digne de d’Artagnan : - M’avez-vous fait des lettres de recommandation pour l’amiral anglais et pour le Gouverneur de Madras ? Villaret part sur La Nayade, une corvette. Louis Thomas Villaret de Joyeuse effectue cette mission très dangereuse sur ce bâtiment médiocre, qu'il appelle une charrette. Le bailli lui répond : - Si quelqu'un peut tirer parti de cette charrette, c'est vous. Villaret commentera ce propos quelques années plus tard en écrivant : Le seigneur Jupiter savait dorer la pilule. Thomas Villaret de Joyeuse navigue trois jours sans encombre. À l’aube du quatrième, il se retrouve nez à nez avec un vaisseau britannique de 64 canons, le Sceptre. Combattre de suite lui serait fatal et Villaret de Joyeuse est encore trop éloigné de Madras pour que la canonnade n’alerte Peinier. Il décide de se rapprocher des hauts fonds du rivage. Le lourd vaisseau ennemi ne peut en effet s’aventurer là où passe Villaret. Approchant de Madras et des vaisseaux à avertir, Villaret de Joyeuse engage ce combat de David contre Goliath. La lutte dure cinq heures et le commandant anglais entre deux bordées, lui crie : - Brave jeune homme, conservez à votre roi un officier qui sait si bien défendre son pavillon, rendez vous ! Mais il faut que sa corvette soit en train de couler avec huit pieds d’eau dans la cale et presque toutes les pièces d'artillerie démontées pour que Villaret amène son pavillon au bout de cinq heuresLe Bailli de Suffren dans l'Inde, Joseph Siméon Rouxet, p. 181 consente à embarquer sur le navire de son adversaire, lequel, avec élégance, refuse l’épée que Villaret lui tend, en lui disant : - Monsieur, vous nous donnez une bien belle frégate, mais vous nous l’avez fait payer bien cher ! . Cet acte de bravoure est cité et détaillé dans son dossier militaire.

Suffren le tient en haute estime

Suffren dit de lui : il a deux grandes vertus qui le rende estimable : sa modestie sur ses talents militaires et sa haine de l’Anglais. Thomas a 35 ans, il vient certes de perdre son navire, mais il a cependant toute raison de s’estimer satisfait. Comme le lui avait demandé Suffren, il s’était bien battu et le sacrifice de son navire lui avait permis d’accomplir sa mission. M. de Peinier, alerté en temps utile, avait pu lever l’ancre avec sa flottille et éviter l’anéantissement. Lorsqu’au mois de juin 1783, Villaret de Joyeuse est libéré en échange de prisonniers ennemis, il est officier en second sur le vaisseau le Héros. Suffren le tient en haute estime et dit de lui : il a deux grandes vertus qui le rende estimable : sa modestie sur ses talents militaires et sa haine de l’Anglais. En juillet 1783, il est fait Grand Croix de l'Ordre de Saint Louis par Louis XVI. Thomas Villaret de Joyeuse est capitaine, fin 1783, de la frégate Le Coventry, il va à Batavia et effectue différentes missions pendant 16 mois. Il a le grade de lieutenant de vaisseau le 15 juillet 1784. Ses appointements sont de 1 600 livres. Thomas Villaret de Joyeuse rentre à Brest et prend le commandement de la frégate La Railleuse. Il a alors un peu de temps pour aller voir sa famille. Louis Thomas est le témoin au mariage d'André et Agathe de Rambaud, le 7 mars 1785 à la paroisse Saint-Louis de Versailles. Le premier témoin du marié, un ancien officier des Indes, est leur ami Pierre André de Suffren. Louis Thomas Villaret de Joyeuse retrouvera à ses cotés, à La Martinique, en 1802, un des oncles d'Agathe de Rambaud, lui-aussi témoin, le futur commissaire David Le Proux de la Rivière, envoyé par Napoléon, pour le surveillerGuy de Rambaud, Pour l'amour du Dauphin, pp. 29 et 30 . Thomas Villaret de Joyeuse se marie avec Félicité de Villars de Roche, à Versailles en 1787. Ils ont une fille et deux fils, dont Alexis Jean Marie, né à Lorient en 1788, futur capitaine de vaisseau, chevalier de l'Ordre de Saint-Louis et de la Légion d'honneur.

