Prostitution

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La prostitution (du latin prostituere mettre devant, exposer au public) est une activité consistant à accepter ou obtenir, en échange d'une rémunération, des relations sexuelles; c'est encore mettre à disposition d'un payeur les faveurs sexuelles d'une femme, ou plus rarement d'un homme. Bien que cette activité soit pratiquée par les membres des deux sexes, elle est le plus souvent le fait des femmes (appelées prostituées) mais cela concerne aussi les hommes da
Prostitution

La prostitution (du latin prostituere mettre devant, exposer au public) est une activité consistant à accepter ou obtenir, en échange d'une rémunération, des relations sexuelles; c'est encore mettre à disposition d'un payeur les faveurs sexuelles d'une femme, ou plus rarement d'un homme. Bien que cette activité soit pratiquée par les membres des deux sexes, elle est le plus souvent le fait des femmes (appelées prostituées) mais cela concerne aussi les hommes dans le cadre de prostitution hétérosexuelle, homosexuelle, travesti ou transsexuel. Le terme générique employé est prostituée. La prostitution se pratique généralement dans les quartiers chauds (voir la liste des quartiers chauds dans le monde).

Histoire

Voir l'article détaillé Histoire de la prostitution, dont la prostitution sacrée.

Situation actuelle

Europe

Activiste des prostitués à Paris en France, octobre 2005 Dr. Camille Cabral, une Activiste des prostituées à la Pute Pride à Paris en France, le 18 mars 2006 Activiste des prostitués à Paris en France, octobre 2005 Dans l’Europe d’aujourd’hui, on oppose couramment deux conceptions de la prostitution, en fonction de la réponse à la question : la prostitution est-elle une forme d’exploitation qui doit être abolie, ou est-elle une activité comme une autre qu’il suffit de réglementer ? Abolitionnisme et réglementarisme sont donc deux façons pour les États de réagir à l’existence de la prostitution. Dans la civilisation méditerranéenne et européenne, la réglementation a été chronologiquement la seconde attitude, depuis les premiers temps historiques jusqu’à ce que le christianisme et l’arrivée d’empereurs chrétiens à la tête de l’Empire romain provoquent des mesures abolitionnistes. Celles-ci, malgré leur inefficacité patente, sont maintenues jusqu’au , époque où les réglementations renaissent et finissent par se généraliser. Au , les mesures abolitionnistes réapparaissent dans toute l’Europe. Elles sont à nouveau remplacées par des réglementations au . Aujourd’hui, les résultats les plus aboutis de la logique réglementariste se trouvent dans les législations des Pays-Bas et de l’Allemagne. L’Autriche et la Suisse sont les deux autres pays réglementaristes, la Grèce présentant une situation intermédiaire. La majorité des autres pays sont abolitionnistes. Ils refusent toute réglementation qui ne peut que cautionner l’existence de la prostitution. En France, comme en Belgique, la prostitution n'est pas interdite, mais l’exploitation sexuelle d’autrui, le proxénétisme y est interdit. Le racolage l'est également en France. L’abolitionnisme moderne naît dans la Grande-Bretagne victorienne de la fin du , avec les combats de Josephine Butler. Il a conquis la majorité des pays européens. La France, qui a été le pays d’origine du réglementarisme, change d’orientation en 1946 avec la loi « Marthe Richard » et devient le pays le plus engagé contre les réglementations dans les instances internationales en adoptant un régime abolitionniste qui ferme les maisons de tolérance et prévoit la création des services de prévention et de réadaptation sociale (SPRS). Depuis la loi Marthe Richard, l'abolitionnisme ne lutte plus seulement pour l'abolition de la réglementation de la prostitution mais pour l'abolition de la prostitution dans son ensemble. Les raisonnements des deux camps en présence s’opposent sur le fond même de la problématique. Pour les abolitionnistes, la prostitution est une atteinte à la dignité humaine, et la personne prostituée est une victime. Pour les réglementaristes, les prostituées sont des travailleuses sexuelles et la prostitution une activité que l’État doit réguler comme toutes les autres, c’est-à-dire en protégeant les droits des travailleurs de même qu’en prévenant et en limitant les abus des employeurs. Ainsi des 15 aux 17 octobre 2005 a eu lieu une conférence européenne de prostituées à Bruxelles qui a débouché sur la rédaction d'un manifeste et d'une déclaration des droits des travailleurs du sexe.

