Alphabet russe

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L’alphabet russe est une variante de l’alphabet cyrillique qui en possède d’autres. Celui-ci fut introduit dans la Russie kiévienne au temps de sa conversion au christianisme vers 988, chiffre traditionnel qui est peut-être légèrement postérieur à ce que laissent penser certains faits d’archéologie. Il n’est question dans cet article que de l’utilisation de l’alphabet cyrillique pour la langue russe.
Alphabet russe

L’alphabet russe est une variante de l’alphabet cyrillique qui en possède d’autres. Celui-ci fut introduit dans la Russie kiévienne au temps de sa conversion au christianisme vers 988, chiffre traditionnel qui est peut-être légèrement postérieur à ce que laissent penser certains faits d’archéologie. Il n’est question dans cet article que de l’utilisation de l’alphabet cyrillique pour la langue russe.

L’alphabet

L’alphabet russe est comme suit :

Le nom des lettres

Jusqu’aux environs de 1900, on a désigné les lettres à l’aide de noms mnémoniques hérités du slavon. Nous donnons ici les lettres de l’alphabet civil post-1708 sous leur forme orthographique pré-1918. :La plupart des anciens noms de lettres étant des mots russes, certains ont prétendu que la lecture de ces noms dans l’ordre traditionnel correspondait à un éloge de l’écriture ou de l’instruction morale :

Lettres non vocalisées

Le signe dur ъ indique que la consonne précédente n'est pas palatisée. Sa prononciation d'origine, disparue au plus tard vers 1400, était celle d'un très court schwa, un e muet, translittéré sous la forme d'un ŭ dans les textes scientifiques et transcrit, dans les textes français ordinaires, à l'aide d'un e muet. Le signe mou ь indique que la consonne précédente est palatisée. Sa prononciation d'origine, disparue au plus tard vers 1400, était celle d'un très court schwa palatisée, translittéré sous la forme d'un ĭ dans les textes scientifiques et transcrit, dans les textes français ordinaires, à l'aide d'une apostrophe (exemple, n' = /nʲ/).

Les voyelles

Les voyelles е, ё, и, ю, я palatalisent la consonne précédente, toutes — à l’exception du и — sont yodisées (à l’aide d’un qui les précèdent) en position initiale. Le и était yodisé jusqu'au XIXe siècle. Le ы est une ancienne voyelle intermédiaire tendu du slavon commun, bien qu’elle ait été mieux conservée en russe moderne que dans les autres langues slaves. À l’origine, elle était nasalisée à certains endroits:
- Ancien russe : камы /kamɨ̃/
- Russe moderne : камень /kamjenʲ/ (« roche »). Sa forme écrite s’est développée de la façon suivante : ъ + і > ъı > ы. Le э fut introduit en 1708 pour distinguer le du . L'utilisation d'origine fut е pour le /e/ non iotacisé, ıє ou ѣ pour le /e/ iotacisé, mais le ıє devint obsolète au XVIe siècle. Le ё, introduit par l'historien Nikolaï Karamzine en 1784, marque un /jo/ qui est apparu à partir de /je/ sous l'accent, un phénomène qui perdure aujourd'hui. La lettre ё est optionnelle : cela reste correct d'écrire e à la fois pour /je/ et pour /jo/. Aucune des nombreuses tentatives d'application de l'usage du ё n'a abouti, et de nos jours l'informatique l'a encore plus diminué. Actuellement, les autorités russes tentent de restaurer l'usage généralisé de cette lettre qui est présente dans plus de 12, 5 mille mots et 2, 5 mille noms de famille. Pour plus d'informations concernant le débat sur le ё, voir ces articles en russe : ,

Lettres éliminées en 1918

Le і, identique en prononciation au и, était utilisé uniquement devant une voyelle (par exemple Нью-Іоркъ /nʲju jork/ « New York » et dans le mot міръ /mir/ « monde » et ses composés, pour le distinguer du mot (de même origine étymologique) миръ /mir/ « paix ». Le ѳ, tiré du thêta grec, était identique au ф en prononciation, comme en grec byzantin, mais était utilisé étymologiquement. Le ѣ ou Yat avait à l'origine un son propre, mais vers le milieu du se prononçait comme le е. Depuis son élimination en 1918, il est devenu le symbole de l'ancienne orthographe. Le V tiré de l'upsilon grec se prononçait comme le и, comme en grec byzantin, et était utilisé étymologiquement, bien que vers 1918 il eût presque disparu.