Splendeurs et misères de la Marine de Louis XVI

Louis XVI dote la France d’une marine puissante. Louis XVI dote la France d’une marine puissante. Et cela à coup de millions, certes au détriment des routes, des stocks de blé prévus en cas de disette, pour les pauvres... Mais, le résultat est là une guerre gagnée, de beaux vaisseaux, admirablement bien commandés, des ports superbes (Marseille, Toulon, Brest, et surtout Cherbourg…). Dans les derniers temps de la monarchie absolue, les Anglais perdent la maîtrise totale des mers. En 1779, Jacques Necker fait savoir au Mercure de France et aux Nouvelles que la marine coûte 14 millions par mois. La Compagnie des Indes fait faillite et cela là encore coûte très cher à un état de plus en plus pauvre et ruine de braves serviteurs du Royaume, mais aussi des bourgeois et des nobles, qui en toute confiance y avaient placé leurs économies. Thomas Villaret de Joyeuse n'est que lieutenant de vaisseau. Le Grand Corps des officiers de la Marine accepte difficilement qu'un officier qui n'est pas l'un des leurs devienne capitaine de vaisseau. Villaret de Joyeuse n'est ni ancien Garde, ni un aristocrate. Il n'est pas non plus Provençal ou Breton. Les réformes de Louis XVI et ses ministres se heurtent à l’insubordination des états-majors de la marine. Suffren pourrait certainement supprimer cette injustice, en devenant Ministre de la Marine. Membre de L’Olympique de la Parfaite Estime, admiré de tous, on peut supposer qu’il pourrait convaincre les responsables de la marine de la nécessité pour les rouges (nobles) d’ouvrir le Grand corps aux bleus. Villaret de Joyeuse comme Pierre André de Suffren, avant lui, devient membre de la loge L’Union de Lorient, peu de temps après le mariage de son ami André de Rambaud, à Versailles. La plupart des officiers de la Marine royale sont francs-maçons, cela va permettre à la Marine du temps de la Révolution française de conserver quelques officiers comme l'amiral Jean Gaspard Vence, Georges Pléville Le Pelley et Villaret de Joyeuse.

De 1789 au 9 Thermidor

Saint-Domingue (1790)

Commandant de la frégate La Prudente, au moment où éclate la Révolution française, il quitte Lorient, après des mois de manœuvres dans la rade. Il rejoint fin 1790 Saint-Domingue, où il arrive au début de la Révolution. Par sa fermeté, il contribue à retarder les déplorables évènements, dont plus tard elle va être le théâtre Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes… / publ. sous la dir. de M. Michaud, T. 43, p. 413 .

Le Serment civique (1792)

Il revient en France et, le 14 mars 1792, à Lorient, il prête le serment civique qui le lie au régime républicain. Il devient à partir de ce moment le citoyen Villaret-Joyeuse, capitaine de vaisseau de la RépubliqueIl est capitaine de vaisseau depuis le 1 janvier 1792, Dossier/Marine et colonies Archives/Villaret de Joyeuse . Pourtant, son frère, lieutenant-colonel d’artillerie, émigre et la plupart de ses amis aussi.

