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William "Billy" Caffyn, célèbre joueur anglais Le cricket est un sport d'équipe codifié en Angleterre. Il est populaire dans les pays du Commonwealth, où il est un des principaux sports d'été.
Cricket

William "Billy" Caffyn, célèbre joueur anglais Le cricket est un sport d'équipe codifié en Angleterre. Il est populaire dans les pays du Commonwealth, où il est un des principaux sports d'été.

Description du terrain et des positions

Match au Sydney Cricket Ground, Australie Le cricket se joue entre deux équipes de onze joueurs plus un douzième joueur prévu en cas de défaillance, sur un terrain ovale généralement en gazon, qui mesure 135 mètres sur 150. Les équipes sont normalement composées de joueurs ayant des qualités complémentaires : certains sont plutôt de bons batteurs (batsmen), d'autres plutôt des lanceurs (bowlers). Enfin, le gardien (wicket-keeper) qui se trouve derrière le guichet, avec un équipement de protection spécial, est un joueur à part, aux réflexes aiguisés. Certains joueurs sont à l'aise dans deux positions, bons batters et bons bowlers ou bons batters et bons wicket-keepers, ils sont appelés all-rounders. Tous les joueurs sont batteurs au cours de la partie. Par contre, seulement quelques-uns d'entre eux effectueront des lancers. Au centre du terrain, on trouve une surface rectangulaire, dont l'herbe est coupée plus court. C'est le wicket, ou encore square ou pitch. À chaque extrémité du pitch se trouve un groupe de trois piquets de bois (stumps), suffisamment rapprochés les uns des autres pour que la balle ne puisse pas passer entre eux. Les piquets sont surmontés de deux témoins (bails). L'ensemble forme un guichet (wicket, à ne pas confondre avec le mot synonyme de pitch). La distance entre les deux guichets est généralement de 22 verges (yards) (une vingtaine de mètres). Sur le pitch sont tracées des lignes de craie (creases). Une ligne de 4 pieds (1m30) de long est tracée devant les guichets, c'est la popping crease, territoire sûr pour le batteur, équivalent de la base au baseball. Le jeu est arbitré par deux arbitres (umpires). Le premier se tient derrière le guichet d'où le lanceur joue (bowling side umpire), l'autre se tient à angle droit par rapport à l'autre guichet, derrière le batteur actif (square-leg umpire). Ils peuvent faire appel à un troisième arbitre qui vérifie le déroulement de jeu grâce à une caméra couplée à un magnétoscope.

Structure d'un match

La rencontre est divisée en innings (tours de batte, manches ou périodes). Les équipes jouent leurs manches consécutivement. L'équipe qui batte (qui attaque) est dite in. Le but de l'équipe in est de marquer le plus grand nombre de points (runs). L'équipe adverse (qui défend) tente de l'en empêcher en éliminant les batteurs adverses aussi vite que possible ou, à tout le moins, en les empêchant de marquer des points. Si les dix batteurs d'une équipe sont éliminés, cette équipe est dite all out, le dernier batteur, restant seul, étant not out. La manche de cette équipe est alors terminée. Il y a simultanément deux batteurs de l'équipe qui attaquent sur le terrain : un de chaque côté du pitch, devant le wicket. Le lanceur adverse effectue son geste au niveau d'un des wickets vers le batteur qui se trouve au niveau de l'autre wicket. Le wicket-keeper de l'équipe qui défend se place derrière le wicket visé par le lanceur. Les neufs autres joueurs se placent dans le champ pour essayer d'intercepter la balle. Chaque manche est divisée en séries ou salves (overs) qui consistent en six lancers de balles par un même lanceur depuis l'une des extrémités du pitch. Autrefois, lorsque chaque pays décidait de sa durée, un over pouvait comprendre de quatre à huit balles selon les pays. Le lancer doit être effectué bras tendu. À la fin d'une série, le capitaine de l'équipe qui défend désigne un autre lanceur qui lancera depuis l'autre extrémité du pitch. Une manche peut être composée d'un nombre limité ou illimité de séries. Dans le cadre d'un match à nombre d' overs limité, la manche d'une équipe s'arrête dès le nombre de séries joués atteint ce nombre, et ce même s'il y a eu moins de dix éliminations dans ses rangs. Le batteur qui reçoit le lancer est dit batteur actif (on strike, striker). L'autre batteur est dit non-actif (non-striker).

