Birmanie

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La Birmanie (dénomination officielle et d'usage en France), 'Union de Birmanie' en forme longue ou Myanmar et Union du Myanmar (dénomination donnée par la junte, mais qui n'est pas reconnue), est un pays d'Asie du Sud-Est continentale ayant une frontière commune avec l'Inde, le Bangladesh, le Laos, la Chine et la Thaïlande. Elle est bordée par la mer d'Andaman au sud et par le golfe du Bengale au sud-ouest, avec environ 2000 kilom
Birmanie

La Birmanie (dénomination officielle et d'usage en France), 'Union de Birmanie' en forme longue ou Myanmar et Union du Myanmar (dénomination donnée par la junte, mais qui n'est pas reconnue), est un pays d'Asie du Sud-Est continentale ayant une frontière commune avec l'Inde, le Bangladesh, le Laos, la Chine et la Thaïlande. Elle est bordée par la mer d'Andaman au sud et par le golfe du Bengale au sud-ouest, avec environ 2000 kilomètres de côtes au total.

Dénomination

L'opposition démocratique préfère employer, en français, le nom de Birmanie, qui fait référence à l'ancien nom du pays et à l'ethnie majoritaire, les Birmans. En 1989, la junte, afin de marquer le changement, a décidé de modifier le nom du pays en Union du Myanmar qui fait référence aux anciens habitants mythiques du pays et non plus seulement à un groupe ethnique (littéralement, Myanmar signifie en birman « fort et rapide », qualités de ces fameux ancêtres mythiques). Plus exactement, "Myan Ma" signifie le pays merveilleux créé par ces "esprits-habitants mythiques" (Bya Ma). Cette appellation était utilisé avant la colonisation. Avec cette dénomination et l'usage du mot « Union », le caractère multi-ethnique de l'État est souligné. Le changement du nom du pays en birman permet d'afficher une rupture avec l'ancienne période et perturbe l'action des organisations favorables à la démocratie en brouillant la communication. C'est pourquoi les opposants au régime militaire se réfèrent encore à l'ancienne appellation, pour marquer leur lutte avec la junte. Pourtant, l'appellation Myanmar est la plus exacte, les Anglais ayant déformé ce nom en Bur Ma (Birmanie traduit en français).

Histoire

Lithographie britannique de 1825 de la pagode de Shwedagon, révélant l'occupation britannique de la Birmanie durant la première guerre anglo-birmane À l'extrémité occidentale de l'Asie du Sud-Est, la Birmanie n'a pas échappé au sort mouvementé de cette partie du monde. Plusieurs fois au cours de son histoire elle a été envahie : par les Mongols, dans les temps anciens; par les Britanniques au , qui l'annexèrent purement et simplement à leur empire des Indes; par l'empire japonais, pendant la seconde guerre mondiale. À cela s'ajoutent d'innombrables révoltes et guerres tribales entre les diverses ethnies qui composent sa population. Aujourd'hui c'est l'une des dictatures des plus dures au monde, dirigée par des généraux, qui mène ce pays. Le pays fut dirigé d'une main de fer par le général Ne Win entre 1962 et 1988. Face à un mouvement de protestation populaire dans tout le pays et à l'avancée de la guérilla Karens, un groupe de généraux, la plupart disciples de Ne Win, décidèrent de rétablir l'ordre. Ils renversèrent officiellement le dictateur (il ne fut jamais emprisonné) et prirent le pouvoir en 1989 après une période d'instabilité de plusieurs mois. En 1990, ils organisèrent des élections libres, remportées à plus de 80 % par la Ligue nationale pour la démocratie du prix Nobel Aung San Suu Kyi. Mais, la nouvelle junte ne donna jamais le pouvoir à l'opposition. Depuis, le pays est dirigé avec fermeté par un groupe de généraux, officiellement unis, mais en perpétuelle lutte interne pour le pouvoir. Ainsi, tricéphale pendant 15 ans, le pouvoir est aujourd'hui partagé entre les mains de Than Shwe, Président, et de Maung Aye, Chef des Armées, qui ont tous deux réussi à évincer leur rival, Khin Nyunt, Chef des Services de renseignement des Armées (MI).