La Première coalition

André Jean Bon Saint-André finira sa vie baron La Première coalition est une coalition formée entre 1793 et 1797, par les puissances européennes contre la France révolutionnaire. Louis Thomas Villaret-Joyeuse reçoit le commandement du vaisseau Le Trajan (74 canons) et a le grade de capitaine de vaisseau de 1 classe le 5 février 1793. Ses appointements comme capitaine de vaisseau sont de 6 000 francs. Pendant ce temps, Louis Thomas Villaret-Joyeuse et Le Trajan patrouillent au large des côtes vendéennes dans l'escadre du vice-amiral Morard de Galles, un ancien brillant officier de Suffren. Les équipages décident que la croisière dure depuis trop longtemps et ils se mutinent. Morard de Galles est menacé de mort et destitué. Villaret-Joyeuse doit calmer les esprits des équipages en ordonnant à l'escadre de rentre à Brest. On est alors aux pires moments de la Terreur. L'esprit d'insubordination et de révolte règne dans l'armée navale et plusieurs officiers en ont éprouvé les funestes effets. Les autres émigrent ou se cachent. En juin 1793, Jean Bon Saint-André, représentant du peuple, destitue tous les chefs d'escadre, 71 capitaine de vaisseau et quatre cents lieutenants et enseignes de vaisseau Histoire maritime de France contenant l'histoire des provinces et villes maritimes, des combats…, Par Léon Guérin, p. 458 et installe des guillotines dans le port et sur chaque vaisseau C’est un ancien pasteur de Montauban, élevé chez les jésuites, rejeté par les autres pasteurs en 1782, du fait de son comportement et de ses idées . Bon Saint-André le fait nommer contre-amiral le 16 novembre 1793Du fait de relations antérieures entre les deux hommes, selon : Histoire maritime de France contenant l'histoire des provinces et villes maritimes, des combats…, Par Léon Guérin, p. 458. Jean Bon Saint-André tient des propos étonnants au Comité de Salut public : Je sais que Villaret est un aristocrate, mais il est brave et il servira bien. Ses appointements comme contre amiral sont de 10 000 francs.

Commandant de la flotte de Brest (16 novembre 1793)

Bataille du 13 prairial an II Comme commandant de la flotte de Brest, Villaret-Joyeuse prévient le Comité de Salut public, qui fait trembler toute la région de Brest : Le patriotisme ne suffit pas pour diriger des vaisseaux. Ignorance, intrigues, apathie pour le service, ambition de grades, voilà le tableau trop fidèle de 19 sur 20 des officiers… Envers les protégés des commissaires et des représentants, il n’est pas plus tendre non plus : Homme nul, la risée de ses officiers et de son équipage... L’amiral Villaret-Joyeuse essaye de recréer une escadre capable de prendre la mer et d’affronter les flottes ennemies. Il a vingt-huit vaisseaux de ligne, restes imposants de nos armements d'Amérique et des Indes Histoire des Girondins, par Alphonse de Lamartine, p. 95 . Mais, les vaisseaux et les frégates sont des coquilles vides, qui commence à pourrir faute d'entretien dans les ports français et les équipages sont complétés par des paysans n'ayant jamais vu la mer Histoire de la Révolution française…, Par Adolphe Thiers, Félix Bodin, p. 323 . Certes, Louis Thomas s’empresse de créer à Lorient une école de canonnage. Mais la situation réclame trop, en trop peu de temps, pour que l’on puisse remettre les choses au point. L’Angleterre qui n’a pas eu à subir les contrecoups d’une révolution aligne dans le secteur Manche Océan, une flotte bien commandée, bien entrainée et surtout bien plus puissante que l’escadre de Brest. Le navire amiral de Villaret-Joyeuse est la Montagne, superbe vaisseau de la Marine royale Connu sous le nom les États de Bourgogne . Un de ces cent dix-huit canons qui faisaient l’admiration des marins du monde entier par leur puissance, leur vitesse et leur manœuvrabilité. Mais, il y règne un club des Jacobins. On y trouve une guillotine. Le bourreau mange à la table des officiers. Sur le gaillard avant, des orateurs s’excitent en permanence. Et puis, Villaret-Joyeuse est surveillé par Jean Bon Saint-André, qui donne des ordres, même sur les routes à prendre. Heureusement, pendant les combats, il se réfugiera dans les calesVillaret de Joyeuse aurait dit : Ah ! le coquin… à l'instant de la bordée de Queen Charlotte il descendit dans la cale. Sa flotte reçoit l'ordre d'aller à la rencontre d'un convoi de grains venant des États-Unis. Jean Bon Saint-André donne l'ordre de désobéir au Comité de Salut public en attaquant les 30 vaisseaux ennemis. Villaret-Joyeuse tient tête à l'escadre britannique de l'amiral Howe dans les combats des 28 et 29 mai 1794. Mais, malgré infligée lors de cette bataille du 13 prairial an II, les Anglais, fortement éprouvés doivent se retirer après la bataille, laissant le champ libre au convoi américain qui se présente quelques jours plus tard, sans encombre, avec ses 170 bateaux de ravitaillement, augmentés des 14 prises faites en cours de route ! C’est une victoire… sur le blocus, qui permet de nourrir un peuple affamé Sur la Bataille du 13 prairial an II, voir également : Sous série marine BB4/37 .