Elimination des batteurs

Lancer de balle, Darren Gough Le batteur peut être sorti de différentes façons.
- Bowled : le lanceur a réussi à détruire le guichet (faire tomber au moins un des témoins) du batteur actif lors de son lancer.
- Caught : si l'un des chasseurs (joueurs de champ) ou le lanceur intercepte la balle touchée par la batte ou la main du batteur actif avant que celle-ci ne touche le sol. Le cas particulier (mais fréquent) d'une interception par le gardien de guichet situé derrière le batteur est dit caught behind. Le cas particulier d'une interception par le lanceur est dit caught and bowled.
- Leg before wicket ou LBW : cette règle est la plus difficile à juger pour les arbitres car il faut en effet que toutes ces conditions soient remplies :
- le lancer touche en premier impact le batteur actif ou son équipement (pas nécessairement les jambes, malgré ce que laisse supposer le nom de l'élimination), volontairement ou non
- le lancer se dirigeait indubitablement sur le guichet, tant en direction qu'en hauteur
- le lancer n'a pas rebondi du côté intérieur, celui où se situent les jambes du batteur (on side, leg side)
- Le batteur sera éliminé sauf si :
-
- le lancer a rebondi du côté extérieur (off side) et le batteur a tenté de frapper la balle et l'impact n'a pas eu lieu dans l'axe du guichet La technologie moderne est particulièrement utile pour aider à la décision des arbitres dans l'application de cette règle.
- Stumped : si le gardien de guichet détruit le guichet du batteur actif avec la balle sans aucune intervention extérieure, alors que le batteur n'est pas dans sa zone sûre et qu'il n'a pas commencé à courir pour marquer des points.
- Run out : un chasseur (joueur de champ) détruit le guichet avec la balle alors que les batteurs accomplissent leurs runs. C'est le batteur qui se trouve le plus près du guichet détruit qui est déclaré hors jeu (sauf évidemment s'il a réussi à rejoindre la zone sûre). C'est, avec Obstructing the field et Timed out, un cas où le batteur non-actif peut être éliminé. Ci-dessus figurent les cas les plus fréquents de sortie du batteur. Néanmoins, d'autres cas plus rares peuvent se présenter.
- Hit wicket : le batteur actif ou sa batte détruisent son propre guichet lors du lancer.
- Hit the ball twice : le batteur actif frappe deux fois la balle, la deuxième frappe étant une frappe volontaire.
- Handled the ball : le batteur actif touche volontairement la balle avec sa main. Il n'a le droit de le faire qu'avec l'approbation des chasseurs ou pour se protéger. Dans l'histoire du cricket test, cela n'est arrivé que .
- Obstructing the field : le batteur a volontairement gêné l'un des chasseurs. En fait, il s'agit surtout d'empêcher le batteur de pousser un chasseur — il a tout à fait le droit de se placer dans son champ de vision, ou de se placer en obstacle entre le chasseur et le guichet. Seul un batteur dans l'histoire du cricket test, Len Hutton (Angleterre) a commis une .
- Timed out : si le nouveau batteur met plus de deux minutes à prendre sa position, après que le précédent batteur ait été éliminé. Cela n'est jamais arrivé dans l'histoire du cricket test. Pour bowled, caught, leg before wicket, stumped et hit wicket le batteur ne peut être éliminé que si le lancer est jugé valide par l'arbitre. Dans le cas contraire (no ball), il continue à batter. Pour run out, handled the ball, hit the ball twice, obstructing the field et timed out, le batteur peut être éliminé quelle que soit la validité du lancer. Un batteur peut se retirer pour soigner une blessure, dûment constatée par l'arbitre : il est « retiré, non éliminé » (ou encore « retiré pour blessure »). Il peut choisir de revenir sur le terrain après traitement, auquel cas il doit attendre que l'un de ses partenaires soit éliminé. Si un batteur se retire pour une raison autre qu'une blessure, il peut le faire, mais sera déclaré définitivement hors jeu et ne pourra revenir sur le terrain. En théorie, un batteur ne peut être éliminé qu'après un appel d'au moins un joueur de l'équipe adverse à l'arbitre. Cet appel consiste généralement en l'exclamation « Howzat » (How's that). Le capitaine a néanmoins la possibilité de retirer un appel... et ainsi de sauver le batteur—qui, pour sa part, peut aussi se concéder éliminé en quittant le terrain (walking).