Chronologie

- 1044 : Fondation du premier Empire birman (royaume de Pagan) par Anawrahta.
- 1287 : Prise de Pagan par les Mongols.
- 1531 : Fondation du deuxième Empire birman (royaume de Toungou) par Tabinshwehti.
- 1581 : Mort de Bayinnaung qui marque le début du déclin du deuxième Empire birman.
- 1752-1760 : Règne d'Alaungpaya, fondateur du troisième Empire birman.
- 1824-1826 : 1 guerre anglo-birmane : les Anglais annexent l’Arakan, l’Assam, le Manipur et le Tenasserim.
- 1852 : 2 guerre anglo-birmane : les Anglais annexent la Basse-Birmanie.
- 1885 : 3 guerre anglo-birmane : les Anglais s'emparent de Mandalay et déposent le roi Thibaw.
- 1886: La Birmanie est officiellement rattachée à l'Inde britannique.
- 1937 : La Birmanie est séparée de l’Inde et devient une colonie britannique distincte.
- 1942-1945 : Occupation japonaise. Destruction du palais royal de Mandalay.
- 12 février 1947 : Accord de Panglong qui reconnaît le principe de l’autonomie des régions frontalières en matière d’administration centrale.
- 19 juillet 1947 : Assassinat du général Aung San, le père de l'indépendance.
- Le 4 janvier 1948 : Le pays devient indépendant et quitte le Commonwealth, le premier ministre étant U Nu qui instaure une démocratie parlementaire (1948-1958 et 1960-1962).
- En 1962, le général Ne Win fait un coup d'État militaire et règne durant plus de vingt-six ans, introduisant des réformes socialistes à marche forcée. Malgré la politique socialiste mise en place, Ne Win garde ses distances avec le bloc soviétique et la Chine. Il place la Birmanie dans le camp des non-alignés.
- En 1988, l'armée réprime violemment un mouvement de protestation contre la situation économique et politique : le 8 août 1988, les militaires ouvrirent le feu sur la foule qui protestait ; ce jour est commémoré comme the 8.8.88 uprising. Néanmoins, la conséquence indirecte de ce mouvement fut qu'il permit la tenue des élections.
- En 1990, des élections libres ont lieu, avec la victoire de la NLD (National League for Democracy) dirigée par Aung San Suu Kyi mais annulées ensuite par la dictature militaire.
- Le 7 novembre 2005, la capitale est transférée du jour au lendemain de Rangoon à Pyinmana au centre du pays. La ville est renommée Naypyidaw (Ville royale ou Demeure des Rois).
- septembre 2007 à la suite d'une augmentation brutale du prix de l'essence en août (200%), des transports et des produits de première nécessité une nouvelle crise apparaît, des moines manifestent, puis des membres de l'opposition ainsi que de nombreux habitants des grandes villes. Les arrestations et la répression par l'armée s'intensifient dès le 26 septembre, les sources officielles évoquent une dizaine de morts, et quelques blessés. Le pays est coupé du monde, les lignes téléphoniques sont inaccessibles (sauf satellite), internet est bloqué. D'après des sources locales situées à Mandalay, des camions entiers de prisonniers circulent. Il semblerait que le nombre de tués s'élève à plusieurs centaines.
- 2 octobre 2007 Le premier ministre birman, Soe Win, numéro 4 de la junte, meurt d'une leucémie à l'âge de 59 ans. L'un des personnages majeurs du pays au est le général Aung San, le père de l'indépendance, dont la fille, Aung San Suu Kyi, a obtenu le prix Nobel de la paix en 1991, ainsi que le prix Sakharov au Parlement européen en 1990, pour son combat en faveur de la démocratie en Birmanie. Une autre personnalité birmane a connu la notoriété internationale : il s'agit de U Thant, qui fut secrétaire général des Nations unies de 1961 à 1971.