Lettres disparues vers 1750

Ѯ et ѱ sont respectivement les lettres grecques chi et psi, utilisées étymologiquement mais de manière non pertinente en littérature jusqu'au , et jusqu'à aujourd'hui dans les textes religieux. Le Ѡ est la lettre grecque oméga, de prononciation identique au о, utilisée dans la littérature séculaire jusqu'au , mais encore aujourd'hui dans les textes religieux, principalement pour distinguer des formes qui auraient autrement été écrites de manière identique. Le S correspondait à une prononciation primitive de /ʣ/, déjà absent du Slavon de l'est au début de l'ère chrétienne, mais conservé par tradition dans certains mots jusqu'au en littérature séculaire, et jusqu'à aujourd'hui dans les textes religieux. Les Yus étaient déjà devenus, d'après la reconstruction linguistique, inutiles pour la phonologie du Slave de l'est au début de l'ère chrétienne, mais furent introduits avec le reste de l'alphabet cyrillique. Ѭ and ѩ disparurent vers le . Le Ѭ continua à être utilisé jusqu'au . Son usage fut ensuite restreint à une lettre dominicale dans les tables de Pâques. L'usage du du ѫ et du ѧ survit dans les textes religieux. Le Ѧ fut adapté pour représenter le /ja/ я au milieu ou à la fin d'un mot; la lettre moderne я est une adaptation de sa forme cursive du . Jusqu'en 1708, le /ja/ était noté ıa au début d'un mot. Cette distinction entre ѧ et ıa survit dans les textes religieux. Bien qu'il soit généralement admis que les lettres qualifiées de « tombées en désuètude au » furent éliminées lors de la réforme de 1708, la réalité est plus complexe. Ces lettres étaient en fait omises de l'alphabet standard présenté par l'édit de Pierre le Grand, ainsi que la lettre moderne и, mais furent restituées sous la pression de l'Église orthodoxe russe. Elles finirent néanmoins par disparaître complètement vers 1750 de la langue séculaire.

Valeurs numériques

Les valeurs numérales correspondent à celles du grec, le S étant utilisé pour le digamma, le Ч pour le koppa, et le Ц comme le sampi. Ce système fut abandonné en 1708, après une période de transition d'environ un siècle.

Voir aussi

-Russe
-Alphabet cyrillique
-Orthographe russe
-Réformes de l'orthographe russe
-Transcription du russe en français
-Église slavonique Russe Catégorie:Langue russe be:Рускі алфавіт cv:Вырăс алфавичě da:Russiske alfabet de:Kyrillisches Alphabet
-Russisch en:Russian alphabet es:Alfabeto cirílico ruso gl:Alfabeto cirílico ruso hu:Orosz ábécé ko:러시아 문자 nl:Russisch alfabet nn:Det russiske alfabetet no:Det russiske alfabetet pl:Alfabet rosyjski ru:Русский алфавит sr:Руска азбука sv:Ryska alfabetet uk:Російська абетка vi:Bảng chữ cái tiếng Nga zh:俄语字母
Sujets connexes
Alphabet cyrillique   Alphabet phonétique international   Apostrophe (typographie)   Chi   Consonne palatale   Digamma   Grec ancien   Lettre dominicale   Numération grecque   Oméga   Pierre Ier de Russie   Psi   Pâques   Russe   Sampi   Schwa   Thêta   Transcription du russe en français   Upsilon  
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