Jacques le Juste

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Jacques le Juste. Jacques le Juste, aussi appelé frère du Seigneur, souvent identifié avec Jacques le Mineur ou bien Jacques d'Alphée, martyrisé en 62, fut d’après la tradition, le premier évêque ou patriarche de Jérusalem, et l’auteur de l’Épître de Jacques du Nouveau Testament. Il y a trois personnages bibliques nommés Jacques:
- Jacques, fils de Zébédée, frère de Jean, dit le Majeur, un des Apôtres.
- Jacques le Juste<
Jacques le Juste

Jacques le Juste. Jacques le Juste, aussi appelé frère du Seigneur, souvent identifié avec Jacques le Mineur ou bien Jacques d'Alphée, martyrisé en 62, fut d’après la tradition, le premier évêque ou patriarche de Jérusalem, et l’auteur de l’Épître de Jacques du Nouveau Testament. Il y a trois personnages bibliques nommés Jacques:
- Jacques, fils de Zébédée, frère de Jean, dit le Majeur, un des Apôtres.
- Jacques le Juste, frère du Seigneur,
- Jacques le fils d'Alphée, un des Apôtres. Jacques le mineur est assimilé soit à Jacques le Juste, soit à Jacques d'Alphée.

Biographie

Jacques fut un personnage important de l’Église primitiveAndré Lemaire, Jacques et les chrétiens de Jérusalem in Les premiers temps de l'Église, Folio histoire, Gallimard, 2004 qui a dirigé la première communauté chrétienne de Jérusalem. Il était fortement ancré dans le judaïsme de son temps et restait fidèle à la loi de Moïse, s'opposant au point de vue de Paul. Le Concile de Jérusalem qui se tint vers la fin des années 50 sous son autorité et celle de Pierre et de Jean (Ac 2, 10) admit le principe de la non circoncision des païens convertis. Flavius Josèphe rapporte la mort d'un Jacques frère d'un Jésus (Antiquités judaïques, XX, 197-203) en 62, décidée par les dirigeants religieux du Temple de Jérusalem, qui ne peut être Jésus Christ pour la simple raison que les prêtres sont de la tribu de Lévi et que JC est censé être de celle de Juda. De plus Josèphe parle quelques lignes plus haut de ce Jésus comme étant prêtre du Temple. Il a été remplacé dans sa charge de chef de l'Église de Jérusalem par Siméon (Eusèbe de Césarée, 3, 11, 32).

Identité

Paul, dans , décrit Jacques ainsi : « ... Jacques, Cephas, et Jean, qui apparaissaient comme des piliers... ». Il est décrit dans le Nouveau Testament comme un « frère de Jésus » et « dans la liturgie de saint Jacques, le frère de Jésus est élevé à la dignité du frère de Dieu lui-même (Adelphotheos) » (Philip Schaff : History of the Christian Church, chapitre 4, section 29). Jacques est cité par Matthieu | , par Marc | et , par l'Épître aux Galates | , par l'Épître de Jude (1), par Flavius Josèphe. Voici ce que dit à son propos le sanctoral de la Conférence des évêques de France : « Les exégètes distinguent plusieurs Jacques autour du Seigneur. Jacques le Majeur, fils de Zébédée et frère de Jean. Jacques fils d'Alphée dont on sait seulement qu'il fut apôtre, et celui-ci, Jacques, frère du Seigneur, de sa parenté et originaire de Nazareth. » La notion de frère doit être comprise au sens large utilisé à l'époque. Celle-ci pouvait signifier une parenté plus éloignée, comme celle de cousin germain, ou bien indiquer une double parenté (des deux souches).