Politique

La Birmanie est membre de l'ASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique) et aurait dû en prendre la présidence en 2006 si la pression de la communauté internationale n'avait réussi à éviter cette embarrassante situation. Régime autoritaire, l'État du Myanmar est dirigé par une dictature militaire depuis le coup d'État de septembre 1988. Le travail forcé est une pratique courante. Les organisations internationales des droits de l'homme classent la Birmanie parmi les mauvais élèves en matière de libertés publiques : la liberté de la presse et les droits de l'homme ne sont pas respectés, le pouvoir judiciaire n'est pas indépendant de l'exécutif et les partis d'opposition ne sont pas tolérés. Dotée d'un budget représentant environ 50% du PNB, l'armée, forte de 400 000 hommes, n'a pourtant pas d'ennemi extérieur déclaré, malgré des tensions récurrentes avec la Thaïlande, qui conduisirent à des escarmouches à la frontière entre les deux pays. Dès lors, en plus de la protection extérieure, son rôle est de contrôler la population et elle participe à des missions de maintien de l'ordre et de répression au même titre que la police. Le parti d'opposition mené par Aung San Suu Kyi (la Ligue nationale pour la démocratie ou NLD) a remporté les élections législatives en mai 1990 avec plus de 80% de voix en sa faveur, à la surprise de la junte qui espérait légitimer ainsi son pouvoir. Celle-ci a alors invalidé les élections. Le NLD lutte pour le retour de la démocratie dans le pays. La junte a une position ambiguë envers l'opposante Aung San Suu Kyi, qui est très populaire dans le monde suite à son prix Nobel de la paix en 1991. Sa popularité et son statut de fille du symbole et héros national Aung San, lui procurent une certaine protection, alors que la junte voudrait pouvoir se débarrasser de cette épine dans le pied. Face à ce dilemme, la junte a donc placé l'opposante en résidence surveillée. Aung San Suu Kyi est entrée dans sa 10ème année de détention le 24 octobre 2004. La politique mise en place par les généraux occasionne des migrations massives de certaines minorités, comme les Karen par exemple, vers la Thaïlande. Le 19 octobre 2004, le Premier ministre, le général Khin Nyunt, a été mis à l'écart et autorisé à prendre sa retraite pour raisons de santé et assigné à résidence. Il a été remplacé par Soe Win, un «dur» tenu pour responsable de l’embuscade contre le convoi d’Aung San Suu Kyi en mai 2003. Khin Nyunt a accédé au poste de premier ministre en août 2003, il supervisait les services secrets birmans depuis plus de vingt ans. Il avait signé les accords de cessez-le-feu avec les ethnies du nord et de l'est qui pouvaient en échange continuer à cultiver l'opium. Il était à l'origine du rapprochement avec l'Inde dont il voulait utiliser le modèle pour ouvrir le pays à la démocratie. Il était l'interlocuteur privilégié des sociétés étrangères. Son opposant au sein de la junte, le général Maung Aye, réputé très dur, qui occupait jusqu'alors les fonctions de vice-président du Conseil d'État pour la paix et le développement, est également chef d'état-major. Il est en concurrence pour le pouvoir avec le général Than Shwe, président de la junte et commandant en chef des forces armées. Khin Nyunt, 65 ans, incarnait la voie des réformes. Khin Nyunt avait su maintenir le contact avec les groupes rebelles représentant les minorités ethniques (notamment les Karens) et mettre un terme aux conflits armés opposant le régime et les rebelles. Les sanctions économiques prises contre le régime militaire birman par la communauté internationale, dont les États-Unis, la Chine, la Malaisie et les pays de l'Union européenne dont la France, n'ont eu que peu d'effet, ceci étant dû en grande partie à l'inventivité des collaborateurs de la Junte, comme à la volonté de nombreux pays asiatiques soucieux de continuer à promouvoir les échanges économiques avec la Birmanie et notamment en vue des profits générés par les investissements dans l'extraction des ressources naturelles du pays. On peut cependant dire que ces sanctions ont eu pour effet de mettre au chômage plus de 100 000 personnes, du jour au lendemain, qui travaillaient auparavant dans les usines textiles qui commençaient à émerger dans le pays. Beaucoup des jeunes filles qui travaillaient dans ce secteur sont allées grossir les rangs des prostituées de la capitale. Les sanctions semblent donc plus contribuer à un appauvrissement de la population qu'à une démocratisation du pays. Dans la même logique que les sanctions, de nombreuses voix se sont élevées contre les sociétés comme Total investissant dans le pays et contre les voyageurs qui font fonctionner l'industrie du tourisme. Selon les démocrates, l'entrée de devises étrangères, aiderait le gouvernement actuel et contribuerait à la généralisation du travail forcé.

