Conjuration d'Amboise

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La conjuration ou tumulte d'Amboise (mars 1560) est un coup de force manqué par les protestants pour s'emparer de la personne du roi, François II et le soustraire à de la tutelle des Guise. Il s'agit du premier épisode sanglant et tragique des guerres de Religion, qui se déroulent en France de 1562 à 1598.
Conjuration d'Amboise

La conjuration ou tumulte d'Amboise (mars 1560) est un coup de force manqué par les protestants pour s'emparer de la personne du roi, François II et le soustraire à de la tutelle des Guise. Il s'agit du premier épisode sanglant et tragique des guerres de Religion, qui se déroulent en France de 1562 à 1598.

Le contexte

Le cardinal de Lorraine (1550) Depuis la mort accidentelle du roi Henri II en 1559, les protestants sont plus que jamais confiants dans leur avenir et espèrent obtenir enfin leur émancipation. Ils attendent du nouveau roi, le jeune François II, un retournement en leur faveur. Cependant le roi a confié le gouvernement aux Guise, garants en France de la religion catholique, et partisans d'une politique de tolérance zéro vis-à-vis de la religion réformée. Le duc François de Guise et Charles, cardinal de Lorraine, oncles maternels de la jeune reine Marie Stuart, exercent un ascendant sur le roi par l'intermédiaire de celle-ci. Ils dirigent l'essentiel de la politique royale et sont convaincus d'être en droit de réprimer le protestantisme au nom du roi et du respect de l'ordre. Plusieurs protestants souhaitent dès lors soustraire le roi à leur influence et organisent un complot pour enlever le roi et sa famillle dont la reine-mère, Catherine de Médicis.

La préparation du complot

Le chef de la conjuration est Godefroy de Barry, seigneur de La Renaudie, gentilhomme du Périgord. Il réunit d'autres gentilshommes venus de toute la France comme le Baron Charles de Castelnau de Chalosse, Bouchard d'Aubeterre, Edme de Ferrière-Maligny, le capitaine Mazères, le capitaine Sainte-Marie, le capitaine Lignières, Jean d'Aubigné (père d'Agrippa d'Aubigné), Ardoin de Porcelet. Paulon de Mauvans (dont le frère a été exécuté) rallie les huguenots de Provence à Mérindol, le 12 février 1560, promet 2000 hommes et en envoie 100 à Nantes, p 211-212. Sont également complices des marchands des villes d'Orléans, Tours et Lyon. Le complot est dirigé par le prince Louis de Bourbon-Condé, p 211, qui attend à Orléans de recueillir les fruits du complot ; il est désigné par le terme de capitaine muet dans les courriers des conjurés. L'amiral de Coligny, nouveau chef des huguenots, refuse cette voie de la violence, et empêche qu'une partie de la noblesse protestante de Normandie s'associe au complot.

L'échec de la conjuration

château d'Amboise Le 1560, les conjurés se réunirent à Nantes pour décider d'un plan. Quelques jours plus tard, le 12 février, les Guise sont informés par un avocat parisien, Pierre des Avenelle. Le 22 février, ils décident de transférer François II et la cour, du château de Blois à celui d'Amboise, bien mieux protégé. Les gardes sont changés et les défenses renforcées. Les Guise s'attendent à tout. Les conjurés, qui avaient prévu leur action pour le 1560 la remettent au 16 mars. Grâce à des complicités sur place, certains conjurés arrivés en avance devaient préparer l'arrivée du gros des troupes protestantes. Mais les Guise lancent leurs chevaliers fouiller les alentours d'Amboise, et les premiers conjurés sont arrêtés le 10 mars. Jusqu'au 16 mars, les arrestations se multiplient. À partir du 17 mars commencent les exécutions : la plupart des conjurés sont pendus aux balustrades du château, les autres sont jetés à la Loire ou massacrés par la foule. Le 19 mars, Godefroi, seigneur de La Renaudie est capturé. Il est écartelé et les parties de son corps sont exposées aux portes de la ville. Le prince de Condé est mis en arrestation mais il sera délivré quelques semaines plus tard. La répression fait 1200 Herodote.net. 17 mars 1560 : la conjuration d'Amboise. En ligne , consulté le 19 février 2007 à 1500 morts, p 213. Les rois de France ne séjournent plus vraiment à Amboise ensuite. Les enfants de France continuent cependant à y être élevés. Au cours de l'été 1560, le prince de Condé prépare une seconde conjuration mais elle n'a pas lieu du fait de la nouvelle arrestation du prince. L'exécution des conjurés

Bibliographie

-Charles-Hippolyte Paillard, Additions critiques à l'histoire de la conjuration d'Amboise, dans Revue historique, 14, 1880. (cf.
Sujets connexes
Catherine de Médicis   Charles de Lorraine (1524-1574)   Château d'Amboise   Château de Blois   François II de France   François de Guise   Godefroy de Barry   Guerres de religion (France)   Guise (homonymie)   Henri II de France   Louis Ier de Bourbon-Condé   Orléans   Paulon de Mauvans  
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