Les sanctions contre les vaincus… et le vainqueur

Jean Bon Saint-André, revenu à Brest, s’acharne contre huit pauvres capitaines qu’il livre à l’accusateur public. Dans son rapport de mer dressé au lendemain des évènements, Villaret-Joyeuse ne cite aucun nom de navire et ne donne aucun détail sur les noms des vaisseaux engagés. Les pertes, très lourdes, n’apparaissent guère. Il écrit : Je ne me dissimule pas qu’il doit être resté dans cette malheureuse affaire quelques-uns de mes bâtiments… J’en distinguai un par le travers d’un Anglais qui coulaient l’un et l’autre… Villaret a-t-il cherché à minimiser pour ne pas avoir à accabler ces capitaines improvisés qui se sont battus comme des lions, mais ont mal manœuvré ? Le citoyen-amiral Villaret-Joyeuse n’a pourtant pas l’habitude de mâcher ses mots et de cultiver la litote dans ses lettres et dans ses rapports ! L'amiral Howe est l'objet à son retour de moqueries cinglantes et est relevé de son commandement. Prairial est une défaite, mais limitée et cela vient du rôle dans ce combat de Villaret-Joyeuse et tient du miracle. À la vérité, le marin de tradition et de formation qu’est Villaret supporte de plus en plus mal le laisser-aller qui s’installe dans la marine. Villaret-Joyeuse est nommé vice-amiral le 27 décembre 1794. Il reste plus pour commander les vaisseaux et diriger les batailles, que les officiers bleus Tout au moins ceux qui n’ont pas émigré, des capitaines de barques de commerce ou de pêche Bâtiments beaucoup plus petits que des vaisseaux de 120 canons, comptant 1098 hommes d’équipage et donc très difficiles à manœuvrer et à commander surtout dans une bataille navale ou une tempête et les maîtres, les pilotes ou même de simples matelots de la Marine royale nommés officiers. Ses appointements comme vice-amiral sont de 15.000 francs. Les Anglais considèrent que Villaret de Joyeuse est un amiral très habile. Ils savent l'importance de ses efforts pour reconstituer une Marine française et clament leur admiration. Ils disent aussi qu'il mérite les louanges de son pays Revolution & Political Conflict in the French Navy 1789-1794 de William S. Cormack, p. 278n

Bataille de Groix

Portrait de l'amiral Alexander Hood, le vainqueur de la bataille de Groix Dans un engagement devant l’île de Groix, la mollesse et l’incompétence des officiers entraînent la perte de trois grosses unités de l’escadre. Villaret-Joyeuse est battu par l'amiral Bridport au combat naval de Groix le 23 juin 1795. Ses capitaines l’abandonnent et prennent chasse en débandade. Le reste va se réfugier à Lorient et refuse d’en sortir. Ils seront condamnés par le Conseil de guerre Le dossier Kerguelen, par Loïc Du Rostu, p. 150 Cela permet le Débarquement des émigrés à Quiberon. Excédé, Villaret-Joyeuse donne sa démission et rentre chez lui. Le fait que la plupart des 952 prisonniers de l'armée royale passés aux armes du 1 au 25 août 1795 soient des anciens officiers de la Marine royale n'est peut-être pas étranger à cette décision.

Expédition d'Irlande (1796)

En l'an V se prépare à Brest une expédition pour l'Irlande : une escadre de 15 vaisseaux de ligne, 12 frégates, 6 corvettes ou avisos et 9 bâtiments de transport, qui doit, sous les ordres de Villaret-Joyeuse, transporter dans cette île 15 000 hommes de débarquement aux ordres de Hoche. Au moment de lever l'ancre, Villaret, qui était contre cette opération, est rappelé et remplacé par Morard de Galles qui, le 25 frimaire an V, donne le signal du départ. Cette expédition n'est pas heureuse.