Déplacement de la capitale

La capitale a été déplacée de Rangoon, ville située dans le delta de l'Irrawaddy, à Pyinmana, (à 300 km à l'intérieur des terres) au cours de l'année 2005. Les spéculations abondent quant aux raisons de ce déménagement brusque du gouvernement vers une ville pratiquement construite à partir de rien dans une région complètement isolée. Selon les explications officielles de la junte, l'ancienne capitale de Rangoon était devenue trop étriquée ; de plus, la nouvelle capitale occupe un emplacement plus central, ce qui permettrait des transports plus facile avec les différents endroits du pays. Certains observateurs ont fait le rapprochement avec l'ancienne coutume qu'avaient les nouveaux rois de construire une nouvelle capitale. Le déplacement exprimerait une volonté de la junte d'asseoir sa légitimité par ce geste symbolique, d'où le nom de la nouvelle capitale, Nay Pyi Daw, qui signifie : Siège des Rois. D'autres estiment que le déplacement reflète la volonté du gouvernement de se protéger à la fois d'une invasion de l'extérieur et de mouvements populaires intérieurs, qui avaient ébranlé le pouvoir en 1988. En particulier, un journaliste indien, :en:Siddharth Varadarajan, après une visite de Nay Pyi Daw, décrit la vasteté de la nouvelle capitale comme « l'assurance ultime contre le changement de régime, un chef-d'oeuvre d'urbanisme dessiné pour contrer toute tentative de révolution colorée - non par les tanks et les canons à eau, mais par la géométrie et la cartographie. » Le gouvernement semble en effet vouloir s'isoler, au point de limiter les moyens de communication. Enfin, des raisons ésotériques semblent rentrer en ligne de compte. Depuis toujours, l'astrologie et le pouvoir ont été liés en Birmanie. Le mécontentement de 1988 était notamment lié au fait que Ne Win, écoutant son astrologue, avait décidé de remplacer tous les billets par d'autres dont les valeurs seraient des multiples de 9, son chiffre porte-bonheur. Le déménagement vers Nay Pyi Daw s'étant fait à une heure précise déterminée par le calendrier lunaire, il est probable que la décision de changer de capitale ait été influencée par les astrologues de la junte.

Évènements de 2007

Depuis le , où des moines bouddhistes ont été frappés par des miliciens de la junte birmane lors d'une manifestation à Pakokku, à 500 kilomètres au nord de Rangoun, un mouvement de protestation des bonzes s’est développé à travers toute la Birmanie. Ce mouvement fait suite à des manifestations organisées depuis le à Rangoun pour dénoncer l'augmentation massive des prix des carburants et des transports en commun. Des membres de l'opposition de la Ligue Nationale pour la Démocratie, dirigée par Aung San Suu Kyi, en résidence surveillée depuis dix ans, ainsi que des étudiants et d'autres personnes ont rejoint les manifestations pacifiques des moines qui se déroulent principalement à Yangon (Rangoon), Mandalay et probablement d'autres villes. À partir du , de nombreuses arrestations ont été opérées et le bilan des morts et des blessés s'aggrave de jour en jour.

Divisions administratives

La Birmanie se divise en sept "divisions" (hunkhu ou Image:Tain.png) et sept États (chiu ou Image:Pyinè.png). Chaque État ou division se subdivise en communes, districts et villages. Les principales villes : Rangoon, Mandalay et Pagan sont divisées en communes.