Décompte des points (runs)

L'équipe qui batte peut marquer des points de plusieurs manières :
- chaque fois que les deux batteurs échangent leurs positions — généralement en courant — et que les guichets restent intacts, un point est marqué. Si un seul échange de positions a lieu, alors c'est un single (point unique). Pour deux échanges, c'est un double, trois échanges, un triple. Il n'y a pas de nom particulier pour plus de trois échanges, situation qui reste relativement rare et qui résulte souvent de balles mal retournées vers les guichets par les chasseurs (overthrows).
- si la balle sort de la limite (boundary) du terrain et qu'elle a touché le sol avant de sortir, quatre points sont marqués. C'est ce qu'on appelle un four. Si la balle n'a pas touché le sol, six points sont marqués. Logiquement, c'est un six. Si le batteur a touché la balle avec sa batte ou la main tenant la batte, les points lui sont personnellement crédités. Sinon, ils le sont à l'équipe sous le nom d'extras (byes si la balle n'a pas été touchée, leg bye si la balle a touché le corps ou l'équipement du batteur, ou encore no ball ou wide). Il n'y a aucune obligation pour le batteur de frapper la balle pour courir et marquer des points ni, réciproquement, de courir lorsqu'il a frappé la balle. Sa seule obligation (morale) est d'éviter la destruction de son guichet et, par exemple, de prendre inconsidérément la décision de courir ou, d'une manière générale, de quitter la zone sûre, ce qui l'exposerait à l'élimination. Un batteur qui marque 100 points dans une manche est dit avoir marqué une centaine (century), fait non négligeable au cricket. De la même manière, les batteurs peuvent marquer des demi-centaines (half-century), des doubles, triples, quadruples (ce qui n'est arrivé une fois en cricket test) voire quintuples (ce qui est arrivé une fois en cricket première classe) centaines. Des points peuvent également être marqués quand le lanceur échoue à lancer la balle de manière valide.
- Il y a no ball (balle illégale) quand le lanceur dépasse la ligne de son pied avant (ce qui le rapprocherait trop du guichet du batteur actif) ou dépasse la ligne latérale de son pied arrière (ce qui donnerait une trajectoire trop oblique à la balle) au moment du lancer. Une autre cause de no ball est une façon de lancer illégale, bras cassé par exemple ou un lancer ouvertement dirigé sur le batteur (l'appréciation de ce type de lancer étant naturellement sujet à fréquentes discussions). On peut encore citer le cas d'un lanceur qui n'indiquerait pas au batteur, des indications sur son lancer : avec quelle main, de quel côté, etc. Il y a également no ball si le gardien du guichet ou un chasseur commet une action illégale pendant le lancer. La pénalité pour une balle illégale est au minimum d'un point, ajouté aux points éventuellement marqués sur le lancer. En outre, le lancer ne compte pas dans le décompte des lancers d'une série et la balle est donc rejouée.
- Une lancer hors de portée du batteur est déclarée injouable (wide ball). La définition d'un tel lancer, à l'appréciation de l'arbitre, est plus stricte pour un match à nombre de séries limité. La pénalité d'une wide ball est également au minimum d'un point. En outre, le lancer ne compte pas dans le décompte des lancers d'une série et la balle est donc rejouée.
- Si la balle est perdue, l'un des chasseurs doit le déclarer. Si l'arbitre confirme que la balle est bel et bien perdue, l'équipe à la batte marque six points en plus des courses déjà effectuées au moment de la déclaration. La chose n'arrive pratiquement jamais en cricket de haut-niveau, la règle étant plutôt conçue pour des terrains amateurs, comportant des arbres, des buissons, des herbes hautes ou... visités par des animaux facétieux.
- L'arbitre est libre de donner cinq points de pénalité à une équipe coupable de certains comportements répréhensibles, parmi lesquels : ralentissement intentionnel du jeu, dégradation intentionnelle du terrain de jeu, tentative de triche pour gagner des points, tentative de distraction du batteur, etc.

