Eugène Varlin

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Eugène Varlin Eugène Varlin, né en 1839 à Claye-Souilly (Seine-et-Marne) et mort le 28 mai 1871 à Paris, est un militant socialiste, membre de la Commune de Paris et de la Première Internationale.
Eugène Varlin

Eugène Varlin Eugène Varlin, né en 1839 à Claye-Souilly (Seine-et-Marne) et mort le 28 mai 1871 à Paris, est un militant socialiste, membre de la Commune de Paris et de la Première Internationale.

Internationale, coopératives et grèves

Eugène Varlin naît en 1839 dans une famille de paysans pauvres. Il est apprenti peintre en 1862, puis devient artisan relieur à Paris. Il découvre alors Proudhon dont il lit les œuvres. En 1857, il participe à la fondation de la société de secours mutuel des relieurs. En 1864-1865, il anime la grève des ouvriers relieurs parisiens. Il devient président de la société d'épargne de crédit mutuel des relieurs qu'il a aidée à créer (partisan de l'égalité des sexes il y fait entrer à un poste élevé Nathalie Lemel). En 1864 est créée l'Association internationale des travailleurs, souvent connue sous le nom de Première Internationale. Eugène Varlin y adhère en 1865 et participe, avec son frère Louis et Nathalie Lemel, à la première grève des relieurs. Il est délégué en 1865 et 1866 aux premiers congrès de l'AIT, à Londres et à Genève où il défend contre la majorité des autres délégués le droit au travail des femmes. La même année, il crée la Société de solidarité des ouvriers relieurs de Paris, dont les statuts évoquent la nécessité de « poursuivre l'amélioration constante des conditions d'existence des ouvriers relieurs en particulier, et, en général, des travailleurs de toutes les professions et de tous les pays, et d'amener les travailleurs à la possession de leurs instruments de travail ». Ses efforts contribuent à la création le 14 novembre 1869 de la Fédération parisienne des sociétés ouvrières, qui plus tard passe à l'échelle nationale et deviendra ultérieurement la CGT. Eugène Varlin participe à la création d'une coopérative, La Ménagère, en 1867, et à l'ouverture en 1868 d'un restaurant coopératif, La Marmite. Cette dernière comptera 8 000 adhérents et ne fermera qu'après la Commune. En 1869 et 1870, Varlin est arrêté plusieurs fois en raison des grèves poussées par l'AIT en France. En 1870, la section parisienne de l'AIT publie un manifeste contre la guerre. Eugène Varlin constitue des sections de l'Internationale à Lyon, au Creusot et à Lille. À la chute de l'Empire, Varlin fait partie en septembre 1870 du Comité central républicain des Vingt arrondissements de Paris, et devient membre du Comité central de la Garde nationale au titre du 193 bataillon dont il est le commandant. Il est révoqué de son commandement après l'insurrection du 31 octobre contre la politique menée par le Gouvernement de la Défense nationale. Pendant l'hiver et le siège de Paris par les Allemands, il s'occupe de l'alimentation des nécessiteux en fournissant les « marmites de Varlin » avec notamment l'aide de Nathalie Lemel et devient secrétaire du conseil de l'AIT pour la France. Le 8 février 1871, il est candidat, sans succès, comme socialiste révolutionnaire aux élections pour l' Assemblée nationale.

La Commune

Lors du 18 mars 1871, il participe à la prise de la place Vendôme. Le 24 mars, il participe à la rédaction du manifeste-programme des sections parisiennes de l'AIT. Il est élu triomphalement le 26 mars au conseil de la Commune par les VI, XII et XVII arrondissements, et nommé à sa commission des finances. Il assure la liaison entre la Commune et les sociétés ouvrières. Le 1 mai, Varlin comme la majorité des internationalistes s'opposent à la création du Comité de Salut public et signent le manifeste de la minorité. Pendant la Semaine sanglante, il tente en vain de s'opposer à une exécution d'otages rue Haxo et participe aux combats à Belleville. Le 28 mai, Eugène Varlin est reconnu par un prêtre rue Lafayette. Arrêté, il est amené à Montmartre, où il est lynché, éborgné et finalement fusillé.

Mémoire

Plusieurs écoles portent le nom d'Eugène Varlin, ainsi que des voies publiques, notamment une rue du 10e arrondissement de Paris. Une place au nom d'Eugène Varlin a été inaugurée le 21 juin 2006 dans le 3 arrondissement de Lyon, entre la Bourse du Travail et le Palais de Justice.

Voir aussi

Sources

- Bernard Noël, Dictionnaire de la Commune, Flammarion, coll. Champs, 1978.
- Jean Bruhat, Eugène Varlin, militant ouvrier, révolutionnaire et communard, Paris, EFR et Club Diderot, 1975. ===
Sujets connexes
Assemblée nationale (1871)   Association internationale des travailleurs   Belleville (quartier parisien)   Claye-Souilly   Comité central républicain des Vingt arrondissements   Comité de Salut public (1871)   Commune de Paris (1871)   Confédération générale du travail   Confédération générale du travail - Force ouvrière   Conseil de la Commune   Genève   Gouvernement de la Défense nationale   Grand Orient de France   Jean Bruhat   Le Creusot   Lille   Londres   Lyon   Nathalie Lemel   Paris   Pierre Joseph Proudhon   Second Empire   Seine-et-Marne   Semaine sanglante   Siège de Paris (1870)   Soulèvement du 18 mars 1871  
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