Union démocratique du centre

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L'Union démocratique du centre (UDC) est un parti politique suisse de la droite conservatrice et économiquement libérale, fréquemment qualifié par ses adversaires et certains journalistes de xénophobeThe Independent, cité par L'Hebdo du 13 septembre 2007, p. 20; Le Temps ; http://www.ainfos.ca/05/oct/ainfos00189.htmlLe Monde diplomatique . Il se positionne comme le plus à droite des partis représentés au gouvernement. C'est le parti le plu
Union démocratique du centre

L'Union démocratique du centre (UDC) est un parti politique suisse de la droite conservatrice et économiquement libérale, fréquemment qualifié par ses adversaires et certains journalistes de xénophobeThe Independent, cité par L'Hebdo du 13 septembre 2007, p. 20; Le Temps ; http://www.ainfos.ca/05/oct/ainfos00189.htmlLe Monde diplomatique . Il se positionne comme le plus à droite des partis représentés au gouvernement. C'est le parti le plus représenté au Conseil national, avec un peu plus du quart des sièges. Il compte deux conseillers fédéraux sur sept : Samuel Schmid et Christoph Blocher. Le parti est présidé par Ueli Maurer. Dans les autres langues nationales suisses, l'UDC s'appelle en allemand Schweizerische Volkspartei (SVP), en italien Unione Democratica di Centro (UDC), en romanche Partida Populara Svizra (PPS).

Positionnement politique

L'UDC a une aile plutôt centriste, dont le conseiller fédéral Samuel Schmid fait partie, et une aile à droite, représentée au Conseil fédéral par Christoph Blocher. L'aile centriste, aussi appelée « aile paysanne », est en perte de vitesse. L'aile de droite, aussi appelée « aile zurichoise » car Christoph Blocher et Ueli Maurer en font partie et viennent de Zurich, capture la plus grande partie du débat politique et tend à supplanter l'autre aile. L'UDC est parfois qualifiée de parti d'extrême droite, essentiellement en Suisse romande et à l'étranger, par les partis et la presse de gauche, les syndicats, les associations antiracistesExemples: le site de campagne de la JS Suisse: ; un article du quotidien Le Courrier: . Parmi les thèmes souvent mis en avant par l'UDC, on trouve l'immigration, l'indépendance nationale et la réduction du poids de l'État. Concernant l'immigration, l'UDC lutte particulièrement pour durcir les conditions d’obtention de l’asile politique : refoulement plus efficace, limitation des aides sociales, élargissement des mesures administratives, etc. Ses positions lui valent de fréquentes accusations de xénophobie. Ses méthodes de campagne, dont les affiches (voir plus loin), lui valent aussi des accusations de racisme, qui n'ont cependant jamais été confirmées par la justice. Cela étant, le ministère public du Valais a demandé le 4 septembre 2007 au juge d'instruction cantonal d'ouvrir une enquête, pour incitation à la haine raciale, contre l'UDC du Valais, qui a publié une affiche affublée du slogan « Utilisez vos têtes! » sur fond de Musulmans prosternés devant le Palais fédéral., , De manière générale, l'UDC comme Christoph Blocher se sont toujours opposés à l'article 261 bis du Code pénal suisse qui punit la discrimination raciale comme la négation du crime de génocide, de même qu'à toute restriction de la liberté d'expression.Voir par exemple sur le site de l'UDC Valais Concernant l'indépendance nationale, l'UDC lutte contre les rapprochements avec des organisations internationales, notamment l'Union européenne http://www.udc.ch/file/Plattform_franz.pdf. Elle lutte également pour préserver la neutralité militaire, notamment contre l'envoi de soldats suisses à l'étranger. L'UDC a lutté avec succès contre l'adhésion de la Suisse à l'Espace économique européen, refusée par référendum le 6 décembre 1992. Cela lui a donné une place importante dans le débat politique national pour les questions d'accords internationaux. En 2002, sa lutte contre l'adhésion de la Suisse à l'Organisation des Nations unies a échoué. Dans les médias romands, cette position isolationniste est souvent péjorativement appelée Alleingang. Concernant la gestion de l'État, l'UDC s'oppose particulièrement aux politiques d'inspiration socialiste. Elle entend casser la « mentalité de tutelle » qui rend les citoyens « dépendants ». Elle s'oppose aux hausses d'impôts et aux nouvelles taxes. Avec la perte de poids politique des partis du centre au profit de l'UDC et du Parti socialiste suisse, les commentateurs politique évoquent souvent le « renforcement des extrêmes ». L'UDC participe depuis des décennies à l'exercice du pouvoir et elle a un programme d'inspiration traditionnelle, pas révolutionnaire. Elle est alliée traditionnelle des formations conservatrices sur les listes électorales locales. Aux élections fédérales du 19 octobre 2003, l’UDC est arrivé en tête avec 26, 7% des suffrages et a obtenu 55 sièges au Conseil national (+11) sur 200 et huit au Conseil des États. Le rapport de forces entre la gauche et la droite demeurant identique à celui de 1999, c’est la nature du bloc de droite qui a évolué avec 40 % d’élus UDC. Avec ces résultats, l’UDC est devenu le premier parti politique en Suisse et son leader Christoph Blocher a pu briguer un deuxième poste au Conseil fédéral au détriment du parti centriste, le PDC.