Règles du cricket

Balle de cricket Les règles du cricket constituent un ensemble codifié par le Marylebone Cricket Club (alias MCC), l'une des instances dirigeantes du cricket, et publié en 1775. Elles standardisent le déroulement et la correction des rencontres en deux périodes partout dans le monde. Les règles ont beaucoup changé depuis le mais les points suivants demeurent identiques :
- choix de la première équipe à batter : tirage à pile ou face
- dimensions du pitch et placement de la ligne devant le guichet (popping crease)
- dimensions des piquets et des témoins
- poids de la balle
- nombre de lancers par manche
- règle du no ball (lancer illégal)
- règles de sortie du batteur
- temps alloué au batteur pour remplacer le batteur précédent Les règles à proprement parler comportent une préface, un préambule, un corpus de 42 règles et quatre annexes. La préface traite du MCC et de l'histoire des règles. Le préambule est un ajout récent au sujet de l'esprit du jeu. Il a été adjoint aux Règles pour prévenir le développement de pratiques non sportives. Le Conseil international du cricket (International Cricket Council, ICC) a mis en place, lui, les Conditions standard de jeu pour les test-matches et les Conditions standard de jeu pour les One Day Internationals. Ces deux ensembles de règles s'ajoutent aux règles du MCC. De la même façon, chaque pays joueur de cricket a mis en œuvre des règles de jeu pour les rencontres nationales.

Conduite sur le terrain

Au cricket, un comportement honorable est requis de la part de tous les joueurs. Selon les règlements de l'ICC, les joueurs peuvent voir leur salaire diminué ou être suspendus pendant un certain nombre de matchs, voire d'années. L'ICC nomme un arbitre général pour chaque test-match et chaque ODI. Cet arbitre n'a aucun pouvoir durant le jeu, il s'agit plus d'un officiel chargé du bon déroulement du match. Il peut recevoir les requêtes des joueurs, des officiels de chaque équipe, et des arbitres. Il peut auditionner les parties en conflit, infliger aux joueurs des amendes proportionnelles à leur prime de match. L'arbitre de match peut également demander l'intervention d'un organe supérieur, qui peut infliger des sanctions allant jusqu'à la suspension à vie. Parmi les infractions graves, entraînant les sanctions les plus lourdes, figurent :
- les paris sur l'issue des rencontres
- le trucage d'un match
- la corruption d'un joueur en vue de l'une des deux fautes précédentes
- la non-dénonciation du trucage d'un match, ou de paris sur un match Les autres infractions sont classés en catégories de niveau 1, 2, 3 ou 4 :

Infractions de niveau 1

- infraction au code des couleurs et logos (logo commercial ou habillage de la batte exceptés)
- mauvaise utilisation de son équipement ou des installation (jeter ou frapper sa batte, par exemple)
- contestation, par la parole ou par le geste, d'une décision d'un arbitre
- langage obscène, grossier ou insultant
- contestations excessives
- fait de montrer agressivement le pavillon (où les joueurs se retirent), à un batteur adverse qui va se retirer

Infractions de niveau 2

- récidive d'une infraction de niveau 1 dans les 12 mois qui suivent
- contestation sérieuse, par la parole ou par le geste, d'une décision d'un arbitre
- infraction au code des couleurs et logos concernant un logo commercial ou l'habillage de la batte
- critique publique d'un incident du match, ou d'un officiel du match
- contact physique délibéré et inacceptable avec un autre joueur, pendant le match
- conduite agressive envers un arbitre pendant une contestation
- distraction délibérée des autres joueurs, obstruction sur le terrain
- fait de lancer violemment la balle en direction d'un joueur, d'un arbitre ou d'un officiel
- langage obscène, agressif ou très insultant envers un autre joueur, un arbitre, un officiel ou un spectateur
- trucage de la balle, en infraction avec la règle 42.3
- toute tentative de truquer un match, que ce soit du point de vue du résultat, du nombre de points ou de toute autre statistique