Les politiques actuelles vis-à-vis de la prostitution

La prostitution intéresse les autorités sur le plan fiscal, moral et sanitaire. Les politiques des pouvoirs temporels et religieux sont connues et expérimentées depuis longtemps. Les deux principales tendances sont l'abolitionnisme et la réglementation. La réglementation s'est souvent faite par le biais de lois et de registres de prostituées. C'est la position actuelle des Pays-Bas et de l'Allemagne où toutes les entreprises de 15 employés et plus, y compris les bordels, doivent maintenant obligatoirement « avoir à l'emploi » des apprenties sous peine de pénalités financières. L'abolitionnisme prévaut dans des pays comme la Suède et la plupart des États américains. En Suède, c'est le client et non la prostituée qui est passible d'une amende. Cette loi semble cependant être critiquée par certaines prostituées suédoises. Ces politiques peuvent être contournées par les moyens modernes de communication et les possibilités de tourisme sexuel. Il est de plus difficile de prouver qu'une relation sexuelle a eu lieu suite à un échange d'argent. On peut distinguer globalement trois approches politiques sur la question de la prostitution :
-règlementariste : encadrer cette activité afin qu'elle soit exercée dans un cadre légal, la prostitution est considérée comme une activité professionnelle normale.
-abolitionniste : les prostituées sont des victimes et les proxénètes des criminels, les prostituées ne sont pas sanctionnables. Les clients peuvent être sanctionnés.
-prohibitionniste : les prostituées et les proxénètes sont des criminels ; police et justice sanctionnent ces activités. Les clients peuvent être sanctionnés. En France : les travailleuses du sexe ne sont pas en faveur de législations contraignantes telles les maisons de tolérance, qui ne leur permettent pas de conserver le choix de leurs clients, pratiques, horaires, prévention, etc. Les travailleuses du sexe, réunies en Assises le 16 mars 2007, ont conclu à l'unanimité qu'elles étaient contre le salariathttp://www.droitsetprostitution.org/assises2007.htm . En novembre 2007, elles poursuivent leur contestation de la répression du racolage en se rassemblant devant le Sénat et interpellent à nouveau les parlementaireshttp://www.droitsetprostitution.org/lettreparlement.pdf. Les politiques opposées des différents pays européens, qui ne sont pas forcément conformes à leur législation officielle, posent des problèmes de coordination, et entraînent un tourisme sexuel intracommunautaire. Par exemple la Belgique, qui a une législation quasiment identique à celle de la France, permet de fait, contrairement à la France, l'exploitation de maisons de tolérance sur une grande échelle, et leur publicité dans des médias de presse ou sur internet. Autre exemple, la publicité par internet pour des services dits d'escorting se fait à partir de ces pays plus tolérants, à destination de pays ou une telle publicité est prohibée.

Pays où les relations sexuelles rémunérées sont autorisées ou légiférées

La prostitution existe dans de nombreux pays; cette tolérance peut aller de la légalisation totale, à l'interdiction supposée, en passant par des réglementations diverses (Danemark). Les références associées à chaque pays pointent soit sur un article précisant l'existence de la prostitution dans le pays, soit sur des références légales (France, Royaume-Uni).
- En Afrique http://www.congoforum.be/fr/interviewsdetail.asp?subitem=&id=11989&interviews=selected
-: Afrique du Sud http://www.penelopes.org/xbreve.php3?id_article=2464, Algérie (Kabylie)http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=45991, Burkina Faso http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=14756&id_rubrique=, Égypte (interdite mais pratiquée) http://www.larevuedegypte.com/printerfriendly.aspx?ArticleID=6323, Maroc, Sénégal Courrier de l'UNESCO, décembre 1998 :Prostitution : légaliser ou pas ? article de Amy Otchet http://www.unesco.org/courier/1998_12/fr/ethique/txt1.htm, Tanzanie site du gouvernement français : fiche par pays, le statut de la prostitution tant masculine que féminine se trouve dans la section compléments : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/
-En Amérique
-: Argentine http://www.leportailcitoyen.com/2005/07/argentinef15_voyagesmexique-Mexique-ou-r-dominicaine.html
- En Asie
-: Corée du Sud, Dubaï http://www.ciao.fr/Dubai_Emirats_Arabes_Unis__Avis_459337, Inde, Israël, Japon, Mongolie http://www.senat.fr/ga/ga39/ga391.html, République populaire de Chine voir aussi l'article de wikipedia : Prostitution en République populaire de Chine, Tadjikistan, Taïwan http://sisyphe.org/article.php3?id_article=913
- En Europe
-:
Allemagne article du 6 juillet 2006 dans Libération http://www.liberation.fr/actualite/politiques/191649.FR.php , Autriche, Belgique http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=185126, Bulgarie http://bg.wikipedia.org/wiki/%D0%9F%D1%80%D0%BE%D1%81%D1%82%D0%B8%D1%82%D1%83%D1%86%D0%B8%D1%8F, Chypre , Danemark (revenu secondaire), Espagne, Estonie http://www.hri.ca/fortherecord1997/bilan1997/vol5/estonie.htm, France, Grèce, Italie Les clients de la prostitution, ces inconnus… article dans Manière de voir, bimestriel du Monde diplomatique, n° 44, mars-avril 1999. disponible en ligne : http://eleuthera.free.fr/html/158.htm, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne http://www.afse92.com/journal/article1.php?ID=446, Roumanie http://www.colisee.org/article.php?id_article=1048, Royaume-Uni (Angleterre et Pays de Galles)http://www.sosfemmes.com/sexwork/sexwork_regimes_compares_angleterre.htm et http://www.senat.fr/lc/lc79/lc792.html, Russie http://www.amnestyinternational.be/doc/article1353.html, Slovénie, Suisse, Turquie, Ukraine, Union européenne http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:61999J0268:FR:HTML,
-: En Finlande, la prostitution existe, mais un changement de politique semble s'amorcer, pour la combattre http://www1.umn.edu/humanrts/cedaw/French/concluding_observations/finland2001.html

