Félix Gustave Saussier

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Félix-Gustave Saussier (16 janvier 1828 à Troyes - 20 décembre 1905 au château de Thimecourt, Luzarches) était un général français.
Félix Gustave Saussier

Félix-Gustave Saussier (16 janvier 1828 à Troyes - 20 décembre 1905 au château de Thimecourt, Luzarches) était un général français.

Biographie

Entre à Saint-Cyr à 20 ans, d'où il sort en 1850. Sous-lieutenant au régiment Etranger, il est lieutenant à Sebastopol où il est blessé et décoré de la légion d'honneur en 1855 par Canrobert. Blessé en Grande Kabylie, il participe ensuite à la campagne d'Italie, à Magenta et Solférino. En 1861, il est puni de deux mois de prison militaire pour avoir contesté devant la troupe, "dans un état de fureur incroyable", une punition que lui avait infligé son commandant. Il part ensuite pour la campagne du Mexique avec le régiment Etranger. Il y est fait officier de la légion d'honneur à la suite du siège de Oaxaca. Commandant la compagnie de Paso del Macho, il est le dernier à voir la 3 compagnie du régiment Etranger avant son combat mémorable de Camerone. Nommé lieutenant-colonel au retour du Mexique, il doit quitter les rangs de la Légion étrangère. Il sert alors au 41 de Ligne au cours de la bataille de Metz. Il était colonel en 1870 prit part aux batailles de Borny-Colombey, Saint-Privat et s'opposa à la capitulation de Bazaine. Enfermé dans la citadelle de Graudenz sur la Vistule, il s'échappa et servit dans l'armée de la Loire. Prisonnier des Prussiens à la chute de Metz, il s'évade de Cologne puis rejoint la France. Il est nommé général de brigade à l'armistice. Au cours de l'insurrection d'Algérie de 1871, il commande la 2 Brigade active qui forme la colonne de Kabylie orientale et combat d'avril à octobre de cette année. Elu député républicain de l'Aube en 1873, il rejoint de nouveau l'armée en 1878 pour être nommé général de division. En 1879, il commande le 19 Corps d'Armée. L'année suivante, il quitte le commandement du 6 Corps pour rejoindre l'Algérie où la situation devient critique. En 1881, il commande le corps expéditionnaire de Tunisie qui pacifie le pays et le sud de l'Algérie. En 1884, il est nommé Gouverneur militaire de Paris. En 1887, il est candidat à l'élection présidentielle, sans succès. Il est membre du Conseil Supérieur de la Guerre de 1882 à 1902, dont il est le vice-président de 1889 à 1897. Une rue de Troyes porte son nom.

Saussier et l'Affaire Dreyfus

L'historien Henri Guillemin a émis l'hypothèse que le général Saussier était, en quelque sorte, partie prenante dans l'Affaire Dreyfus. Henri Guillemin a en effet mis en avant que le 7 octobre 1894 (lendemain du jour où d'Aboville déclara reconnaître l'écriture d'Alfred Dreyfus sur le bordereau), Saussier s'était rendu dans le bureau du Ministre de la Guerre (Auguste Mercier à ce moment là ?) Gabriel Hanotaux pour lui demander de stopper toute enquête concernant cette affaire. Pour Henri Guillemin, Saussier était l'homme qui protégeait Esterhazy sans toutefois savoir que ce dernier passait des documents à l'Allemagne. Pour Henri Guillemin, Sandherr, le chef du service de renseignement savait qu'Esterhazy portait des documents à l'Allemagne mais ne pouvait le confondre car il le savait également protégé par Saussier. Sandherr, sans croire que Saussier était le traitre, aurait fait écrire le bordereau à Esterhazy (lequel bordereau n'est pas criminel puisqu'il n'est ni signé, ni daté, et que le destinataire n'est pas précisé ; donc Esterhazy ne pouvait se méfier de rien sous la dictée) pour ensuite faire croire qu'on l'avait trouvé dans la corbeille de l'attaché militaire allemand Schwarzkoppen et ainsi alerter Saussier. Le fait est que Saussier était l'amant de la femme de son officier d'ordonnance Maurice Weil, laquelle était autrichienne et dont le mari était l'ami d'Esterhazy. Elle aurait pu voler des documents à Saussier pour les donner ensuite à Esterhazy. L'idée de Sandherr était simple : faire des copies du bordereau en faisant croire qu'il avait été trouvé chez l'attaché militaire allemand et le faire diffuser dans las bureaux militaires. Saussier l'ayant sous les yeux se serait aperçu que certains documents mentionnés dedans venait de chez lui et se serait alors montré plus prudent. D'ailleurs, Schwarzkoppen précise dans ses cahiers qu'après la "découverte" du bordereau, les documents que lui a fournis Esterhazy étaient, à partir de 1895, de bien moindre importance et qualité. La source s'était donc tarie, selon Henri Guillemin.

Décorations, titre de noblesse, distinction

- Grand-croix de la légion d'honneur : 1887
- Médaille militaire : 1882

Bibliographie

- Guy de Cockborne, « L'éblouissante carrière du Général Saussier », dans Mémoires de la Société académique du département de l'Aube, tome CVIII, 1974-1977, Paton, Troyes, 1978 Saussier, Félix Gustave Saussier, Félix Gustave Saussier Saussier, Félix Gustave Saussier, Félix Gustave Saussier, Félix Gustave Saussier, Félix Gustave Saussier, Félix Gustave de:Félix Gustave Saussier
Sujets connexes
Aboville   Affaire Dreyfus   Alfred Dreyfus   Algérie   Armistice   Armée de la Loire   Aube (département)   Bataille de Borny-Colombey   Bataille de Camerone   Bataille de Magenta   Bataille de Saint-Privat   Campagne d'Italie (1859)   Château   Cologne   France   François Achille Bazaine   Gabriel Hanotaux   Gouverneur militaire de Paris   Guerre de Crimée   Général   Général de brigade   Général de division   Henri Guillemin   Kabylie   Luzarches   Légion d'honneur   Légion étrangère   Metz   Médaille militaire   Service de renseignement   Troyes   Tunisie   Vistule   Weil  
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