Infractions de niveau 3

- récidive d'une infraction de niveau 2 dans les 12 mois qui suivent
- intimidation envers un arbitre
- menaces envers un joueur, un officiel ou un spectateur
- langage ou geste insultant à connotation raciale, religieuse, sociale, nationale ou ethnique

Infractions de niveau 4

- récidive d'une infraction de niveau 3 dans les 12 mois qui suivent
- menaces envers un arbitre
- agression d'un autre joueur, arbitre, officiel ou spectateur
- acte de violence durant le jeu
- langage ou geste très insultant à connotation raciale, religieuse, sociale, nationale ou ethnique Les sanctions pour chaque infraction varient suivant le niveau :
- niveau 1 : amende — de 0% à 50% de la prime de match
- niveau 2 : amende — de 50% à 100% de la prime de match ; suspension d'un test-match ou de 2 ODI
- niveau 3 : suspension — de 2 à 4 test-matchs ou 4 à 8 ODI
- niveau 4 : suspension — de 5 test-matchs à la suspension à vie, ou de 10 ODI à la suspension à vie Pour les infractions de niveau 3 et 4, le montant des amendes est fixé par l'ICC sans corrélation avec la prime de match. Les infractions concernant les paris ou le trucage de matchs sont punis d'une suspension qui va de la suspension de 12 mois à la suspension à vie. Les amendes peuvent être fixées librement.

Formes de cricket

Cricket « Test »

Le cricket « test » est une forme de cricket international. Le premier test-match eut lieu le 15 mars 1877, durant la tournée de l'équipe d'Angleterre en Australie en 1876–1877. Il n'y avait pas de limitation de durée, et le nombre de lancers par série était fixé à 4. Le match prit fin le 19 mars par une victoire de l'Australie avec 45 points d'avance. Depuis, plus de 1000 test matches ont été joués. En 2000, le nombre de pays pouvant jouer des test matches est passé à 10, avec l'arrivée du Bangladesh. De nos jours, les test matches sont joués en 5 jours, sans jour de repos.

Cricket « première classe »

Le cricket « première classe » (
first-class) ressemble au cricket test, sauf que les matches durent au moins 3 jours. Techniquement, le cricket test est un cricket première classe, mais l'expression est habituellement réservée aux rencontres nationales, entre régions ou entre villes.

Cricket « One Day International »

C'est suite à la pression des chaînes de télévision, qui voulaient un format plus court et plus palpitant, que le cricket « one day » (en une seule journée) a été introduit dans les années 1960. Dans cette forme de cricket, chaque équipe n'est à la batte que pendant une seule période, soit deux périodes en tout. Généralement, la première période a lieu l'après-midi, et la seconde le soir, éclairée aux projecteurs. Le nombre de séries est limité, généralement à 50 pour les matches internationaux. Cette forme de jeu a attiré tout de suite de nouveaux amateurs : il n'y a plus besoin de réserver 5 jours pour suivre un match, les joueurs peuvent porter des tenues colorées (d'où le surnom de « cricket pyjama »), contrairement aux test-matches où les joueurs jouent en blanc. Enfin, le jeu est plus rapide, avec plus d'intérêt dramatique. Pourtant, beaucoup de puristes affirment que le cricket « test » demande beaucoup plus de sens stratégique, et que lui seul déploie tous les aspects du jeu. Ils reprochent au cricket « one day » de mettre trop l'accent sur le marquage rapide de points. Quoi qu'il en soit, le cricket « one day » ne fait pas partie du cricket première classe.

Cricket « liste A »

Le cricket « liste A » est au cricket « one day » ce que le first-class est au cricket test. La plupart des nations du cricket possèdent des compétitions de forme « liste A ». Les manches sont généralement limitées, la limite court de 40 à 60. Cette catégorie n'a pas d'existence officielle pour l'ICC. C'est une invention de l'Association des historiens et statisticiens du cricket (ACHS), forgée pour le parallèle avec le fist-class"

Cricket Twenty20

Cette forme de cricket se joue dans la plupart des grandes nations depuis son invention en 2003. L'objectif avoué lors de la mise au jour de cette forme de cricket est de redynamiser le monde du cricket en le pliant un peu plus au désirs du téléspectateur consommateur. Dans un match Twenty20, le nombre d'overs est limité à 20 par équipe et la position des fielders est agencée de manière à maximiser le nombre de "tonks". Les matchs de twenty20 se jouent, comme les matchs "one day" avec une balle blanche et les joueurs portent des vêtements de couleurs. Toutefois à la différence des matchs "one-day", les joueurs ne portent pas leur nom sur leur maillot mais un pseudonyme. Un match Twenty20 dure trois heures en moyenne.