Divisions

Les sept divisions forment ce que les Birmans appellent la "Birmanie proprement dite" ("Burma proper" en anglais), c'est-à-dire le pays des Birmans. Ce sont :
-Ayeyarwady (Irrawaddy)
-Bago (Pégou)
-Magway (Magwe)
-Mandalay
-Sagaing
-Tanintharyi (Tenasserim)
-Yangon (Rangoun)

États

Les sept États correspondent chacun à un des autres grands groupes ethniques qui peuplent la Birmanie et sont :
-Chin
-Kachin
-Karen
-Kayah
-Mon
-Rakhine (Arakan)
-Shan

Géographie

Population : 50, 5 millions(en 2005). 0-14 ans: 29, 14%; 15-64 ans: 66, 08%; + 65 ans: 4, 78% Superficie : 678 500 km² Densité : 61 hab./km² Frontières terrestres : 5876 km (Chine 2185 km; Thaïlande 1800 km; Inde 1463 km; Laos 235 km; Bangladesh 193 km) Littoral : 1930 km Extrémités d'altitude : 0 m > + 5 881 m Indice de développement humain : 0, 552 - Classé 127ème (2003) Espérance de vie des hommes : 56 ans (en 2001) Espérance de vie des femmes : 63 ans (en 2001) Taux de croissance de la population : 0, 6% (en 2001) Taux de natalité : 20, 13 ‰ (en 2001) Taux de mortalité : 12, 3 ‰ (en 2001) Taux de mortalité infantile : 73, 71 ‰ (en 2001) Taux de fécondité : 2, 3 enfants/femme (en 2001) Taux de migration : - 1, 84 ‰ (en 2001) Lignes de téléphone : 7 pour 1 000 personnes (en 2003) Téléphones portables :50(en 1997) Postes de radio : 50 millions (en 1997) Postes de télévision : 320 000 (en 2000) Utilisateurs d'Internet : 500 (en 2000 : Internet autorisé seulement pour l'État et les entreprises) Nombre de FAIs : 1 (en 2000) Routes: 28 200 km (dont 3440 km goudronnés) (en 1996) Voies ferrées : 3955 km Voies navigables : 12 800 km Nombre d'aéroports : 80 (dont 9 avec des pistes goudronnées) (en 2000) La Birmanie est le plus grand pays de l’Asie du Sud-Est. Le pays est très étiré (sur environ 2000 km) mais sa partie la plus large ne dépasse pas 960 km. La Birmanie est montagneuse : à l’ouest, chaîne de l’Arakan prolongée au nord par les Chin Hills, les Naga Hills et les Pakai Hills, culminant à 3827 m au Mont Saramanti ; au nord-ouest les monts Patkai (4.000 à 5.000 m), au nord les monts Kachin qui s’élèvent jusqu’au plateau tibétain à 6000 m ; au centre le plateau Shan traversé par la Salouen, vallée très encaissée ; au sud le Tenasserim. Entre le rebord du plateau Shan et les premiers contreforts de l’Arakan se trouve une plaine centrale, drainée par le Chindwin, le Sittang et l’Irrawaddy, fleuve long de 1992 km dont 1659 km sont navigables. La région de l’intérieur, qui s’ordonne autour du bassin de Mandalay où convergent Irrawaddy et Chindwin et d’où sort le Sittang, est connue sous le nom de Haute Birmanie, cœur historique du pays. La région côtière (zone alluvionnaire du delta de l’Irrawaddy et plaine du Sittang), bordée de nombreuses îles, est connue sous le nom de Basse Birmanie. Dans les régions périphériques, montagneuses, la forêt domine. La majeure partie de la population vit dans la plaine centrale.

