Sémiologie

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La sémiologie ou séméiologie est la science des signes. Le terme sémiologie a été créé par Ferdinand de Saussure, pour qui la sémiologie est "la science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale" (Cours de linguistique générale, p. 33). Le terme sémiotique, inventé par Charles Sanders Peirce quelques années auparavant, recouvre la même idée et est utilisé le plus fréquemment en dehors de F
Sémiologie

La sémiologie ou séméiologie est la science des signes. Le terme sémiologie a été créé par Ferdinand de Saussure, pour qui la sémiologie est "la science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale" (Cours de linguistique générale, p. 33). Le terme sémiotique, inventé par Charles Sanders Peirce quelques années auparavant, recouvre la même idée et est utilisé le plus fréquemment en dehors de France. Toute science étudiant des signes est une sémiologie. Le terme est donc utilisé dans plusieurs disciplines.

Sémiologie en linguistique

En linguistique, la théorie générale des signes a fait l'objet d'études par, entre autres, évidemment Ferdinand de Saussure, ou, plus près de nous, par Buyssens, Mounin, Barthes 1964 et Umberto Eco. La sémiologie (du grec « séméion », le signe, et « logía », discours rationnel) apparaît être une discipline récente, fille de la linguistique. Beaucoup d'auteurs voient en Ferdinand de Saussure, linguiste genevois, le fondateur de la sémiologie ; il fut en effet le premier à en donner une définition, ou plutôt à en circonscrire le champ d’action : « On peut donc concevoir une science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale ; elle formerait une partie de la psychologie sociale, et par conséquent de la psychologie générale ; nous la nommerons sémiologie. Elle nous apprendrait en quoi consistent les signes, quelles lois les régissent. Puisqu’elle n’existe pas encore, on ne peut dire ce qu’elle sera ; mais elle a droit à l’existence, sa place est déterminée d’avance. La linguistique n’est qu’une partie de cette science générale… » (de Saussure, 1972 , p. 33). De ce point de vue initial, qui lie intimement sémiologie et linguistique, nombreux seront les auteurs qui chercheront à affiner cette définition en l’orientant vers des champs et objets plus spécifiques. Par exemple, Buyssens s’est proposé de définir la sémiologie comme « la science qui étudie les procédés auxquels nous recourons en vue de communiquer nos états de conscience et ceux par lesquels nous interprétons la communication qui nous est faite » (Buyssens, 1943, p. 5). Il apparaît clairement que l’étude de la communication y est spécifiquement mise en valeur. Aujourd'hui, le second sémiotique prédomine. Il fallait donc que le premier se cantonne dans un sens plus spécialisé ; ce fut celui de la description spécifique de systèmes de signes particuliers. Pour Hjelmslev, la sémiologie est une sémiotique dont le plan du contenu est lui-même une sémiotique. Cette distinction est d'une certaine manière reflétée ici. D'une démarche plus consciente, nous avons voulu, dans l'expression « système sémiologique » par exemple, introduire entre sémiotique et sémiologique la même nuance que celle qui existe entre phonétique et phonologique : une nuance entre la science de la substance et celle de la forme.

Sémiologie médicale

La sémiologie médicale est la partie de la médecine qui étudie les symptômes et signes et de la façon de les relever et de les présenter afin de poser un diagnostic. c'est plus exactement l'etude des symptomes et des signes qui traduisent la lesion d'un organe ou le trouble d'une fonction , d'un appareil.

Sémiologie en géographie

On parle également de sémiologie en géographie. Elle y est utilisée comme "technique" d’interprétation ou de traduction. En particulier, la géographie s’intéresse non seulement à la sémiologie générale, mais aussi à la sémiologie graphique : par exemple, l’étude de la pertinence des représentations de l’espace (notamment cartographiques) et des groupes sociaux qui les peuplent (représentations paysagères, processus de construction de l’identité, etc.) utilise le cadre conceptuel de la sémiologie graphique.

Sémiologie visuelle

La sémiologie visuelle ou sémiotique visuelle a été particulièrement développée dans les travaux du Groupe µ, et spécialement dans l'ouvrage fondamental qu'est Traité du signe visuel (1992). Cet ouvrage part des fondements physiologiques de la vision, pour observer comment le sens investit peu à peu les objets visuels. Il distingue d'une part les signes iconiques (ou icônes), qui renvoient aux objets du monde, et les signes plastiques, qui produisent des significations dans ses trois types de manifestation que sont la couleur, la texture et la forme. Il montre comment le langage visuel organise ses unités en une véritable grammaire. Une telle grammmaire permet de voir comment fonctionne une rhétorique visuelle, au sein d'une rhétorique générale.

Sémiologie de la photographie

Pol Corvez (sémiologue à l'université d'Angers) travaille sur la sémiologie de la photographie. Au lieu de se fonder sur les référents, comme le font les typologies traditionnelles, il se fonde sur le repérage et l'analyse des signifiants propres à la photographie et aux arts graphiques et propose une typologie des œuvres photographiques. Il appelle cette nouvelle discipline la "photologie". Cette typologie comprend quatre classes : le Clinique, le Mythique, le Déixique et le Morphique. Sa thèse La photologie : pour une sémiologie de la photographie, est consultable dans les bibliothèques universitaires.

Sémiologie du cinéma

La sémiologie du cinéma a notamment été développée par Christian Metz.

Sémiologie de la musique

Dans les années 1970 Jean-Jacques Nattiez et Jean Molino publient les textes basales de la sémiologie de la musique ¨Fondements d´une sémiologie de la musique¨ et ¨Fait musical et sémiologie de la musique¨. La sémiologie de Molino Nattiez se base sur deux triades : la notion de tripartition des formes symboliques et la conception triadique du signe développée par Charles Sanders Pierce. La sémiologie tripartite de Molino Nattiez soutien que toute oeuvre musicale peut être abordée de trois points de vue: Le niveau poïétique ( le point de vue de la production), le niveau esthésique ( point de vue de celui qui reçoit le message musical) et le niveau immanente de l´oeuvre (l´ensemble des configurations du texte musical). L´originalité de la tripartition de Molino Nattiez est l´affirmation de la non-convergence des ces trois niveaux.

Voir aussi

- Sémiotique
- Sémiologie graphique
- Sémiologie de la musique
- Sémiologie de la photographie
- Sémiologie du cinéma
- langage
- Information
- Techniques d'écriture
- photographie
- image
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