Le Directoire

Député au Conseil des Cinq-Cents (1796)

Le 3 septembre 1797, Vaublanc et Villaret de Joyeuse (et d'autres clichiens) sont à deux doigts de réussir un coup d'État contre le triumvirat des directeurs républicains. Louis Thomas Villaret-Joyeuse est élu fin 1796 au Conseil des Cinq-Cents, par le département du Morbihan. Là, il dénonce vigoureusement l’état misérable des équipages et il s’efforce dans ses nouvelles fonctions de servir autant qu’il le peut cette marine, meurtrie, malmenée, à laquelle il reste profondément attaché. Ce député du Morbihan défend les intérêts des habitants des façades maritimes de la France et de son empire colonial qui s'enrichissaient du fait des échanges commerciaux ou travaillaient pour l’outre-mer ou la métropole. Ces populations nombreuses, environ 10 % des Français, sont plongées dans la misère par la maîtrise anglaise des mers depuis 6 ans et l'anarchie qui règne dans les colonies. Villaret de Joyeuse le pense, Villaret de Joyeuse le dit au Conseil des Cinq-Cents Villaret de Joyeuse, Louis Thomas, 1747-1812, Discours de Villaret-Joyeuse, député du Morbihan; sur l’importance des colonies & les moyens de les pacifier : séance du 12 prairial an 5 . Mais sa liberté de langage et et ses liens avec les colonies ne plaisent pas. Il se lie donc dans cette assemblée avec les chefs clichiens (Dumas, Boissy d'Anglas, Pichegru, Viénot de Vaublanc) et Barbé-Marbois, alors considérés comme le parti royaliste. Car, ils ne sont pas contre le système colonial et veulent à nouveau une marine capable d'affronter les Anglais et la fin des massacres dans les colonies. Il essaie aussi devant cette assemblée de défendre les intérêts du corsaire Surcouf. Villaret de Joyeuse devient le 19 juin l'un des secrétaires du Conseil des Cinq-Cents. Le 3 septembre 1797, Viénot de Vaublanc, avec son collègue Villaret de Joyeuse et d'autres clichiens, est à deux doigts de réussir un coup d'État contre le triumvirat des directeurs républicains, Barras, Reubell et La Reveillière-Lépeaux.

Le coup d'État du 18 fructidor an V

Mais, le coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) fait que l’armée investie les assemblées, les élections sont cassées dans quarante-sept départements; une soixantaine de députés sont déportés en Guyane, dont Pichegru et le marquis de Barthélemy, des journalistes royalistes sont pourchassés. C'est la Terreur sèche, Villaret-Joyeuse, condamné à la déportation par la loi du 19 fructidor an V, parvient à se soustraire aux recherches. Il évite ainsi le sort qu’éprouvèrent ses collègues dans le déserts de Sinnamary, en Guyane. Louis Thomas Villaret de Joyeuse se rend volontairement dans l’île d'Oléron, lieu d’exil qu’avait désigné le Directoire à ceux qui avait échappé à la déportation. Le voilà donc assigné à résidence dans l’île d'Oléron, où il s’installe avec sa famille. Il y reste trois ans. Ses biens sont confisqués.