Économie

Le pays est très peu industrialisé, la population est essentiellement rurale. L'Organisation internationale du travail (OIT), dans son rapport de juillet 1998, décrit l'utilisation systématique par les militaires du travail forcé de la population civile. La production d'opium est abondante et favorisée par le régime. La Birmanie a une petite production pétrolière à terre. C'est un vieux pays pétrolier. La Burmah Oil Company a été créée en 1896 pour l'exploration et la production pétrolières en Inde britannique. Principal actionnaire de la British Petroleum, qui n'avait pas d'activité aux Indes, la Burmah a limité ses activités à ce territoire. En mer, Total exploite le champ gazier de Yadana, dont la production alimente une centrale électrique à Rangoon mais surtout, va à la Thaïlande. Malgré la persistance de violations répétées des droits de l'homme par la junte au pouvoir, la Birmanie reste une destination touristique appréciée. Le nombre annuel de touristes ne dépasse cependant jamais 200 000 voyageurs, en majorité des Chinois et des Japonais. L'opposition désapprouve le tourisme (et l'aide humanitaire) sous le prétexte qu'il représente un soutien financier très important de la dictature (ce qui est discutable comme cela est expliqué plus haut). Les grandes structures ce secteur, tout comme le secteur bancaire, sont détenues par la junte et ses sympathisants. Mais il reste toujours possible pour les visiteurs de voyager de manière éthique et de faire en sorte que leur argent parvienne à la population locale (petits taxis, guesthouses, restaurants locaux, petits magasins, guides locaux, trajets en voiture, etc). Myanmar est également un pavillon de complaisance.

Démographie

FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Culture

Littérature

La littérature birmane commence à se développer au , au contact des cultures Pāli, Môn et Thaï, puis occidentale après le rattachement du pays à l'Empire britannique. Il est à noter en terme de littérature se référant à la Birmanie qu'un chapitre des Miscellanées de Ben Schott se réfère aux décès insolites des rois birmans.

Groupes et cultures ethniques

La Birmanie regroupe, en sus de la majorité birmane de souche, plus de 130 minorités ethniques avec leurs langues et leurs cultures propres. Sept "races nationales" sont reconnues par le gouvernement : Shan, Môns, Karen, Karenni, Chin, Kachin (Jingpo), Rakhine (Arakan). L’hétérogénéité de cette population est à l’origine des nombreux problèmes inter-communautaires qu’a connus le pays.

Éducation

La plupart des universités fermées et/ou déplacées en banlieue en décembre 1996 pour des raisons de sécurité ont rouvert leurs portes. Mais la qualité de l'enseignement reste médiocre, notamment du fait de la corruption endémique. Selon l'UNICEF, seulement 28% des enfants du primaire terminent leur scolarité.

Religion

Les membres de la Sangha Bouddhiste sont vénérés à travers l'ensemble du Myanmar Le bouddhisme en Birmanie est d'une manière prédominante de la tradition Theravada mêlé avec les convictions locales. Selon le gouvernement militaire, il est pratiqué par 89 % de la population, surtout parmi les Bamar, Rakhine, Shan, Mon, et Chinois. Le christianisme est pratiqué par 4 % de la population, principalement parmi les Kachin, Menton et Kayin, et Eurasiens à cause du travail des missionnaires dans leurs secteurs respectifs. Environ quatre-cinquième des chrétiens du pays sont protestants, en particulier les adeptes de l'Église baptiste de la Convention Baptiste du Myanmar ; les catholiques romains forment le reste. L’islam, principalement sunnite, est pratiqué par 4 % de la population selon le recensement du gouvernement. Cependant, selon le rapport des libertés religieuses internationales de 2006 du Secrétariat d'état des États-Unis, les populations non-bouddhistes dans le recensement ont été sous-estiméesOn parle officiellement de 3, 78% mais de 16% selon certaines sources (source : Karim Bouakline Al Gharnati). Les dirigeants musulmans estiment que 20 % de la population peut être musulmane. Les musulmans sont divisés en Indiens, Indo-Birmans, Persans, Arabes, PanthaysMusulmans chinois originaires du Yunnan (source : Karim Bouakline Al Gharnati) et Rohingyas. L’hindouisme est principalement pratiqué par les Indiens birmans. Les populations musulmanes et chrétiennes font face à la persécution religieuse. Le gouvernement militaire a révoqué la citoyenneté des musulmans Rohingya de Rakhine Septentrional et des populations de minorité ethniques chrétiennes ont été attaquées. De telles persécutions ciblant des civils est particulièrement notable en Birmanie de l’est, où plus de 3 000 villages ont été détruits ces dix dernières années. Depuis le 5 septembre 2007, où des moines bouddhistes ont été frappés par des miliciens de la junte birmane lors d'une manifestation à Pakokku, à 500 kilomètres au nord de Rangoun, un mouvement de protestation des bonzes s’est développé à travers toute la Birmanie. Ce mouvement fait suite à des manifestations organisées depuis le 19 août 2007 à Rangoun pour protester contre l'augmentation massive des prix des carburants et des transports en commun. Lancé par des membres de l'opposition de la Ligue Nationale pour la Démocratie, il est dirigé par Aung San Suu Kyi, en résidence surveillée depuis 10 ans.