Controverse sur les « Frères et sœurs » de Jésus

Le Nouveau Testament, en Mc 6, 3 nous rapporte la réaction étonnée des Nazaréens ayant entendu Jésus leur enseigner dans la synagogue: "N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, Joset, Jude et Simon? et ses soeurs ne sont-elles pas ici chez nous?". Il y a désaccord sur ce qu'il faut entendre par ces mots selon qu'on les prend au sens étroit d'enfants de même père et mère ou au sens plus large de proches parents, comme cela se fait en de nombreux pays orientaux où cousins et cousines vivant ensemble sont appelés 'frères' et 'soeurs'. Les versets Jean 19, 26-27 fournissent un exemple de polyvalence des titres parentaux dans les textes évangéliques. On y voit Jésus dire à Marie, en lui confiant l'Apôtre Jean : « Femme, voici ton fils » , puis, s'adressant à Jean : « Voici ta mère » . Pour les protestants, Marie était vierge avant la naissance de Jésus mais a eu ensuite d'autres enfants. D'après la tradition orthodoxe qui suit le Protévangile de Jacques, ils seraient en fait des demi-frères, fils de Joseph. Selon la tradition catholique, ils seraient des cousins (c'est un même mot qui désigne le frère et le cousin dans les langues hébraïque et araméenne) : deux d'entre eux sont, en effet, signalés comme fils d'une « Marie, mère de Jacques et de Joset » en Mc 15, 40, qu'il faut identifier à Marie, femme de Clopas d'après Jn 19, 25, le troisième Jude est le frère de Jacques (Ju 1) et le quatrième Simon est clairement désigné comme un cousin germain, fils de Clopas le frère de Joseph, dans Histoire ecclésiastique d'Eusèbe de Césarée qui affirme aussi que « frère du Seigneur » n'est pour Jacques qu'une appellation. Pour une étude plus appronfondie de cette question, voir l'article Proches de Jésus

L’affaire de l'ossuaire

:Voir Ossuaire de Silwan En octobre 2002, un épigraphiste français, André Lemaire, découvre sur le flanc d’un ossuaire en calcaire du premier siècle de notre ère, une inscription en araméen, la langue courante de la Palestine à l'époque de Jésus. L’ossuaire est une petite urne de pierre, couramment utilisée par les Juifs de l'époque pour conserver les ossements d’un défunt, un an après sa mort, lorsque les chairs ont disparu, et que les os ont été purifiés par la terre d'Israël. De tels ossuaires ont été utilisés du au . L’ossuaire en question a été découvert dans le village arabe de Silwan, près de Jérusalem, et comportait l'inscription suivante : « Ya'akiv bar Yosef akhui di Yeshua » ce qui signifie « Jacques, fils de Joseph, frère de Jésus ». Même si les noms de Jacques, Joseph et Jésus étaient très courant à l'époque, un simple calcul permet d'évaluer à une vingtaine le nombre d'habitants de Palestine, qui au premier siècle pouvaient s'appeler Jacques, avoir un père nommé Joseph et un Jésus pour frère. Par contre, il était très inhabituel de mentionner le nom d'un frère sur un ossuaire après celui du père (il n’existe qu’un seul autre cas de cette pratique). En juin 2003, le département des antiquités israéliennes, suite à une analyse au microscope électronique, déclare l’urne authentique, mais les inscriptions récentes. Le propriétaire de l'objet, l'antiquaire Oded Golan, est accusé d'escroquerie, et arrêté par la police israélienne. Curieusement, l’antiquaire fut relâché, sans publicité, dès le 24 juillet et sans qu'aucune charge ne soit retenue, ni aucune poursuite engagée. On avait également trouvé dans son atelier, lors de la perquisition, un deuxième ossuaire en cours de gravure.

Œuvres

- Épître de Jacques : bien que publiée dans les années 80 et 90, celle-ci avait été rédigée selon ses indications et avec son approbation.
- Protévangile de Jacques : ce texte apocryphe, qui se dit écrit par Jacques, relate des faits antérieurs aux récits des Évangiles canoniques (d'où le nom de « protévangile »). Il a été publié au , et a exercé une profonde influence sur la liturgie romaine, ceci comprenant l’établissement de la fête de la Présentation de Marie au Temple, le 22 novembre.

Culte

Pendant des siècles, l’Église catholique a honoré Jacques en même temps que l’apôtre Philippe, le , jour anniversaire du transfert des reliques de ces deux saints à la basilique romaine des Douze-Apôtres. En 1956, Pie XII déplaça cette fête commune au 11 mai ; dans le nouveau calendrier romain, elle est à présent fixée au 3 mai. Jacques est fêté le 23 octobre par l’Église orthodoxe.

Voir aussi

Bibliographie

- Jacques, frère de Jésus de Pierre-Antoine Bernhein, éd. Agnès Viénot 1996.
- Article « Un mot de trop, Jésus, faux frère ? », dans Sciences et Avenir, décembre 2002.
- Le Frère de Jésus et les enseignements perdus du christianisme, Jeffrey J. Butz, Ed Exclusif 2006 ===
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