Le Consulat

Transport du corps expéditionnaire à Saint-Domingue

Bonaparte, Premier consul, lui donne des commandements importants Ce n’est qu’en 1801 qu’il rentre en grâce. Le plan de Louis Thomas Villaret de Joyeuse est ambitieux, il veut doter la France d'un empire colonial. Il faut prendre le Surinam, envoyer les forces navales bataves à la reconquête du cap de Bonne-Espérance, du Brésil et l'Angola. Il envisage avec l'empereur de conquérir Trinidad et de ramener de force les généraux haïtiens en France sur ses vaisseaux, après les avoir attirés par des fêtes La Démence coloniale sous Napoléon, par Yves Benot, pp. 26-27. Il apprend le 5 octobre 1801 qu'il est juste chargé du commandement des forces navales destinées à Saint-Domingue. Au niveau de l’envoi du corps expéditionnaire du général Leclerc, Napoléon Ier planifie tout Lettre de Napoléon. Octobre 1801 : Quant à Saint-Domingue, l’amiral Villaret-Joyeuse partira de Brest avec douze vaisseaux de ligne français et les cinq espagnols, si ceux-ci ne refusent pas obstinément de le suivre. Il portera 6 ou 7 000 hommes de troupes. Il passera devant Rochefort, où il ralliera l’escadre qui s’y trouve, qui aura à bord 2 500 hommes. Il se rendra droit au Cap, pour faire respecter dans Saint-Domingue les droits de la métropole. L’escadre de Rochefort sera commandée par le contre-amiral La Touche-Tréville. Le Scipion et les deux frégates qui sont à Nantes formeront une division particulière, sous les ordres du contre-amiral Bedout. Il sera embarqué 1 000 hommes sur ces trois bâtiments, qui partiront dix jours après le départ de l’amiral Villaret-Joyeuse pour se ranger sous ses ordres et aller droit à Saint-Domingue s’emparer de la partie espagnole. Le général Charles Victor Emmanuel Leclerc commande les forces terrestres Les quatre frégates qui sont à Cadix, les deux vaisseaux que l’Espagne nous a donnés et un des trois vaisseaux français partiront sous les ordres du contre-amiral Linois; ils embarqueront 1, 500 hommes de troupes et se dirigeront également sur Saint-Domingue. Les frégates qui sont au Havre embarqueront 600 hommes; elles partiront quinze jours après l’amiral Villaret-Joyeuse, pour lui porter des renforts. Toutes ces expéditions se feront secrètement, comme si nous étions en temps de guerre. Le ministre me présentera une note d’agents civils à nommer pour tous ces établissements, qui, tous, seront provisoirement organisés comme la Guadeloupe. Il faut que tout soit calculé sur le départ de l’amiral Villaret de l’escadre de Rochefort pour le 5 brumaire. Immédiatement après le départ de l’amiral Villaret, ordonnez des armements à Brest pour pouvoir envoyer des secours à Saint-Domingue, tant en munitions de guerre qu’en hommes. Je désire que le corps expéditionnaire qui s’embarque à Brest soit porté à 6 000 hommes. Faites-moi connaître l’état de tout le personnel qui est embarqué à bord de l’escadre de l’amiral Villaret-Joyeuse, et ce qu’il faudrait embarquer pour compléter 6 000 hommes. Toutefois, le contre-amiral La Touche-Tréville se dirige vers les Canaries au lieu de rejoindre Louis Thomas Villaret de Joyeuse à Belle-Île-en-Mer Mémoires et correspondance du roi Jérôme et de la reine Catherine… Par Cathérine, Jérôme Bonaparte, p. 91 Parties de Brest en décembre 1801, ils débarquent devant le Cap-Français en février 1802. Toutefois ces troupes une fois à terre vont avoir des résultats déplorables et commettre de grands massacres sous le commandement du général Charles Victor Emmanuel Leclerc.

Capitaine général de La Martinique et de Sainte-Lucie (1802 - 1809)

La Martinique Les Anglais occupent la Martinique jusqu'en 1802, date à laquelle le traité d'Amiens rend l'île à la France. Louis Thomas Villaret de Joyeuse est nommé Capitaine général de l'île Martinique et dépendances en avril 1802. David Le Proux de la Rivière, témoin au mariage de sa nièce Agathe de Rambaud, où Villaret était lui le témoin du marié, part avec l'amiral Villaret-Joyeuse, pour la Martinique. Quand on sait que Napoléon envoie toujours un autre homme pour surveiller ses maréchaux, ses amiraux et ses ministres, on peut se poser des questions sur la mort de ce commissaire à Fort Royal, dès le 22 décembre 1802. Son beau-frère, Pierre Étienne Simonneau, juge du tribunal de première instance d'Étampes demande d'ailleurs une enquête. Louis Thomas Villaret de Joyeuse reçoit des commissaires de S.M. britannique. Villaret de Joyeuse reprend possession de l'île. Devant la situation qu’il trouve sur place, Louis Thomas Villaret de Joyeuse s’efforce de calmer les esprits sans se livrer à une aveugle répression, notamment vis à vis des royalistes de la Martinique. Il semble d’ailleurs que sa méthode porte ses fruits puisqu’il se maintient en place durant plusieurs années. Le capitaine général est un homme assez autoritaire qui aime bien tout règlementer, d'où un arrêté du gouverneur Villaret de Joyeuse et du préfet Laussat ordonnant en 1808 la plantation sur les habitations de la Martinique de manioc, de bananiers, de patates, d'ignames, de pois d'Angole, de topinambours… Sa femme, Félicité de Villars de Roche, est décédée le 13 novembre 1808 à Fort Royal. Sa mère meurt aussi à La Martinique, comme beaucoup de métropolitains. Mais, en 1809, alors que le gros des forces françaises a regagné la métropole depuis longtemps, Louis Thomas Villaret de Joyeuse doit faire face à une attaque menée par l’Anglais avec de puissants moyens. Il reçoit le choc d’une armada forte de 15 000 hommes avec un seul navire et quelques milliers d’hommes à terre. Sans renforts, bientôt sans ressources, malgré une vigoureuse résistance après avoir subi un mois de bombardements et d'attaques dans le fort Bourbon, il se résout à capituler le 27 avril 1809.