Pays qui interdisent les relations sexuelles rémunérées

- En Afrique
-: Algérie, Égypte, Maroc, Tunisie (prostitution interdite pour les femmes)http://www.jurisitetunisie.com/tunisie/codes/cp/cp1205.htm
- En Amérique
-:Belize, États-Unis (sauf dans dix comtés du Nevada, où elle est réglementée) et
- En Asie
-: Arabie saouditehttp://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Arabie_Saoudite, Birmanie, Corée du Sud, Émirats arabes unis, Iran http://www.iran-resist.org/article2342, Laos, Mongolie, Népal, Philippines, Yémenhttp://www.peinedemort.org/document.php?choix=1057, Thaïlande.
- En Europe
-:
Albanie, Andorrehttp://www.les-vallees.com/lois.htm, Irlandehttp://www.hri.ca/fortherecord1997/bilan1997/vol6/irland.htm, Monaco, Suèdehttp://www.ledevoir.com/2004/12/16/70823.html et http://cybersolidaires.typepad.com/ameriques/2005/10/tre_travailleus.html, Vatican,
- En Océanie
-:
Samoa, Vanuatu

Les pratiques

Prostituées exerçant dans leurs camionnettes à Lyon, France
- fille à soldat : Prostituée qui opère autour des armées en campagne et des casernements. On parle aussi de BMC, « bordel militaire de campagne », en référence aux camions GMC.
- abattage : Pratique qui consiste à se prostituer un grand nombre de fois par jour avec des prix très bas. Les maisons d'abattage furent le plus souvent fréquentées par les clients peu fortunés : militaires (voir femmes de réconfort), marins et migrants. Depuis quelques années cette pratique fait un retour en force par le biais des "tour": des escortes des pays de l'est s'installent pour une courte période dans un hôtel d'une grosse ville européenne et reçoivent un grand nombre de clients par jour (souvent plus de 10). En France, il faut dire que ce fut jusqu'à plus de 50 clients pour certaines filles dans le quartier de la Goutte d'Or à Paris, avant la loi dite “rattachement des familles”. Les passes étaient alors pratiquées sans aucune hygiène : ni savon, ni préservatif. De nos jours, la prostitution dans les camionnettes ou autocaravanes du bois de Vincennes, s'apparente à l'abattage : quotidiennement, plus d'une trentaine de fellations pour telle ou telle fille aux heures de "sortie des bureaux".
- escorte ou call-girl: personne qui se prostitue sur simple appel téléphonique ou désormais par e-mail. La personne qui se prostitue peut recevoir, à domicile ou à l'hôtel (in-call en anglais), ou se déplacer (out-call). Les numéros sont diffusés par des revues de petites annonces ou de plus en plus par Internet. Cette pratique est considérée comme la forme la plus enviable de prostitution, car généralement mieux rémunérée, permettant éventuellement de rester indépendante (donc de garder l'ensemble des gains), de travailler à son rythme et de ne pas s'exposer sur la voie publique. La prostituée peut être indépendante ou exercer par le biais d'une agence. Certaines escortes dites "de luxe" peuvent, moyennant finance prendre l'avion et ainsi avoir une activité et une renommée planétaire. On retrouve aussi des hommes dans cette activité, et bon nombre d'actrices du cinéma pornographique.
- prostitution de rue ou tapin : prostitution qui consiste à racoler les clients en marchant sur la voie publique, en prétendant faire de l'auto-stop, ou assise (chaise personnelle, escaliers d'entrée d'immeuble, etc.), mais généralement dans une tenue aguichante. La forme la plus voyante est limitée par la police à certaines rues et certains horaires, dits du quartier chaud mais certaines prostituées à l'allure discrète opèrent dans les quartiers passants. Les premiers prix pour une "passe" se situent autour de 40 euros. En 2004, dans l'ouest de l'Europe, des filles proposaient généralement des services dans la voiture à 30 et 50 euros pour dix minutes. Dans certains pays cette prostitution a lieu le long des routes passantes et sur les aires d'autoroute. La prostitution de rue est considérée comme la forme la plus dangereuse d'activité. http://www.claude-goasguen.org/site/interieur.php?assemblee=1&rubr=11&contenu=31