Cricket club

Le cricket club est un cricket amateur, mais doté de règles formelles. Dans la grande majorité des cas, le nombre de manches est limité, usuellement à 30 ou 35 par période. Le cricket club est pratiqué de manière intensive dans les nations du cricket, mais aussi ailleurs par leurs émigrants. Il est fréquent de rencontrer des terrains de cricket club dont le
pitch
est en herbe synthétique.

Cricket de plage

Le cricket de plage (beach cricket) est un terme appliqué à toutes les formes informelles de cricket, même s'il n'est pas joué sur une plage. Les règles sont habituellement issues d'un consensus entre les deux équipes, avant la partie. Bien souvent, les règles les plus complexes et les plus subtiles du cricket, comme le LBW, sont ignorées ou adaptées

Pays jouant au cricket à un niveau international

Les équipes possédant le statut « test » (habilitées à jouer des test matches) sont, par ordre d'ancienneté, l'Australie, l'Angleterre, l'Afrique du Sud, les «West Indies» (Antilles britanniques), la Nouvelle-Zélande, l'Inde, le Pakistan, le Sri Lanka, le Zimbabwe et, depuis 2000, le Bangladesh. Le Kenya possédait autrefois, lui, le statut one-day international. Bien que le Kenya ne soit pas habilité à jouer des matches test, tout comme les pays « test », il n'avait pas à disputer les éliminatoires pour la Coupe du monde. Il a été déchu de ce statut en 2005, mais le Kenya figure parmi six pays formant une sorte de "deuxième division" du cricket mondial et dont les matchs d'un jour sont comptés comme ODI, avec les Bermudes, le Canada, l'Écosse, l'Irlande, et les Pays-Bas. Parmi les autres nations du cricket, citons l'Argentine, le Chili, le Danemark, Hong Kong, Israël, la Namibie, Singapour, et les États-Unis.

Les instances dirigeantes du cricket

Nations membres de l'ICC. En orange, équipes en test, en vert, équipes associées, en mauve, nations affiliées. C'est au Marylebone Cricket Club (MCC) que revient le rôle historique de législateur du cricket. À l'heure actuelle, c'est le Conseil international du cricket (ICC) qui régit le cricket international. Chaque nation du cricket a également des institutions sportives, chargées de sélectionner l'équipe nationale et de régir les compétitions nationales. Ces institutions sont :
- en Angleterre : le Bureau du cricket anglais et gallois (England and Wales Cricket Board, ECB)
- en Australie : Cricket Australia (CA)
- en Afrique du Sud : le Bureau unitaire du cricket d'Afrique du Sud (United Cricket Board of South Africa, UCBSA)
- aux Caraïbes : le Bureau du cricket des Caraïbes (West Indies Cricket Board, WICB)
- en Nouvelle-Zélande : New Zealand Cricket (NZC)
- en Inde : le Bureau de surveillance du cricket en Inde (Board of Control for Cricket in India, BCCI)
- au Pakistan : le Bureau du Cricket au Pakistan (Pakistan Cricket Board, PCB)
- au Sri Lanka : le Bureau de surveillance du cricket au Sri Lanka (Board of Control for Cricket in Sri Lanka, BCCSL)
- au Zimbabwe: l'Union du cricket du Zimbabwe (Zimbabwe Cricket Union, ZCU)
- au Bangladesh : le Bureau du cricket au Bangladesh (Bangladesh Cricket Board, BCB)