Culture populaire

| class=wikitable |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! !! !! Remarques |- | 4 Janvier || Fête de l'Indépendance || || |- | 12 Février || Fête de l'Union || || Célébration de Bogyoke Aung San, qui a réussi à unifier les différents groupes ethniques de Birmanie. Pendant les deux semaines précédant la Fête de l'Union, le drapeau birman va de ville en ville. |- | 2 Mars || Jour des Paysans || || "En honneur à la ressource humaine majeure" |- | 27 Mars || Jour des Forces Armées || || Célébré avec des parades et des feux d'artifice. |-

Codes

Le Myanmar a pour codes :
- BM (ex. Birmanie), selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, alpha-2,
- MM, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays) code alpha-2,
- .mm, selon la liste des Internet TLD (Top level domain),
- MMR, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3,
- MMR, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3,
- MYA, selon la liste des codes pays du CIO,
- MYA, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques,
- VY, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports,
- XZ, XY, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs,

Divers

La presse au Myanmar :
- En anglais :
- The New Light of Myanmar, Journal officiel de la junte militaire, quotidien
- The Myanmar Times, Journal hebdomadaire (500 kyat) birmanie en bd :
- de Guy Delisle , chroniques birmanes ed delcourt 10/2007

Notes et références

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Sujets connexes
Aide humanitaire   Alaungpaya   Anawrahta   Août   Arabes   Arakan   Asie du Sud-Est   Assam   Astrologie   Aung San   Aung San Suu Kyi   BM   Bagan   Bangladesh   Basse-Birmanie   Ben Schott   Birman (langue)   Birman (peuple)   Bonze   Bouddhisme   Calendrier lunaire   Chin   Christianisme   Chômage   Classement IDH des pays, 2003   Commonwealth   Corruption   Coup d'État   Dictature militaire   Droits de l'homme   Démocratie   Empire britannique   Ethnie   France   Français   Gaz   Gba Majay Bma   Golfe du Bengale   Hindouisme   ISO 3166-1   Inde   Irrawaddy   Islam   Jingpo   Junte   Karen   Karens   Kilomètre carré   Kyat   Laos   Liberté de la presse   Liste des codes internationaux des plaques minéralogiques   Liste des codes pays du CIO   Liste des codes pays utilisés par l'OTAN   Liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs   Liste des préfixes des codes OACI des aéroports   Lithographie   MM   MMR   MYA   Magwe   Mai   Malaisie   Mandalay   Manipur   Mer d'Andaman   Missionnaire   Mongol   Mongols   Môn   Môns   Naypyidaw   Ne Win   Opium   Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture   Pagan   Pagode   Pavillon de complaisance   Persan (habitant de la Perse)   Prix Nobel de la paix   Présidents de Myanmar   Pégou   Pétrole   Raj britannique   Rangoon   Royaume-Uni   République populaire de Chine   Sagaing   Secrétaire général des Nations unies   Septembre   Shan   Soe Win   Tenasserim   Than Shwe   Thaïlande   Tourisme   U Nu   U Thant   VY   XY  
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