- linups : dans certains cas, une maquerelle (ou mama-san s'il s'agit d'une asiatique) racole auprès d'un van qui contient les filles. Quand un automobiliste s'arrête les prostituées sortent du van pour lui permettre de choisir.
- prostitution de vitrine : forme de prostitution typique des pays froids mais limitée à certains quartiers (red light district). La prostituée s'expose en tenue légère dans une vitrine. La négociation se fait par gestes à travers la vitre ou à travers une fenêtre prévue à cet effet. C'est une forme de prostitution particulièrement répandue aux Pays-Bas et en Belgique.
- maisons closes : appelées clubs, boudoirs, studios, cabarets ou saunas, ces établissements permettent aux filles de recevoir leurs clients. Ces maisons vont du bouge à l'établissement grand standing avec sabot de paiement par carte. Le client qui y rentre peut demander à voir les filles pour en choisir une après une revue de détail.
- prostitution en discothèque : la prostitution peut avoir lieu dans tout endroit fréquenté par de potentiel(le)s client(e)s. Cela peut être une discothèque comme une rave party.
- radasse : Prostituée qui racolait dans les bars peu fréquentables anciennement appelés rades.
- flirty-fishing : forme de « prostitution missionnaire » mise au point dans la secte des Enfants de Dieu et pratiquée entre 1975 et 1987 : les jeunes et jolies fidèles usaient de leur charme pour fournir de nouveaux adeptes à leur gourou, David Berg (dit Moïse-David). Officiellement cette pratique n'a plus cours, la secte ayant été dissoute en 1978.
- prostitution de plage, Tizi-Ouzou, Afrique http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=45991
- prostitution étudiante : en France, la pauvreté des étudiants (200 000 en situation financière difficile) conduit des jeunes femmes et des jeunes gens à financer leurs études en vendant leurs "services", par exemple par le moyen d'annonces sur Internet. Ce phénomène est dans ce pays en augmentation. Le syndicat SUD Étudiant avance le chiffre de 40 000 personnes concernées. Les moyens de rencontre utilisés pour des relations sans rémunération comme les agences matrimoniales et les forums de rencontres peuvent aussi être détournés : la véritable nature de la relation est dévoilée au dernier moment.

Enjeux contemporains

La prostitution est souvent perçue comme un problème car elle est souvent aux mains de la criminalité organisée. Même les julots casse-croûte (souteneurs individuels) sont obligés de faire de la délinquance pour montrer leur virulence. Les prostituées peuvent alors être victimes d'une forme d'esclavage. De nombreuses prostituées sont aussi consommatrices de drogues. Les prostituées sont également concernées par les maladies sexuellement transmissibles et les convoitises que provoquent leurs revenus. Pour les riverains, la prostitution de rue est souvent très mal vécue car elle diminue le prestige du quartier et donc la valeur des propriétés, par ailleurs, les rues ne disposant pas de dispositifs sanitaires adaptés sont souvent souillées par de l'urine et des préservatifs que l'on peut supposer être usagés.