Structure du cricket international

Tournées, séries et tournois

Le cricket international n'a pas de structure formelle à proprement parler. Pourtant, les pays où se joue le cricket ont toujours organisé, sans intervention de l'ICC, leurs propres rencontres. La plupart des test-matches et des séries d'ODI prennent la forme de tournées. Au cours d'une tournée, une équipe nationale se rend dans un autre pays et joue des matches d'entraînement ou de première classe contre des équipes régionales du pays d'accueil. Elle joue également des test-matches contre l'équipe nationale du pays, ou des ODI. Enfin, elle peut jouer des « tournois triangulaires » contre l'équipe nationale du pays d'accueil et une autre nation en tournée. Généralement, ces tournois triangulaires ont lieu au début ou à la fin d'une tournée. Dans ce type de tournoi, les trois équipes jouent l'une contre l'autre deux ou trois fois. Les deux équipes ayant marqué le plus de points (on compte 2 points pour une victoire, 1 point pour un match nul et 0 pour une défaite) jouent une finale. Une série de test-matches peut compter de un à six matches, bien que ce dernier chiffre soit très rarement atteint. Les séries les plus importantes se jouent en cinq matches, les moins importantes en deux à quatre. En fait, la durée des séries dépend beaucoup de l'attitude du pays d'accueil envers les ODI : les nations plus conservatrices comme l'Angleterre ou l'Australie organisent des séries de cinq matches, alors que les pays amateurs d'ODI, comme l'Inde, préfèrent des séries de trois rencontres. Pour la plupart des tournées, il existe un trophée décerné au vainqueur des séries. Pour les tournées Angleterre contre Australie, ce sont les Cendres (les Ashes), pour Australie-Indes occidentales, c'est le trophée Frank Worrel. Les séries d'ODI comptent de trois à sept matchs. Il est habituel de jouer une série courte d'ODI en même temps qu'une série longue de test-matches. Outre les tournées, les nations du cricket peuvent organiser des ODI en terrain neutre. La Coupe Sahara était une série d'ODI joués tous les ans entre l'Inde et le Pakistan à Toronto (Canada), avant que le gouvernement indien n'ordonne la cessation de tous les liens de cricket avec le Pakistan. Contrairement aux ODI, les test-matches ne sont jamais joués en terrain neutre. Outre les séries et les tournois aménagés par les pays eux-mêmes, l'ICC organise deux événements. La Coupe du monde de cricket a lieu tous les quatre ans. Y participent les pays ayant le statut « test », le Kenya et d'autres pays issus des éliminatoires. Le Trophée des champions se tient tous les quatre ans, entre les Coupes du monde. C'est un tournoi où une seule défaite entraîne l'élimination.

Championnat « test »

Le Championnat « test » a été créé par l'ICC pour permettre aux amateurs de comparer toutes les équipes ayant le statut « test ». L'équipe qui est en tête à une date donnée remporte le Trophée test. Les points sont attribués à une équipe en fonction de ses résultats. Le classement se fait en fonction du rapport entre le nombre total de points marqués et le nombre de rencontres et de séries jouées.

Championnat ODI

Le Championnat ODI a été créé pour des raisons similaires à celles du Championnat test. La structure en est similaire. Le championnat ne remplace pas la Coupe du monde, qui a bien plus d'importance dans l'esprit de la plupart des amateurs.

Structure du cricket national

Dans la plupart des pays, l'organisation du cricket national est moins poussée que celle du cricket international. Il existe habituellement des trophées de première classe et des trophées pour les rencontres en nombre limité de manches. Il y a généralement des équipes par ville, puis par région. Parfois, des équipes composées d'employés d'une même entreprise sont autorisés à jouer.

Joueurs de cricket célèbres

- Wasim Akram (Pakistan)
- Ian Botham (Angleterre)
- Geoffrey Boycott (Angleterre)
- Sir Donald Bradman (Australie)
- Kapil Dev (Inde)
- Sunil Gavaskar (Inde)
- W. G. Grace (Angleterre)
- Sir Richard Hadlee (Nouvelle-Zélande)
- Sir Jack Hobbs (Angleterre)
- Imran Khan (Pakistan)
- Brian Lara (Indes occidentales)
- Harold Larwood (Angleterre)
- Muttiah Muralitharan (Sri Lanka)
- Sir Viv Richards (Indes occidentales)
- Sir Garfield Sobers (Indes occidentales)
- Sachin Tendulkar (Inde)
- Inzamam-ul-Haq (Pakistan)
- Shane K. Warne (Australie)
- Sanath Jayasuriya (Sri Lanka)

Voir aussi

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