Le Premier Empire

Bonaparte devient empereur des Français quand Louis Thomas Villaret de Joyeuse est Capitaine général de La Martinique.

Le Conseil d’enquête

Louis Thomas Villaret de Joyeuse arrive en métropole dans la baie de Quiberon le 27 avril 1809. En exécution d'une Lettre close de l'Empereur du 7.7bre.1809, il a été réuni un Conseil d'enquête à l'effet de connaître les causes et circonstances de la reddition de la Martinique. On l’oublie et on le laisse remâcher sa rancœur et sa disgrâce à Rouen.

Gouverneur général de Venise (1811 - 1812)

La réhabilitation arrive et de façon éclatante. C’est Napoléon Ier lui-même qui prend sa défense. Le courage et la fidélité plaide en faveur du vice-amiral… Ses fautes ont-elle fait perdre la colonie ? Elles ont tout au plus abrégé de quelques jours la durée de sa conservation... Et pour bien montrer la haute estime qu’il a pour Louis Thomas Villaret Joyeuse, l'empereur le nomme amiral commandant la 12 région militaire et gouverneur général de Venise. Mais il n’a pas le temps d'exercer ses fonctions bien longtemps. Frappé d’hydropisie, il s’éteint en effet le 25 juillet 1812, à 62 ans. Louis Thomas Villaret de Joyeuse est enterré à Venise et Napoléon Ier, tenant à honorer particulièrement ce grand marin, fait inscrire son nom sur l’arc de Triomphe, à côté des soldats les plus valeureux de la Révolution et de l’Empire.

Notes

Bibliographie

- Caron, Amiral F., Suffren, Vincennes, 1996
- Castagnon Robert, Gloires de Gascogne, éditions Loubatière (en partie sur Villaret de Joyeuse)
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- Cormack William S., Revolution & Political Conflict in the French Navy 1789-1794, Cambridge University Press; Édition : New Ed (9 mai 2002)
- Glachant Roger, Suffren et le temps de Vergennes, éditions France-Empire, 1976
- Klein Charles-Armand, Mais qui est le bailli de Suffren Saint-Tropez ? - Mémoires du Sud - Editions Equinoxe, 2000.
- Le Pelley-Fonteny, Monique, Itinéraire d'un marin granvillais : Georges-René Pléville le Pelley (1726-1805). Neptunia (les mémoires un autre grand marin navigant à la même époque)
- Ortholan, colonel Henri, L’Amiral Villaret-Joyeuse : des Antilles à Venise 1747-1812, Bernard Giovanangeli (26 janvier 2006)
- Presles, Claude des, Suffren dans l'océan Indien (1781 - 1783), Economica, 1999
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- Suffren, Pierre André de, Journal de bord du bailli de Suffren dans l'Inde (1781 - 1784), avec une préface par le vice-amiral Edmond Jurien de La Gravière, Henri Moris, Paris : Challamel, 1888
- Unienville, Raymond d', Hier Suffren, Mauritius Printing 1972
- Vergé-Franceschi Michel, La Marine française au , SEDES, 1996
- Villaret de Joyeuse, Louis Thomas, 1747-1812, Discours de Villaret-Joyeuse, député du Morbihan; sur l’importance des colonies & les moyens de les pacifier : séance du 12 prairial an 5, Paris : de l’Imprimerie nationale, 1797 ==
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