Résumé des lignes politiques

En 2006, les lignes directrices de l'UDC sont les suivantes : Réf. nécessaire
- conservation de la neutralité
- pas d'adhésion et de collaboration de la Suisse avec l'OTAN
- pas d'adhésion de la Suisse dans l'Union européenne
- contre une collaboration prononcée avec l'ONU
- conservation de l'armée suisse sous sa forme traditionnelle (armée de milice)
- pas de mission à l'étranger (maintien de la paix, au Kosovo par exemple)
- pour la conservation de la démocratie directe
- contre une politique d'asile mal contrôlée
- contre une naturalisation automatique des étrangers de la 3 génération
- contre les abus en matière d'asile
- pour une sécurité intérieure accrue (police)
- contre des subventions mal ciblées
- pour une baisse des impôts et des dépenses de l'État
- pour une amélioration du réseau autoroutier dans le pays
- contre l'abandon des transports individuels au profit des transports publics
- pour le rôle traditionnel de la femme dans la société (mère de famille)
- contre des subventions versées aux familles pour les frais de crèches
- contre les stupéfiants (contre la légalisation du cannabis)
- contre les critiques à l'égard de la politique suisse durant la Seconde Guerre mondiale
- contre l'égalité de traitement des partenaires enregistrés par rapports aux couples mariés en matière d'impôt sur les successions et donations (votation du 20 mai 2007 dans le canton de Genève), pp 7 et suivantes (contenu du projet soumis au vote) et p. 32 pour la position de l'UDC Genève. Les affiches de ce parti, faisant référence aux « pacsés inféconds et aisés » (photo par ex. sur cette page: ), ont fait scandale et suscité une large réprobation.

Histoire

L’UDC est née le 22 septembre 1971 à partir de la fusion du Parti des paysans, artisans et bourgeois (PAB) (fondé à Zurich en 1917 sous le nom de Parti des paysans, renommé en 1937 lors de la constitution d’un parti national à partir des sections de Zurich et Berne) et de deux partis démocratiques de Suisse alémanique (Glaris, Grisons) ; du fait de cette filiation, l’UDC a longtemps été, et l’est encore parfois, appelée « parti agrarien ». En Suisse romande, le parti s’appelait Parti des paysans, artisans et indépendants (PAI) http://www.udc.ch/index.html?page_id=37&l=3. L’UDC qui participe au gouvernement depuis 1929, d’abord sous le nom de PAB, s’est renforcée au début des années 1990 sous l’impulsion de Christoph Blocher qui affirme vouloir faire de l’UDC une force réactive. Sa victoire en 1992 contre l'adhésion de la Suisse à l'Espace économique européen, un référendum au taux de participation exceptionnellement élevé, a marqué la politique suisse. L’UDC se développe au détriment des partis de droite comme le Parti radical-démocratique (PRD), la plus ancienne formation politique de la Suisse moderne, et du Parti démocrate-chrétien (PDC) premiers résultats de l'étude Selects des Universités de Berne, Genève et Zurich, 10 mai 2000. L’UDC a obtenu 11, 1% en 1991, 15% en 1995 et 22, 5% en 1999. Selon un sondage institutionnel, pratiqué auprès de 20 000 jeunes gens et rendu public en août 2003 sous le titre d’Isola elvetica, les électeurs de l’UDC se retrouvent surtout chez les personnes sans formation professionnelle et disposant des plus bas revenushttp://www.chx.ch/fr/news.html. Jusqu'au début des années 2000, l'UDC s'est développée presque uniquement dans les cantons alémaniques. L'aile paysanne existante dans les cantons romands restait stable. L'UDC a fortement progressé en Romandie lors des élections nationales de 2003. Le 10 décembre 2003, son leader Christoph Blocher a été élu à la place de Ruth Metzler-Arnold du PDC, et siège donc au Conseil fédéral (gouvernement suisse) depuis le 1 janvier 2004 où il occupe le poste de chef du Département fédéral de Justice et Police. L’UDC dispose donc aujourd’hui de deux sièges au gouvernement fédéral avec celui de Samuel Schmid. Aux élections fédérales d' octobre 2007, l'UDC gagne 7 sièges au Conseil national (où il détient alors 62 sièges sur 200), avec 29% des voix. Il en perd cependant un au Conseil des États. Pendant cette élection, Ueli Maurer, alors président du parti, n'est pas élu face à Verena Diener.

Quelques personnalités de l'UDC

-Christoph Blocher, conseiller fédéral
-Samuel Schmid, conseiller fédéral
-Ueli Maurer, conseiller national, président national de l'UDC
-Oskar Freysinger, conseiller national
-Yvan Perrin, conseiller national
-Jean-Claude Mermoud, conseiller d'Etat du canton de Vaud

Voir aussi

-Minaret de la discorde

Références

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Sujets connexes
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