Impact global

En terme de flux de populations, la prostitution entraîne de véritables hémorragies de jeunes femmes des pays dont elles sont issues vers leur pays de « travail », souvent distants de plusieurs centaines de kilomètres. Les réseaux criminels utilisent en outre des techniques de contrainte comme la confiscation de papiers d'identité, le viol dit 'pour casser', le chantage familial, la surveillance par des souteneurs, et l'interdiction de quitter le giron mafieux. Il arrive que les prostituées soient l'objet de trafic et soient vendues. Elles peuvent également être droguées de force : une fois dépendantes de la drogue, elles sont plus faciles à surveiller. Selon Sabine DuschDusch, Sabine (2002), « Le trafic d'êtres humains », Paris, Presses Universitaires de France, la prostitution engendre un chiffre d'affaires mondial de 60 milliards d'euros. En 1998, l'Organisation des Nations uniesStalker, Peter (2000) « Workers Without Frontiers. The Impact of Globalization on International Migration », Organisation internationale du travail Genève estimait que, chaque année, 4 millions de personnes étaient l'objet d'un trafic à des fins sexuelles, ce qui générait entre 5 et 7 milliards de dollars US de profits aux groupes criminels. Quant à l'hémorragie et le transfert de jeunes femmes, selon Dusch, les femmes victimes de la traite sont nettement plus nombreuses que celles qui sont l'objet d'un trafic à des fins d'exploitation domestique ou de main-d'œuvre à bon marché. D'après l'ONURapport de l'UNICEF, 2000, ces trente dernières années, en Asie seulement, la traite de femmes et d'enfants à des fins « d'exploitation sexuelle » a fait plus de 30 millions de victimes. Les pays communistes « purs et durs » affirment souvent ne pas connaître ce type d'activité. Des études récentes reprises par Richard Poulin estiment que 85 à 90% des personnes prostituées sont soumises à un proxénète au niveau mondial.

Prostitution animale non humaine

La prostitution a été observée chez des espèces animales non humaines, notamment chez les manchots Adélie et chez les insectes.http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/asia-pacific/60302.stmhttp://www.calacademy.org/calwild/2004spring/stories/materialgirls.html

Vocabulaire

Autour de la prostitution s'est créé un vocabulaire argotique pour décrire l'activité ou la personne l'exerçant. Le plus souvent, ces expressions ont pris un caractère péjoratif. On qualifie par exemple une prostituée - mais aussi une femme libertine - de "femme de mauvaise vie"... Faire le trottoir : métonymie décrivant la façon dont la prostituée attend un client. En créole d'Afrique de l'Ouest, une prostituée est une "trottoire" ou une "cul-boutique".

Expression

La prostitution est parfois appelée « le plus vieux métier du monde », ce qu'interroge l'historienne Michelle Perrot. Pour des anthropologues ce serait plutôt le chamanisme, avec les guérisseurs, qui aurait droit à cette dénomination Dr. Robert L. Carneiro « Subsistence and Social Structure: An Ecological Study of the Kuikuru Indians » 1957 tandis que pour d'autres ce serait le métier de sage-femme. D'ailleurs le terme métier eut un sens varié au cours du temps historique. Seule entre toutes les cités, Sparte est réputée en Grèce pour n'abriter aucune pornê. Plutarque Plutarque : Vie de Lycurgue, IX, 6 l'explique par l'absence de métaux précieux et de véritable monnaie — Sparte utilise une monnaie de fer qui n'est reconnue nulle part ailleurs : aucun proxénète ne trouverait d'intérêt à s'y installer. De fait, on ne trouve pas de trace de prostitution commune à Sparte à l'époque archaïque ou classique. A cela, nous pouvons ajouter ce commentaire de Martine Costes-Péplinski : "La première trace de vie humaine retrouvée à ce jour remonte à 6 millions d'années, le premier outil date de 2, 5 millions d'années alors que la prostitution apparaît, comme la guerre, seulement à la fin du néolithique, soit 5000 avant Jésus Christ au grand maximum. C'est dire si hommes et femmes ont partagé mille autres occupations et préoccupations avant de s'adonner à celle-ci..." Pour paraphraser, l'avocate féministe Gunilla Ekberg dénonce : « La prostitution, ce n’est pas le plus vieux métier du monde, c’est le plus vieux mensonge ».

La prostitution dans la culture populaire

- Pretty Woman
- Complainte des Filles de Joie, de Georges Brassens
- la :Catégorie:Prostitution au cinéma

Bibliographie

- La fermeture (1986), la fin des maisons closes, de Alphonse Boudard
- Philippe Mangeot, « La femme au masque » dans Sept images d'amour, Les Prairies Ordinaires, 2006 (sur la mobilisation des prostituées contre l'instauration, avec la Loi pour la sécurité intérieure, du délit de racolage passif à l'automne 2002)
- Maitresse Nikita et Thierry Schaffauser, Fières d'être putes, L'Altiplano 2007.
- Gail Pheterson, Le prisme de la prostitution, Bibliothèque du féminisme.
- Claire Carthonnet, J'ai des choses à vous dire : une prostituée témoigne, Robert Lafont.
- Shirley Lacasse, Le travail des danseuses nues : au-delà du stigmate, une relation de service marchand, 2004, (www.iforum.umontreal.ca)
-Jeanne Cordelier, "La Dérobade", Phébus, nvle édition 2007.

Notes et références

Voir aussi

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Sujets connexes
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